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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 10:09

La situation semblait apaisée. En janvier dernier, lors de ses vœux, la directrice de l’établissement public de santé mentale départemental (EPSMD) voulait croire à une issue possible de la crise après un an de contestation de la réorganisation en marche. Un espoir porté par l’acceptation par l’agence régionale de santé (ARS) d’un plan de retour à l’équilibre budgétaire (PREB). Elle avait même injecté 2,5 millions d’euros. Les syndicats, eux, réservaient leur position.

Or, huit mois après, la contestation sociale gronde toujours. Les différents corps de métiers de l’hôpital font même front commun. «Nous, on est quand même assez pessimistes sur l’avenir».

Le personnel hospitalier dans son ensemble s’inquiète « devant la souffrance croissante des patients » et la dégradation des conditions dans lesquelles ils sont accueillis. Et pour tous, aucune solution miracle ne viendra : Le Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), la CGT, SUD et l’UNSA réclament «le dégel de tous les postes» dans un communiqué commun.

Le personnel, pour le moment, tente d’actionner les leviers à sa disposition et la grève n’est pas encore à l’ordre du jour. Toutefois, l’UNSA ne cache pas envisager un « blocage dur » de l’EPSMD si personne ne les entend.

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 20:18

Selon le président de l’ordre des médecins de l’Aube, la désertification médicale ne touche pas (encore) complètement Troyes et son agglomération. Les mesures incitatives mises en place par la profession, le conseil général ou la Ville de Troyes pour s’installer semblent porter leurs fruits.

Mis à part peut-être Saint-Julien-les-Villas, le secteur de l’agglomération est plutôt bien pourvu comparé au reste du département. En 2013, l'ordre a enregistré 3 465 médecins en Champagne-Ardenne. Un chiffre qui va décroître de 2,3 % par an.

Dans l’Aube, il y avait 360 médecins généralistes en 2007. En 2013, ils sont 345. Selon les prévisions de l’observatoire du conseil de l’ordre des médecins, ce chiffre devrait descendre à 335 en 2018. Sur les 345 médecins dans le département, la moitié environ se trouve à Troyes et son agglomération. Il manque des rhumatologues et des ophtalmologues.

C’est une profession qui vieillit. La moyenne d’âge est de 52 ans pour les médecins généralistes, dont 39 % de femmes, 54 ans pour les spécialistes, dont 40 % de femmes. Les moins de 40 ans constituent seulement 10 % des médecins généralistes. Cette catégorie d’âge forme 6 % des spécialistes. Beaucoup de médecins qui ont atteint l’âge de la retraite continuent leur activité.

Le solde des entrées et sorties est équilibré, mais on recense plus de salariés que de libéraux.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 20:48

La situation est grave puisque plus aucune aide financière d’accès aux soins - complémentaire santé, indemnité compensatrice de perte de salaire, frais de transport... - ne pourra être acordée aux assurés les plus précaires jusqu’à la fin de l’année. La raison est simple : il n’y a plus d’argent.

Mais comment a-t-on pu en arriver là ? Tout d’abord, il faut savoir que ce type d’aide est géré par la commission d’action sanitaire et sociale (ASS) de la CPAM, laquelle bénéficie d’un budget annuel, attribué par la caisse nationale, la CNAMTS. Or, la subvention de 507 000 euros qui avait été attribuée pour 2014 se trouvait déjà en deçà des besoins. «Nous avons un budget qui n’est pas du tout en adéquation avec notre département et qui est inférieur à celui de l’an dernier», précise la présidente de la commission ASS.

Après avoir constaté une «explosion de la précarité», le président et la direction de la CPAM se sont réunis au mois d’août car le nombre de dossiers à instruire avait augmenté de telle manière que la totalité du budget prévisionnel avait été dépensée alors même que l’année n’était pas terminée et que la CPAM n’avait touché que 80 % de la subvention. «En trois mois, la courbe est partie en flèche. Nous avons donc décidé de demander à la CNAMTS, de nous verser, dès le mois de septembre, les 20 % restants». Il avait même été envisagé de demander une somme complémentaire, comme cela avait déjà été le cas l’an dernier, où la CPAM avait touché 43 000 euros supplémentaires. Sauf qu’entre-temps, la caisse nationale avait décidé de rogner le budget et de ne verser que la moitié des 20 %, environ 50 000 euros. Une coupe budgétaire imprévue qui place la sécurité sociale des Ardennes dans une situation très délicate. «Si nous avions su dès le début que nous ne toucherions pas la somme prévue, nous nous serions organisés différemment. Les critères d’attribution des aides auraient été ajustés».

La conséquence de cette décision ne s’est pas faite attendre : depuis le mois de septembre, plus aucune aide ne peut être distribuée. «Sans réponse dans un délai d’un mois, les assurés devront considérer que leur demande a été rejetée».

Mais l’économie réalisée sur le budget de la commission va-t-elle réellement profiter à la sécurité sociale ? «Il y a un coût induit car, du fait que ces personnes ne vont pas pouvoir se soigner, leur santé va se dégrader et un jour ou l’autre, c’est la collectivité qui va le payer. Le retour sera beaucoup plus coûteux».

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 11:29

Environ 450 personnes se sont réunies ce samedi matin, à 10 heures, place d'Armes à Vitry-le-François, pour contester la fermeture la maternité décidée en juillet dernier.

A 11 heures, le cortège a pris la direction de l'hôtel de Ville. Des délégations CGT de la Marne sont venues apporter leur soutien aux manifestants.

A l'appel de l'intersyndicale, les manifestants ont déposé une motion à la mairie ainsi qu'à la sous-préfecture de la ville. 

Avec cette suppression, les femmes enceintes devraient se diriger vers les maternités de Saint-Dizier ou de Châlons-en-Champagne.

400 personnes manifestent pour la maternité
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 08:38

Les rumeurs de suppressions de postes ont laissé place à un plan détaillé de réorganisation. Pour l’établissement public de santé mentale (EPSM) de l’Aube, dont le siège est situé à Brienne-le-Château, il s’agit de réaliser une économie de près d’un million d’euros chaque année. «En 2013, nous avons enregistré un déficit de 200 000 €, notre dotation de fonctionnement de la part de l’Assurance maladie baisse de 200 000 € et nous devons également faire face à une augmentation des cotisations retraite des salariés. Au total, cela représente 980 000 €», indique le directeur.

La direction a dévoilé un plan pluriannuel d’économies pour la période 2014-2018. Les premières mesures prendront effet dès cette année avec la fermeture du centre post-cure de Romilly-sur-Seine. Cet établissement spécialisé dans les soins de réadaptation psychosociale de neuf places emploie une dizaine de personnes. Créé en 1990 pour permettre aux patients d’être soignés au plus près de chez eux, ce service avait intégré des bâtiments neufs en 2006. «Le projet initial prévoyait un service de quinze lits. Pour des questions financières, il a ouvert avec neuf lits et une équipe soignante réduite. Mais les six lits supplémentaires n’ont, finalement, jamais ouvert. On ne peut atteindre le seuil optimal de fonctionnement. Il faut en tirer les leçons ; nous avons donc pris la décision de le fermer».

Le plan prévoit de ne pas remplacer 25 départs à la retraite et mutations. Le directeur évoque un gel des postes mais, pour les syndicats, il s’agit bien de suppressions d’emplois.

Autre mesure, le regroupement des services d’urgences psychiatriques avec les urgences de l’hôpital en 2017. Les syndicats craignent qu’à terme, la spécificité de la médecine psychiatrique soit diluée dans les urgences somatiques.

Enfin, la capacité d’hospitalisation des personnes âgées et le nombre de lits en hospitalisation en psychiatrie de longue durée seront réduits pour y intégrer les lits de la moyenne durée.

«Ces restructurations et ce plan d’économie ont été décidés sans aucune concertation avec les instances représentatives du personnel. Il s’agit d’un plan d’économie purement comptable qui ne prend pas en compte la qualité des soins et de la prise en charge. Nous travaillons sur l’humain, il faut des personnes formées et motivées», indiquent FO et la CGT.

Le directeur y voit quant à lui un virage qui va dans le sens de l’histoire. «Depuis les années 50, et la découverte des neuroleptiques, la psychiatrie s’oriente vers une prise en charge qui privilégie la socialisation. Donc avec de moins en moins d’hospitalisation complète. Aujourd’hui, les 200 lits d’hospitalisation mobilisent 60 % de notre budget tandis que les 3 000 malades suivis à l’extérieur en mobilisent 40 %. Nous voulons inverser ce ratio. Je comprends que le changement puisse faire peur, mais il faut se tourner vers l’avenir».

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 09:55

La menace planait depuis des mois sur la maternité, le couperet est tombé mardi. Le 3  février prochain, ce service fermera ses portes pour laisser la place à un centre périnatal de proximité à l’hôpital de Vitry. Les futures mamans devront donc se rendre à Châlons-en-Champagne ou à Saint-Dizier pour accoucher.

La décision est venue de l’agence régionale de santé (ARS), hier. «L’hôpital a une autorisation de gynécologie-obstétrique qui arrive à échéance le 3 août, nous la renouvelons de six mois. Le centre périnatal, ensuite, va assurer le suivi des femmes enceintes avant et après l’accouchement. La seule différence, c’est qu’il aura lieu dans une autre maternité».

Plusieurs facteurs ont motivé cette décision: «La qualité et la sécurité des soins. Le dossier de demande de renouvellement fait par l’hôpital laisse apparaître des éléments de fragilité pour les effectifs médicaux et paramédicaux. Ils ne remplissent pas le Code de la santé publique». Second élément : «Les projections démographiques de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) font apparaître une forte diminution du nombre de femmes en âge de procréer sur le territoire». En 2013, 371 accouchements ont été réalisés à la maternité, contre 336 en  2012. 2014 n’a pas suivi cette tendance, et le départ de deux gynécologues a encore déséquilibré le tout.

La situation financière de l’hôpital, qui affiche un  déficit accumulé de 11 millions d’euros, n’a pas non plus aidé au maintien de la maternité, dont la mise aux normes représenterait trop d’investissements (580 000 euros). «L’hôpital, conscient de ses difficultés, a autrefois tenté un rapprochement public privé, mais il se trouve, malheureusement, que ce rapprochement ne s’est jamais effectué. On a perdu du temps. Aujourd’hui, la situation continue de se dégrader, et il n’est pas possible que l’hôpital continue de vivre sous assistance respiratoire. Sans fonds propres, c’est son existence même qui est en jeu. La Ville n’est pas décisionnaire, mais un hôpital est un service public, on doit tout faire pour le maintenir». 500 000 euros d’économies devraient être réalisées avec la fermeture de la maternité selon l’ARS, soit un quart du déficit annuel de l’hôpital.

La décision prise par l’Agence régionale de santé impacte l’effectif du centre hospitalier. La moitié des agents seront «redéployés» dans la région. «Les membres du personnel seront accompagnés dans cette transition par l’hôpital, qui pourra s’appuyer sur l’ARS». Hier, la directrice de l’hôpital a organisé une assemblée générale pour annoncer les changements à venir à l’ensemble du personnel et la mise en place d’une cellule destinée au reclassement d’une partie des agents de la maternité. 

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 09:35

En décembre dernier, les syndicats du centre hospitalier pointaient de nombreux problèmes - manque de moyens humains et retour à équilibre financier difficile. Six mois après, la santé de l’établissement et de son personnel apparaît encore délicate.

«La situation est toujours aussi difficile. Il y a des services qui tournent bien, à l’image de la maternité et du pôle cœur poumon. Et il y a d’autres services qui ont du mal à remonter. Avec 850 accouchements par an, nous sommes au-delà des quotas. Avec la fermeture de la maternité de Noyon (au 1er janvier 2012), il n’y a pas de raison que celle de Chauny ferme, surtout avec l’unité kangourou (unité de pédiatrie)».

Pour autant, les conditions de travail apparaissent toujours aussi difficiles. Le taux d’absentéisme de 10 % semble avoir du mal à diminuer. Le personnel en souffrance dénoncé par Force ouvrière et par la Confédération française démocratique du travail, notamment en 2011, est encore d’actualité. «Il y a toujours de plus en plus d’arrêts maladie, en raison du non-remplacement des agents qui partent à la retraite. Du coup, il y a une charge plus forte sur ceux qui restent». Et cela malgré le coup de pouce donné en décembre dernier par l’Agence régionale de santé avec la prolongation de 40 CDD et la volonté d’apaiser et de favoriser le dialogue entre les représentants du personnel et la direction.

Du côté des moyens matériels en faveur des soins aux malades, il y a eu aussi des difficultés. Des proches de familles ou des malades eux-mêmes hospitalisés ont trouvé regrettable de devoir acheter ici des couches pour une personne âgée en cardiologie (en mars), faute d’exemplaires suffisants, ou là d’avaler des traitements rangés dans des bouchons de bouteille en plastique (fin 2013).

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 08:47

Depuis 2011, les anciens salariés de Nexans et Essex à Chauny, licenciés en 2008 et 2009 (315 salariés se retrouvent au chômage), dénoncent leurs licenciements et veulent que soit reconnu le préjudice d’anxiété (troubles tardifs liés à l’amiante).

Ce jeudi, ils ont obtenu une première victoire ensemble. La cour d’appel vient de reconnaître pour tous, Essex et Nexans, l’exposition à l’amiante dans le cadre de leur travail et demande une indemnisation de 8 000 € pour chaque salarié.

En revanche, elle reconnaît le licenciement abusif uniquement pour les salariés de Nexans. Les anciens salariés devraient ainsi obtenir des indemnisations de l’ordre de 50 000 à 61 000 €. Pour les ex-Essex, les juges du tribunal d’Amiens ont reconnu que leur licenciement avait été effectué en violation de l’ordre de départ. Pour cela, les salariés recevront entre 5 000 et 6 000 €.

«On a bien combattu, mais c’est certain que cette décision n’est pas satisfaisante pour les anciens d’Essex.  Notre mobilisation porte ses fruits, mais ce n’est pas encore fini.  Ce n’est que le début. Pour Essex, il faut rester mobilisé et puis il faut encore que l’État reconnaisse que le site est amianté. Nous avons déjà 70 attestations qui révèlent que des salariés ont été exposés à l’amiante, six personnes sont considérées comme malades de l’amiante. On ne va pas s’arrêter là» Il faut dire que l’indemnité de 8 000 € paraît bien maigre pour nombre d’anciens salariés qui souffrent aujourd’hui de maladies dues à l’amiante.

«J’ai l’impression que c’est une blague. Je ne comprends pas pourquoi, chez Nexans, le licenciement abusif est reconnu et non pour nous. Ils ont fermé l’usine pour faire des économies et aujourd’hui, après avoir respiré de l’amiante pendant des années, on nous laisse comme ça. Sans réponse. La justice, je n’y crois plus».

«La copie n’est pas parfaite, il pourrait y avoir un pourvoi».

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 09:08

Les Vitryats le savent, la maternité de l’hôpital risque de fermer ou de laisser place à un centre périnatal de proximité. Si l’Agence régionale de santé (ARS) ne revient pas sur le contrat pluri-annuel d’objectifs et de moyens (CPOM) 2012-2017, il ne sera plus possible d’accoucher à Vitry à partir du 3 août prochain. Il faudrait aller à Saint-Dizier ou Châlons.

«Ce qui nous guette, c’est d’accoucher au bord de la route». «En supprimant des activités, on fait entrer moins d’argent» pour rétablir l’équilibre financier.  

«Un dossier de demande de renouvellement a été déposé début mai, il est en phase d’instruction par l’ARS. Le directeur général doit demander l’avis de la commission spécialisée de l’organisation des soins». Avis qui sera rendu le 7 juillet, la veille d’une réunion entre le comité, la direction de l’hôpital et l’agence de l’État. La décision tombera peut-être le 8 juillet. «La maternité a augmenté son activité de 10 % en un an». Mais l’établissement ne dispose que d’1,2 poste de gynécologue-obstétricien, ce qui oblige d’avoir recours à des intérimaires. «Cela ne permet pas d’assurer la continuité des soins». Mais la sécurité des patients est bien plus menacée s’il faut parcourir trente kilomètres de plus, surtout en cas de complications.

Le service de chirurgie risque lui aussi la disparition ou une réorganisation. La mobilisation des mois passés a permis d’obtenir un sursis.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 13:23

La commission de suivi de site (ancienne CLIS) s’est réunie mardi après-midi en mairie de Vendeuil pour examiner la façon dont ARF, le centre de traitement de déchets industriels, a fonctionné en 2013 et depuis le début de l’année.

L’industriel devrait commencer ses travaux d’agrandissement en fin d’année, un investissement de 5 millions d’euros. Mais des procédures sont en cours contre l’industriel pour les vices de procédures, comme le soulignait le nouveau maire de Vendeuil. «On va regarder s’il y a vraiment matière à poursuivre l’industriel. On va rester en communication avec les responsables du site, on va surveiller. Dès qu’il y aura des odeurs, on va les alerter. Il faut essayer de travailler dans l’intérêt de tout le monde».

Pour le sous-préfet, le site est sous contrôle. «Nous avons vérifié la bonne conformité du fonctionnement à l’autorisation donnée par le Préfet. Le but est de s’assurer que ARF ne porte pas préjudice aux populations alentours. L’activité de l’usine se poursuit sous contrôle de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Picardie), des services de l’Etat et donc du préfet qui est garant du bon fonctionnement de l’installation».

Mais en mars dernier, un dépassement de dioxine a été repéré. «Ils appelent ça un écart réglementé, donc c’est toléré. La norme est de plus ou moins 35%, donc elle n’est pas fiable. Mais le plus grave, c’est que l’on ne soit prévenu que deux mois plus tard». A ce sujet, l’industriel confiait qu’il était dans les régles. «Je n’ai qu’une seule consigne au niveau de mes salariés, une ligne blanche et il est interdit de la franchir. Toutes les installations et les automatismes sont faits dans ce sens. Si on vient à être pris en dehors de cette ligne blanche, c’est l’histoire de leur emploi derrière. Ils en sont conscients».

Une prochaine réunion de la commission de suivi du site aura lieu en octobre.

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 12:34

Menacé de fermeture, le service réanimation de l’hôpital de Chaumont bénéficiera finalement d'un sursis. Le service de réanimation continuera de fonctionner jusqu’à la fin 2015.

Une importante réunion s’est tenue jeudi au ministère de la santé. Une délégation des élus du sud de la Haute-Marne s’est rendue à Paris pour rencontrer deux collaborateurs de la ministre de la santé Marisol Touraine.
Ces mêmes élus se sont rencontrés ce vendredi matin à la préfecture de Chaumont en présence du préfet et du président de l’Agence Régionale de Santé.

Deux conclusions ressortent de ces rencontres :

  • un sursis de 18 mois (fin 2015) pour le service de réanimation de l’hôpital de Chaumont menacé de fermeture au 30 juin
  • un calendrier a été mis en place. D’ici la fin 2014, tous les établissements de santé publics, privés du sud Haut-Marnais (Chaumont et Langres) ainsi que les médecins de ville devront se mettre d’accord pour offrir une offre de santé satisfaisante, et surtout, sans aucun doublon.

Par ailleurs, 900 personnes pour protester contre la fermeture du service réanimation de l’hôpital.

Manifestation contre la fermeture du service réanimation
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:06

Les tensions internes – qui rajoutent aux difficultés du métier – deviennent de plus en plus insupportables.

Premier élément d’instabilité : l'ancien chef du pôle urgences – devenue simple urgentiste à la mi-avril – vient de déposer plainte contre X pour harcèlement moral. «Ce sera à l’enquête de déterminer le responsable de cette situation. J’œuvrerai auprès du procureur de la République pour que l’Inspection générale des affaires sociales fasse une descente in situ pour constater les dysfonctionnements au sein de cet hôpital et au service des urgences, en particulier... Ce sont des méthodes de management soviétiques et dictatoriales», délare son avocat.

Un autre élément envenime le climat au sein du service : il s’agit des mutations et d’un non-renouvellement de contrat, pas toujours bien perçus. En l’espace de quelques semaines, un cadre supérieur de santé, une référente de l’accueil administratif et le secrétaire administratif du Centre d’enseignement des soins d’urgences (Cesu) ont soit changé de poste pour les titulaires ou se sont vu proposer un mi-temps pour la secrétaire du Cesu.

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