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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 04:30

Mouette Enragée N° 30 en Kiosques

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:25

CA 219A Bordeaux, au lendemain de sa piteuse visite dans les rues de Bayonne, Sarkozy a prétendu que «dans la République, il ne pouvait y avoir de lutte de classe». A chaque élection, les candidats font le tour des usines pour faire croire aux ouvriers que leur sort leur importe... A la veille de l’élection présidentielle, les candidats découvrent les usines. ArcelorMittal, Pétroplus, PSA, Lejaby, Photowatt..., ils se relaient au chevet des sites menacés1 de fermeture, tous plus soucieux les uns que les autres de démontrer leur préoccupation pour l’emploi. Ils voudraient laisser croire qu’ils ont des réponses face aux fermetures d’usines et aux licenciements. En réalité, ils agitent les mêmes slogans creux sur la stratégie ou la politique industrielle, leur patriotisme industriel ou, pour Eva Joly, la réindustrialisation par l’économie verte...

Il y a eu l'affaire Lejaby pour laquelle Sarkozy a fait appel à son ami Arnault, une des premières fortunes du pays, afin qu'il veuille bien reprendre une petite centaine de salariés d'une des usines Lejaby ! Mais 350 restent sur le carreau. «Qu'a-t-il fait depuis cinq ans pour les autres usines ? Nous sommes en période électorale, c'est pour cela qu'il s'est penché sur notre sort. Si on ne s'était pas battues, on n'aurait rien eu». Après avoir fait un petit tour chez les travailleurs de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, il se glorifie d'avoir convaincu le pétrolier Shell d'accepter de continuer l'activité pour six mois et de prolonger d'autant l'emploi des salariés menacés de licenciement. Il a forcé la main au PDG d’EDF à reprendre Photowatt. Enfin, il a déclaré que «la France est prête à procurer 150 millions d'euros en faveur de Florange», autrement dit que les contribuables «accorderaient» 150 millions à M. Mittal pour prime à ses sinistres exploits.

En visite à l'usine ArcelorMittal de Florange le 24 février, Hollande a présenté une proposition de loi, déposée trois jours plus tard à l'Assemblée, censée empêcher les fermetures d'usines. «Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder, nous ferions obligation que les repreneurs viennent et puissent donner une activité supplémentaire», a déclaré le candidat socialiste. D'après sa proposition, à chaque fermeture d'usine, l'entreprise devrait informer le tribunal de commerce, qui désignerait un mandataire chargé de trouver un repreneur. Si l'entreprise n'acceptait aucune offre à l'issue du délai légal, le mandataire pourrait être saisi par le Comité d'entreprise pour apprécier la pertinence des offres. Si l'entreprise refusait toujours de vendre son site, le tribunal pourrait lui-même arrêter un plan de cession. Mais s'il n'y pas de repreneur ? Si ce repreneur décide de supprimer la moitié des emplois, qui l'en empêchera ?

Par leurs résistances et leurs luttes contre les fermetures d’usines et les licenciements, les travailleurs contraignent les politiciens à venir s’expliquer devant eux. Ils les interpellent et les obligent à mettre bas les masques en étalant face à toute l’opinion leur impuissance et leur démagogie. Ils imposent la question sociale au centre de la campagne. Ils interviennent ainsi directement sur le terrain politique. La lutte contre les fermetures d’usine, pour l’emploi, contre le chômage ne saurait se laisser enfermer sur le terrain syndical en abandonnant la politique aux professionnels qui appellent les ouvriers à voter pour eux tous les cinq ans, l’occasion d’une petite visite, d’une tape sur l’épaule et d’un tour à la cantine...

La succession des crises économiques suscite plus de résignation que de mise en cause du système. La colère peut s’exprimer par le retour des violences contre l’outil de travail que symbolisent il y a quelques années les luttes de Cellatex, Daewoo, Michelin, Moulinex jusqu’à New Fabris. Avec l’approfondissement de la crise tant sociale, écologique que politique, l’idée s’affirme que les travailleurEs peuvent produire sans patron et sont au moins aussi capables de gérer les entreprises que les managers qui, ne visant que l’augmentation des profits, les ferment et licencient tout en aggravant les conditions de travail. C’est ainsi que, dans de nombreuses luttes, les salariéEs posent la question de la prise en main de la production, de l’appropriation de l’outil de travail. Dans les raffineries, à la Fonderie du Poitou, chez Philips, Fralib, Helio-Corbeil, SeaFrance ou Arcelor-Mittal, les salariéEs remettent en cause l’arbitraire patronal. CertainEs s’engagent sur la piste des Scop (ex-sociétés coopératives ouvrières de production devenue participatives), des SCIC (sociétés coopérative d’intérêt collectif).

Pour les politiciens de tout bord (ou presque), la solution à la crise, c’est «la valeur travail», «la France qui se lève tôt», chers à Sarkozy. «Les Français sont prêts à faire des efforts, et je leur en demanderai pour redresser le pays» a déclaré Hollande lors de son meeting à Lyon. C’est aussi le «Produisons en France» ou maintenant «Produisons en Europe», moins cocardier que le «Produisons français».

Et pourtant le travail tue. Chaque jour, deux salariéEs meurent d’un accident du travail. Chaque année, on compte 651 000 accidents avec arrêt, 46 436 incapacités permanentes, 4 500 mutiléEs. Depuis 1995, les maladies professionnelles ont doublé : 35 000 maladies professionnelles par an, 10 % des cancers liés au travail, près de 400 suicides. Un rapport jugeait en 2002 les maladies professionnelles sous-évaluées de 70 %.

Ce n'est pas la crise qui fait que le grand patronat s'en sort avec tous ses profits et que ce sont les travailleurs qui payent. Ça, c'est le résultat de la lutte de classe. Comment s’étonner que, dans ce contexte, il n'y ait pas plus de réactions de la part des travailleurs. La crise que nous vivons est souvent comparée à la crise mondiale de 1929. Il a fallu des années pour que les travailleurs passent de la résignation, du désespoir impuissant, voire réactionnaire, à l'espoir d'inverser le cours des choses. Aujourd'hui, la matière explosive s'accumule. Le moment de la révolte de millions de femmes et d'hommes viendra, tôt ou tard.

OCL Reims

1 Depuis 2009, 900 entreprises ont fermé, 100 000 emplois ont été supprimés dans l’industrie, le chômage a explosé. Si l'aéronautique, l'agroalimentaire et le luxe sont restés créateurs nets d'emplois, l'automobile, qui a perdu 30 000 postes en trois ans, la pharmacie, la haute technologie, la chimie et la métallurgie ont subi des "saignées". (Etude réalisée par l'observatoire Trendeo pour le quotidien Les Echos).

Edito de Courant Alternatif n° 219, avril 2012

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 22:25
CA 218-copie-1LES VIVANTS SONT CEUX QUI LUTTENT...
Rarement on aura ressenti avec autant d’acuité le décalage entre les discours polticards et la réalité vécue par chacun et chacune. Alors que partout en Europe (Espagne, Italie, Roumanie...) se développent des mobilisations populaires contre les politiques de rigueur et d’austérité imposées aux populations, alors que la Grèce est au bord de l’insurrection généralisée, il va nous être demandé, à nous Français, dans quelques jours, de nous rendre sagement aux urnes pour choisir à quelle sauce nous désirons être mangés.

On se demande franchement comment l’arnaque électorale va s’y prendre cette fois encore pour convaincre l’électeur de se mobiliser peut être en jouant avec un anti sarkozysme tout pourri ou pire en ressortant la vieille antienne de l’antifascisme à deux balles.
En effet il n’est pas besoin de faire le tour des cafés ou des salles de pause pour constater que cette société plus personne n’y croit, mais l’atomisation généralisée, la servitude imposée nolens volens par l’Etat et ses appareils (police, justice), la nécessité de survivre au quotidien favorisent le repli sur soi avec pourtant la conviction profonde que le chacun pour soit, c’est tout le monde dans la merde.

Comme nous l’explique un article de ce numéro de CA, le capitalisme n’est pas un système illogique ou un conclave d’initiés se réunissant dans une confrérie secrète quelconque. Le capitalisme est un système économique basé sur l’exploitation du travail salarié. Il n’est ni une fatalité ni une obligation. Sa « crise » qui soit dit en passant n’est certainement pas la nôtre n’est qu’un acte de sa restructuration, comme cela est arrivé de nombreuses fois au cours de son histoire. La seule vertu de ces instants-là si l’on peut dire, c’est de faire tomber les masques, car ce sont dans ces moments de rupture du consensus qu’apparaissent clairement les rôles des acteurs sociaux (défenseurs de l’ordre ou contestataires de l’existant). A la différence de ses périodes de croissance le Capital dans ses moments de crises met à nu ses rouages, montre les crocs, et le vernis du consensus démocratique qui le pare se craquèle.
Le problème c’est que la défense d’un projet politique aspirant clairement à une révolution sociale a progressivement disparu dans la masse des exploités, largement aidé en cela par tous ceux qui y avaient intérêt. Toutes les pratiques et les discours de ces dernières années, favorisant l’intégration, la cogestion et la négociation, ont transformé l’Etat en une entité mythique et neutre, située au delà des antagonisme de classe et visant au bien commun, alors que celui ci se retrouve souvent être l’arme la plus efficace du Capital pour défendre ses privilèges en dernière instance.
Cela a débouché sur l’assimilation progressive de la logique de la crise (c’est comme ça on ne peut rien y faire) et un tassement de la volonté ou de l’idée même de se battre. D’ailleurs les mots de communisme et de révolution semblaient avoir perdu de leurs sens. Pourtant la question de la révolution ne revient pas elle ne nous a jamais quittée. Le problème c’est que la révolution c’est aussi le saut vers l’inconnu et la crainte d’un hypothétique futur qui naîtrait du vide laissé par la guerre sociale.

Tout reste donc à réinventer, à créer.

L’année 2011 résonne de toutes les révoltes : de la chute des satrapes orientaux à la flambée de la dette grecque. Une fois de plus le monde change, nous n’avions rien vu venir et c’est tant mieux. Une mobilisation sociale ne se décrète pas. Accablée par l’incurie sarkozsyte, coincée entre la défaite d’un mouvement social et l’échéance électorale à venir, la France, dans son nombrilisme bien franchouillard, paraît rester a l’écart de ce formidable mouvement.
Il y a cependant des actes qui peuvent être posées. D’abord il est nécessaire de situer les responsabilités, notamment celles des gestionnaires politiques de droite comme de gauche, de dire que la crise ce n’est pas pour tout le monde.
Ensuite il faut se retrouver pour se sentir moins isolé face à ces problèmes et retrouver un sentiment d’appartenance et des possibilités concrètes de solidarité. Enfin il faut, là où ça lutte, poser ensemble les problèmes de comment lutter et pourquoi le faire, de quels projets nous voulons défendre, de quelle stratégie nous voulons mettre en place pour pouvoir commencer a vivre autrement et ce quelle que soit la crise du système. Alors peut être aurons nous aussi le bonheur de goûter l’ivresse de ces moments collectifs où tout semble être possible, nous pourrons récupérer en quelques instants des pans entiers de notre vie, nous pourrons nous aussi hurler notre rage et notre colère à la face des flics de tous poils qui nous harcèlent au quotidien. Finalement on vit une époque formidable Comme disait le vieux barbu les capitalistes nous vendront la corde pour les pendre. Vite on s’impatiente...

...LA RAGE DE CLASSE AU COEUR
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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 10:35

Couv CA 216

SOMMAIRE

édito • PAGE 3

NUCLÉAIRE
4 • Valognes. Histoire d’un Castor
7 • Notes sur l’appel au camp de Valognes et ses suites
9 • Le discours pronucléaire et son démontage

AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
11 • Ne laissons pas Vinci décider de nos vies

BIG BROTHER • PAGE 12

REPRESSION
14 • Contre l’enfermement et l’auto-enfermement
15 • Déjà 5 semaines de détention pour les inculpéEs de Labège
16 • Contre le délit d’opinion, résistance ! Contre la répression de la contestations sociale, solidarité !
18 • La « délinquance des jeunes » : Une construction politique sécuritaire.

SOCIAL
21 • Retour sur la grève du Novotel des Halles à Paris

ÉCONOMIE
23 • Agences de notation : AAAAA... tchoum !!

SYSTÈME SCOLAIRE
25 • Rien ne va plus dans l’éducation nationale.

INTERNATIONAL
28 • Argentine : expériences piqueteras ; la fédération des organisations de base

A LIRE • PAGE32

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 09:35

Couv-CA-204.jpgCourant Alternatif n° 214, novembre 2011, 32 p. 3 euros est à l’imprimerie. Il sera disponible à compter du 7 novembre.

Par abonnement :

http://oclibertaire.free.fr/IMG/pdf/formulaireAboCA-2.pdf

ou dans les bonnes librairies :

http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article668

 

 

 

 

 

SOMMAIRE

• Edito    

page 3

• Antinucléaire

page 4       15 octobre : une mobilisation en demi teinte

page 5       Bordeaux, un petit millier de personnes

page 6       22-24 novembre : appel au camp de Valognes

page 7       Sur les transports de matières radioactives

• Economie

page 8      Une crise de la finance ???

• Santé

page 11    Quand leurs profits valent plus que notre santé !

• Répression

page 13    Lyon, violences policières contre les manifestants !

page 28    Poitiers, 26-27novembre, forum antirépression !

• Magouilles blues

page 14    La République qui pue : l’affairisme d’hier à aujourd’hui

• Big Brother  

page 16

• Colonialisme

page 18    Mayotte, la révolte muselée

• Nous sommes 99%

page 22    Occupy Wall Street, le réveil de l’Amérique [Point de vue]

page 25    Israël, l’été des indignés et après ?

page 29    Etat espagnol, quand l’indignation s’installe sans faire de surplace

• Lectures

page 24   La prodigieuse procession et autres charges

                Dynamite ! 1830-1930 un siècle de violence de classe en Amérique

Correspondance EGREGORE, BP 1213, 51058 REIMS Cedex
http://oclibertaire.free.fr

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:07

CA 213Editorial de CA 213

Nous sommes entrés dans la traditionnelle «rentrée sociale». Que vont donner les appels à la mobilisation lancés par les syndicats ? Des chefs d’orchestre traditionnels des mouvements sociaux ont lancé le 27 septembre une grève dans l’Education nationale et dans un certain nombre d’autres secteurs proches. Il est certain que ces appels reposent sur un ras le bol concernant  la casse de l’éducation et de la formation avec ces suppressions d’emploi et leurs conséquences sur les conditions de travail, ces suppressions de classes avec leurs conséquences pour les parents d’élèves et les élèves, … Ce mécontentement qui s’exprime par des luttes locales peut toujours s’amplifier et tendre à se généraliser, l’avenir nous le dira. Puis ce sera la «mobilisation» pardon «la journée d’action» interprofessionnelle du 11 octobre orchestrée par les syndicats responsables où on ignore encore à ce jour s’il y aura ou non un appel à la grève… pour 24h dans le service public et quelques heures dans le privé. C’est d’un rituel et d’un convenu ! On peut se demander si ce cinéma va encore durer longtemps… Quand les syndicats intégrés à l’appareil d’Etat auront-ils perdu toute crédibilité ?

S’organiser en dehors des syndicats devient une urgence ce qui ne signifie pas forcément quitter les syndicats dans les boîtes où on bosse lorsqu’il est possible de s’en servir comme outil pour les luttes.  

Ces syndicats ont aujourd’hui de plus en plus «le feu aux fesses». L’Etat et le patronat tiennent à aller encore plus loin dans leurs intégrations avec leurs projets de modification de la représentativité où les petits risquent de perdre leur représentativité et ainsi disparaître par manque de financement. On peut toujours espérer que ces petits syndicats interviennent davantage sur le terrain au lieu d’intégrer les gros appareils mais il ne faut pas rêver, le permanent syndical fait bien souvent tout pour ne pas retourner au turbin quitte à changer de boutique !

Nous ne pouvons pas non plus oublier que nous sommes à quelques mois d’une échéance politicienne et traditionnellement nos chefs d’orchestre oeuvrent pour la paix sociale et la sérénité des citoyens déposant leur bulletin dans l’urne. C’est bien connu, tout ce que nous n’avons pas gagné par nos mobilisations et surtout, par les temps qui courent, tout ce que nous n'avons pas réussi à sauver, peut être rattrapable par de nouveaux et nouvelles élu/e/s. Il n’est pas sûr que ce discours traditionnel fera encore long feu. Qui peut encore croire à ces sornettes ? Qui peut encore se nourrir d’illusions «réformistes» lorsqu’on a connu la Gauche au pouvoir législatif de 1981 à 86, de 1988 à 1993 et de 1997 à 2002 : soit 15 ans en 30 ans. Mais la mémoire est sélective, Il y a toujours des incrédules et surtout ceux et celles qui ont socialement intérêt à se raccrocher à un changement politicien en particulier les classes moyennes qui se précipitent aujourd’hui pour les primaires socialos.

Nous espérons toujours que nous sommes et serons de plus en plus nombreux à avoir intégrer qu’il n’y a rien à attendre de la classe politique dans son ensemble.

Alors, va-t-on voir naître en France comme en Espagne un mouvement d’indigné/e/s refusant la «trêve électorale» ? Les idées plaquées sur une autre réalité ont bien souvent du mal à fonctionner mais personne ne peut prévoir ce qui peut se passer dans quelques semaines. Par contre, il y a eu le mouvement des retraites qui a marqué beaucoup de gens même si celui-ci a manqué d’autonomie et a été finalement bien contrôlé par les centrales syndicales. Dans certains endroits, ils existent encore des braises où suite à ce mouvement des gens ont continué à se réunir. Alors, pourquoi pas un retour de flammes ? Si c’est possible re-dynamisons les A.G. interprofessionnelles ouvertes aux précaires et aux chômeurs ! D’autant plus qu’un vaste mouvement de grèves invisible existe en France depuis le début de l’année 2011. Plus de 770 grèves de début février à mi-juin ont été recensé en s’appuyant seulement sur des informations publiées par la presse. Il ne s’agit pas d’un réel mouvement social puisque ses acteurs n’ont pas conscience d’agir collectivement dans un même but. Néanmoins, localement, des foyers de résistance et de luttes tendent à se multiplier.

Cette rentrée va être aussi le théâtre de manifestations antinucléaires. Là aussi va se poser le problème de la rupture ou non avec les institutionnels qui préparent les élections et leurs négociations avec le PS. Nous devons décrédibiliser définitivement le Réseau Sortir du Nucléaire qui depuis sa création, voici 14 ans,  demande à l’Etat français et à ses élu/e/s une sortie du nucléaire dans 10, 15 ou 20 ans. C’est se foutre de la gueule du monde ! Notre seule revendication demeure son arrêt immédiat sans se préoccuper si le capitalisme a, en France, les moyens de remplacer cette énergie électrique par d’autres dites alternatives. C’est son problème et pas le nôtre, résolu d’ailleurs dans beaucoup d’autres Etats ! Les alternatives ne peuvent nous intéresser que lorsqu’elles correspondent à une recherche d’autonomie de populations qui veulent se réapproprier leur vie en dehors de toute marchandisation. Là aussi, on ne pourra réellement progresser si un mouvement social réussit à naître en rupture avec les logiques marchandes et productivistes du capital.

Nous vivons actuellement une période palpitante avec une remontée significative des luttes en Europe où le lieu d’affrontement entre les classes n’est plus seulement dans les lieux de production où de plus en plus de gens refusent de payer leur crise et ne s’identifient plus au système qui les exploitent et les broient. Au niveau international, nous sommes là aussi entrés dans une période de mouvements de fonds où le problème de la solidarité de classe est à nouveau reposé.

OCL-Reims, le 20/09/2011

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:01

CA 213Au sommaire

Edito page 3

social
page 4 Réflexions sur la situation sociale
page 7 Rentrée scolaire, rentrée sociale, sous le signe de l’apathie
page 8 Les chiffres de la précarité en France

nucléaire
page 10 Quelle stratégie pour le mouvement antinucléaire ?
Les manifestations du 15 octobre, un enjeu important
page 14 Tous égaux devant la radioactivité (enfin, presque...)
page 15 A propos de Fukushima (intervention de Satoshi Ukai)

Big Brother page 18

international
page 20 Libye : la démocratie divine
page 24 Espagne : la longue marche des indignés : un pas de plus dans le développement des luttes sociales ?
page 25 Le système scolaire en Espagne

anticolonialisme
page 28 Mayotte ou le vrai visage de la république coloniale
page 29 Rwanda, du génocide et de ses négations

breves
page 30 Charlie Bauer.
Centre de rétention de Vincennes, procès

à lire
page 31 La cité à travers l’Histoire, Lewis Monford
Une résurgence anarchiste, histoire de la FIJL
Notre-Dame-des-Landes.

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 13:25

Pub Offensive 31Edito

Le premier usage des machines à calculer et des machines programmables a été de « rationaliser » les processus de production. En automatisant, en accélérant et en rendant plus flexibles la production, et la gestion des comptes et des stocks, l'informatique a intensifié, et continue d'intensifier, l'exploitation salariale. En plus de licencier des travailleurs-euses devenus-e-s inutiles, l'implantation de l'informatique dans les entreprises a souvent transformé l'organisation du travail. Elle rend le travail des salariés-e-s encore en activité moins autonome, moins créatif et plus pénible.

Avec l'arrivée de l'ordinateur dans les foyers, et surtout depuis l'accès grand public au réseau Internet, l'informatique est devenu également un outil de communication. Des discours sont alors apparus qui vantaient les vertus démocratiques et libératrices d'Internet : celui-ci permettrait de diffuser gratuitement, et ce partout dans le monde, des informations alternatives et militantes.

De par sa structure en réseau, décentralisée, il faciliterait des modes d'organisation horizontaux en permettant une égale participation de toutes et tous, que l'on vive à Bangalore ou en Lozère. Ainsi, il suffirait de détourner l'usage de cet outil pour le mettre au service de la construction d'une société libertaire et saper les fondements du système actuel. Alors pourquoi la «révolution informatique» est-elle menée de fronts par les industriels et les gouvernants, soutenus par les media dominants ?

Tout d'abord, il semblerait que la contribution de l'informatique, et d'Internet en particulier, aux mouvements d'émancipation soit plus modeste et ambigüe qu'annoncée. D'une part parce que leurs avantages ont été exagérés, et leurs inconvénients rarement considérés. D'autre part, parce que, aussi utiles qu'ils puissent être, ce ne sont que des outils de communications, dont l'utilisation correcte peut être cruciale, mais jamais suffisante.

Mais surtout, en s'immisçant dans les foyers, les transports, les écoles ou les bibliothèques, en se faisant toujours plus discrète grâce aux progrès des nanotechnologies, ce n'est plus seulement les chaînes de montages, mais tous les aspects de la vie que l'informatique tend à «rationaliser»

Il ne s'agit pas seulement de dénoncer les dérives que seraient le fichage généralisé, ou l'observation des communications par des entreprises ou des États. Il est également nécessaire de bien comprendre et enrayer l'idéal du tout-numérique. Idéal d’une société où tout pourrait être quantifié, de la production de légumes jusqu'au mécontentement de la population, et ainsi géré, de manière toujours plus automatique et plus rapide.

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 16:01

UneCA 212Sommaire Courant Alternatif 212


 Edito page 3

Technologie
page 4 • Livres de papier contre l’ordre numérique

Energie
page 7 • Le gaz de schiste, une source de profit colossal pour Total

Chronique du désastre
page 11 • Notre-Dame-des-Landes
• Fukushima partout !

Immigration
page 12 • Loi du 16 juin 2011 : encore plus liberticide
• Migrants en Alsace : une situation explosive

Police, justice, répression
page 16 • Infiltration d’un groupe antirépression à Lausanne

Rencontres libertaires d’Eychenat (25 juillet/4août)

Big Brother page 20

Police, justice, répression
page 22 • Pays Basque ; les longues peines /Aurore Martin

International
page 23 •Espagne : entre malaise social et régénération démocratique
page 26 • Espagne : quand les indignés passent à l’action
page 30 • Libye : les victimes invisibles

Vite fait sur le zinc page 32

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 14:09

UneCA211Edito • page 3

Social

  • page 4 • La vie, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?
  • page 6 • L’éducation nationale traque la désobéissance

 

Immigration

  • page 8 • Du sable juridique dans la machine à expulser
  • page 9 • D’ailleurs nous sommes d’ici !

 

Big Brother • page 10

Luttes de libération nationale

page 12 • Le 14 juillet, la jeunesse basque dans la rue !

Vite fait sur le zinc • page 14

International

  • page 16 • Espagne : entre citoyennisme et révolution, le retour du politique ?
  • page 19 • Libye : une population sous la dictature des armes
  • page 21 • La Palestine et les révolutions arabes
  • page 24 • Côte d’Ivoire : la France et l’ONU complices de crimes contre l’humanité ?

 

Notre mémoire

page 29 • La Commune de Paris : La politique de M. Thiers avec la province : la gauche livre Paris

Rencontres libertaires d’Eychenat 2011 • page 32 http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1016

par lechatnoir51

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 13:07

HS17 COUVHors série n° 17 de Courant alternatif, juin 2011,  n° commun avec Offensive, 4 euro

 

Sommaire

Décoloniser nos esprits

  • • 4-5 Les cultures minoritaires contre l’uniformi-sation ?
  • • 6-7 Du sentiment d’appartenance
  • • 8-9 Dans le mouvement basque
  • • 10-11 Quelle attitude vis-à-vis des luttes de libération nationale ?
  • • 12-13 «On parle en breton au cheval mais en français au tracteur»
  • • 14 Parler breton aujourd’hui

 

Décoloniser nos luttes

  • • 15-19 Corsica : A Populu Fattu Bisogna a Marchja’
  • • 20-21 Pour une Bretagne libertaire anticapitaliste
  • • 22-23 Kanaky. Il est fini le temps des colonies
  • • 24-25 Le colonialisme, talon d’Achille du mouvement ouvrier
  • • 26-29 Autonomes et commandos autonomes au Pays basque
  • • 30 Scelta Para
  • • 31 OPA sur les identités
  • • 32-33 L’Europe contre les peuples

 

Décoloniser le monde

  • • 34-36 Turquie : Pour la reconnaissance sociale et politique du peuple kurde
  • • 37-39 Algérie : Les rendez-vous manqués de la libération nationale
  • • 40 Kabylie : Retour sur le printemps noir de 2001
  • • 41-43 Occupation en Irak et critique de l’anti-impérialisme

 

 

Edito

Un certain nombre de nations, parmi lesquelles la France, l’Allemagne, le Japon et les États-Unis, se sont créées et développées grâce à la conquête d’autres nations. Elles ont constitué de véritables empires coloniaux, asservissant les populations locales et pillant leurs richesses. Après la Seconde Guerre mondiale, une période de décolonisation s’ouvre avec l’indépendance des Indes britanniques en 1947. Des mouvements nationalistes déjà anciens, comme c’est le cas en Algérie, s’arment et se soulèvent. Les États colonisateurs usent de différentes stratégies pour casser ces luttes. Malgré la répression féroce qui s’abat sur les populations colonisées, les mouvements anticolonialistes ont peu d’écho dans les pays colonisateurs.

Aujourd’hui encore, un certain nombre de nations habitent un territoire et parlent une langue qui n’ont pas d’existence officielle, en dépit de leur spécificité. C’est le cas des Kurdes, qui forment le plus grand peuple privé de pays dans le monde, leur territoire étant partagé entre cinq États. C’est également le cas de beaucoup de nations d’Amérique latine et d’Asie, mais aussi d’Europe. Non seulement les phénomènes d’impérialisme et de domination d’une culture par une autre n’ont pas cessé avec les décolonisations (souvent partielles), mais l’émergence de nouveaux États semble même avoir entraîné leur dissémination (par exemple en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie).

Les personnes qui défendent une langue et/ou une culture minoritaire, surtout dans nos contrées où la modernité est censée avoir triomphé des particularismes locaux, sont souvent perçues comme réactionnaires. L’ancrage sur un territoire et le sentiment d’appartenance ne sont pourtant pas l’apanage des seules luttes de libération nationale, ils font partie intégrante de toute lutte sociale. Même si les personnes qui participent aux luttes de libération nationale ne sont pas toutes révolutionnaires, un travail critique sur les mouvements de libération nationale reste à mener aujourd’hui, pour en dégager les aspects émancipateurs et ceux que nous ne souhaitons pas reproduire.

Nous n’avons pas la prétention de traiter toutes les luttes de libération nationale dans ce hors-série, ni de répondre à toutes les questions qu’elles posent, notamment celle de l’exploitation… Nous avons cependant tenté d’ouvrir quelques pistes de réflexion pour envisager les luttes de libération sous un jour nouveau.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 09:13

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par lechatnoir51

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