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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 11:46

A peine passé il y a six mois sous  pavillon français, le site saint-quentinois de Faurecia (ex-usine Borgers) connaîtra-t-il sa première vague de restructuration dès 2013 ? Le groupe international d'équipement automobile a annoncé - lundi lors d'une présentation devant des investisseurs à Londres - qu'il supprimerait un nombre encore indéterminé d'emplois (quelque 1 500, selon l'AFP et CGT-Faurecia) en Europe de l'Ouest à partir de l'année prochaine.

90 millions d'euros de charges de restructuration ont bien été provisionnés par Faurecia pour l'exercice 2013. Soit dix de moins qu'en 2012 où près de 1 500 postes ont été supprimés.

Faurecia Saint-Quentin emploie environ 130 salariés et une quarantaine d'intérimaires. Depuis 2002, le site sous-traite des écrans acoustiques, des intérieurs de coffres, des tablettes et des haillons pour l'industrie automobile.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 11:14

Le président d'Electrolux France a adressé le 12 novembre, à la demande du géant suédois, un courrier à Arnaud Montebourg.

Dans cette missive, il rappelle que «les intentions annoncées le 22 octobre (la fermeture dans deux ans d'Ardam) sont fondées sur une analyse approfondie de la situation de nos marchés et du site de Revin. Dans la mesure où aucune des possibilités d'activités futures analysées n'a été considérée comme étant viable sur le plan économique ou compatible avec notre stratégie, nous pensons que l'action la plus responsable de notre part est de centrer nos efforts sur la recherche de solutions externes». Néanmoins et disant comprendre la nécessité de poursuivre le dialogue avec les salariés, Electrolux accepte «procéder à l'analyse souhaitée de solutions internes, incluant la proposition concernant les hottes aspirantes» jusqu'à la fin janvier 2013.

Un laps de temps durant lequel le groupe électroménager suspendrait la procédure légale liée à l'annonce faite le 22 octobre ainsi que les conclusions d'accords relatifs à des solutions externes éventuelles mais aussi toute initiative visant à des départs volontaires.

Electrolux propose un programme de travail passant par une réunion à Paris, au siège d'un ministère impliqué, et rassemblant des représentants des ministères du Travail et de l'Emploi et du Redressement Productif, le cabinet Syndex, les représentants du personnel et une délégation du groupe Electrolux. «L'objectif de cette réunion serait de définir conjointement les hypothèses de base pour les activités du groupe de travail, à la lumière de l'intention annoncée par Electrolux de cesser la production des machines à laver à chargement par le dessus à la fin de l'année 2014».

Mais on a l'impression que le groupe veut visiblement jouer la montre.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 11:08

Les usagers carolos de la CTCM (transports en commun de l'agglomération, qui circulent toujours sous l'appellation Tac), ont été privés de bus hier de 11 h 30 à 15 h 30 suite à un débrayage «sauvage» (c'est-à-dire sans préavis, comme il est d'usage en principe dans ce secteur).

Ce mouvement a été suivi par l'ensemble des conducteurs alors en service (une bonne vingtaine). Après de nouvelles agressions la semaine passée (verbales ou physiques, suivies de dépôts de plainte), les salariés demandent à la direction que soit réellement mis en œuvre un plan de renforcement de la présence humaine dans les bus via des contrôleurs et des «accompagnateurs» (en l'espèce, des conducteurs qui, après une formation, peuvent ponctuellement délaisser le volant pour assurer selon les jours une présence renforcée).

Tous rentrés au dépôt durant le débrayage, les bus en sont ressortis en milieu d'après-midi quand la direction a accepté le principe d'une réunion impromptue de négociation pour débloquer la situation.

Le service devrait être assuré normalement ce week-end et en cas d'échec des discussions, s'il doit y avoir un autre mouvement, ce sera après préavis.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 10:35

Le groupe Tagar avait déjà été contraint à se séparer d'une partie de son personnel en 2009-2010 après une très forte baisse d'activité.

Le PDG, malgré une adaptation de la structure, la formation et le chômage partiel (deux jours sur cinq par semaine actuellement), envisage une nouvelle vague de licenciements sur les sites de Carignan et de Margut. Neuf personnes sont concernées par ces départs (sept sur Carignan et deux sur Margut), la moitié en départs volontaires.

Le groupe Tagar (entreprise à jour de tous paiements) a demandé un plan de sauvegarde, lequel est effectif depuis le 18 octobre et pour six mois. Un nouveau plan sera présenté en avril prochain, qui décidera ou non de la poursuite de l'activité.

Après cette nouvelle vague de licenciements, l'ensemble des deux sites affichera un effectif d'une vingtaine d'employés répartis sur Carignan et Margut, et toujours cinq employés sur le site de Mondelange (Moselle).

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 17:22

Voilà plus d'un an qu'une partie des licenciés de cette entreprise mènent un combat judiciaire contre leurs anciens patrons pour contestation du plan de licenciement et préjudice d'anxiété lié à la présence d'amiante dans l'usine. Un an et demi d'aller et retour au conseil des prud'hommes pour entendre les débats des deux avocats et pour l'instant, rien…

Hier, l'audience était celle devant le juge départiteur. Le conseil des prud'hommes n'ayant pu trancher, c'est un magistrat «tiers» qui a été chargé de décider.

Sur les 87 qui ont intenté la procédure, 14 sont en contrat à durée indéterminée et, sur les 8 qui avaient créé leur entreprise, il n'en reste que 3. Pour les 70 autres, c'est soit la multiplication des CDD, de l'intérim ou le chômage.

Le jugement a été mis en délibéré au 13 février.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 17:00

Partouche.jpgDepuis 2008, vingt salariés travaillent 24 heures sur 24 et sept jours sur sept au centre d'appels du groupe Partouche à Troyes. Leur métier est d'assurer le service clientèle du site de poker en ligne du groupe Partouche.

«On nous avait dit qu'on était la pierre angulaire du groupe Partouche et, aujourd'hui, on veut nous licencier sans explications. La direction nous parle de difficultés financières dans le groupe Partouche. On nous explique que le poker en ligne va mal. Isidore Partouche, le fondateur, vient de proposer un chèque de 2,5 millions d'euros par an au LOSC pour avoir son nom sur le grand stade de Lille».

Le centre troyen étant un groupement d'intérêt économique (GIE), le GIE IMCJC, les vingt salariés ne sont pas directement rattachés au groupe Partouche. Leur administrateur, Maxime Masquelier, est néanmoins un membre de la famille Partouche et, surtout, le directeur de Partouche Gaming France, soit le client du GIE troyen. «Quand on lui demande pourquoi un plan social, il nous répond que ce sont les clients qui ont décidé, mais c'est lui, le client !».

Aux yeux dess organisations syndicales, le groupe Partouche ne dispose donc pas de motif économique pour lancer le plan social. De surcroît, le plan social est aujourd'hui au minimum social. «Sans commune mesure avec les moyens du groupe». Le groupe Partouche, à travers différentes sociétés, emploie effectivement plus de 5 000 salariés.

Pour dénoncer cette situation, les vingt salariés troyens, avec le concours de la CGT et la CGC, ont organisé, hier soir, à Troyes, une petite manifestation. Ils vont saisir les prud'hommes pour obtenir l'annulation du plan social.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 13:51

Baxi-20121113.jpgLes salariés de Baxi. Ils ont défilé, hier après-midi, dans le centre-ville jusqu'à la sous-préfecture où le commissaire au redressement productif, devait évoquer le cas du site de Villeneuve-Saint-Germain - menacé de disparition - au sein d'une réunion avec la direction et des élus locaux.

Grand fut le désappointement des membres de l'intersyndicale FO, FE-CGC, CFTC et CGT quand ils apprirent que, «au nom de la parité», la présence, à cette table ronde, de leur expert-comptable n'était pas souhaitée. Par l'entremise du président de l'Agglo, l'avocate, l'expert-comptable et les représentants syndicaux ont été autorisés à entrer. Ils ont même pu participer à la réunion.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 13:32

Nobel AutomotiveLes inquiétudes sur la situation et l'avenir de l'usine, qui fabrique des tubes pour l'industrie automobile et emploie 350 personnes à Vitry, se sont vérifiées début octobre, lorsque le PDG américain Larry Denton annonçait son intention de supprimer 200 postes sur quatre ans. Les syndicats dénoncent une baisse d'activité organisée, visant à délocaliser l'activité en Europe de l'Est, où le groupe Orhan, propriétaire de Nobel, possède déjà des usines.

Hier, une délégation vitryate composée du secrétaire CGT du CE, d'une élue FO, a été reçue à Bercy, au ministère du Redressement productif. Ils étaient accompagnés du maire socialiste de Vitry.

Un audit sera réalisé par la Dirrecte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi de Champagne-Ardenne), un service décentralisé du ministère, et a été accepté par le PDG Larry Denton lors d'une rencontre avec le préfet et le président de Région qui s'est tenue cette semaine.
Les syndicats ont également pu rencontrer leur PDG hier matin. «Il a accepté que l'équipe dirigeante du site de Vitry se mette autour de la table avec nous, afin de trouver de solutions pour renouer avec le profit. Une porte s'est ouverte, avec l'appui de l'Etat, nous pouvons arriver à quelque chose».

Une manifestation est programmée samedi 1er décembre par «solidarité avec Nobel automotive» et pour «l'avenir de l'industrie du pays vitryat». L'intersyndicale vitryate a prévu de bloquer «totalement  la place d'Armes, de 10 à 13 heures. Les syndicalistes - CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa - envisagent également d'organiser des états généraux de l'industrie.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 13:21

La direction de l'équipementier automobile Faurecia (6e mondial dans plusieurs secteurs) a annoncé, lundi, une nouvelle vague de 1 500 suppressions de postes en Europe de l'Ouest en 2013, soit un niveau équivalent aux coupes réalisées cette année, sur un total de plus de 80 000 salariés dans le monde.

Détenu par PSA à 57 %, le groupe tente de se développer toujours davantage sur les marchés non-européens et d'être toujours moins dépendant des constructeurs français produit, à Mouzon, des matières pour insonoriser les habitacles automobiles et des revêtements «moquette», possédant, par ailleurs, dans les Ardennes, un centre performant de recherche et développement en matière acoustique.

L'unité mouzonnaise est passée depuis 2009, en quelques années donc, de près de 500 employés à environ 380 aujourd'hui. «Il s'est agi pour une bonne part de salariés qui ont signé des ruptures conventionnelles, c'est-à-dire des départs signés de gré à gré avec l'employeur, contre indemnités (supérieures aux indemnités dites légales en cas de licenciement économique), mais donc hors PSE et hors droit de regard des instances représentatives».

Au sein de l'unité ardennaise de Mouzon, on affichait, hier, une relative sérénité, côté syndical. Ledélégué CGT confirmait la tenue d'un comité central d'entreprise extraordinaire, lundi, à Reims, suivi, le lendemain, d'un comité extraordinaire à Mouzon même, précisait néanmoins aborder ces rendez-vous sans redouter de mauvaise nouvelle. Il y a encore des intérimaires sur certains postes, ce qui le conforte dans son optimisme raisonné avant les échéances de la semaine prochaine, malgré les signaux envoyés aux marchés, lundi, par la direction du groupe, qui a décalé, à 2016, son objectif de marge opérationnelle supérieure à 5 %, quand l'Europe ne représentera plus que 45 % de ses ventes (contre plus de 60 % encore aujourd'hui).

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 17:29

Le mouvement de grève, lancé mercredi dernier à la société Compes France, a pris fin 48 heures après son lancement. Jeudi matin, ils étaient encore 20 grévistes sur les 36 salariés de l'entreprise.

«Les propositions financières sont conformes à la loi. Le directeur l'a donc appliquée, et a confirmé les trois licenciements économiques. Vendredi le directeur a fait un geste concernant le salarié le plus jeune dans l'entreprise. Devant cette avancée, l'ensemble du personnel a décidé de reprendre le chemin des ateliers».

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 17:24

Nouvelle étape dans la bataille judiciaire qui oppose aux Prud'hommes 87 ex-salariés de Nexans et leur employeur. Un juge départiteur du tribunal d'instance de Laon accompagnera ses collègues du conseil des Prud'hommes, demain, pour rendre une décision en première instance.

Les Nexans et leur avocat ont déjà prévenu qu'ils iraient «en appel» s'ils n'obtenaient pas satisfaction sur les deux chefs de demande retenus dans cette procédure.

Ils réclament, d'une part, des dommages et intérêts, entre 12 et 48 mois de salaire selon l'ancienneté des personnes, au titre de la perte d'emploi et du non-respect des obligations de Nexans France en matière d'obligations légales et conventionnelles concernant le reclassement interne et externe des 220 salariés chaunois licenciés, et d'autre part, au titre du préjudice d'anxiété lié à l'exposition à l'amiante et autres produits cancérigènes (certaines maladies pouvant se déclarer jusqu'à 40 ans après). Leur avocat dénonçant sur ce dernier point «un véritable scandale de santé publique, la direction pratiquait l'omerta en matière de prévention des risques et la reconnaissance des problèmes de santé de ses employés».

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 17:12

Un seul établissement pour trois zones, tel est le projet du groupe Intermarché qui risque de voir la zone de logistique de Luxémont être fermée d'ici trois ans. Avec à la clé 220 salariés sur le carreau ?

La zone de Luxémont est associée aux bases de Pagny-sur-Meuse (Meuse) et de Saint-Dié (Vosges). L'intention de l'enseigne est de n'en sauvegarder qu'une seule. Intermarché voudrait regrouper l'ensemble de la préparation des marchandises (pâtisserie, fruits, frais, gel, sec) dans une même base.

Les conséquences d'un plan de transformation logistique (PTL), actuellement en discussion. Il inclut un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) national dans lequel figure l'établissement de Luxémont.

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