Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 16:44

Vers 11 heures, neuf camions poubelle ont pris la direction du siège de la communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne à vive allure. Un cortège inhabituel, formé par des employés excédés, pour ne pas dire ulcérés. 27 rippeurs en tenue de travail ont immédiatement pénétré dans le hall du bâtiment.

Le service emploie près de 40 personnes, remplaçants compris. Sa mission s'étend à l'ensemble des communes de la communauté d'agglomération. Un dispositif spécial est en place sur La Veuve. Seul le ramassage des «sacs jaune» (les emballages) serait pour l'instant sous-traité.

«Nous sommes ici pour parler du rééquilibrage des tournées, des primes bloquées ou non-attribuées, des vêtements mal adaptés et d'autres choses. Notre activité n'est pas comparable à des horaires de bureau, les remplaçants sont toujours appelés au dernier moment, ils sont condamnés à vivre à côté du téléphone, sans prime, sans rien».

Partager cet article
Repost0
16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 16:34

Appelé à repasser devant le tribunal de commerce deux mois après la mise en redressement judiciaire de la Sarl Jeantils-Gillet, son gérant a été autorisé à continuer l'activité mais contraint aussi à ficeler avant juillet un plan de redressement passant obligatoirement par une nouvelle saignée au sein du personnel en place (36 salariés).

C'est le prix à payer après la rechute qui a frappé l'entreprise carolomacérienne spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de menuiseries PVC, de volets roulants et de portes sectionnelles industrielles.

«Ça peut être 5, 10 ou 20 licenciements… La situation paraît en tout cas très compliquée. Il faudra faire des analyses financières en profondeur de tous les rouages de l'entreprise d'autant qu'on a parfois vendu nos produits au ras des pâquerettes. Mais on va tout faire avec les représentants du personnel afin que tout se passe au mieux pour des gens qui se sont tués à la tâche pour sauver leur outil de travail. Et dont certains vont être sacrifiés».

Partager cet article
Repost0
16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 16:25

87 employés du centre d'appels T-Systems France (TSF), sous-traitant de Volkswagen France, manifestaient hier matin, devant le siège du géant automobile à Vilers-Cotterêts. TSF vient en effet de perdre le marché.

Il est prévu de transférer les contrats de travail vers B2S, société spécialisée dans la relation client à distance, laquelle vient de remporter le marché. Sauf que les salariés dénoncent ce transfert automatique. Les négociations ouvertes à la demande de l'intersyndicale (CGT, FO, CFDT, CFE-CGT) avec TSF, ne les ont pas satisfaits. Pour l'instant, une reconversion par leur ancienne société n'est pas envisagée.

Après avoir rencontré des représentants syndicaux de B2S, ils craignent la perte des avantages et un gel des salaires, «compte tenu de la politique salariale en vigueur chez le repreneur, bien inférieure à celle de TSF». Ils évoquent aussi une incertitude quant au maintien du site.

L'intersyndicale n'exclut pas de dénoncer le transfert des contrats devant les tribunaux et se prépare à de nouvelles actions prochainement.

Partager cet article
Repost0
16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 16:14

BosalAujourd'hui, ce sera la dernière visite dans leur entreprise pour 86 des 144 salariés du sous-traitant automobile Bosal Le Rapide à Beine-Nauroy.

En effet, malgré une forte mobilisation des salariés, la visite de plusieurs candidats à l'élection présidentielle, le plan social prévu par le constructeur hollandais de galeries et de crochets d'attelages pour automobiles ira à son terme. Malgré mardi le vote défavorable du CHSCT sur le plan de sauvegarde de l'entreprise (PSE), malgré mercredi un autre défavorable du PSE par le comité d'entreprise.

Car c'est aujourd'hui en présence de l'avocate du CE que 86 salariés sur 144, - c'est un peu mieux que les 94 licenciements annoncés - sont convoqués par la direction de Bosal qui va leur dire s'ils sont ou pas licenciés ainsi que le contenu de leurs clauses individuelles.

Partager cet article
Repost0
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 19:11

Profitant de la visite de Nicolas Sarkozy à Châlons-en-Champagne, les salariés du site Sernam (ex SERvice NAtional de Messagerie de la SNCF), situé à Reims, interpellent le président de la République sur la sauvegarde des 1 600 emplois de leur société.

Après les différentes annonces faites depuis le 31 janvier, date de placement en redressement judiciaire de leur société, les salariés Sernam sont tous inquiets pour leur avenir. Geodis, seul repreneur, a annoncé le vendredi 9 mars la reprise partielle de Sernam avec un effectif de 826 salariés sur 1 600 et la fermeture de certains sites. Le tout sous certaines réserves, conditionnées par la commission européenne de Bruxelles.

Les salariés veulent que soient préservés plus d'emplois qu'annoncés et que ces emplois soient garantis, pas comme à «Cool jet».

«Nous montrons notre mécontentement sans pour autant pénaliser nos clients. Nous continuons de travailler et de les servir malgré les circonstances».

Partager cet article
Repost0
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 13:39

Le joint françàisFermeture définitive ! Avant la fin de l'année, l'usine de Maizières-la-Grande-Paroisse, spécialisée dans la fabrication de colle et de mastic pour l'industrie automobile, fermera ses portes définitivement. Installée depuis 1973 le long de l'ancienne route nationale, la filiale du groupe Hutchinson lui-même détenu par Total employait une trentaine de salariés.

Dès l'été dernier, la perspective d'un transfert de l'activité vers un autre site du groupe à Bezons (Val-d'Oise) avait été annoncée par la direction, sans toutefois entraîner de licenciements.

Et, finalement, au fil des réunions du comité d'entreprise, des négociations, des entretiens individuels, une partie des 28 salariés a saisi les propositions de leur employeur. La moitié d'entre eux ont accepté de rejoindre l'un des trente sites du groupe Hutchinson en France, d'autres partiront en retraite ou bénéficieront de dispositifs d'accompagnement pour, par exemple, créer une entreprise.

Partager cet article
Repost0
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 13:25

Créée en 2002, la Sarl SEFA à Epernay - entreprise familiale issue de la liquidation judiciaire d'une précédente société avec un passif de plus de 370 000 euros - n'avait en fait de «prestataire viticole» que le nom. Elle n'apportait ni savoir-faire, ni matériels. Elle se contentaient d'apporter de la main-d'œuvre, illicite, aux viticulteurs de la région (que cela arrangeait bien...). Une main-d'œuvre qui n'était que partiellement ou tout simplement pas déclarée.

Les salaires ont ainsi été minorés de 30 % à… 70 % sur l'ensemble des saisons 2002 et 2003. Certains avaient travaillé une dizaine de jours sans être rémunérés. Il n'y avait en outre aucune déclaration aux services fiscaux…

Hier, 10 ans après les faits, les «faux» prestataires ont été reconnus coupables. Le père, a été condamné à 14 mois de prison dont 12 mois avec sursis et mise à l'épreuve pendant 3 ans et une amende de 6 000 euros. Son épouse, a écopé de 8 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant 2 ans, ainsi qu'à une amende de 4 000 euros. Une de leur fille a été condamnée à 4 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans et 1 000 euros d'amende. L'autre sœur, à 6 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans et 2 000 euros d'amende.

Tous quatre devront indemniser les victimes. Ils ont également été condamnés à une interdiction de gérer une entreprise commerciale pendant une durée de 5 ans. Le comptable a été condamné à une simple amende de 4 000 euros. La dissolution de la Sarl SEFA a également été prononcée.

Bien sur, aucun des vignerons auxquels la société apportait sa main-d'oeuvre n'a été inquiété...

Partager cet article
Repost0
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:46

Déjà en situation précaire sur le plan financier (ce qui a justifié de nombreuses aides et soutiens des collectivités - la dernière en date, 300.000 euros en provenance de la Région), l'entreprise Tecsom, à Glaire, est aussi le théâtre d'un bras de fer syndical entre la CFDT (dont l'ancien délégué est devenu DRH de la société) et FO.

Dans ce dernier feuilleton, on a appris hier que la direction du Travail a refusé de donner son agrément à la procédure de licenciement initiée à l'encontre du délégué FO.

Fin du feuilleton ? Pas si sûr néanmoins, puisque des procédures seraient toujours en cours au niveau judiciaire (pour harcèlement présumé).

Partager cet article
Repost0
13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 14:41

Plus de trois mois et demi après l'audience qui avait eu lieu le 24 novembre, les salariés de la SIRC à Marigny-le-Chatel attendaient une décision. Ils sont finalement restés sur leur faim.

«Les conseillers n'ont pu se départager et renvoient l'examen des demandes irrésolues devant le bureau de jugement du 20 juin à 14 h présidé par Mme le juge départiteur».

«Il est dit dans la convention collective reliure, dorure, brochure que la plus-value - c'est-à-dire la différence entre le salaire que l'on perçoit et le minima conventionnel - doit rester constante. Il faut le faire respecter». Selon les situations, entre 2 500 et 14 000 € de rappel de rémunération ont été demandés lors de l'audience de novembre.

Partager cet article
Repost0
10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 15:18

Le congé de reclassement des anciens Porcher prennent fin dans cinq jours, le jeudi 15 mars, dans la pagaille.

Dix-sept personnes n'ont pas trouvé d'emploi et ont terminé leur formation.

Les principaux concernés n'ont pas encore reçu de lettre officielle de fin de congé de reclassement. Les seuls qui sont renseignés sont ceux qui se sont rendus à la cellule de reclassement.

Le représentant syndical n'est pas d'accord avec la liste des recalés reçue par mail il y a trois jours.

«La direction d'Idéal Standard ne respecte pas le protocole d'accord, ce n'est pas normal. Dans le plan de sauvegarde de l'entreprise (PSE), il était prévu que l'on pouvait discuter sur chaque dossier et ce n'est pas le cas».

De plus, ils considèrent que des personnes sont radiées alors qu'elles n'ont pas reçu deux offres valables d'emploi. «Aujourd'hui, on renouvelle qui on veut, quand on veut».

Ceux dont le congé de reclassement ne sera pas renouvelé recevront leurs soldes de tout compte et le paiement de leurs congés, et doivent ensuite se diriger vers la case Pôle emploi.

Toutes les anciennes femmes de la multinationale de produits sanitaires sont dans ce cas de figure.

Sur les 143 licenciés, une trentaine ont trouvé du travail.

Partager cet article
Repost0
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 09:50

L'espace culturel de la Galerie de l'Hôtel de Ville a pour patron celui du centre E. Leclerc de Fagnières. La fermeture aura lieu le 12 mars.

ls étaient 12 en début d'année. Puis le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est passé par là. Mis à part deux salariés ayant accepté des offres de reclassement, les autres salariés ont reçu leur lettre de notification de licenciement pour motif économique.

Le PSE propose trois options. Des offres d'emploi «made in Leclerc», mais qui n'ont rien à voir avec le domaine culturel et les compétences des licenciés, la formule classique d'Aide au retour à l'emploi (ARE, prise en charge à 58% du salaire brut), ou un Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) avec Pôle Emploi, leur permettant de toucher 80% de leur salaire et d'utiliser le Droit individuel à la formation (DIF) pour se perfectionner, voire se réorienter. Évidemment, bien plus simple sur le papier qu'en réalité.

Partager cet article
Repost0
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 09:32

L'unité de Mouzon (130 salariés), privée d'acier par le blocus de Florange, est à l'arrêt.

Retour à la normale prévu lundi. Mais la CFDT est vigilante sur le long terme.

Partager cet article
Repost0