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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 11:18
Intervention du PI2G de Reims pour un pétard

L’incident en dit long sur le climat de psychose qui règne actuellement en France. Hier dimanche, peu avant 13 heures, un appel angoissant parvient au centre opérationnel de la gendarmerie de la Marne. Au bout du fil : un habitant de Ville-en-Tardenois qui déclare avoir entendu un «coup de feu».

Aussitôt, le peloton d'intervention interrégional de Gendarmerie ou PI2G (appelé à tord antenne régionale du GIGN) de Reims, opérationnel depuis avril 2016, est engagée. Trois véhicules quittent la ville sirènes hurlantes pour rejoindre les unités locales, tandis que les pompiers, eux aussi engagés, reçoivent l’ordre de n’intervenir qu’après le feu vert des gendarmes.

La rue de Ville-en-Tardenois se couvre rapidement de bleu. Tout est calme. Et pour cause ! Après une rapide prise de contact, les gendarmes se rendent compte qu’en fait de coup de feu, une famille réunie pour le repas de Noël avait innocemment jeté un pétard dans son jardin…

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 10:53
Les usagers de la piscine de Suippes soutiennent les maitres-nageurs-sauveteurs

Le 10 octobre dernier, trois agents territoriaux salariés de la communauté de communes de Suippe et Vesle (propriétaire de la piscine), ont été mis à pied pour avoir rompu leur droit de réserve pour dénoncer des problèmes sanitaires et de sécurité de l'établissement. Lors des nocturnes et les dimanches matin, ils sont seuls pour surveiller, parfois plus d'une centaine de personnes.

Le syndicat national des maîtres-nageurs-sauveteurs est à leurs côtés depuis le début de cette affaire. Il dénonce une situation improbable où la communauté de communes met en balance droit de réserve et droit d'alerte. Il s'agit de la sécurité des usagers mais aussi de la santé de tous ceux qui entrent dans la piscine.

Une cinquantaine d'usagers de la piscine de Suippes se sont rassemblés hier pour demander la réintégration à leur poste de 3 maitres-nageurs-sauveteurs.

La communauté de communes de Suippe et Vesle assure la gestion de la piscine depuis 1992. C'est par un communiqué qu'elle évoque notamment des problèmes de suppressions de primes et de réorganisation qui aurait provoqué "un combat médiatique disproportionné". Elle juge aussi l'action de ses salariés entachée de nombreuses fautes disciplinaires. Elle les a mis à pied pour préserver la sécurité des usagers.

Les 3 maitres-nageurs-sauveteurs qui ont 7, 11 et 24 ans d'ancienneté passeront donc en conseil de discipline, pour deux d'entre eux, ce lundi 12 décembre. Ils risquent la révocation.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 12:35
CAO de Laon

CAO de Laon

Dans le cadre du démantèlement du campement de la Lande de Calais, quatre centres d’accueil et d’orientation (CAO) ont été créés dans l’Aisne. Un de des centres est situés à Laon, où l’Afpa a mis à disposition des chambres permettant d’accueillir quarante personnes dont des familles.

Mais apparemment, tout n’est pas aussi beau qu’on voudrait nous le faire croire. Un mouvement de protestation s’est fait jour parmi les migrants hier après-midi, avec un peu de désordre à la clé. Comme il fallait un (ou des) coupable(s), un jeune migrant été interpellé par les services de police puis placé en garde à vue pour des “menaces physiques proférées contre une éducatrice”.

Affaire à suivre.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 16:29
Bar-le-Duc : procès le 18 octobre de 2 artistes peintres

Venez découvrir la nouvelle pièce de théâtre écrite par l’Andra et mise en scène par la Justice : l’histoire rocambolesque de nos deux artistes peintres en bâtiment arrêté-es au lendemain des 200 000 pas, le 6 juin 2016, par la gendarmerie rurale au terme d’une étrange affaire d’art incompris sur une gare en ruine appartenant à l’ANDRA. Illes sont  inculpé-es pour “refus de signalétique” et de “dégradation ” en réunion.

C’est le troisième procès de la répression de l’été d’urgence, après le renvoi du 6 septembre sur 2 camarades arrêtés lors de la manif’ de réoccupation du 16 juillet, et le 12 septembre le procès du camarade interpellé lors de l’expulsion ! Contre la répression qui met la pression, divise, isole, la solidarité est notre arme.

Retrouvons-nous nombreux-euses devant le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc le mardi 18 octobre à 9h.

Résultat du procès : 800 € d"amende et 2 mois avec sursis...

 

Bar-le-Duc : procès le 18 octobre de 2 artistes peintres

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 09:36
Le peloton d’intervention interrégional de gendarmerie officiellement présenté

Début janvier 2016, sous couvert de lutte contre le terrorisme, le ministre de l’intérieur crée 4 nouveaux pelotons d’intervention de la gendarmerie. «Dans le combat que nous menons contre le terrorisme, la gendarmerie joue un rôle fondamental grâce à son maillage territorial, à sa capacité d'analyse et de recueil du renseignement, à ses compétences en matière judiciaire et d'intervention, à son organisation spécifique placée sous un commandement unique qui lui permet de monter rapidement en puissance en cas d'attaque terroriste».

» de la gendarmerie dans la lutte contre le terrorisme, selon le ministre.le rôle fondamentalAvec Nantes et Tours, Reims a été choisie pour accueillir une nouvelle antenne du GIGN. Ces trois pelotons d’intervention interrégionaux de gendarmerie (PI2G) viendront renforcer «

Pour résumer, il prépare le terrain en vue de l’intervention.En cas d’attaque terroriste ou de forcené retranché, le rôle du PI2G, en tant qu’unité régionale de premier rideau, est de geler les lieux, de sécuriser le site, en attendant l’arrivée des spécialistes du GIGN». explique un officier de gendarmerie. «, »Il ne faut pas confondre les deux. Le PI2G n’a pas vocation à remplacer le GIGN. Son spectre d’intervention est différentCes hommes sont formés par le GIGN mais n’en font pas tout à fait partie. «

», indique une source proche du ministère. Un positionnement à Reims permet à la fois la couverture de la frontière belge et luxembourgeoise. Reims est très bien placée. Historiquement c’est la voie des invasions. C’est aussi celle des exfiltrationsCela conduit à s’interroger sur le choix de Reims. Cette antenne aura vocation à intervenir dans toute la région Grand Est. Une implantation à Nancy ou Metz aurait été géographiquement plus logique. «

Le PI2G s'est installée à Reims en toute discrétion au mois d'avril. Avec 27 hommes opérationnels aujourd'hui, l'effectif n'est pas encore au complet. Cinq hommes supplémentaires vont intégrer d'ici les prochains mois cette unité d'intervention régionale. Installée dans une caserne de la gendarmerie à Reims, cette unité d'élite a déjà mené plusieurs interventions dans tout l'Est de la France. Elle a été officiellement présentée hier.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 20:02

«Tylers Swatting» et «Zakhaev Yamaha» sont soupçonnés d’être les hackers ayant piraté la ligne téléphonique de l’église Saint-Leu, dans le quartier des Halles à Paris, pour appeler les forces de l’ordre et leur faire croire qu’une prise d’otages y était en cours samedi après-midi.

Dimanche soir, L’Obs avait publié sur son site un entretien avec deux jeunes revendiquant le coup de fil à l’origine de la fausse alerte pour «rechercher le buzz». Selon le magazine, tout au long de l’après-midi samedi, les deux jeunes se seraient «mis en scène» sur les réseaux sociaux. Le vitryat s’est même vanté sur Facebook d’avoir, selon L’Obs «fait déplacé (sic) des hélico (sic), le gouvernement, 50 voiture (sic) de police, en premier sur twitter, j'suis passer (sic) sur periscope, j'suis passer sur facebook, j'suis passer sur BFMTV et 10 journal (sic) hihi»

«Tylers Swatting», son pseudonyme sur Facebook, lycéen de 16 ans, élève en 2nde technologique depuis la rentrée au lycée François 1er de Vitry-le-François (Marne), a été arrêté dans la ville. Il est depuis dans les locaux de la brigade de gendarmerie locale, et pourrait être transféré vers Paris dans la soirée.

Un second adolescent, âgé de 17 ans et surnommé «Zakhaev Yamaha», soupçonné d’être co-auteur du canular, était lui toujours recherché hier soir par les enquêteurs.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 13:31

Avec Nantes, Tours et Mayotte, la ville de Reims a été choisie pour accueillir une antenne régionale du GIGN. C'est ce qu'a annoncé ce lundi le ministre de l'Intérieur lors de ses voeux à la gendarmerie.

Ces quatre nouveaux "pelotons d'intervention inter-régionaux de gendarmerie" (PI2G), leur nom officiel, vont être créés afin de renforcer "le rôle fondamental" de la gendarmerie dans la lutte contre le terrorisme. Ils viendront s'ajouter aux trois déjà existants à Orange, Toulouse et Dijon.

"La menace est plus élevée qu'elle ne l'a jamais été", a insisté le ministre, évoquant "des cellules disséminées dans plusieurs pays européens et susceptibles de planifier un attentat de façon concertée" et "les risques liés à des comportements d'imitation de la part d'individus qui répondent aux mots d'ordre de Daech en attaquant nos concitoyens sans nécessairement s'inscrire dans un réseau formel".
Créées en septembre 2004, ces unités d'élite régionales sont constituées d'une trentaine d'hommes recrutés et formés par le GIGN. Ces pelotons doivent être prêts à partir en intervention en moins de trente minutes.

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 20:47

Le Rémois David a été condamné par le TGI de Nancy à quatre mois de prison avec sursis, tout comme son comparse Loïc. Cédric écope de son côté de huit mois de prison avec sursis.

Leur matériel a été confisqué et ils devront dédommager la région Lorraine (près de 6 000 euros en tout) et le conseil départemental de la Meuse (1 500 euros environ). Ils devront également verser un euro symbolique à l'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra).

Le tribunal les a reconnus coupables d'avoir entravé ou faussé le fonctionnement d'un système automatique de gestion de données, en l'occurrence les sites du conseil régional de Lorraine et du conseil départemental de la Meuse, ainsi que d'avoir participé à un mouvement en bande organisée.
Loïc a en outre été condamné pour avoir entravé les sites du ministère de La Défense et de l'Andra.

Les trois militants, qui étaient également jugés pour intrusion et modification de données, ont en revanche été relaxés de ces accusations.

Les trois militants étaient passibles de peines allant jusqu'à 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 21:25
3 militants des Anonymous ont comparu à Nancy

Ils avaient mené des attaques informatiques contre le site de l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra), ceux du conseil régional de Lorraine, du conseil général de la Meuse, et celui du ministère de la Défense.

L’attaque du ministère avait été revendiquée pour «venger» la mort, le 26 octobre 2014, du militant écologiste Rémi Fraisse, opposé au barrage de Sivens. Les autres, commises dans le cadre de l’opération des Anonymous contre «les Grands Projets Inutiles et Imposés» (GPII), visaient le projet de l’Andra d’un site d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse).

3 personnes, dont un rémois, passaient aujourd’hui devant le TGI de Nancy. Ils étaient passibles de peines allant jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

«Pour moi, GPII est une démarche citoyenne. Le but n’était pas de détruire un site Internet ni de faire des dégâts mais simplement de manifester en rendant le site inaccessible», a déclaré à la barre le rémois David.

Pour l’avocat de Cédric, «il y a une disproportion» entre les poursuites engagées «et la réalité de l’attaque. Cela ouvre le champ aux discussions. Est-ce politique ? Pour museler la parole ? On peut se poser la question».

Pour Loïc, «Ces attaques, il faut vraiment les relativiser, elles ne sont pas si incroyables que ça. Ce n’est pas du piratage, c’est une action de contestation comparable en DDOS (déni de service) à une manifestation, un blocus d’université

L’Andra, qui demande un euro de dommages et intérêts et 1 500 € par prévenu au titre des frais de justice, estime que l’«on a dépassé la ligne jaune».

Le procureur a demandé «une peine de principe, symbolique», à l’encontre des prévenus: de 4 à 6 mois de prison avec sursis pour Loïc, David, et de 8 à 10 mois avec sursis pour Cédric qui ne s’est pas présenté au tribunal.

La décision a été mise en délibéré au 23 novembre

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 19:44
Interpellation musclée dans vide-greniers à Reims

Il est 17 heures environ dimanche à la Maison de Quartier Croix-Rouge de Reims, où se déroule dans la bonne humeur un vide-grenier : Maryam, sa mère et ses sœurs, y tiennent un stand de produits palestiniens (savon, broderies) et d’objets de la campagne de solidarité (T-shirts, brochures, autocollants notamment).

Soudain, une équipe de policiers débarquent sans crier gare, et foncent sur la table, alors qu’on n’est même pas sur la voie publique. Ils n’hésitent pas à arroser l’assistance de gaz lacrymogènes, y compris les enfants, nombreux. Cinq des victimes de l’assaut devront aller se faire soigner aux urgences hospitalières.

On apprendra plus tard que les policiers avaient été «alertés» par une personne qui avait téléphoné au commissariat pour dénoncer «une opération antisémite» !

Mariame, qui proteste contre les violences faites à sa propre mère, est ensuite embarquée brutalement, menottée, puis rouée de coups pendant le trajet et à l’arrivée au commissariat, où elle est placée en garde à vue. Le médecin qui l’y examine relève la présence d’hématomes.

Les policiers lui disent qu’ils retiennent cinq charges contre elle, et pas des moindres : «rébellion», «outrage à fonctionnaires», «coups et blessures à fonctionnaires», «offense au Président de la République», sans oublier la sempiternelle «incitation à la haine raciale» !

L’indignation se répand alors rapidement, non seulement parmi les habitants du quartier Croix-Rouge, mais aussi sur les réseaux sociaux et au-delà de la ville de Reims.

Tandis que des dizaines de personnes se rassemblent devant le commissariat, et que le standard téléphonique de celui-ci est saturé d’appels téléphoniques, des responsables associatifs locaux contactent la hiérarchie policière, et lui font valoir que si elle voulait provoquer de véritables émeutes, elle ne s’y prendrait pas autrement.

Du coup, les responsables de la police rémoise prennent peu à peu conscience de l’énormité de la bavure de leurs subordonnées, et le système cherche alors une porte de sortie : dans la matinée, Mariame, étudiante âgée de 19 ans, se voit signifier un «rappel à la loi», et elle peut enfin sortir lundi en milieu de journée sans que des charges soient retenues contre elle.

L’affaire est cependant loin d’être terminée, car plusieurs plaintes vont être déposées visant le comportement de la police. Pour les brutalités subies par Maryam et plusieurs autres, mais aussi pour vol : les objets de la table «Palestine» saisis par la police ne sont en effet jamais arrivés au commissariat (à l’exception de quelques autocollants, censés être des «pièces à conviction») ! Tous ces agissements ont eu lieu au grand jour, et les témoignages ne manquent pas.

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