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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:14

Y-a-t-il trop d’hôpitaux de proximité ? Selon les chiffres de 2012, la France aurait plus de 6,3 lits pour 1 000 habitants (avec de fortes disparités selon les départements) alors que la moyenne des pays les plus riches serait à 4,8 (8.3 en Allemagne). Un alignement sur les standards internationaux équivaudrait à la fermeture de quelque 98 000 lits sur les 414 000.

Les petits et moyens hôpitaux sont compliqués à gérer. À l’ombre du CHU régional, qui attire praticiens et patients, il faut survivre. Les Ardennais, par exemple, sont deux fois plus nombreux que la moyenne des Français (statistique Insee hors Paris) à se faire hospitaliser hors de leur département. Ils vont majoritairement à Reims, voire à Paris et en Belgique. Pendant ce temps, l’hôpital de proximité de Sedan ou de Charleville a moins de recettes mais autant de charges car les équipes médicales sont là.

Dans l’Aisne, le nord du département vit dans le rayonnement du CHU d’Amiens. Ce qui n’empêche pas la coexistence de dix établissements de taille plus ou moins secondaire à Saint-Quentin, La Fère, Laon, Le Nouvion-en-Thiérache, Guise, Hirson, Vervins, Chauny, Soissons et Château-Thierry.

Celui de Château-Thierry n’a rien de secondaire du point de vue historique. Dès 1664, un projet d’hôpital de charité a été initié par une duchesse fortunée. Cet établissement qui devait être géré par les hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu n’a finalement pas vu le jour tout de suite à cause de l’opposition des Augustines de l’Hôtel-Dieu, soutenues alors par la municipalité et l’évêque de Soissons. L’affaire se termina devant le conseil royal au terme d’un long procès. Né dans un climat conflictuel, l’hôpital de Château-Thierry semble avoir gardé ses démons. «C’est un hôpital alimenté en permanence par la rumeur.  Cet établissement ne se croit pas légitime. Les gens ressentent un complexe, peut-être par rapport à la taille de la ville, à la situation géographique isolée. Je crois que cela contribue à ce climat délétère», déclare le directeur.

Une partie des praticiens de l’hôpital, salariés anciens et actuels, dénonce à voix de plus en plus haute des dysfonctionnements de la gestion médicale. Selon eux, l’établissement serait pris en otage par une minorité qui ferait tourner l’hôpital plus ou moins à son profit en écartant ceux qui se mettent en travers de leur chemin. «Il y a trois types de médecins ici : les traditionnels du coin, les étrangers arrivés depuis longtemps et des extérieurs, venus plus récemment et qui ont été maltraités. Pour comprendre, il faut savoir ce qu’est une carrière d’hospitalier. C’est une épreuve de chevaux de course. Pendant les études, tout est fondé sur la concurrence individuelle et un jour, quand tout est fini, on leur dit qu’il faut bosser en équipe».

Il est notamment fait état de recrutements superflus onéreux pour l’établissement. Des exemples sont cités : un praticien venant de Tulle à grands frais pour opérer des varices alors que les titulaires pourraient le faire. Et un nutritionniste recruté alors qu’il y aurait déjà une équipe complète dédiée à cette spécialité. «Concernant les varices, quand ce praticien a quitté Château pour Tulle, on nous a fait comprendre que l’activité migrerait à Meaux, c’est pourquoi nous lui avons proposé de revenir opérer une fois par mois. Quant au nutritionniste, il n’y en avait pas à l’hôpital».

Un autre reproche concerne l’exercice libéral prétendu excessif de certains praticiens au détriment de leur exercice public. Il est parfois plus facile pour un patient d’obtenir un rendez-vous privé que public avec le même médecin. La différence tient au mode de règlement : dans le cas du rendez-vous public, le patient n’avance rien et le médecin touche son salaire mensuel. Dans le cas privé, le patient avance l’argent et le médecin touche des honoraires en plus de son salaire. S’il y a un déséquilibre au profit du privé, c’est au détriment de l’hôpital.

Plus préoccupant, la politique médicale de l’établissement pousserait à l’acte. Certains examens médicaux seraient réalisés sur les patients alors même qu’ils ne sont pas nécessaires. Depuis la loi Bachelot, les établissements de santé sont soumis à la T2A, c’est-à-dire à la tarification à l’acte. Une radio vaut tant, une opération du genou vaut tant, etc. Il faut faire du chiffre pour pouvoir survivre. «Notre pertinence des soins a été examinée par le ministère. Or, il ressort qu’aucun indicateur n’est dans le rouge.  Un rapport de la Chambre régionale des comptes qui nous concerne va bientôt être rendu public. Nos comptes de 2009 à 2013 ont été examinés, il en ressort que seuls 437 euros de trop ont été versés à un médecin en 2010. Il n’y a rien de plus. Je précise que la cour a eu accès à toutes les paies».

C’est une bonne illustration des risques de travers dans un hôpital de proximité.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 10:23

Les IADE (Infirmiers anesthésistes diplômés d’État) font grève dans toute la France. À Troyes, ils étaient une douzaine (80 % de grévistes) mobilisés devant les grilles du centre hospitalier de 8 h à 10 h : «On est déterminés mais pas inconscients, après on retourne bosser !».

Leurs revendications portent sur trois grands sujets : la reconnaissance pour tous du niveau «Master» et le développement des équivalences universitaires, un rééquilibrage des salaires qui n’ont pas évolué depuis 1992 et conserver leur implication au sein du Samu.

Depuis la réforme «LMD» (Licence-Master-Doctorat) en 2010, leur formation a été remise à niveau. Sauf pour tous les «anciens» IADE qui ne se sont pas vus reconnaître titulaire de Master, ni même du niveau Bac+5, et ne sont donc pas payés en conséquence. Les IADE craignent, également d’être évincés du Samu, par soucis d’économies. Enfin ils restent vigilants sur l’application de l’article 51 de la loi HPST (dite « loi Bachelot ») qui pourrait permettre à des infirmiers non-diplômés de pratiquer des anesthésies : «Nous restons sur nos gardes. À Troyes, ça va encore mais c’est quand même la sécurité du patient qui est en jeu».

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 18:01

Le directeur du centre hospitalier de Soissons depuis novembre 2013 a été nommé directeur par intérim de l’établissement public de santé mentale départemental (EPSMD) de l’Aisne, à Prémontré, par l’Agence régionale de santé (ARS) de Picardie. Il assure cette fonction depuis le 5 janvier dans un contexte particulier.

Le dernier trimestre 2014 a, en effet, été marqué par plusieurs manifestations du personnel de l’hôpital, y compris les psychiatres, qui ont exprimé leurs vives inquiétudes quant aux conséquences du plan de retour à l’équilibre financier. Ce jeudi, lors des vœux, il n’a pas caché qu’«il y a bien un problème financier important» mais a exprimé son souhait de «renouer le dialogue» avec les organisations syndicales.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 09:42

Après Laon, une centaine de salariés de l’Etablissement Public de Santé Publique de Premontré sont venus manifester à Soissons jeudi au niveau du rond-point de l’Archer.

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 20:34

Le 17 novembre 2014, la veille de la manifestation pour la convergence des hôpitaux en lutte, l’émission l"actu des luttes" sur FPP recevait Mireille et Olivier, tous deux travaillant à l’hôpital psychiatrique Paul Guiraug de Villejuif (94). Ont été abordés dans un premier temps de la situation spécifique de Paul Guiraud et ensuite des luttes en cours dans les hôpitaux en France et leurs tentatives de convergence.

20141208 Convergence des hôpitaux

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 17:44

À l’appel de l’intersyndicale (CGT, UNSA, Sud et Syndicat des psychiatres des hôpitaux) de l’hôpital psychiatrique de Prémontré, un rassemblement avait lieu le 13 novembre dans la cour de l’établissement. De l’ordre de 250 personnes ont choisi de débrayer pendant deux heures afin de dénoncer la «dégradation de leurs conditions de travail», avec un impact direct sur la « qualité des soins prodigués aux patients ». C’est, selon les responsables syndicaux, «l’extrême tension des effectifs» qui est la cause de ces difficultés grandissantes.

Pour la première fois, le 20 novembre, médecins et agents ont manifesté à l’extérieur de l’établissement en assurant une distribution de tracts au rond-point de l’Europe à Laon. Une cinquantaine de personnes était présente pour dénoncer «l’abandon de la psychiatrie». «Je suis médecin à Prémontré depuis 25 ans, c’est la première fois que je descends dans la rue. On soigne vite et moins bien».

Un nouveau rassemblement aura lieu le jeudi 11 décembre. Après le rond-point de l’Europe, à Laon, les médecins et agents de l’établissement manifesteront cette fois au rond-point de l’Archer à Soissons dès 10 heures. Une assemblée générale du personnel est, par ailleurs, d’ores et déjà programmée le mardi 13 janvier pour évoquer la suite du mouvement.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 10:30

Après la reconduction de la direction de l’hôpital laférois, détachée de l’établissement chaunois, le syndicat CGT s’interroge sur l’avenir du CHG.

«Comment peut-on laisser en place une direction qui a eu des difficultés de gestion et de managements importants, qui font craindre une situation financière similaire à celle de Chauny ?», questionne le syndicat. Si cette dernière est bien connue, avec un déficit de 11 millions d’euros, pour l’établissement laférois, «on n’arrive pas à savoir. Cela tient du tour de passe-passe, en disant que tout va bien ?». Une incertitude qui laisse craindre une nouvelle réorganisation d’après la représentation syndicale.

En outre, le remplacement d’un médecin «à cheval sur l’unité de soins palliatifs et sur l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), prévu le 1er décembre (annoncé en juillet), «n’est toujours pas effectif ».

Plus encore, «le personnel est stressé, inquiet quant à l’avenir des différents services du CHG et simplement de l’avenir de l’hôpital gérontologique». Et ce, au moment où la certification de l’EHPAD est examinée en ce moment (et pour l’hôpital en juin prochain). Des craintes qui tranchent après l’annonce en début d’année du record d’entrées en 2013 (+ 3 %) et le développement des soins palliatifs avec 10 lits. Et quid du projet pour l’établissement de soins de suite et de réadaptation (SSR) ?

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 13:26

Un Conseil de surveillance s’est tenu au centre hospitalier de Chauny le mardi 4 novembre 2014. A cette occasion, le Directeur général de l’ARS a informé les membres de l’instance de sa décision de placer l’établissement sous administration provisoire. Cette procédure d’exception, prévue et encadrée par le code de la santé publique, prendra effet à compter du 19 novembre 2014 pour une durée maximale d’un an. Elle implique qu’un administrateur provisoire, désigné par la ministre chargée de la santé, assure les attributions de l’actuel directeur du centre hospitalier.

La décision de l’ARS vise à préserver la continuité de la gestion de l’hôpital de Chauny, gravement compromise par des difficultés managériales, par un déficit cumulé de plus de 11 millions d’euros et par une trésorerie qui ne permet plus au centre hospitalier d’assurer son fonctionnement courant.

L’administrateur provisoire a pour principales missions : engager les premières actions de réorganisation, dont la priorité sera pour 2014 d’assurer la continuité du service et donc la maîtrise budgétaire, ainsi que de préparer l’exercice 2015 ; réorganiser le management de l’établissement et de rétablir le dialogue interne avec les acteurs du centre hospitalier, notamment les représentants du personnel, le corps médical et l’encadrement ; préparer, avec les représentants de la communauté médicale et soignante, l’avenir de l’hôpital de Chauny, en adaptant son organisation, ses activités et ses équipements aux besoins de la population, aux ressources médicales disponibles et à l’offre de soins présente au sein communauté hospitalière de territoire.

L'établissement hospitalier emploie près de 800 personnes.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 10:55

«On n’arrive pas pour licencier, La clinique de Vitry a toujours un avenir au sein du groupe». C’est ce qu’assurait le PDG de Courlancy, en janvier 2011, au moment de l’acquisition du petit établissement vitryat (19 lits à l’époque) par le géant rémois de la santé privé (1 100 lits). Au moment du rachat de la clinique de La Renaissance, Courlancy annonçait l’intervention de nombreux médecins du groupe à Vitry et la couverture de nouvelles spécialités comme la chirurgie de l’épaule ou l’orthopédie.

En février 2013, l’établissement subissait une réorganisation qui avait inquiété le personnel, y compris des médecins. Courlancy avait décidé de procéder à des opérations seulement deux jours par semaine. Six postes sur 18 avaient été supprimés, et les agents concernés avaient été déployés dans d’autres cliniques du groupe.

Aujourd’hui, tandis qu’il construit, à Bezannes, une nouvelle clinique à 140 millions d’euros, Courlancy décide d’abandonner la réalisation d’opérations chirurgicales sur son site vitryat.

Le 31 décembre, le bâtiment de la rue du Bac deviendra un simple «centre de consultation», annonce le PDG, confirmant un bruit qui court depuis déjà un certain temps. Les patients pourront venir voir des spécialistes sur place, mais seront opérés à Châlons-en-Champagne ou à Saint-Dizier, où Courlancy est propriétaire les cliniques Priollet et François-Ier.

«On n’avait pas assez d’activité. Cela n’avait plus de sens de garder cette clinique. Environ 900 actes étaient réalisés chaque année à la clinique de la Renaissance alors qu’il en faudrait au moins 2 500. Elle aurait dû fermer depuis des années ! Avec la baisse des tarifs, il faut mutualiser, préconise le chef d’entreprise. Les médecins connaissent la situation, ils ne peuvent pas trouver ça anormal».

À ce jour, le PDG estime que deux jours d’opération par semaine est un créneau «insuffisant pour faire vivre la clinique».

Actuellement, La Renaissance ne compte plus que neuf salariés. Le PDG affirme qu’une «solution personnalisée» leur sera proposée pour intégrer, là encore, une autre clinique du groupe.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 12:22

L’Agence régionale de santé a décidé de fermer la maternité de Vitry, qui laissera place à un centre périnatal de proximité (CPP) le 3 février 2015. L’hôpital de Vitry a choisi l’établissement de Saint-Dizier comme partenaire privilégié pour son projet de santé. La maternité de rattachement du CPP sera donc celle de Saint-Dizier, mais le partenariat noué ira au-delà de cette activité.

Si l’hôpital de Châlons n’a pas été retenu comme partenaire privilégié de son homologue vitryat, le travail en commun se fera sur d’autres aspects. Le centre hospitalier de la ville préfecture vient déjà en aide à Vitry dans de nombreuses disciplines telles que l’imagerie médicale, la dermatologie, la gynécologie obstétrique, la chirurgie ou l’hôpital de jour en diabétologie. D’où l’idée de renforcer plus particulièrement les liens existants dans le cadre de quatre disciplines : les urgences, la chirurgie générale et viscérale, l’urologie et la gastro-entérologie.

Bonne nouvelle donc pour l’équipe territoriale de médecins urgentistes en place, qui officie à Châlons, Sainte-Ménehould et Vitry. Deux recrutements seront effectués pour renforcer les équipes, et c’est Vitry qui devrait en profiter le plus. Cela mettra un terme à l’emploi d’intérimaires pour ces missions.

Du côté de la chirurgie viscérale, l’hôpital de Châlons a recruté, en juin, un jeune chef de clinique pour aider la coopération existante avec Vitry. Il officie quatre journées dans la ville préfecture et une dans la cité rose. Côté urologie, la collaboration, déjà ancienne, se poursuivra avec un professionnel qui se partagera entre les deux établissements. Enfin, pour ce qui est de la gastro-entérologie, une convention va pouvoir être signée, elle permettra notamment à Châlons de gérer toutes les urgences digestives de Vitry.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 13:02

Au terme d’une longue procédure, faites de réunions techniques, de rencontres entre les équipes médicales et d’auditions de chefs d’établissements, c’est l’hôpital de Saint-Dizier qui a été retenu pour devenir le partenaire privilégié de celui de Vitry, plutôt que le centre hospitalier (CH) de Châlons-en-Champagne. Ce choix a été validé hier par le conseil de surveillance de l’hôpital vitryat. Le futur centre périnatal de proximité, appelé à remplacer la maternité en février 2015, sera donc rattaché au centre hospitalier Geneviève-de-Gaulle-Anthonioz. L’hôpital haut-marnais a notamment évoqué la possibilité de réintégrer six agents vitryats : des sages femmes et des puéricultrices.

Mais le partenariat entre les deux hôpitaux, distants de 34 kilomètres, ira bien au delà de la prise en charge des femmes enceintes et des nourrissons. «Nous aurons accès à un hôpital plus spécialisé dans tous les domaines, qui dispose de moyens techniques plus importants», notamment l’IRM de l’établissement bragard, son bloc opératoire plus équipé... indique la directrice de l'hôpital de Vitry.

C’est aussi dans le domaine de la gériatrie que Saint-Dizier a su se montrer plus convaincant, alors que Châlons rencontre lui-même des difficultés dans le recrutement d’un gériatre. L’établissement haut-marnais avait aussi intérêt à nouer ce partenariat avec son homologue vitryat. De l'aveu même de sa direction, «son plateau technique et ses capacités d'hospitalisation ont été largement dimensionnés, ce qui génère des frais élevés, que seule une hausse d'activité permettrait de compenser».

Le rapprochement des hôpitaux de Vitry-le-François et de Saint-Dizier «est une très bonne chose» selon le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Champagne-Ardenne. «Le chiffrage sera précisé dans les prochains jours. La prochaine étape sera la conclusion du contrat entre les deux hôpitaux. L’ARS le signera et veillera à ce que les engagements soient respectés».

La CGT, toujours opposée à la fermeture de la maternité, a refusé de participer au vote sur la désignation de l’hôpital partenaire.

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 17:45

Alors que le centre hospitalier de Chauny connaît d’importantes difficultés financières, l’ARS a décidé de placer l’établissement sous administration provisoire. Une mesure annoncée ce mardi lors du conseil de surveillance.

En cinq ans, l’hôpital de Chauny a connu quatre plans de retour à l’équilibre budgétaire. Malgré tout, fin 2013, il affichait encore un «déficit cumulé de plus de 11 millions d’euros», selon l’Agence régionale de santé, de Picardie.

Des difficultés financières auxquelles s’ajoutent des tensions au sein même de l’établissement. Depuis plusieurs mois, syndicats et représentants du personnel tirent la sonnette d’alarme sur les conditions de travail.

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