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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 11:24

Non le Smur ne fermera pas. Non il n'est plus question de gardes de la part des médecins généralistes de l'arrondissement «en nuit profonde» (entre minuit et 6 h du matin). Oui le service d'urgence de Bar-sur-Aube sera bien maintenu en l'état, c'est-à-dire avec un médecin urgentiste et non plus une infirmière anesthésiste comme il avait été un temps annoncé. Le préfet de région, le préfet de l'Aube et le président du conseil régional ont fait pression auprès de l'Agence régionale de santé (ARS) pour maintenir l'antenne du Smur.

Durant plusieurs mois avait en effet été sous-entendu que le médecin urgentiste serait remplacé par une infirmière anesthésiste.

«C'est reculer pour mieux sauter. La fermeture du Smur, on en reparle dans deux ans», n'hésite pas à dire celle qui a présidé pendant dix-huit mois la conférence de territoire santé Sud. Certes, le Smur est sauvé… mais jusqu'à quand ? «Le problème de la couverture nocturne persiste», reconnaît un médecin de Bar-sur-Aube.

Aujourd'hui, trois équipes se succèdent tous les jours au Smur avec à chaque fois un brancardier-ambulancier, une infirmière et un médecin urgentiste. Les rotations se font ainsi : de 6 h 30 à 13 h 30, de 13 h 30 à 20 h 30 et de 20 h 30 à 6 h 30. C'est cette dernière tranche qui était jusqu'alors problématique… et qui n'est finalement toujours pas réglée.

Reste une autre question : la titularisation des postes d'ambulanciers qui était liée au maintien du Smur. Sur les six ambulanciers, trois seulement sont titulaires, les autres sont contractuels. Le dossier pourrait se débloquer.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:34

L'ARS, Agence régionale de santé, projetterait de supprimer plusieurs permanences de soins en Picardie, dont celle de Château-Thierry.

La permanence de soins, c'est l'assurance de pouvoir être pris en charge par un praticien (gynécologue, chirurgien…) 24 h/24. Par exemple, aujourd'hui, si vous arrivez aux urgences avec une luxation de l'épaule à 2 heures du matin, on vous soigne. À ce jour, il existe vingt-six permanences de soins en Picardie, et l'ARS voudrait n'en garder que cinq !

Pour que l'hôpital conserve ce service, l'ARS a défini trois critères «inatteignables» selon les syndicats : accueillir 30 000 passages aux urgences par an (il en compte 25 000 en ce moment), compter «plus de 20 % d'hospitalisation suite à ces passages», il en totalise 30 %, et effectuer 4 000 actes chirurgicaux par an, il en fait 3 150.

Les syndicalistes ont organisé une assemblée générale avec les salariés de l'hôpital («Une centaine de personnes étaient présentes, nous n'avions pas eu ça depuis longtemps !»). Ils prévoient aussi de créer un comité de défense réunissant usagers, élus, syndicalistes, salariés, car, disent-ils, l'hôpital, c'est l'affaire de tous.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:07

La «collaboration» avec l'hôpital d'Épernay, que le directeur des exploitations du groupe Kapa Santé appelait de ses vœux il y a encore quelques semaines, n'est déjà plus qu'un lointain souvenir. Un communiqué lapidaire envoyé hier y a (définitivement ?) mis fin.

Le groupe a donc décidé d'annoncer sa requête en référé auprès du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, pourtant déposée le 29 octobre 2011. Pourquoi alors en parler aujourd'hui ? Bien qu'il s'agisse d'un référé, le dossier n'a toujours pas été audiencé.

La maternité est en effet assurée conjointement par l'hôpital et la clinique, dans les locaux de cette dernière. Et le groupe goûte peu les manières de ce locataire «qui ne paie pas ses loyers, ni toutes les charges et frais liés aux services dont il bénéficie». Un ensemble que Kapa facture à un montant mensuel de 35 000 euros.

Une porte de sortie était pourtant sur le point de s'ouvrir après une rencontre organisée à l'Agence régionale de santé au début du mois de janvier.

Des désaccords de forme et de fond qui ont, dès le début, abouti à la mise au rebut d'un pôle de santé public-privé à Épernay.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 14:39

«J'estime qu'il y a déjà au moins 150 personnes décédées pour avoir été exposées à l'amiante utilisé chez Foseco».

Foseco s'est installée en 1961 à Donchery et la production y a cessé en 1994. L'usine fabriquait des pièces pour la fonderie et la sidérurgie. Elle compta jusqu'à 500 salariés et sur plus de trois décennies, au moins 3 000 personnes y travaillèrent, si l'on compte les intérimaires et les sous-traitants. L'amiante y était utilisé par wagons entiers.

Officiellement, après la fermeture de l’usine, les déchets ont été évacués. C’est un secret de Polichinelle, une partie a servi à combler un étang à Donchery même. Le site lui-même a fait l’objet d’un désamiantage dont la qualité même laisse sceptique l’Addeva.

Sur le site du ministère de l’Ecologie, la base de données consacrée aux sites, sols et sous-sol pollués (ou potentiellement pollués), existe bien une fiche consacrée à Foseco. Ou plus précisément à la décharge de l’ancienne usine (soit 17.000 m3 de déchets sur plus d’un hectare). A aucun moment, il n’est pas fait mention d’amiante. Mais les services de l’Etat notent que la qualité des eaux souterraines demeure surveillée : «La concentration en manganèse a fortement diminué (bien qu’elle reste toujours très fortement supérieure aux normes de potabilité). En revanche, la teneur en trichloréthylène reste constante» lit-on sur la fiche…

Au-delà des salariés (ouvriers, administratifs, cadres) de l’usine, les populations environnantes ont-elles été exposées et donc éventuellement «mises en danger» ? Un dépôt d'une plainte contre la société Foseco et contre X avec constitution de partie civile, aura lieu ce mardi, «pour homicides involontaires, blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui et non assistance à personne en danger».

Si les procédures judiciaires liées à l'amiante sont nombreuses devant les prud'hommes et, surtout, devant le tribunal des affaires de sécurité sociale, c'est la deuxième fois seulement dans le département qu'une plainte pénale est déposée. Un premier dossier est à l'instruction concernant Deville (Charleville).

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 09:56

Le Groupement hospitalier Aube-Marne est né de la fusion de trois établissements en 2008. Le siège, à Romilly, abrite des urgences, un SMUR, une maternité, une filière gériatrique, des soins palliatifs, des services de médecine cardiologie, d'hospitalisation à domicile et de soins infirmiers à domicile, des consultations externes et un plateau technique. Le site de Nogent se consacre à la prise en charge des personnes âgées, comme celui de Sézanne qui regroupe aussi une antenne du Smur, un accueil 24 heures sur 24, des consultations externes et un service imagerie.

À la création du Gham en 2008, le déficit s'élevait à 900 000 €. L'an dernier, il était revenu à 300 000 €.

Le Groupement hospitalier Aube-Marne a adopté son premier projet d'établissement pour les cinq ans à venir. Ses axes principaux : «Avoir une filière gériatrique labellisée [...] consolider les activités existantes, [...] développer un mode de prise en charge complémentaire à l'hospitalisation traditionnelle.»

Le site hospitalier romillon met en place un court séjour gériatrique. Le Gham a déposé un dossier de pôle d'activité de soins adaptés pour Sézanne. Cette structure de 15 places serait destinée aux patients de l'Ehpad [établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes] qui sont atteints de la maladie d'Alzheimer ou de maladies apparentées. Le site de Romilly a changé de scanner. Utilisé par l'hôpital et la clinique, cet appareil est novateur en termes de radioprotection.  Il permet de réduire de 50 % l'exposition au rayonnement. C'est très utile pour les patients qui ont des examens réguliers. Sa location coûte 12 000 € par mois au lieu de 15 000 € auparavant. Le plateau technique du Gham se compose également d'un service d'imagerie, d'une unité d'explorations fonctionnelles de gastroentérologie et de cardiologie, d'un laboratoire, une unité thérapeutique d'éducation du patient.

Un médecin coordinateur a été recruté pour intervenir sur les trois Ehpad. Son rôle est de coordonner l'ensemble de la prise en charge des soins (et certainement d'en réduire les coûts).

Le Gham a mis en place une commission des relations avec les usagers de la qualité de la prise en charge. Ses missions sont de veiller au respect des droits des usagers, faciliter leurs démarches, améliorer la prise en compte de leurs réclamations et plaintes.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 12:53

«Compte tenu de la carence avérée du management de la direction générale des trois hôpitaux constitutifs de la communauté hospitalière de Thiérache qui contribue à l'absence de lisibilité et à l'instauration d'une ambiance délétère, pouvant retentir à court terme sur la pérennité des trois établissements, [nous], ainsi que les membres médicaux du directoire commun soussignés, décidons de ne plus convoquer les CME et de ne plus siéger au directoire commun». Telle est la motion envoyée aux Agences régionales de santé du Nord-Pas-de-Calais et de Picardie par le président de la commission médicale d'établissement (CME) du centre hospitalier de Fourmies, son bras droit, membre du directoire, la présidente de la CME du centre hospitalier d'Hirson, un membre du directoire, et, 2 docteurs pour le Nouvion-en-Thiérache.

Les trois établissements de Fourmies, Hirson et de Nouvion-en-Thiérache ont le même directeur.

Les ARS ont été aussi destinataires début septembre, d'un courrier parfaitement circonstancié, destiné, rien de moins, qu'à porter à la connaissance de la tutelle - et notamment du ministère de la Santé - des éléments surprenants et potentiellement illégaux perpétrés par ceux qui ont la main mise sur la direction des trois établissements.

La gendarmerie est saisie. Des enquêteurs travaillent depuis plusieurs jours sur une série de dossiers de harcèlement moral. Il y a mieux, et les deux ARS de même que le ministère ne peuvent l'ignorer : outre un management sévèrement remis en cause, des éléments stupéfiants ont été signalés :  le fonctionnement fantaisiste de la commission d'appels d'offres, des cahiers des charges hors normes, des tractations floues avec certaines entreprises…

La directrice adjointe arrivée le 1er mars 2010 (elle est chargée de piloter le CH d'Hirson) a été mise au placard et n'a plus la signature que pour les affaires courantes. Elle a mis en route une procédure contre son directeur*. Pour harcèlement moral.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 14:15

Le projet régional de la santé sera définitivement élaboré en début d'année pour quatre ans (2012 -2016).

Neuf enjeux transversaux ont d'ores et déjà été déterminés.
D'abord relever le défi de la démographie des professionnels de santé, développer l'accompagnement et le soutien des aidants, améliorer l'accès aux établissements, développer la coordination.
Ensuite, améliorer la qualité et l'efficience de la prise en charge, développer la prévention tout au long de la vie, réduire les inégalités sociales et territoriales d'accès à l'offre de santé.
Enfin, garantir le respect des droits des usagers et favoriser la coordination avec les politiques publiques ayant un impact santé.

Le nouveau bloc opératoire du GHSA Rethel-Vouziers ouvrira ses portes. Sa vocation est la chirurgie ambulatoire.

Le directeur responsable de l'hôpital Manchester à Charleville a pour mission de continuer le plan de retour à l'équilibre qui était déjà en cours à son arrivée dans l'établissement.

Une restructuration des plateaux techniques obstétricaux et le regroupement des maternités de Charleville-Mézières et Sedan sont annocés, malgré qu'elles ne soient pas en dessous de ce seuil critique des 500 accouchements annuels.

Le comité régional de sélection des projets de maisons de santé en milieu rural a sélectionné trois nouvelles opérations dans les Ardennes. Carignan, Rimogne et Mouzon bénéficieront d'un accompagnement et d'une aide au montage financier.

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