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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 13:59

Le cinquième rendez-vous n’aura pas été le bon. Les 59 salariés qui poursuivent encore leur ex-employeur Al Babtain France (ex Petijean) pour licenciement «sans cause réelle et sérieuse» n’auront pas eu leur réponse.

 

Une nouvelle audience avait lieu hier à 14h, mais le conseil prud'homal a une nouvelle fois demandé des justifications supplémentaires à l’entreprise de fabrication de mâts. La décision est reportée au 18 mai.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 13:41

Les élections dans les TPE (Très petites entreprises) n’ont pas passionné les foules, c’est un euphémisme. Sur les 4 502 621 inscrits, ils n’ont été que 330 928 (soit 7,35 % des 4 502 621 inscrits) à voter. Une participation un peu «meilleure» dans le Grand Est (8,79 % : 28 849 votants sur 328 379 inscrits). Le dépouillement début février n’avait donné que les seuls résultats nationaux et régionaux. Dans les deux cas, la CGT se classait en tête, suivie par la CFDT et seules les 3es places variaient : Unsa dans le Grand Est et FO au national. La CFTC, très implantée en ex-Lorraine et en ex-Alsace se classait 4e dans le Grand Est alors que son implantation a toujours été moins marquée en ex-Champagne-Ardenne.

(en %)

National

Grand Est

CGT

25,12

20,67

CFDT

15,49

16,54

FO

13,01

12,90

UNSA

12,49

13,69

CFTC

7,44

13,17

Solidaires

3,50

2,38

CFE CGC

3,38

2,76

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 11:24

En 2004, ils étaient 1 300 à pointer chez Visteon. De plans dits «sociaux» en PSE, ils sont passés à 750 en 2012, 600 en 2015, 550 aujourd’hui. Combien demain ?

Jeudi s’est ouvert un nouveau plan social, que redoutaient les syndicats. Cinquante-quatre nouveaux postes vont disparaître, essentiellement des ouvriers, alors qu’il avait été question, à l’automne dernier, de postes administratifs. L’effectif passera à 500 CDI, complétés par un peu plus d’une centaine d’intérimaires, chez le fabriquant ardennais de climatiseurs pour voitures (surtout Ford).

L’effectif global, avant puis après la reprise par le groupe coréen Hahn Auto Holdings, n’en finit pas de se réduire comme peau de chagrin.

De manière assez surréaliste, la direction du groupe a dernièrement convié les salariés carolos de l’entreprise avec petits fours et petits cadeaux pour les collaborateurs. Si ces derniers pensaient apprendre de bonnes nouvelles, ils en ont été pour leurs frais : leurs cadres européens et coréens leur ont révélé que d’ici 2020, voire 2019, deux cents postes seraient supprimés à Charleville !

«Ils vont faire plusieurs PSE l’un derrière l’autre. Cela commence aujourd’hui avec la disparition de 54 postes, sur 552. Mais d’ici 2020, on ne sera plus que 350 !» Des mouvements sociaux sont déjà envisagés, même si «pour l’instant, les salariés semblent résignés», indique la CGT. Selon celle-ci, «ils ouvrent les hostilités avec un premier PSE, mais le pire est à venir. On va perdre le marché de la Ford Fiesta fin mars, puis le B Max, et on ne sait pas ce qu’il y a derrière». En plus du millier d’emplois qui pourrait être perdu en quinze ans (2004-2019), les salariés dénoncent leur solitude. «On a prévenu la préfecture, la direction du travail, la mairie, mais ils font comme s’ils n’étaient pas au courant !».

Pour mémoire, dans les anciens entrepôts d’Electrolux à Revin, il ne reste plus que 180 salariés à maintenir le flambeau vaille que vaille.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 13:12
Mouvements de grève ce 7 mars

- Infirmiers, aides-soignants, assistantes sociales ou encore éducateurs spécialisés manifestent et font grève mardi pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, rejoints dans leur mouvement par d’autres représentants des services publics. Les hospitaliers et autres employés des établissements privés et publics des secteurs de la santé et du social sont une nouvelle fois appelés à la grève par une intersyndicale FO-CGT- SUD ainsi que 16 syndicats et associations d’infirmiers salariés et libéraux.

 

- Des pneus flambent devant le site Enedis (ex-EDF) et Grdf de Charleville-Mézières. Et ne sont pas près de s’éteindre. Comme la colère des agents des deux sociétés qui ont lancé une grève commune pour dénoncer «que la première fois depuis 1946, il y aura 0 % d’augmentation des salaires». Sur la soixantaine d’agents, de toutes les Ardennes, présents, beaucoup craignent aussi des fermetures de site. «Le site de Givet qui assure l’astreinte gaz est menacé, ce sera à Revin de s’en charger». Résultat, selon eux, «on sera plus loin. Avant, on nous demandait d’intervenir sur une urgence gaz en 30 minutes, désormais, ce sera cinquante». Un vote doit avoir lieu dans la journée pour décider si la grève, qui a annulé la plupart des interventions non-urgentes des agents, se poursuit ou non.

- Un piquet de grève est en place à l’entrée de la centrale nucléaire de Chooz depuis 20 heures lundi soir, à l’appel de l’intersyndicale. Aucun véhicule, à l’exception de ceux en lien avec la sûreté du site, ne peut entrer. Les syndicats ont lancé un appel à la mobilisation pour contester les propositions faites par la direction d’EDF lors des négociations sur les salaires collectifs et individuels. «La direction propose 0 % pour les salaires collectifs, c’est la première fois depuis la création d’EDF en 1946, et une augmentation en baisse de 20 % par rapport à l’an dernier pour les salaires individuels».

- L’appel national à la mobilisation lancé par les syndicats de fonctionnaires a été entendu à Laon, également. A la préfecture, un petit groupe de représentants de la CGT a distribué des tracts dénonçant la suppression des accueils des usagers dans les préfectures et sous-préfectures. Un peu plus loin, devant les grilles de la cité administrative, c’est une délégation de la CFDT qui donnait de la voix. Les manifestants issus du secteur Santé-Sociaux de l’Aisne dénonçaient, quant à eux, le manque de moyens humains dans leurs structures de soin.

- Les syndicats CGT, FO, SNU et Sud de Pôle emploi appellaient à un mouvement de grève ces lundi 6 et mardi 7 mars. Ils dénoncent notamment « la casse des métiers » et la «destruction du service public» au travers du plan de restructuration «Pôle emploi 2020». Avec derrière, selon eux, la «disparition programmée des métiers de l’indemnisation», «l’externalisation et la privatisation à outrance des missions des agents», «l’intensification de la dématérialisation rendant inaccessible les services de Pôle emploi à grand nombre d’usagers».

- Des perturbations ont lieu sur le réseau SNCF, en particulier sur la ligne 4.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:08
Le PSE de Bosal Le Rapide devant le Conseil d’État

À la suite de la liquidation judiciaire de l’usine spécialisée dans la fabrication de galeries de toit pour les véhicules utilitaires, prononcée en février 2014, un plan de sauvegarde prévoyant la formation et la reconversion possible de la soixantaine d’employés licenciés avait été homologué par la direction régionale des entreprises et de la concurrence. La CGT, le considérant insuffisant, l’a contesté devant la justice administrative et a obtenu son annulation par la cour d’appel de Nancy. Les magistrats ont considéré que l’information du comité d’entreprise n’avait pas été correcte et que le contenu même de ce plan de sauvegarde était insuffisant.

 

Le ministère du Travail et le liquidateur judiciaire de la société Bosal Le Rapide ont contesté hier, devant le Conseil d’État à Paris, l’arrêt de la cour administrative d’appel ayant annulé le plan de sauvegarde de l’emploi de la société de Beine-Nauroy. Le rapporteur public du conseil d’État a en partie donné raison à la cour d’appel. Considérant lui aussi que le comité d’entreprise n’avait pas profité d’informations suffisantes compte tenu du «manque de précisions sur la qualité et le nombre des postes prévus dans le plan de sauvegarde» et de «propositions arrivées tardivement», le magistrat a toutefois estimé que la cour avait commis une erreur dans son jugement sur les moyens prévus par le plan. Il a cependant demandé le rejet des deux pourvois du ministère et du liquidateur judiciaire.

 

Au nom de ce dernier, l’avocat a tenu à indiquer que les autres unités du groupe Bosal avaient répondu très tardivement au liquidateur sur leur possibilité d’accueillir des salariés de la Marne. «Les réponses lui sont ainsi parvenues le 5 mars, alors que le comité d’entreprise était informé de la procédure la veille !». Enfin, l’avocat a rappelé que le montant du plan de sauvegarde, «jugé insuffisant», avait été abondé de 150 000 euros et que seulement 28 % de cette somme avait été consommé.

 

Décision du Conseil d’État dans les semaines à venir.

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 19:05

Le 28 novembre, les cinquante salariés du site rémois d’ING Direct, propriété du groupe ING, la deuxième banque d’épargne au monde, recevaient «par erreur, de la part d’une secrétaire de direction, un mail informant de la suppression de notre site et d’un plan social à venir».

Le document envoyé le 28 novembre aux salariés n’est rien de moins que la feuille de route à tenir jusqu’à la suppression du site. Rédigé en anglais et barré de la mention «confidential», ce texte liste notamment les conséquences possibles de l’annonce du plan social : «grève, dégradation de la relation avec les clients, démotivation des salariés» ainsi que «le climat social français». Il est également rappelé certains éléments à ceux chargés d’orchestrer ces suppressions d’emploi : «Toujours employer le conditionnel - c’est un projet.» Comment réussir son plan social sans faire de vague, en somme.

Devant les locaux d’ING Direct situés dans le quartier Clairmarais à Reims, une vingtaine de salarié-e-s était réunie pour entamer une grève qui, selon toute vraisemblance, sera reconduite. Les cinquante emplois de l’antenne rémoise d’ING Direct, née en 2007, sont aujourd’hui menacés.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 10:32
Grève chez Freudenberg à Langres

Depuis lundi soir, près de 75 salariés sur 90 de cette entreprise de Langres ont cessé le travail. Leur principale revendication est une réévaluation de leur salaire et une révision globale de leurs conditions de travail. Selon le délégué FO (syndicat majoritaire), cette société engrange des bénéfices depuis plus de 2 ans, mais indique qu’il n’y a eu aucune répercussion sur les salaires depuis. Pour le moment, les salariés bloquent partiellement les entrées/sorties de l’usine. Néanmoins, ils laissent l’accès aux expéditions de matériel.

Une négociation avait été entamée en décembre dernier entre direction et salariés. Elle comprenait une augmentation de salaire de 1% et une prime d’augmentation individuelle de 0,8% (ce qui correspondait, toujours selon FO, à une hausse d’environ 17 euros/mois). Mais depuis, il semble que la direction se soit désengagée de ce processus.

Depuis ce lundi soir, selon FO, une nouvelle approche entre salariés et direction évoquait une réévaluation salariale de +100 euros (brut mensuel), une prime de vacances de 500 euros (contre 120 euros actuellement), une prime de performance de 150 euros/trimestre, une prime d’ancienneté de 30 euros/trimestre et enfin un dégrèvement de -10% en cas de maladie (-20% actuellement).

Freudenberg est fabricant de joints d’étanchéité et de joints élastomères dans le secteur automobile.

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 20:53

Le 31 janvier dernier, les agents SNCF ont appris que le Centre ligne directe (CLD), une plateforme téléphonique renseignant les passagers, va être fermé avant transfert à Nancy. Une quinzaine d’agents, «majoritairement des femmes et des travailleurs en situation de handicap».

Une manifestation a eu lieu ce matin à la gare «pour faire pression». Le directeur de la gare est intervenu, pour défendre la mesure : «Il n’y aura pas de suppression de postes mais une équivalence, quinze postes seront créés sur des équipes de ligne [chargés du renseignement auprès du public dans les gares] dans le même temps». Sans préciser où ces emplois seront créés. Ce qui laisse pour le moment les agents SNCF dubitatifs : «Mais, ce n’est pas du tout le même métier. Là, y a un contact direct avec le client....». Des négociations sont en cours.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 10:34
Solidarité avec Btissame le 10 février

Btissame est éducatrice spécialisée au sein de l'association La Sauvegarde depuis 16 ans. Elue déléguée du personnel le 19 décembre 2016 et membre du CHST, elle se rend le 23 décembre à Châlons au foyer Bellevue où se trouve le Samie de la Marne. Elle veut connaître les conditions de travail du personnel. Ce qu’elle découvre l’indigne (un bureau au fond d’une cave, sans fenêtre, ni issue de secours, 4 éducateurs pour 73 jeunes, personne pour s’en occiper le soir après 18 h et le week-end…). Elle demande une réunion du CHSCT.

Le 9 janvier, Btissame exprime sa révolte après la mort de Denko sur les ondes de Radio Primitive , puis dans la presse locale. Elle participe le 11 janvier à la marche blanche organisée en souvenir de Denko.

http://audioblog.arteradio.com/post/3075363/mort_d_un_mineur_isole_a_chalons/

Btissame est convoquée le 30 janvier par son employeur pour un entretien préalable à licenciement. Que lui est-il reproché ? Pour le président de la Sauvegarde, «Elle a pris la parole en tant qu’éducatrice dans un certain nombre de blogs et sur les ondes d’une radio en discriminant l’association, en évoquant un lien entre le décès du jeune Malien et les moyens de fonctionnement de La Sauvegarde. Ce n’est pas acceptable que l’on exploite le suicide d’un jeune quand on sait tout le travail que font avec les éducateurs du Samie. Ils font le maximum». Pour Btissame, «Il n’y a eu aucun propos diffamatoire ou injurieux, ni volonté de nuire à l’employeur». Une centaine de personnes se retrouvent devant le siège social de la Sauvegarde pour la soutenir. Une mise à pied conservatoire est prononcée dans l’attente de la suite de la procédure de licenciement «pour faute grave en raison des faits qui se sont accumulés au cours des derniers jours». Un comité de soutien “Denko Sissoko Ne tournons pas la page” se met en place.

 

La Délégation unique du personnel du personnel doit donner son avis sur la demande de licenciement le vendredi 10 février. Ensuite, cette demande de licenciement sera transmise à l’inspecteur du travail. S’il donne son accord, la licenciée ne percevra aucun salaire à compter du 30 janvier. La procédure de licenciement d’une déléguée syndicale est en effet soumise à l’inspection du travail (qui peut refuser le licenciement).

A l’appel du comité de soutien “Denko Sissoko Ne tournons pas la page”, un rassemblement de soutien aura lieu à l’occasion de la réunion des représentants du personnel en vue de son licenciement

Vendredi 10 février 2017 à 9h

au siège social de la Sauvegarde 34 Grande Rue à Bezannes

 

Participons en nombre à ce rassemblement.

En pièce jointe, l’appel à solidarité

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 10:46

Hier soir, tous les salariés du Buffalo Grill de Laon – sauf deux – étaient en grève. Ils dénonçaient notamment des conditions de travail qui se dégradent («Par exemple, nos plannings sont modifiés dans des délais très courts, et sans que nous en soyons informés. Quand on est dans la restauration, on sait qu’on va travailler tous les soirs et le week-end. Nous demandons à avoir au moins un week-end de repos par mois, pour profiter de notre famille : cela nous est refusé. De plus, nous venons d’apprendre que dorénavant, hormis la période estivale, nous n’aurons plus le droit de poser nos congés pendant les vacances scolaires»), du matériel défectueux comme une porte de congélateur tombée sur un employé, sans le blesser fort heureusement mais qui n’a pas été remplacée depuis, ou encore des tiroirs qui restent dans les mains des cuisiniers et des salaires qui stagnent.

 

Le service a toutefois pu être assuré puisque la direction avait fait venir des employés des restaurants de Saint-Quentin, Reims, Metz et Troyes. «Quand on est dans la galère, qu’il y a des arrêts maladie, on ne peut jamais avoir de renforts, on court partout. On a la preuve ce soir que quand il faut des bras en plus, on peut les avoir», constataient amèrement les grévistes.

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 23:25

Le SAMIE créé en septembre 2015 accueille au foyer Bellevue à Châlons-en-Champagne des mineurs isolés étrangers dans un ancien foyer de travailleurs immigrés transformé en résidence sociale. Les mineurs isolés partagent ce lieu d’hébergement avec d'autres résidents adultes qui sont dans une situation sociale précaire.

 

Il y a quelques semaines, une éducatrice, déléguée du personnel de l’association la Sauvegarde, a été alertée sur les conditions d’accueil de ces mineurs mis à l’abri par le département de la Marne. Les constatations observées lors de sa visite sont effarantes :

  • Un bâtiment non sécurisé, dans un quartier difficile de Châlons-en-Champagne avec des conditions d’hygiène dégradées (blattes dans les sanitaires, moisissures dans les chambres…)
  • Mélange de mineurs en attente d’évaluation, de jeunes confiés à la protection de l’enfance, et de majeurs en grandes difficultés sociales
  • Pas d'ailes distinctes entre les mineurs isolés et les autres résidents.
  • Pas d’espace commun passé 18h.
  • Pas de véritable cadre éducatif, lié à un manque de moyen cruel (4 éducateurs pour 73 mineurs)
  • Pas de numéro pour joindre quelqu'un en cas d'urgence, notamment la nuit.
  • Absence de personnel de nuit de 18h à 9h : les jeunes peuvent sortir la nuit et faire entrer des personnes comme bon leur semble.
  • Grand sentiment d'insécurité la nuit, les jeunes se cloîtrent dans leur chambre, terrorisés par des adultes en état d’ébriété
  • Mauvais accès aux soins médicaux, manque de suivi des jeunes en difficultés sanitaires et psychologiques
  • Désengagement des éducateurs qui expliquent aux jeunes qu’ils ne sont pas décisionnaires, l’ASE étant la tutelle.
  • Intervention récurrente de la police à l’intérieur du centre pour expulser ou arrêter les jeunes en fin de prise en charge.
  • Peu de relais pour préparer les sorties vers d’autres structures, notamment d’hébergement d’urgence, en fin de prise en charge ou d'arrivée à la majorité
  • Pas de scolarisation ni de cours de Français Langue Etrangère pour les jeunes en attente d’évaluation, parfois pendant plus de 4 mois. Pendant ce temps, les délais courent.
  • Mauvais accompagnement scolaire des jeunes scolarisés, pas d’aide aux devoirs, peu de travail sur le projet d’orientation

Au lendemain de la mort de Denko Sissoko, jeune résident du foyer qui s’est défenestré par peur de la police, Ibtissam a témoigné sur les conditions indignes d’accueil des jeunes au foyer Bellevue. Quelques jours plus tard, elle recevait de sa direction une convocation à un entretien préalable et elle risque aujourd’hui un licenciement, après 16 années au service de la Sauvegarde de la Marne !

Nous, travailleurs sociaux, associations de défense des droits, syndicats ou simples citoyen.ne.s sommes révoltés par le comportement de cette association qui au lieu de remettre en cause la manière dont elle gère une mission de protection de l’enfance, préfère contraindre au silence celles et ceux qui s’indignent et cherchent à améliorer la prise en charge de ces jeunes.

C’est pourquoi nous vous invitons à un rassemblement pendant l’entretien préalable d’Ibtissam devant le siège de la Sauvegarde de la Marne pour soutenir notre collègue.

Rassemblement de soutien à Ibtissam

Lundi 30 janvier à 9h30

Devant la Sauvegarde de la Marne

34 Grande Rue, 51430 BEZANNES

Appel soutenu par : Le GISTI, Le Réseau Education Sans Frontières (RESF), Le collectif Mandela 74, Solidaire Marne (Dominique Forestier, secrétaire départemental), l’ADMIE (Association pour la Défense des Mineurs Isolés Etrangers), La Boussole 02

 

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 11:37
La Poste va réduire la voilure à Reims

Fermeture sèche ou réduction des heures d’ouverture, pas moins de 13 bureaux de poste à Reims et dans sa périphérie seront impactés en 2017.

La mise en place sera progressive, mais le projet de réorganisation – ou mise en place d’une plateforme de services postaux – fait déjà grincer des dents. Pas moins de 13 bureaux de poste à Reims (Châtillons, Gambetta, Jaurès, Europe), ainsi qu’en périphérie (Fismes, Gueux, Jonchery-sur-Vesle, Muizon, Saint-Brice-Courcelles ou encore Villedommange) sont à ce jour menacés par des fermetures ou des diminutions des horaires d’ouverture.

Au total, ce sont près de 101 heures d’ouverture en moins et l’équivalent de 10 postes de travail supprimés. Après avoir déserté nos campagnes et les zones rurales, La Poste s’attaque désormais aux zones urbaines. Le Grand Reims, hors secteur Cormontreuil déjà réorganisé en 2016, entre en phase de réorganisation pour une application de son nouveau fonctionnement au 2 mai 2017.

Il est ainsi question de fermer Jaurès, pour le remplacer par des relais postes urbains (tenus par des commerçants).

Le but principal de cette politique est la suppression d’emplois de guichetiers en prétextant des réductions d’ouverture et des fermetures de bureaux, ainsi que de transformer le réseau des bureaux de poste en réseau d’agences bancaires où seule la profitabilité commerciale sera le critère d’existence d’un bureau, toute référence au service public ayant disparu…

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