Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:02

L'hôpital de Rethel a été mis en vente, pour sa partie ancienne. A savoir, le magnifique hôtel particulier d'environ 2 500 m2, au centre de Rethel.

«La décision a été prise par la direction sans concertation. Ce n'est pas cette vente fixée à 425 000 euros qui va sauver les finances de l'hôpital ; ce qu'il nous faut c'est augmenter l'activité. Ces 425 000 euros sont une goutte d'eau». En effet le trou étant de 9 millions d'euros, ce n'est pas cette vente qui peut changer la donne pour l'équilibre budgétaire. C'est en effet l'argument qui était tout de suite avancé.

«En plus, nous y voyons un inconvénient majeur, poursuit le personnel, le secret médical est en péril, car les gens qui habiteront au cœur de l'hôpital pourront voir les allées et venues des patients, ainsi que les arrivées aux urgences. Où est le secret médical dans ce cas-là ?», interrogent les salariés.

La décision a été prise directement par la direction sans consultation de la CME. Concernant les bâtiments, la commission n'a pas eu son mot à dire. Pour certains, cela fait sans doute suite au plan de redressement auquel l'ARS (Agence régionale de santé) a soumis l'hôpital. Le 16 juillet dernier déjà, les élus s'inquiétaient des attaques de l'ARS qu'ils soupçonnent de vouloir fermer le nouveau bloc opératoire de 5 millions d'euros qui a ouvert il y a trois mois. Les bâtiments à vendre qui, actuellement abritent la direction, obligeront l'équipe à déménager au deuxième étage d'un autre bâtiment qui accueillait les soins long séjour. L'hôpital qui appartient à 100 % à l'Etat ne voit là peut-être pas forcément une opportunité financière, mais peut traduire un souci de réorganisation.

Partager cet article

Repost0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 12:16

Seul constat à faire l'unanimité entre le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) et les intervenants de tous bords : l'état sanitaire des Picards est déplorable. Ils sont plus malades, plus gravement et meurent plus vite que les autres. D'autant plus inquiétant que les projections de la démographie sanitaire sont encore moins favorables dans la région qu'ailleurs.

Au-delà des statistiques plus morbides les unes que les autres, le fossé est profond entre le projet présenté par le directeur de l'ARS et la carte sanitaire que souhaiteraient les conseillers régionaux. En déclinant son plan stratégique, ses schémas et ses programmes, il a tenté de rassurer ses interlocuteurs.

Sur les principes en assurant que son action est guidée par «l'égalité des soins et le financement solidaire pérenne». Sur la méthode en indiquant ses trois partis pris que sont la territorialisation (qui a permis de délimiter «cinq grands territoires»), la graduation pour «offrir un accès aux soins adapté à l'état des patients», et la coopération, «qui doit se mettre entre les acteurs d'une même filière au sein d'un même territoire».

Enfin, il a voulu donner des gages sur le résultat final : «Les 35 sites actuellement autorisés en médecine resteront 35 et les 23 sites qui proposent aujourd'hui la médecine ambulatoire deviendront 35». Par ailleurs, il s'est engagé sur le maintien des vingt sites d'urgences en Picardie. «C'est un choix stratégique, ambitieux et volontariste».

Il n'a pas réussi à convaincre les élus régionaux, quels que soient leurs bords politiques...

Partager cet article

Repost0
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 09:45

Le groupe Vitalia, qui gère Montier-la-Celle et les Ursulines vient d'être rappelé à la loi pour des facturations administratives jugées «illicites».

«Bonjour, je dois être hospitalisé prochainement dans votre établissement. J'ai entendu parler d'un forfait administratif à régler, est-ce un paiement obligatoire pour tous les patients ?» «Oui, oui, ce sont des frais de gestion qui ont été mis en place par notre groupe il y a plus d'un an. Ils sont facturés d'office». Pas de case à cocher donc, - contrairement à ce qu'affirme Vitalia en haut lieu - le malade n'aurait pas le choix.

Dénoncée depuis son instauration en 2011, cette pratique est aujourd'hui condamnée. L'appel et les arguments du Collectif interassociatif sur la santé (CISS), qui parlent là d'un «impôt privé» ont finalement été entendus. Dans une lettre envoyée début août, la Caisse nationale de l'assurance-maladie rappelle à la loi le directeur général du groupe Vitalia : «Le forfait d'assistance aux démarches administratives ne pourrait être facturé que s'il est destiné à financer une exigence particulière de chaque patient. Cette exigence doit faire l'objet d'une demande écrite […] Le caractère systématique de la facturation dudit forfait fait douter de la licéité de la pratique. Dans ces conditions, vous n'êtes pas en droit d'exiger des assurés une telle participation».

D'un montant à l'origine de 6 €, passé à 9 € en 2012, la somme demandée serait exigible pour les démarches suivantes : mise à jour de la carte vitale, informations auprès des organismes complémentaires, mise en place du tiers payant ou encore réservation de taxi. Des services «effectués ou pas» sur place par les patients, précise l'assurance-maladie, mais facturés tout de même.

Reste à «vérifier maintenant si Vitalia respecte bien ce que l'assurance-maladie leur a demandé ; nous serons très vigilants». Quant aux patients qui ont été facturés, «on pourrait envisager que certains demandent à être remboursés».

La directrice pour l'Aube des Mutuelles de Francedénonce encore la non-gratuité du parking de la clinique des Ursulines ou le «forfait confort» en soins ambulatoires «passé de 28 € à 50 € en trois ans». «Nous avons besoin de nos cliniques, mais ça ne doit pas se gérer comme un groupe hôtelier».

Partager cet article

Repost0
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 10:28

Selon l'Agence régionale de santé (ARS), la Picardie est la deuxième région en taux de mortalité tous âges et prématurée. 17 % de sa population est en affection de Longue Durée (ALD) et entre 2008 et 2032, 45 % des Picards seront âgés entre 70-79 ans. L'offre de soins en ville est inférieure à la moyenne nationale et seulement un médecin sur dix qui s'installe en Picardie est en médecine libérale. 45 % des nouveaux médecins s'installant ont un diplôme étranger. Un patient sur quatre se fait opérer hors des départements picards.

Le directeur de l'ARS a présenté au conseil général les grandes lignes du schéma organisationnel du territoire santé de l'Aisne.

L'un des schémas forts est la territorialisation. Deux territoires pour l'Aisne : Haute Somme/Aisne nord et sur et Aisne sud avec deux hôpitaux infra-régionaux (CHU Amiens étant régional) par département. Saint-Quentin et Soissons dans l'Aisne. Les hôpitaux de Chauny, Laon et Château-Thierry étant des hôpitaux intermédiaires : médecine, chirurgie et obstétrique. Enfin, les hôpitaux de «proximité» : Guise, Hirson et La Fère, Le Nouvion-en-Thiérache et Vervins. Ces sites se situant dans un maillage du territoire répondant à un lieu d'intervention de moins de 30 minutes d'un centre hospitalier. Voilà comment se dessine la carte hospitalière dans l'Aisne.

Pour réaliser des économies, on choisit de réduire les dépenses. La prévention en est une modalité avec quatre priorités propres : le cancer, l'obésité, la maternité précoce et le suicide.

Le volet ambulatoire (pharmacien, kiné, infirmier, médecin libéral) a été aussi défini avec la volonté d'organiser «le premier recours». Ce qui est novateur a insisté le directeur de l'ARS, avec des incitations volontaristes : contrat à s'installer en zone prioritaire. Un schéma qui se dessine notamment avec les maisons de santé. Sept existent déjà et sept autres sont en projet.

L'organisation du schéma de la santé publique fait débat au sein des clivages politique.

Côté majorité départementale, le PS s'est montré pondéré sur l'absence de lits en unité de soins palliatifs. Il lui paraît opportun une réflexion vers une plate-forme commune entre le 15 et le 18 (service urgence/pompier). Les radicaux de gauche se sont montrés très déterminé en exigeant que l'hôpital de Château-Thierry soit intégré dans la catégorie des structures infra-régionales.

Pour le PCF, «Ce sont les logiques comptables qui l'ont emportées sur l'offre de soins. La RGPP (révision générale des politiques publiques) envahit l'hôpital public. Je demande un plan d'urgence pour l'Aisne. L'état de la santé axonaise, au fil des années se dégrade».

L'UMP s'est montrée beaucoup plus conciliante : «Il y a des choix à faire. Conserver Château-Thierry au détriment de qui : Laon ou Soissons ? Cette restructuration est, aujourd'hui, nécessaire. Il faut absolument y associer les professionnels de la santé».

Si la messe est loin d'être dite, on voit, toutefois, bel et bien se dessiner la future carte hospitalière, même si des ajustements peuvent encore bonifier le projet.

Partager cet article

Repost0
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 20:19

Le plan de retour à l'équilibre (PRE) qui se profile à l'hôpital Auban Moët, à Epernay, continue de provoquer la colère de l'intersyndicale (CGT, FO, CFDT, Unsa) et des salariés de l'établissement.

Jeudi, après une réunion avec la direction de l'hôpital, le personnel s'est donc prononcé à la majorité pour un mouvement de grève reconductible dans les semaines qui viennent. Différentes actions sont donc prévues au sein du centre hospitalier ces quatre prochains lundis, tels que le blocage des entrées, des «ralentissements de tâches administratives», un défilé, etc.

«L'Agence régionale de santé met une grosse pression sur les établissements. On demande à l'hôpital un plan d'économie, et c'est sur la masse salariale qu'on va le faire…» Le PRE proposé impliquerait notamment le gel de quinze postes, le non-remplacement de départs en retraite, le non-renouvellement d'un certain nombre de contrats et le gel d'une quinzaine de lits notamment. Personne ne semble encore en mesure d'arrêter des chiffres précis, mais la restructuration devrait prioritairement concerner des lits de chirurgie et de médecine. Quoi qu'il en soit, les syndicats refusent de payer le prix d'un plan «imposé par l'Agence régionale de santé, du fait d'une mauvaise gestion de l'hôpital».

Il est vrai que l'ARS avait à plusieurs reprises tiré la sonnette d'alarme face au déficit structurel de l'hôpital depuis trois exercices comptables. À ce titre, elle avait réclamé depuis 2010 que soit mis en place un plan de redressement sans que ses demandes ne soient suivies des faits.

Pour l'heure, les syndicats entendent donc mener des actions jusqu'au 3 août, date à laquelle l'ARS doit se prononcer sur l'avenir de la maternité d'Epernay. Un dossier dont l'issue devrait être déterminante, tant pour l'hôpital que la clinique.

Partager cet article

Repost0
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 11:19

La cession de la clinique du Parc à Orpéa et aux hôpitaux de Charleville-Mézières et Sedan a débouché sur la création d'un groupement de coopération sanitaire sur le territoire Nord-Ardennes. L'entité regroupe cinq acteurs : les hôpitaux publics de Charleville-Mézières et Sedan, la clinique du Parc, la Mutualité des Ardennes et Orpéa. Objectif commun : renforcer une offre de soins complète et «fondée sur le libre choix», améliorer les services de soins à la population et créer une dynamique territoriale en mutualisant les moyens.

Hier, les instigateurs de cette innovante approche territoriale de la santé, préparée depuis un an avec l'Agence régionale de santé, ont dévoilé les grands axes de ce projet. A savoir :
• la cession de la clinique du Parc par la Générale de santé. L'activité médicale est acquise pour 4 millions d'euros par les hôpitaux de Charleville-Mézières et Sedan. Les murs et infrastructures par Orpéa qui a dégagé 10 millions d'euros pour transformer le site de l'avenue Corneau en un établissement modernisé de soins de suite qui emploiera une centaine de salariés. Cette structure accueillera les patients des hôpitaux et augmentera les capacités de prise en charge de la population. 2,5 millions seront engagés par Orpéa pour «rendre l'endroit plus pimpant». L'imagerie et à la radiothérapie sont maintenues sur place.
• Le transfert au printemps 2013 de l'activité «courts séjours» de la clinique sur les sites hospitaliers de chirurgie et de médecine.
• La Mutualité des Ardennes unira ses activités d'hospitalisation à domicile à celles de la clinique du Parc en ayant la charge de gérer ces deux unités concurrentes.

Dans cette nouvelle donne, «l'ensemble du personnel de la clinique conservera son emploi. Soit sur place, soit en étant repris par les partenaires du GCS». La clinique du Parc maintiendra son activité inchangée et ne fermera donc pas ses portes avant la concrétisation des différents projets. L'ensemble du dossier a reçu l'assentiment des médecins libéraux et hospitaliers.

Il a été précisé que les places Ehpad de l'hôpital (170 restantes) ne seraient pas concernées par cet accord. Mais un conseiller municipal signale que les résidences du Moulinet et de la place de l'Agriculture sont probablement ciblées car elles ne sont plus aux normes.

Car Orpéa s'est engagé d'ici trois ans à construire un nouvel établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes à Charleville-Mézières sur un terrain restant à trouver. Cette future structure de 50 places permettra de transférer des personnes actuellement accueillies sur des sites locaux qui ne sont plus aux normes. L'établissement comprendra des places ouvertes à l'aide sociale et maintiendra le niveau de tarif aux résidants.

Les contestataires craignent cependant la mainmise de plus en plus importante du groupe Orpéa sur les maisons de retraite locales et s'opposent à ce démantèlement progressif. Déjà propriétaire de la résidence Patrice-Groff et en train de construire un Ehpad à Vouziers, Orpéa a aussi racheté la résidence Braconnier à Revin et prendra prochainement possession du foyer «Les Perdrix» qui lui sera cédé par la Mutualité des Ardennes. «Et on peut se demander s'il ne mettra pas la main sur les Ehpad gérés par l'hôpital de Charleville-Mézières».

Partager cet article

Repost0
28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 10:18

Domicilavie est une association, et voulue comme telle par son dirigeant à sa création en septembre 2009. Son créneau : l'aide à domicile dans le sud du département. Son credo : la qualité du service, la professionnalisation de ce secteur d'activité et la compétence choisie de ses intervenants.

Ils ont été jusqu'à une soixantaine, des aides à domicile, envoyés chaque mois 120 heures au chevet de 250 personnes âgées, souvent dépendantes, dans le sud de l'Aisne. Il en reste aujourd'hui 37 (pour 150 bénéficiaires), des femmes essentiellement, bientôt au chômage. Car Domicilavie a fait l'objet d'une mesure de liquidation judiciaire le 21 juin. Le 30, samedi donc, tout sera terminé. Pour tout le monde. Les juges soissonnais avaient fixé au 6 août la fin de la période d'observation de Domicilavie.

Quel avenir pour les salariées et aussi pour les bénéficiares des services qui risquent de se retrouver en maison de retraite ?

Partager cet article

Repost0
23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 12:01

Quatre jours de blocage ont pris fin, hier, dans les hôpitaux de Fourmies, du Nouvion et d'Hirson. Le juge des référés au tribunal de grande instance d'Avesnes a enjoint aux syndicalistes mobilisés depuis mardi dans les locaux administratifs des trois établissements de libérer le passage au personnel de direction à Fourmies.

Une évacuation d'un côté, mais peut-être un début de bonne nouvelle de l'autre. Il semble en effet, que les contacts noués sur le plan fédéral par la CGT aient permis d'obtenir une prise de position de l'agence régionale du Nord-Pas-de-Calais. «Les éléments que nous avons pu obtenir vont dans le sens d'une résolution du conflit». Concrètement, la principale revendication des personnels mobilisés contre leur directeur serait en passe d'être satisfaite.

On apprendra donc officiellement sous peu que Philippe Deboosère sera en congés à partir de ce lundi et qu'un directeur intérimaire sera nommé par l'ARS dans les jours suivants. Une mesure d'apaisement, évidemment liée à un retour au calme dans les rangs cégétistes, à Hirson, Fourmies et au Nouvion. L'avancée est de taille. Les personnels qui l'ont recherchée l'espèrent probablement durable et sans équivoque.

Partager cet article

Repost0
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 09:25

Quatrième et peut-être dernier jour de blocage symbolique dans les hôpitaux d'Hirson, de Fourmies et du Nouvion. Le juge des référés au tribunal de grande instance d'Avesnes, juge saisi par le directeur Philippe Debossère mardi, s'est en effet accordé 24 heures pour rendre sa décision. Son ordonnance sera communiquée aujourd'hui, à 14 heures.

Une journée de délibéré, c'est le signe que l'«urgence absolue», soulevée par le conseil de la direction n'a pas été retenue.

La CGT n'a pas de mots assez forts pour désigner les élus locaux «plus ou moins corrompus» (et le maire PS d'Hirson est clairement visé) comme principaux coupables de l'enlisement du dossier. Car c'est bien de cela qu'il s'agit : «Si le juge ordonne l'évacuation des lieux, et même si nos actions sont remontées jusqu'à Paris, on peut craindre qu'aucune décision conforme à nos espérances ne soit prise dans les jours qui suivront. Certains ne veulent surtout pas donner l'impression que le personnel et le syndicat ont déboulonné le directeur !»

L'occupation «symbolique» des locaux administratifs se poursuit donc pour quelques heures encore. Aucune résolution n'avait été prise, hier soir, quant aux suites que le syndicat CGT donnerait à son mouvement sitôt rendue l'ordonnance de référé.

Partager cet article

Repost0
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:29

Ils étaient une quarantaine, hier, aux portes de la résidence Roux, établissement dépendant du centre hospitalier universitaire, à manifester leurs colères. Une grogne qui monte depuis plusieurs mois déjà et qui a pris une forme bien visible et audible hier. Pourquoi ce mouvement d'humeur de la part d'une partie des personnels ? Les motifs sont récurrents. Manque de personnel, le mot est une fois de plus lancé à qui veut bien l'entendre.

«Nous contestons une fois de plus les coupes réalisées par la direction de notre centre hospitalier qui a tendance à croire qu'un centre de soins est une entreprise qui doit gagner de l'argent. Nous soignons des gens. Un point c'est tout. Nous comprenons la volonté de rigueur et de sérieux dans les comptes mais ce ne doit pas être la seule chose qui compte. La direction du CHU nous a supprimés 250 postes, voilà comment on peut faire des économies très rapidement. Les conditions de travail et donc les soins prodigués aux patients se dégradent au fur et à mesure que les années passent».

Illustration de tout le réseau des Ephad du CHU, établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Les 600 agents doivent s'occuper de 930 lits. «C'est mission impossible de donner des soins convenables. On martèle dans les écoles que, pour réaliser une toilette convenable à une personne handicapée, il faut une heure. Aujourd'hui, on ne peut même pas passer vingt minutes avec un patient. On court partout et force est de constater que tout se dégrade».

Partager cet article

Repost0
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 15:21

1,98 enfant par femme en âge de procréer, c'est le chiffre moyen de la fécondité dans la région déterminé par l'étude de l'Institut national de la statistique et des études économiques. Une moyenne similaire au chiffre national. Malgré tout, c'est dans les Ardennes que l'indicateur conjoncturel de fécondité est le plus élevé avec 2,03 enfants par femme, contre 1,92 enfants par femme dans la Marne. Une différence que l'étude explique en raison du «poids du célibat, du niveau de qualification des emplois occupés, de la poursuite d'études supérieures ou encore par la ruralité». Enfin, l'âge moyen des mères à la naissance s'établit à 29,2 ans dans la région, 30,1 an en France métropolitaine.

3 600 naissances de plus que de décès ont été enregistrées en 2010. Une bonne nouvelle qui ne suffit pas encore à enrayer la perte de population estimée à 7 400 habitants depuis 2009.

40 ans, c'est l'âge moyen des Champardennais en 2010. Une moyenne en augmentation puisque de 1999 à 2010, il est passé de 37,7 ans à 40 ans dans notre région. La population régionale vieillit et suit la tendance nationale de l'allongement de la durée de vie. En 2010, les plus de 65 ans représentaient 16,8% de la population champardennaise, soit 1,3 point de plus qu'en 1999. Quant aux jeunes de moins 20 ans, ils sont aujourd'hui 24,2% contre 29,5% en 2009, soit moins d'un quart de la population. Une évolution désormais supérieure à la moyenne nationale selon l'Insee.

76,3 ans pour les hommes, 83,2 ans pour les femmes, c'est l'espérance de vie à la naissance en Champagne-Ardenne en 2009. La Haute-Marne et les Ardennes «en raison de leurs caractéristiques sociales» affichent une espérance de vie moins élevée : 82,4 et 82,5 ans chez les femmes ; 75,6 ans chez les hommes. Ces deux territoires figurent parmi les dix départements français ayant les données les plus faibles. Cependant, l'espérance de vie des Champardennais continue de croître : en dix ans, les hommes ont gagné 2,5 ans ; les femmes, 1,1 an.

Partager cet article

Repost0
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:26

Le secteur de l'aide à domicile connaît une réorganisation de grande ampleur. Réunie en assemblée générale extraordinaire, jeudi matin, l'Asimat (Association de soins infirmiers et ménagers de l'agglomération troyenne) vient d'entériner la fusion-absorption de la Fédération départementale d'aide aux personnes de l'Aube (Fedapa).

Cette dernière, qui a pour mission de regrouper l'ensemble des acteurs dans l'Aube au plus près des personnes âgées et/ou handicapées se trouve confrontée à d'importantes difficultés financières. En 2011, son résultat affiche une perte nette de 75 000 €.

il a été décidé une reprise des activités et de tout le personnel par l'Asimat. L'activité de mandataire judiciaire à la protection des majeurs a quant à elle déjà été transférée au 1er janvier dernier.

Les associations et CCAS (Centre communal d'action sociale), membres du réseau Fedapa deviennent par cette fusion adhérents de l'Asimat, qui ne prend pas pour autant le rôle de fédération.

Le 1er juillet - sous réserve du vote de la Fedapa qui doit se prononcer le 28 juin - la fusion sera définitivement actée.

Partager cet article

Repost0