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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 09:04

Au sein de l’entreprise Tarkett, spécialisée dans les revêtements de sol, c’est l’heure des négociations annuelles obligatoire. Depuis mardi après-midi, les salariés sont en grève. Alors qu’une réunion se déroule ce jour une réunion entre la direction et l’intersyndicale, celle-ci a décidé de bloquer le site de Glaire. Une cinquantaine de salariés et employés bloque le site depuis ce matin. Ils réclament une augmentation salariale et une «répartition plus équitable des bénéfices».

La réunion de ce matin, la 3ème, a tourné court. "La délégation intersyndicale a été renvoyée ce matin. La direction n’accepte pas qu’on mette un coup de pression sur le site de Sedan alors qu’elle fait de même avec nous. Les salariés refusent de lever le blocage. Donc, on continue".

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:31

Un préavis de grève a été déposé «jusqu’à la fin du mois», à la maison de retraite Résidence de la Vallée, à Charly-sur-Marne. Les employés ont missionné l’USD (union des syndicats de la santé), émanation de la CGT, pour plaider leur cause, car la résidence de la Vallée est dépourvue «de base syndicale».

 

De la sorte, les employés (dont beaucoup de femmes) en grève ont été «assignés» par la direction, en vertu de leur mission de service public, pour assurer un service minimum. C’est le premier mouvement de grève signalé dans cet établissement. «C’est une accumulation, il y a une véritable souffrance du personnel. Il y a actuellement beaucoup de personnes en arrêt maladie. Des employés qui peuvent être rappelés sur leur temps de repos. Ou remplacés par des personnes non formées. On assiste donc à un véritable épuisement professionnel».

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 20:00

Le conflit en cours à l’usine Valéo de Reims reste dans l’impasse : la réunion entre la direction et les grévistes tenue ce lundi 10 avril au matin n’a rien donné, chacun campant sur ses positions.

Ce conflit concerne une soixantaine de salariés du site sur un total de 465, ceux qui travaillent les samedis et dimanches, dits équipes de suppléance. Ils ont constaté que leur rémunération était, depuis des années, inférieure à celle que prévoit la loi. La direction accepte de les indemniser à hauteur de ce qu’ils auraient dû toucher pendant trois ans, ce à quoi l’autorise la loi ; les salariés souhaitent que la direction aille «au-delà de la loi» et verse donc une indemnisation correspondant à une période supérieure à trois ans.

Les salariés doivent rencontrer jeudi le président de VST (Valéo systèmes thermiques), branche du groupe Valéo, pour lui exposer leurs doléances.

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 13:46

Les salariés d’Allia ont manifesté en Suisse mercredi à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires de Geberit. Tout cela dans un contexte où la multinationale suisse qui détient Allia a annoncé des profits en hausse. Pour rappel, les salariés dénoncent la fermeture de deux usines à La Villeneuve-au-Chêne et Digoin (Saône-et-Loire) et la menace de licenciement de 257 d’entre eux.

 

Ils étaient pour l’occasion déguisés en irréductibles Gaulois. Un déguisement qui fait écho à la récente lettre adressée par les élus du personnel de la société Allia au président du groupe Geberit : «(…) Nous sommes du peuple français, avec notre fierté légendaire léguée de nos ancêtres les Gaulois, et notre insoumission à toutes formes du modèle féodal n’est pas une légende. La devise révolutionnaire de notre peuple ne saurait être piétinée par la tyrannie de la finance et du capitalisme débridé».

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 13:04

Une cinquantaine de salariés de l’usine Valéo de Reims se sont mis en grève ce samedi 8 avril à partir de 5 heures du matin. Ils se sont installés à l’entrée de l’usine.

Selon un représentant syndical, le conflit avec la direction porte sur la différence de rémunération entre les salariés du week-end (SD) du site rémois du groupe et ceux du site de Laval, au désavantage des premiers. Es salariés travaillent 12 heures le samedi, autant le dimanche et 8 le lundi. «Depuis la signature des accords sur la réduction du temps de travail, il est avéré que les collègues du SD ont été sous-payés». Un cabinet extérieur à l’entreprise a mené un audit en 2016 et a confirmé que le complément de majoration, applicable les fins de semaine, était «en deçà du seuil légal».

La direction ne souhaite faire aucun commentaire. Elle aurait proposé un «rattrapage» de cet écart de salaire de 3 700 € sur trois ans (7 900 € pour le site de Laval). ; les salariés demandent qu’elle aille jusqu’à quinze. «La direction refuse de prendre en compte les quinze ans qui se sont écoulés depuis la signature des accords sur les 35 heures. Cela ferait une compensation bien plus importante, et pour un nombre de salariés bien supérieur à la cinquantaine potentiellement concernés aujourd’hui !».

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 10:48

Depuis hier, 17 h, un ouvrier de 58 ans d’Aube Bedding (ex-Cauval), à Bar-sur-Aube, dont 31 années passées chez le fabricant de sièges puis de matelas, a cessé de s’alimenter. Installé dans une voiture à l’entrée de l’usine, il a décidé de ne plus bouger.

 

Pourquoi se lancer dans une telle action ? Après avertissements, ce membre de la CGT, a été sanctionné de cinq jours de mise à pied. Une mesure prise après une altercation avec un de ses responsables suite un différend portant sur les règles de sécurité. Son épouse, déléguée syndicale CGT, a subi la même sanction disciplinaire.

 

Dix journées durant lesquelles le couple ne sera pas rémunéré : «Je n’accepte pas ces sanctions lourdes et très injustes. Je fais ça pour mon épouse, mais aussi pour mes collègues. Car aujourd’hui, c’est moi, demain cela pourrait être un autre», dénonce le gréviste qui demande à la direction locale de «mettre en place un vrai dialogue avec les salariés».

 

Un délégué syndical CGT était présent hier «pour soutenir» son collègue. Lui aussi sanctionné de trois jours de mise à pied, il dénonce «une pression accrue de la direction contre les salariés» et «en particulier» contre son syndicat.

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 10:47

Des salariés débrayent depuis ce matin 8 heures devant leur entreprise Newrest (restauration industrielle spécialisée dans le domaine aérien, ainsi que dans le ferroviaire, le maritime, les collectivités) à Condren. Ils invoquent des salaires versés trop tardivement et trop bas. C’est la première fois que des employés de ce site font grève en 28 ans.

 

Anciennement Apetito, racheté par en février 2016, le site Newrest embauche aujourd’hui une cinquantaine d’employés, à la production et à la livraison, à Condren. Selon la déléguée CGT, les salariés connaîtraient depuis le rachat une dégradation de leurs conditions de travail et une surcharge de travail dans les tournées de livraison.

 

Les grévistes rencontrent en ce moment le directeur de la cuisine centrale du site.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 13:08

Colère chez les salariés de SFR Distribution, filiale s’occupant des boutiques. Un rassemblement devant les points de vente est prévu ce samedi dans toutes les grandes villes de France (à 10h à Reims). Cette mobilisation a lieu alors que le plan de départs volontaires touche à sa fin : 3 500 personnes vont quitter l’entreprise..

 

Un nouveau plan de rémunération a entraîné un manque à gagner en février et mars pour les vendeurs, dont certains «se retrouvent avec moins de 900 euros de salaire par mois pour 39 heures de travail par semaine», selon la CGT. Prime, rattrapage salarial, objectifs fixés inatteignables, les 5 syndicats chez SFR, CGT, CFDT, Unsa, CFE-CGC et CFTC disent «Stop».

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 12:56
Accueil des mineurs isolés : le licenciement de l'éducatrice refusé

Mise à pied le 30 janvier 2017 pour avoir dénoncé les conditions d'accueil des mineurs étrangers après le décès du Malien Denko Sissoko, l'éducatrice risquait d'être licenciée.

 

Cette éducatrice spécialisée, par ailleurs déléguée du personnel - ce qui impliquait l'accord de l'administration pour la licencier - travaille depuis 16 ans pour La Sauvegarde de la Marne, une association financée par le Conseil départemental et dont l'une des missions est l'accueil des mineurs isolés étrangers. Cette association avait demandé son licenciement pour faute grave suite à des "déclarations irraisonnables et fallacieuses".

 

L'Inspection du travail a refusé le licenciement d'une éducatrice spécialisée demandé par son employeur pour avoir dénoncé publiquement les conditions d'accueil des mineurs isolés étrangers dans le foyer d'hébergement qu'il gère à Châlons-en-Champagne (Marne) et où un jeune Malien s'est suicidé en janvier..

 

Les faits sont survenus "en dehors de l'exécution de son contrat de travail" et elle s'est exprimée "en sa qualité de représentante du personnel", a souligné l'Inspection du travail pour motiver son refus, dans un courrier daté du 29 mars dont l'AFP a eu copie.

 

Un soulagement pour elle : "Déjà la première chose à laquelle j'ai pensé c'est que j'avais envie de saluer l'indépendance de l'Inspection du travail qui dans ce conflit a remis du droit entre les deux parties...". L'éducatrice poursuit : "j'ai été soulagée, heureuse de retrouver mon poste lundi prochain au sein des miens et ça me conforte dans l'idée que j'avais raison de parler au moment où j'ai parlé".

 

Dans le même temps, on apprenait que plus de deux mois après la mort de Denko Sissoko à Châlons-en-champagne, les parents du jeune migrant malien portent plainte contre X pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui et non assistance à personne en danger. Les parents de Denko Sissoko ne croient pas au suicide de leur fils, l'aîné d'une fratrie, âgé de 16 ans, parti du Mali à leur insu et arrivé dans la Marne en novembre dernier. "Ils n'y croient pas et surtout ils veulent connaître la vérité, ou tenter de la connaître... ils sont animés d'aucun esprit de vengeance", précise Maître Emmanuel Daoud leur avocat. "Oui il y a eu un défaut de protection, oui il a été exposé à un danger, mais comme d'autres, et peut-être comme d'autres encore aujourd'hui...".

 

A noter également que le défenseur des droits a été saisi dés le mois de janvier et une enquête a été confiée au pôle de défense des droits de l'enfant pour tenter de savoir s'il y a eu ou non des dysfonctionnements dans la prise en charge du jeune malien.

 

Quoiqu’il en soit, le combat continue. La prochaine réunion du comité de soutien Denko Sissoko Ne tournons pas la page aura lieu le jeudi 6 avril à 18 h à la Maison des syndicats de Reims.

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 21:36

L’audience au tribunal de Prud’hommes de Troyes des 72 salariés du Technicentre de Romilly-sur-Seine (qui vient de fermer ses portes après une dernière livraison) a eu lieu ce mardi 28 mars après-midi. Des salariés qui demandent réparation concernant leur exposition à l’amiante pendant 12 années.

Pendant toutes ces années, les employés ont travaillé dans des ateliers de démantèlement et de maintenance de rames dont les cloisons étaient truffées d'isoson, une matière qui contient de l'amiante. Les ouvriers n'étaient pas assez équipés. Selon leur défenseur, la SNCF est non seulement responsable d'avoir générée un préjudice d'anxiété mais coupable de ne pas avoir mis en œuvre le régime de protection adéquat. "Un aspirateur et un masque en papier voilà tout ce qu'on leur donnait de 2001 à 2011, et des années plus tard, lorsqu'on inaugure le premier local de désamiantage aux normes (en 2014) ils comprennent qu'on les a floués" précise l'avocat des salariés. L'activité amiante est traitée différemment selon que l'exposition est ponctuelle ou permanente. Or, la protection accordée est longtemps restée à la hauteur d'une exposition ponctuelle alors qu'elle était permanente. Le débat a tourné autour de cette question.

Si la SNCF reconnaît les faits, selon les représentants du personnel CGT au CHSCT de l'établissement de Romilly, la société va sans doute se retrancher derrière la prescription. Selon l'avocate de la SNCF : la jurisprudence est constante dans la recevabilité au titre du préjudice d'anxiété. Et c'est à compter du jour où l'on peut connaître le risque potentiel que court la période de prescription de 2 ans. Hors, mis à part les 12 premiers salariés, les autres requérants n'ont saisi le conseil de Prud’hommes qu'en juin 2015. 60 dossiers pourraient donc être frappés par la prescription. L'avocat des salariés rappelle aussi que l'amiante a causé 600 morts à la SNCF et qu'à Romilly le père d'un des requérants, un ex-salarié du Technicentre, est mort récemment d'un cancer lié à l'amiante. Au titre de la reconnaissance du préjudice d'anxiété et pour violation délibérée du contrat de travail l'avocat des salariés a requis pour chacun 30 000 euros soit 4 millions d'euros au total.

 

Les 72 salariés seront fixés le 11 juillet prochain, date du délibéré.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 22:20

L’entreprise de conditionnement Sodepack de Charmes, dans l’Aisne, a été placée en liquidation judiciaire, avec à la clé le licenciement de 54 personnes. Cette entreprise avait vu la fermeture de son site de la zone économique Evolis, à Vouël (Tergnier), l’an dernier, et le départ déjà de 24 salariés. Le tribunal de commerce a tranché et n’a pas validé une offre de reprise qui avait été avancée il y a quelques semaines.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:49

Du temps et un peu de considération. C’est ce que demandent les 103 salariés qui ont débrayé ce jeudi devant le site du groupe Volkswagen France à Villers-Cotterêts.

Ils appartiennent jusqu’au 31 mars au groupe B2s, prestataire de services assurant le service client de Volkswagen. Après un appel d’offres, c’est le groupe Webhelp qui a emporté le contrat et les 130 salariés du centre d’appels au passage. Ces derniers sont inquiets : leur comité d’entreprise ne disposerait pas des éléments nécessaires pour s’assurer du bon transfert de leurs contrats. Les syndicats CGT, FO et CFDT dénoncent «une démarche de passage en force de Volkswagen sur la réversibilité des contrats au 1er avril», et demandent «un report de la mise en place du transfert, le temps nécessaire aux instances représentatives de donner un avis éclairé sur ce transfert et d’obtenir des garanties».

C’est le troisième appel d’offres en 12 ans.

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