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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 09:02
Entrer en résistance contre le capitalisme

De la nature du macronisme ?

L’argent coule à flots pour restaurer une cathédrale (un milliard d’euros en deux jours), mais rien ne vient pour aider les salariés ordinaires, les travailleurs pauvres, les précaires, les petits retraités, les «sans», les migrants, les usagers des services publics de proximité... En bref, les prolétaires.

Depuis six mois, on assiste à des mouvements sociaux d’une durée et d’une ampleur qu’on n’avait pas vues depuis longtemps : non seulement le mouvement des gilets jaunes, mais aussi les luttes dans la santé, l’éducation, les manifs de salariés et de retraités, les mobilisations pour défendre les services publics, les migrants ou la planète.

A l’issue de trois mois d’un débat biaisé, le Président de la République a montré dans son discours du 25 avril sa grande capacité à n’entendre que ce qu’il veut et à continuer dans le même sens les réformes que ces mouvements combattent. Beaucoup de flou dans les annonces, mais aussi quelques orientations inquiétantes.

 

Travail

Le délai de 10 jours que s’est octroyé Macron entre la date prévue de son intervention et son allocution lui a permis de laisser fuiter une annonce sur l’augmentation du temps de travail. Cela aurait été un peu fort, juste un siècle après la loi des 8 heures (27 avril 1919) pour laquelle les travailleurs se battaient depuis des décennies et qui imposa de ne plus travailler que 48h par semaine afin de partager le travail. L’objectif de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui n’est pas de partager le travail mais bien toujours d’exploiter de plus en plus les salariés (de moins en moins nombreux), et tant pis pour ceux qui n’ont pas de boulot. Face aux réactions, il n’y aura pas d’augmentation de la durée légale hebdomadaire du travail mais les heures supplémentaires continueront d’être favorisées selon le principe du « travailler plus pour gagner plus » cher à Sarkozy.

Et évidemment, il faudra travailler plus longtemps si on veut toucher une retraite décente : sans toucher à l’âge légal minimum de départ mais en mettant en place un système par points. Évidemment, il n’y a eu aucune réponse sur les inégalités qui se creusent entre les revenus des actionnaires et dirigeants d’entreprise et ceux des salariés. Macron est bien le représentant de la classe patronale qui capte les richesses produites par les travailleurs.

 

Famille

Sous ses dehors modernistes, Macron a une vision très traditionnelle de la famille, style «un papa, une maman». La seule aide qu’il envisage pour les mères seules avec enfant, c’est de faire prélever les pensions alimentaires qui ne sont pas versées par les ex-conjoints. C’est déjà la loi. Est-il envisageable de l’étendre aux ex-concubins ? Et si l’ex est très précaire ? La CAF refusait de donner une allocation à une mère isolée sous prétexte que son ex (au RSA lui-même) lui versait 50€ par mois. Il a fallu demander à celui-ci d’arrêter de les verser afin qu’elle soit vraiment considérée comme mère isolée et aidée en tant que telle. Ce qu’il faudrait surtout c’est développer les aides à la garde d’enfants afin que ces femmes puissent se former ou travailler si elles le souhaitent. Une allocation de stage ou un contrat aidé rapportent moins que ce que la mère doit verser à une garderie ou à une assistante maternelle.

Et dans la famille, il faut de plus en plus aider un proche handicapé ou ses vieux parents, surtout ceux qui n’ont pas une retraite suffisante pour financer une place dans les EHPAD. Macron annonce donc un statut pour les aidants familiaux. Il y en a déjà un pour une partie de ceux-ci ; certains aidants sont salariés de la personne aidée. Le vrai problème c’est le niveau de rémunération et de cotisations sociales (en particulier pour la retraite).

La vision familiale de Macron, c’est surtout faire supporter aux familles les aides que l’État ne veut plus apporter.

 

Patrie

Macron au cours de son discours a souvent fait appel à l’unité de la nation. Il a rappelé qu’à partir de l’an prochain, dans le cadre de la réforme de l’école, la présence du drapeau français et du drapeau européen sera obligatoire dans toutes les classes. Cette innovation est issue d’un amendement proposé par le très droitier député LR Eric Ciotti et adopté avec enthousiasme par les députés la république en marche (au pas de l’oie ?)...

Il veut rétablir un service national, obligatoire comme l’est la journée d’appel de la défense, sous une forme qui sera plus civique que militaire, mais encadré par des militaires quand même. Il ne faut surtout pas laisser à des militants associatifs le soin de transmettre des valeurs aux jeunes...
Il a rappelé la nécessité de défendre l’ordre et l’autorité de l’État face aux casseurs, qu’ils soient Black Blocs ou Gilets Jaunes. Il assume pleinement la légitimité de la violence d’État, l’aggravation des violences policières.

D’autre part, il a annoncé un débat annuel au parlement sur la politique migratoire (pour définir des quotas ?) et une refondation de Schengen pour protéger l’asile et lutter contre les abus. Il faut entendre par là réserver l’asile à un minimum de personnes et renvoyer ceux qui abusent de notre hospitalité. Y a-t-il là une différence avec les politiques d’Orban ou de Salvini ?

La présentation ci-dessus pourra sembler abusive à certains lecteurs. Évidemment l’histoire ne se répète jamais exactement de la même manière. Macron n’est pas fasciste ; il est juste un serviteur du «grand capital», comme on disait il y a quelques décennies, et il est prêt à tout pour imposer la politique la plus profitable à celui-ci. Ça peut mener très loin...

 

Sauf si...

Sauf si le mouvement enclenché depuis quelques mois ne baisse pas les bras. Même si les manifestations du samedi sont moins massives qu’il y a quelques semaines, il y avait aujourd’hui encore environ 60 000 Gilets jaunes dans les rues. Les manifs du 1er mai risquent fort d’être plus animées que les défilés habituels.
Même s’il n’est pas facile d’élaborer ensemble des stratégies et des axes de lutte, comme on peut le voir dans le compte-rendu de l’Assemblée des Assemblées, les luttes favorisent les discussions qui entretiennent la lutte. Le plus intéressant dans les mouvements actuels ce sont les formes multiples qu’ils prennent et le fait qu’ils restent incontrôlés. Les leaders autoproclamés ne durent pas longtemps quand tous sont égaux dans la lutte.

Il y a une relance de toutes les luttes sectorielles ou locales et des convergences qui se créent. Ici, à Limoges les enseignants qui manifestent en divers lieux tous les mardi soir pour «les mardis de Jean Mimi» favorisent la participation de tous à la critique de la réforme. Que des gilets jaunes participent à une manif des sans papiers ou se joignent à une manif pour le climat, c’est vraiment le signe que les échanges favorisent les prises de conscience politiques.

Tout ce qu’on a pu lire récemment sur les gilets jaunes (ou sympathisants) qui disent réprouver les violences policières et au contraire comprendre, voire approuver les «casseurs», Black Blocs ou autres, c’est aussi le signe que la violence d’État est aujourd’hui considérée comme moins légitime que la violence des révoltés.

Toute une partie du peuple est aujourd’hui entrée en résistance contre les réformes capitalistes. Un symbole : le mercredi 8 mai, c’est sur le mont Gargan, haut lieu de la Résistance, que les Gilets Jaunes de tout le Limousin ont choisi de se retrouver.

Limoges, le 27 avril 2019

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 08:48
RENCONTRES LIBERTAIRES DU QUERCY 2018

Les rencontres libertaires que l’Organisation communiste libertaire (OCL) organise chaque été se dérouleront – du mardi 17 au lundi 23 juillet inclus – dans les coteaux du Quercy, à trente minutes au nord de Montauban ou au sud de Cahors, à une heure de Toulouse. Nous serons accueilli-e-s dans un gîte, La Maison carrée, à Lauzeral, sur la commune de Vazerac.

Ces rencontres sont ouvertes à celles et ceux que les thèmes des discussions programmées intéressent ; nous souhaitons qu’elles soient un espace de dialogue, d’échanges formels et informels sur nos investissements militants.

Les débats auront lieu comme d’habitude le soir à partir de 21 heures sur des sujets d’actualité, mais il y en aura aussi dans l’après-midi, ainsi que des projections de films sur des luttes d’hier et d’aujourd’hui – et il sera toujours possible de proposer et organiser d’autres discussions pour partager une expérience ou présenter une lutte particulière.

Vous trouverez également là des tables de presse, une vidéothèque... et vous pourrez profiter de la région, qui offre des lieux de baignade non loin, ainsi que de multiples excursions dans un rayon de trente kilomètres.

Nous camperons sur un terrain arboré (prévoir donc une tente, seul mode de logement possible), et bénéficierons d’installations pour collectivités : cuisine, salle pour les repas et les débats, salles de bains et sanitaires.

Le mode de vie quotidienne et la gestion de ces rencontres sont les mêmes que dans les précédents campings de l’OCL : les repas sont confectionnés par des équipes tournantes et pris en commun – chacun-e s’inscrivant, en fonction de ses disponibilités, dans une équipe afin d’assurer pendant une journée les repas ou le ménage. Les tarifs journaliers, pour les trois repas et la participation aux frais de location des lieux, sont échelonnés selon les revenus par tranches de 100 € : il sera demandé 5,5 € par jour pour les revenus inférieurs à 500 €/mois, 6,50 € pour des revenus entre 500 et 600 €, etc., jusqu’à 26 € pour des revenus supérieurs à 2 400 €/mois – et 5 €/jour pour les enfants.

Afin de faciliter la confection des repas et votre accueil, nous vous demandons de nous prévenir en téléphonant au 06-41-42-00-06 au moins 24 heures avant votre arrivée. On peut venir vous chercher à la gare de Montauban si vous arrivez en train.

Le programme en pièce jointe

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 14:08
BURE ET LONGWY AU TEMPS DES CERISES
A l'initiative du Comité "Brut de Bure" et l'EGREGORE
 
BURE ET LONGWY 
s’invitent
AU TEMPS DES CERISES
Jeudi 28 juin 2018
 

14 h : RENCONTRE avec Sébastien Bonetti. Présentation du dernier document Bure en Lutte.

La période qui sera évoquée s'attache à la prise collective du Bois Lejuc tout proche de Mandres en Barrois (Meuse), le 19 juin 2016, son occupation durant trois semaines, la première expulsion spectaculaire, l'implantation par l'ANDRA d'un mur de béton de plus d'un km et sa mise à terre par la vague "Bure de Merlin" les 14 et 15 août 2016... L'occupation de la forêt durant un an et demie... jusqu'à l'expulsion militaire le 22 février 2018.

L'idée c'est de consacrer deux heures depuis la présentation de l'extrait du doc et puis la discussion qui s'en suivra ensemble.

 

Ce qui nous mène avec Steve Bingham pour les présentations et la transition ...ainsi, nous évoquerons l'érosion des bassins industriels de sidérurgie comme l'avènement de l'industrie nucléaire. 

 

16 h : Rencontre avec Steve Bingham, auteur réalisateur du film Longwy.

Nous évoquerons ce qui a marqué et déterminé son départ des Etats Unis pour l'Europe, ses engagements multiples et notamment auprès des Blacks Panthers comme avocat, ce qui fît de lui une cible du chef du FBI Edgar  Hoover.

Le contexte social en lorraine dans ces années de fer 79-84, où tout semble  encore possible !!? 

 

18 h : Le film Longwy, suivi d'une discussion sur la période et les liens à établir avec le mouvement social actuel, la détermination de l'Etat à anéantir toute contestation par toute une palette de stratégies qui vont de la propagande, du dénigrement, au mépris et à la violence sans limites contre les classes dangereuses.

 
20h : Repas collectif au Temps des Cerises 
A prix libre! 

 

Plus d’infos dans l’Emission L’Egrégore,

tous les lundis 19 h sur Radio Primitive, 92,4 MH

 

Dans son film, Steve Bingham raconte tout : les dures conditions des sidérurgistes (liées à la nature de leur travail et à ses horaires), leur amour de leur métier, les solidarités qu’ils ont construites… Mais aussi la grève des loyers observée par les immigré-e-s pendant un an dans le foyer Sonacotra deMont-Saint-Martin ; le travail des ouvrières aux Faïenceries de Longwy, jusqu’à leur fermeture à l’hiver 1981 et à leur occupation pendant plusieurs mois avec le soutien de syndicalistes CFDT et CGT. Et encore la difficulté d’organiser la vie quotidienne (notamment la garde des enfants, qui empêche les femmes de militer autant qu’elles le voudraient), pendant ces mois d’effervescence ; les répercussions du plan «acier» gouvernemental sur l’économie régionale, avec la disparition des commerces et d’autres entreprises…

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 16:05
RENCONTRES LIBERTAIRES DU QUERCY 2018

RENCONTRES LIBERTAIRES DU QUERCY

organisées par l’OCL

du 17 au 23 juillet 2018 inclus

 

Les rencontres libertaires que l’OCL organise chaque été se dérouleront cette année encore – du mardi 17  au lundi 23 juillet inclus – dans les coteaux du Quercy, à trente minutes au nord de Montauban ou au sud de Cahors, à une heure de Toulouse. Nous serons accueilli-e-s dans un gîte, La Maison carrée, à Lauzeral, sur la commune de Vazerac.

Ces rencontres sont ouvertes à celles et ceux que les thèmes des discussions programmées intéressent ; nous souhaitons ouvrir un espace de dialogue, d’échanges formels comme informels.

Des précisions sur le lieu et le programme des débats seront données dans le prochain numéro de Courant alternatif. Nous discuterons comme d’habitude le soir à partir de 21 heures sur des sujets d’actualité, pour échanger sur nos investissements militants ; mais il y aura aussi, dans la journée, des ateliers abordant des sujets plus théoriques ou historiques, ainsi que des projections de films sur des luttes d’hier et d’aujourd’hui – et il sera toujours possible de proposer et d’organiser d’autres discussions pour partager une expérience ou présenter une lutte particulière.

Vous trouverez également là des tables de presse, une vidéothèque... et pourrez profiter de la région, qui offre des lieux de baignade non loin, ainsi que de multiples excursions dans un rayon de trente kilomètres.

Nous camperons sur un terrain arboré (prévoir donc une tente, seul mode de logement possible), et bénéficierons d’installations pour collectivités : cuisine, salle pour les repas et les débats, salles de bains et sanitaires, terrasse couverte...

 

Le mode de vie quotidienne et la gestion de ces rencontres demeurent les mêmes que d’habitude dans les campings de l’OCL : les repas sont confectionnés par des équipes tournantes et pris en commun – chacun-e s’inscrivant, en fonction de ses disponibilités, dans une équipe afin d’assurer pendant une journée les repas ou le ménage. Les tarifs pour les trois repas journaliers et les frais de location des lieux sont établis en fonction des revenus. On peut venir vous chercher à la gare si vous arrivez en train (un numéro de téléphone sera communiqué avec le programme des rencontres)...

 

D’ores et déjà, nous pouvons vous annoncer la projection de films sur la lutte de Bure contre l’enfouissement des déchets radioactifs, sur celle des sidérurgistes de Longwy en 1979, sur Mai 68… Ces films pourront être accompagnés d’ateliers rappelant le contenu de ces mobilisations ou événements. Pour les débats, il est prévu pour l’instant un retour sur la Marche des solidarités du 17 mars dernier à Paris et sur les différentes formes de solidarité avec les exilé-e-s. Nous parlerons aussi du harcèlement sexuel et du combat antipatriarcal, d’un point de vue communiste libertaire ; du mouvement social, avec notamment la grève des cheminots et les blocages de facs ; des luttes à Bure et à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Nous reviendrons sur le bilan des luttes contre la loi travail et ses prolongements. Nous aurons également des échanges sur les combats menés contre le colonialisme et son héritage, que ce soit en Palestine ou en Kanaky, sans oublier la lutte des Kurdes et la situation paradoxale à Mayotte.

 

Alors, au plaisir de vous voir bientôt !

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 08:37
NI PESTE NI CHOLERA

NI PESTE NI CHOLERA

BOYCOTT !!!

Nous ne sommes plus dans les années 1930 où la bourgeoisie avait besoin du fascisme et du nazisme pour briser le mouvement révolutionnaire… qui n’existe quasiment plus aujourd’hui.

Nous ne sommes plus en 2002 où nous étions haïs pour oser refuser de céder aux sirènes antifascistes nous intimant à voter Chirac ! A noter que sur Reims, nous n’étions pas nombreux à refuser ce front antifasciste.

En 2017, sur le plan économique, Le Pen est un danger pour … les patrons qui d’ailleurs ne s’en cachent même pas ! Par contre, le capital et la bourgeoisie ont besoin d’un Macron qui va encore aller plus loin dans l’ubérisation des emplois, la casse du droit du travail et la liquidation des acquis de nos luttes !

Nous ne céderons pas aux sirènes républicaines ! Tous ceux et toutes celles qui se sont mobilisé-e-s contre la loi travail ne peuvent pas oublier que Macron veut aller encore plus loin dans «l’assouplissement» des règles du droit du travail pour satisfaire les appétits de la bourgeoisie.

Une réponse à cette mascarade électorale, qui nous fait gerber, a été ébauchée. Pour la première fois, une initiative a été menée la veille d’un 1er tour d’une élection présidentielle où une manifestation regroupant plusieurs milliers de personnes de tous les secteurs en luttes, des métiers du travail social aux livreurs à vélo en passant par des appels syndicaux de structures de base, a eu lieu à Paris. C’était un «premier tour social à notre sauce» qui en appelle un deuxième et plus encore.

Contre le futur président Macron de notre République bananière, nous n’aurons pas d’autres choix de participer activement à la naissance de mouvements sociaux remettant en cause les fondements mêmes de ce système capitaliste.

Quant aux idées de Le Pen, dont la dynastie fait partie de la bourgeoisie qui pue le rance, coller sur sa gueule des croix gammées ne sert à rien. Cela fait 30 ans que cela se pratique et pourtant le FN monte… Des électeurs/trices se trompent de révolte et rejoignent les beaufs racistes, sexistes, homophobes, … nostalgiques du temps des colonies qui ont toujours existé dans la France profonde.

Face à ces phénomènes, nous n’avons pas d’autres choix que de développer des combats de classe tout en accueillant les réfugiés, ici et maintenant. Nous appelons également avec détermination à soutenir en masse le mouvement antinucléaire à BURE qui est menacé ces jours même d'une expulsion par l'ANDRA et ses forces armées pour imposer son projet mortifère de poubelle nucléaire !

NI PATRIE, NI PATRONS

NI LE PEN, NI MACRON

 

NI PESTE NI CHOLERA

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 10:57

En un peu plus de 40 ans, la consommation française d’électricité a augmenté de 280 % ! Mais elle ne représente qu’environ 24 % de l’énergie consommée.

Depuis plusieurs, on nous fait peur en nous disant que nous risquons d’avoir des coupures d’électricité et qu’il faut réduire sa consommation (sachant qu’en France, on a privilégié le chauffage électrique…).

(...)

En 2015, 54 % de la consommation électrique française était le fait de la grande industrie et des PMI/PME (59,7 % pour la région Grand Est). Le secteur résidentiel (y compris de bureau) compte pour environ 35% de la consommation électrique en France métropolitaine, malgré la RT 2012 (Réglementation Thermique qui s’applique en France aux permis de construire de certains bâtiments tertiaires depuis le 28 octobre 2011 et de tous les bâtiments résidentiels depuis le 1er janvier 2013) qui a déjà entraîné une chute du chauffage électrique dans les logements neufs.

Donc, si on exclut le chauffage électrique, la part restant au particulier reste faible. Pas de quoi nous faire culpabiliser !

Pour en savoir plus, voir la pièce jointe

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 20:35

Le massacre perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo est un acte ignoble, à condamner sans réserve.

Le choc émotionnel est immense, et nous pensons en premier lieu aux proches des victimes. La tristesse et la colère sont d’autant plus fortes que nous savons à qui va profiter ce crime.

Hollande nous vante la France rassemblée, appelle à l’"unité nationale". Le "modèle français du vivre-ensemble" n'est pas "attaqué". Ce "modèle" est un mythe destiné à couvrir le racisme structurel à l'oeuvre en France, et personne ne nous forcera à le défendre face à la "barbarie" qui le menacerait.

La lutte contre toutes les forces rétrogrades ne peut être menée dans le cadre d’une "unité nationale" factice, avec des responsables politiques qui, à droite comme à gauche, ont attisé la haine et sont en partie responsables du chaos actuel :

  • parce qu’ils ont soutenu le développement de forces islamistes armées pour divers motifs géostratégiques depuis les années 1980 ;
  • parce qu’ils ont mené ou soutenu des interventions militaires désastreuses en Afrique et au Moyen-Orient, pour des motifs impérialistes ;
  • parce qu’ils ferment les frontières à celles et ceux qui tentaient de fuir l’enfer en traversant la Méditerranée ;
  • parce qu’ils entretiennent la stigmatisation des travailleurs immigrés et de leurs enfants, en particulier lorsqu’ils sont supposés musulmans ;
  • parce qu’ils vont, profitant de l’émotion légitime dans la population, et sous couvert d’antiterrorisme, aggraver les lois liberticides.

Notre solidarité avec les victimes de la terreur, nous l’exprimerons en toute indépendance de leur "unité nationale".

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 20:01

Chaque année, l'OCL organise des Rencontres ouvertes à celles et ceux que les thèmes choisis intéressent. L'idée est de profiter de la période estivale pour échanger autour de ces thèmes ou d’investissements militants sur lesquels nous avons peu le temps de discuter au quotidien. Il ne s'agit pas pour autant d'une université d'été où l'on écouterait la bonne parole. Nous souhaitons offrir un espace de dialogue, d'échange formel comme informel. Les débats se tiennent «à la fraîche», à 21h, après le repas du soir. Les journées offrent de vastes plages de temps libre qui peuvent permettre de proposer et d’organiser d’autres débats, de partager une expérience, de présenter une lutte particulière… ou de consulter la vidéothèque, la librairie et les tables de presse.

Nous sommes dans une ferme en activité (élevage) qui met à disposition un local collectif. Ce local a une histoire :  il a été créé à la fin des années 70. Au sortir d’expériences de vie communautaire  et après une installation en Ariège pour travailler la terre, il a paru nécessaire de construire un lieu collectif : cette construction s’est fait avec la participation de beaucoup de monde (des voisins, des gens de la ville et des alentours). Ce sont des jeunes de la cité du Mirail à Toulouse qui ont inauguré le local : ils-elles y passaient leurs vacances en échange d’une aide aux travaux de la ferme. Depuis, ce lieu sert toujours à des initiatives menées par des associations ou à des activités partagées (réunions-débats, ateliers…) Les rencontres libertaires organisées par l’OCL s’y déroulent depuis de nombreuses années.

Nous avons à disposition un local comprenant un coin cuisine, une salle de repas, une pièce pour les débats, des sanitaires (douches, lavabos, WC) et des prés pour camper (prévoir une tente, seul mode de logement possible). Pour ne pas gêner les travaux quotidiens de la ferme, un parking pour les voitures (autres que camping-car) est disponible à dix minutes à pied. Pour la même raison les chiens sont malvenus.

La vie quotidienne est collective : les repas sont pris en commun et confectionnés par des équipes tournantes. Chaque jour, une équipe s'occupe des courses et des deux repas de 13h et 19h en fonction d'un budget précis. Une seconde équipe s'occupe de la vaisselle, de la propreté des sanitaires, de la salle de réunion et de l'entretien quotidien du lieu. En dehors des repas, chacun fait sa vaisselle (en particulier le soir et le matin).

Les tarifs pour les trois repas quotidiens et les frais de fonctionnement du lieu sont établis en fonction des revenus. Ils s'échelonnent de 5 à 20 euros/jour pour les adultes, et sont de 5 euros/jour pour les enfants. Pour les bébés, le séjour est gratuit.

S’inscrire au plus tard la veille de l’arrivée en téléphonant sur place à partir du 26 juillet au numéro suivant : 05 61 65 80 16 ou avant oclibertaire@hotmail.com

Les débats programmés

 Lundi 22 juillet : ouverture

Mardi 23 juillet : Contrôle du vivant

Fichage, contrôle, traçabilité, normalisation, le système capitaliste veut tout gérer, planifier.

Rencontre et débat avec celles et ceux qui refusent cette vue mécaniste du vivant.

Mercredi 24 juillet : internements psychiatriques abusifs

Projection à Esplas de Sérou du tout récent film documentaire de Jean-Claude Julien "JP, Archi et les autres, Fauteurs de trouble", en présence du réalisateur.

Ce film n’est pas un document sur les soins psychiatriques encore moins sur la folie. A partir de témoignages, il aborde essentiellement le rôle sécuritaire, renforcé par des lois récentes dont celle de juillet 2011, que l’Etat peut faire jouer à la psychiatrie si nous ne réagissons pas.

Jeudi 25 juillet à 15h30: Psychiatrie avec et sans remède

Des hospitalisations d’office pour traiter la déviance constatée sont de plus en plus nombreuses car elles sont renforcées par une loi votée en juillet 2011. Mais des voix s’élèvent pour remettre en cause le dictat médical.

Comment, pourquoi et avec qui se soigner ?

Jeudi 25 juillet au soir :Résistances au projet d'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes

Où en est la lutte aujourd'hui: quel rapport de force avec les "pro-aéroport"? Quels liens avec les collectifs locaux extérieurs et autres résistances contre de grands projets d'aménagement? Quelles dynamiques internes et contradictions ?

Vendredi 26 juillet : Pratiques militantes

Quelle stratégie politique dans nos luttes ?

Samedi 27 juillet : Qu'est-ce que faire de la politique aujourd'hui ?

Nous voulons changer le monde mais comment ? Avec qui ? Et pour quoi faire ?

La violence du capitalisme ne rencontre pas de résistances à la hauteur, les luttes marquent le pas, les vieux modèles d’organisation ne font plus recettes et la fragmentation des personnes et des groupes accentue les sentiments d’impuissance. Comment les forces en rupture avec le système dominant peuvent-elles peser sur la réalité sociale pour la transformer ? Qu’est-ce qu’une politique révolutionnaire qui ne soit pas celle des partis et de la représentation ? Une politique qui n’instrumentalise pas, qui soit utile à celles et ceux qui résistent et serve à nous libérer. Quelles expressions, quelles formes d’organisation, quels modes d’intervention ?

Bien sûr, ce questionnement traversera la majeure partie des débats de ces rencontres.

Dimanche 28 juillet : Restructurations capitalistes et luttes d'entreprise

Quelles interventions des révolutionnaires dans ces luttes ? Quelle structuration ? …

Lundi 29 juillet : Autogestion, coopératives,... des alternatives au capitalisme ?

L’autogestion, on la défend quand il s’agit de s’organiser collectivement pour lutter et de casser les rapports de pouvoir et les spécialisations. Mais quand elle est présentée comme une alternative au capitalisme, on n’a plus que des doutes. C’est de tout ça, de ces contradictions et problèmes que nous souhaitons discuter.

Mardi 30 et mercredi 31 juillet : Journaux locaux de contre information

On constate depuis quelques années une nouvelle éclosion de journaux de contre-information locaux dans l’hexagone. Certains tentent de décliner une orientation anticapitaliste en rupture avec les institutions et les forces politiques parlementaires, dans des pratiques et des stratégies locales. Il s’agit de construire une existence politique dans un espace donné.

Volonté d’être ou de rester inséré dans un tissu social que l’on veut influencer tout en échappant aux structures institutionnelles. Nous aborderons également l'information véhiculé par Internet (blogs et site)… Quelle crédibilité, quel rôle cela joue-t-il ?

Mercredi 31 juillet dans l’après-midi : Israël-Palestine où en est-on ?

Pierre Stambul présentera son livre Israël/Palestine : du refus d’être complice à l’engagement. Il fera le point sur la situation au Proche-Orient.

Jeudi 1er août : Bilan de ces rencontres

Vendredi 2 août : fermeture

 

S'inscrire à l'avance : OCL c/o Egregore, BP 81213, 51058 Reims cedex.

Courrier électronique : lechatnoir@club-internet.fr

Confirmer au plus tard la veille de l'arrivée en téléphonant avant 21h sur place, au 05 61 65 80 16, numéro de téléphone accessible uniquement du 22 juillet au 2 août.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:18

Affiche_Rencontre_Inter._St._Imier_v.3.jpgDu 08 au 12 août 2012 se tiendra à Saint-Imier (Jura Bernois, CH) une rencontre internationale entre libertaires de tout poils, ainsi que toutes personnes désirant faire connaissance ou connaître d'avantage les différentes mouvances anarchistes.

Ces rencontres internationales d'août 2012 seront l'occasion de faire le bilan de l'histoire du mouvement anarchiste, ses idées, ses réalisations, ses espoirs, ses défaites ; ce qu'il en reste aujourd'hui ; les combats qui sont les siens et ceux qu'il partage avec d'autres : antimilitarisme, antiracisme, antisexisme, autogestion, décroissance, éducation, féminisme, internationalisme, non-violence, etc.

(pour plus d’infos : http://www.anarchisme2012.ch/)

Un certain nombre d'ateliers et de manifestations sont d'ores et déjà prévus : conférences historiques, conférences thématiques, théâtre, concerts, expositions, cinéma, salon du livre, radio, camping libertaire, foire à l'autogestion et aux produits bio, ateliers pratiques, restauration, etc.

Cette manifestation internationale sera publique et se veut ouverte à l'ensemble du mouvement anarchiste international mais aussi à l'ensemble de la population, sans discrimination. Les zones gratuites et le prix libre seront favorisés afin de permettre à chacun-e de pouvoir y participer.

L’OCL y sera présente avec une table de presse et animera ou co-animera 3 ateliers le 10 août :

A 11 h : Revendications sociales, intégration ou autonomie

A 14 h : Aménagement du territoire (avec la Fédération Anarchiste italienne et Alternative Libertaire)

A 17 h : Luttes de libération nationale

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 08:03

Jeudi 26 juillet : ouverture

Vendredi 27 – samedi 28 juillet (éventuellement aussi dimanche 29) ANTIREPRESSION

Depuis quelques années, la répression policière et judiciaire qui s'abat régulièrement sur toutes les formes de contestation de l’ordre établi s'est notoirement accrue. Dans les boîtes contre les grévistes ou les syndicats, dans la rue contre toutes les formes de manifestations où d'interventions, contre les squatteurs, dans les pri­sons, à l’école, pour imposer par la force les grands travaux" ou les prises d'ADN, le  pouvoir sarkozyste s'en est donné à cœur à joie en multipliant les nouveaux délits, en utilisant l'antiterrorisme comme arme de criminalisation.

Et il est certain que rien ou presque ne va changer avec le nouveau gouvernement.

Pour réagir contre cette volonté politique, on sait que la meilleure défense c'est l'at­taque. OK, développer les mouvements sociaux, c'est une évidence. Mais les stratégies de défense, politiques et judi­ciaires, peuvent participer de ce dévelop­pement et là, rien n'est encore très clair. On ne répond à rien en garde à vue, on refuse l’ADN: ce sont des acquis de plus en plus répandus et qu'il convient d'étendre et de consolider. Mais ensuite ? Procès, détention préventive, etc., quelle attitude adopter, quelles stratégies mettre en -on se servir de l'éventuelle tribune que représente un procès ? La dé­fense politique peut-elle ou non être assu­mée à la barre ou ne peut-elle que rester le fait de camarades de l'extérieur? Et dans quelles circonstances - qui dépendent à la fois de la période, du contexte, et de la vo­lonté et des capacités des prévenu-e-s eux-­mêmes ? Comment, quelle que soit la solution choisie, ne pas se faire déposséder de sa parole ... à la fois par les soc.-dém, ci­toyennistes, en cas d'élargissement du soutien, et surtout par les avocats eux-­mêmes quelles que soient leur orientation et leur bonne volonté ? Ne faudrait-il pas réhabiliter la «défense libre» ?

Nous avons tous et toutes été amenées à aborder ces questions, et c'est pour cela que nous voulons y consacrer deux ou trois jours aux rencontres libertaires d'Èychenat en prenant le temps de confronter nos points de vue et nos expériences entre ca­marades appartenant à différents comités antirép (Paris, Toulouse, Poitiers, Limoges, Nantes, etc.) ou simplement ayant eu à participer à des actions ou des campagnes autour d'un procès.

Courant alternatif a publié deux textes qui abordent ces questions et qui serviront à lancer le débat:

- Pour ouvrir la voie à l'anti-"terrorisme", rien de tel qu'une dépanneuse ... de police (CA 219, avri12012)

- Stratégie judiciaire. Face à la répression, il n'est pas défendu de se défendre (CA n° 220 mai 2012)

Dimanche 29 ou Lundi 30 juillet LES SOULEVEMENTS DANS LES PAYS ARABES

Les derniers évènements en Tunisie, Libye, Egypte et Syrie, ... Révolutions avortées ? Soulèvements populaires récupérés et/ou· manipulés ? Que dire des élections en Egypte, en Libye ? Quels changements pour la classe ouvrière ? Les informations trans­mises par la presse occidentale et surtout française sont insuffisantes pour appré­hender le contenu de ces révoltes.

Quel est l'enjeu pour les pays capitalistes et quel est exactement le rôle de la France ? En évoquant les derniers développements politiques et sociaux dans les pays d'Afrique du Nord secoués par les révoltes de leur population qui subissait depuis de trop nombreuses années la répression san­glante de leurs dirigeants, qui vivait dans des conditions de misère et de chômage in­acceptables, il s'agira aussi d'aborder les conséquences locales et internationales de ces mouvements et d'observer que les luttes continuent dans la plupart de ces pays. Le rejet de l'armée au pouvoir, celui des anciens responsables des gouverne­ments précédents qui sont encore et tou­jours dans les instances dirigeantes, permettent de poser la question: une ré­volution à venir est-elle possible ?

Mardi 31 juillet LA TENTATION INSURRECTIONNISTE

Présenté par un des auteurs du livre, J. Wa­jnsztejn et C. Gzauier, paru aux Editions Acratie (mai 2012).

Les tendances insurrectionnistes·prennent aujourd'hui plusieurs formes, de la plus modérée avec l' «insurrection des consciences» de l'Appel des appels, à des formes plus basiques comme dans cer­taines actions des indignados espagnols ou des Occupy Wall Street américains, ou encore des formes plus radicales quand elles restent inscrites dans une perspective anti­étatique, de l'Insurrection qui vient à l'Appel. C'est sur ces dernières que porte cet ouvrage, parce qu’elles reposent des questions essentielles telles que celle du rapport à la violence et à l’illégalité, entre perspectives révolutionnaires et pratiques alternatives voire sécessionnistes. Mais, en même temps, elles n’échappent pas toujours à une pose d’idéologie «insurrerctionaliste», mélangé d’activisme, de triomphalisme et d(absence de questionnement sur des présupposés. Il s’en suit des ambiguïtés sur la nature de l’Etat et une méconnaissance de ce qu’est le capital. 

Mercredi 1er – Jeudi 2 août (éventuellement aussi Vendredi 3 août) LES RESISTANCES SOCIALES AUX GRANDS TRAVAUX DU DEVELOPPEMENT CAPITALISTE

En recherche permanente de nouveaux marchés et de gains de rentabilité, le ca­pitalisme cherche à investir les endroits les plus reculés de la planète, comme les aspects les plus anodins de nos vies. Aujourd'hui, cette fuite en avant produc­tiviste pousse le capitalisme à délocaliser les productions pour des salaires plus bas, à rentabiliser des secteurs comme l'eau, la santé, l'éducation, le logement, etc. en les privatisant et en les raréfiant, mais aussi en créant de nouvelles infra­structures, dans le transport (des per­sonnes et des marchandises), l'énergie, l'exploitation minière, l'alimentation ...

Dans le monde entier, en Europe comme en France, de grands projets industriels et commerciaux sont lancés: grands bar rages, ports en eau profonde, mines à ciel ouvert, exploitation pétrolière et gazière, autoroutes et voies rapides, aéroports ... Ils viennent s'additionner aux précé­dentes installations et en exacerbent en­core les nuisances.

Malgré la "crise" et les tentatives de nous discipliner sous le régime de la "dette", profitabilité et marchandisation semblent ne pas connaître de limites ... hormis celles que leur imposent les po­pulations mobilisées et les rapports de forces que ces mouvements de résis­tance et de rébellion sociale parviennent à établir avec les États et les grands groupes capitalistes directement intéressés à la réalisation de ces projets.

Lutter contre le développementisme, contre les grands travaux destructeurs et inutiles aux quatre coins de la planète, mais surtout là où l'on est, est un élé­ment fondamental du combat anticapitaliste aujourd'hui: ces luttes mettent indissociablement en cause, et en rap­port, les modes de vie et d'organisation sociale, les manières de produire et de définir les besoins socialement utiles à la reproduction sociale et ses formes de dé­cision politique. Elles mettent à nu les fondements et les mécanismes des prin­cipales formes d'oppression et de domi­nation et, corrélativement, permettent de poser concrètement l'évidence qu'un autre monde que le capitalisme est pos­sible. A partir -: et au-delà - de leur ac­tualité, elles définissent les éléments incontournables d'un projet d'émancipa­tion pour le XXIe siècle.

C'est sur tout cela, ainsi que sur les en­jeux plus immédiats de ces combats, que nous souhaitons échanger et débattre avec les camarades  intéressé-es.

Nous pourrons compter sur la participa­tion très enrichissante de militant-es im­pliqué-es contre les projets de ligne ferroviaire à grande vitesse-TGV au Pays Basque sud, contre le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, près de Nantes, contre l'installation de la ligne THT Co­tentin-Maine, prévue pour acheminer l'électricité produite par le futur EPR de Flamanville ...

Et avec eux-elles, nous pourrons tenter de répondre aux nombreuses questions que ces luttes suscitent: Comment se crée la dynamique de lutte à un moment donné ? Comment dépasser le "not in my backyard" (NIMBY) ? Existe-t-il des éléments communs aux différentes luttes qui s'opposent aux grands chan­tiers ? Comment relier ces luttes les unes aux autres ? Comment maintenir et ac­croître la capacité de mobilisation et de combativité sur une longue période ? Faut- il tendre à maintenir la cohésion du mouvement d'opposition en dépit de son hétérogénéité ? Et dans ce cas, comment y parvenir ? Quels rapports entretenir avec les élus, les groupes politiques, les institutions existantes ? Comment ces luttes menées contre les grands chan­tiers dépassent-elles le cadre dans lequel elles s'inscrivent pour résonner plus lar­gement (sur les questions de vitesse, de gaspillage, de développement, de mode de vie et d'organisation sociale, de prise· de décision ....) ?

Samedi 4 août  LE CAPITALISME VERT

Présenté par Tomjo, auteur de L'Enfer Vert. Un projet pavé de bonnes intentions. Ce que nous réservent les écolo-techno­crates à partir du cas de Lille Métropole. Badaboum Editions, décembre 2011.

Au prétexte de sauver la planète et les générations futures des nuisances provo­quées par le développement industriel (perte de "biodiversité", destruction du lien "social", pollutions, dérèglement cli­matique, épidémies, etc.) une nouvelle caste de gestionnaires a fait son appari­tion depuis une quarantaine d'années. Les écologistes. Leur méthode ? Établir une comptabilité précise des stocks et des flux d'"humains", de "non-hu­mains" et de leurs marchandises pour en assurer la rationalisation verte et pla­nifier leurs comportements.

Dimanche 5 août  LE PUBLISEXISME

La publicité véhicule les pires clichés sexistes (femmes objets, ménagère passive, "blonde" écervelée, ...) et ren­force la domination patriarcale comme la norme hétérosexuelle. Omni­présentes et conçues pour marquer les esprits, ces représentations modèlent notre imaginaire et participent à la construction des normes de genre: d'un côté, la féminité associée à la jeunesse, à la beauté et à la maternité et, de l'autre, la virilité à la force, à la puissance et à l'action. Comment leur résister ?

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 07:57

Chaque année, l'OCL ET l'OLS organisent des Rencontres ouvertes à celles et ceux que les thèmes choisis pour les débats intéressent. L'idée est de profiter de la période estivale pour échanger autour de ces thèmes ou d’investissements militants sur lesquels nous avons peu le temps de discuter au quotidien. Il ne s'agit pas pour autant d'une université d'été où l'on écouterait la bonne parole ou ferait des cours de rattrapage. Nous souhaitons offrir un espace de dialogue, d'échange formel comme informel. Les débats se tiennent «à la fraîche», à 21h, après le repas du soir. Les journées offrent de vastes temps libres qui peuvent permettre des débats non prévus. Cela laisse la place à toutes les personnes qui voudraient partager une expérience, présenter une lutte particulière... ou consulter la vidéothèque, la librairie et les tables de presse.

Côté pratique, nous sommes accueilli-e-s dans une ferme (un éleveur en activité) qui met à disposition un local collectif. Ce local a une histoire, il a été construit à la fin des années 70. Au sortir d’expériences de vie communautaire  après s'être installé en Ariège pour travailler la terre, il a paru nécessaire de construire un hangar fait de bric et de broc, avec beaucoup de monde pour participer à la construction - des voisins, des gens de la ville et des alentours - afin de créer un lieu collectif, hors du jeu de la société, il a été inauguré par des jeunes venant de la cité du Mirail de Toulouse. Celles-ci et ceux-ci y passaient leurs vacances en échange d’une aide aux travaux de la ferme. Ce lieu sert depuis toujours à de multiples initiatives que ce soit de la part d’associations locales, ou simplement des activités partagées comme y «faire» le cochon ou des confitures ensemble, réfléchir au «droit paysan» ou bien travailler sur un journal anti-carcéral. Depuis de nombreuses années les rencontres de l’OCL s’y déroulent, puis en co-organisation avec l’OLS, pour 10 jours de débats en soirée, d’ateliers de réflexion les après-midi et cela chaque été. On peut y ajouter des présences éphémères de personnes qui rêvent à leur installation dans la région.

L’entretien et la gestion du lieu utilisé régulièrement par l’OCL depuis longtemps, se fait avec les initiateurs, et l’OCL pour ce qui est de la globalité ; mais l’entretien du lieu, des ustensiles de cuisine mis à disposition est sous la responsabilité de toute personne utilisatrice pour un temps du «hangar». Il  s’agit d’un espace politique au sens premier du terme, qui n’appartient pas plus à qui s’en sert et l’entretient qu’à d’autres ; ce lieu se veut accessible aux nécessités d’organisation de résistance au système dans un esprit d’autonomie, d’indépendance, d’échange et de partage des savoirs et savoirs-faire.

Nous avons à disposition un local comprenant un coin cuisine, une salle de repas, une pièce pour les débats, des sanitaires (douches, lavabos, WC) et des prés pour camper (prévoir une tente, seul mode de logement possible). Pour ne pas gêner les travaux quotidiens de la ferme, un parking pour les voitures (autres que camping-car) est disponible à dix minutes à pied. Pour la même raison les chiens sont malvenus. La vie quotidienne est collective : les repas sont pris en commun et confectionnés par des équipes tournantes. Chaque jour, une équipe s'occupe des courses et des deux repas de 13h et 19h en fonction d'un budget précis. Une seconde équipe s'occupe de la vaisselle, de la propreté des sanitaires, de la salle de réunion et de l'entretien quotidien du lieu. Les tarifs comprennent les trois repas et les frais de fonctionnement du lieu. Ils sont établis en fonction des revenus par souci égalitaire. Les tarifs journaliers s'échelonnent de 5 à 20 euros selon les revenus ; le séjour est gratuit pour les bébés mais un tarif de 5 euros par jour est demandé pour les enfants.

S’inscrire au plus tard la veille de l’arrivée en téléphonant sur place à partir du 26 juillet au numéro suivant : 05 61 65 80 16 ou avant oclibertaire@hotmail.com

Organisation matérielle des rencontres

Les repas

Ils sont pris en commun et confectionnés par des équipes tournantes.

Chaque jour, une équipe "bouffe" s’occupe des courses et des deux repas à heures fixes de 13 h et 19 h en fonction d’un budget quotidien (le petit déjeuner est autogéré service/vaisselle). Un budget est alloué chaque jour en fonction du nombre de personnes prévues. Prévenir la veille de votre départ (ou d’une absence à un repas). Si vous avez des problèmes sur les quantités, demander à Camille. Les courses se font à Foix. Pour l’achat de la viande, elle se fait à la boucherie de La Bastide (sauf le lundi où elle est fermée) où nous avons un compte : il suffit de passer la commande lorsque vous allez faire les courses à Foix et de la prendre au retour. Si vous n’avez pas de véhicule, il suffit de demander qu’on vous en prêtes un.

Une seconde équipe s’occupe de la vaisselle, de la propreté des sanitaires, de la salle de réunion et de l’entretien quotidien du lieu.

En dehors des repas, chacun fait sa vaisselle (en particulier le soir).

S’inscrire sur le tableau à cet effet.

Les prix, les tarifs

Ils comprennent les trois repas et les frais des rencontres et sont établis en fonction des revenus par souci égalitaire. Le séjour est gratuit pour les bébés mais un tarif de 5 euros par jour est demandé pour les enfants.

Les bières, apéros,… pris en dehors des repas ne sont pas compris dans les tarifs.

TARIFS JOURNALIERS EN FONCTION DES REVENUS :

Revenus mensuels

Tarifs

inférieurs à 400 euros

5 euros

entre 400 et 700 euros

7 euros

entre 700 et 800 euros

8 euros

entre 800 et 900 euros

9 euros

entre 900 et 1 100 euros

10 euros

entre 1 100 et 1 200 euros

12 euros

entre 1 200 et 1 500 euros

14 euros

entre 1500 et 2000 euros

18 euros

supérieurs à 2000 euros

20 euros

Les débats

Ils se déroulent quotidiennement, à la "fraîche", à 21 heures, après le repas du soir. Les journées offrent ainsi de vastes temps libres que chacun-e occupe à sa guise. La vidéothèque et la librairie peuvent fonctionner à tout moment. Selon les besoins ou les envies, des débats non prévus au programme peuvent être organisés l’après-midi.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 08:33

Les élections et les lendemains qui déchantent...

Qui peut croire aux promesses des politicienNEs, qu’au lendemain du cirque électoral la situation des classes populaires s’améliorera, que l’exploitation capitaliste, les licenciements ou les chantages aux licenciements s’arrêteront, qu’État et patronat, touchés par la grâce, augmenteront les salaires et étendront les droits sociaux, qu’un vent de liberté soufflera dans les têtes et sur le pays ? Sarkozy dégagera peut-être bien. Et après ?

La sociale-démocratie (PS) et ses alliés (Europe-Écologie, Front de Gauche) salivent déjà devant les postes qui vont vraisemblablement se libérer… Mais les politiques d’austérité budgétaire et salariale, de restriction des droits sociaux, dures à avaler, vont perdurer. Ce qui risque de changer, ce ne sont pas ces politiques mais la manière de les appliquer et le rythme de leur application. Elles seront bientôt accompagnées de cuillères de sirop, de distribution de miettes et de «dialogue social entre partenaires responsables» en veux-tu en voila… L’important, c’est que ces politiques passent et qu’il ne se passe rien pour que tout puisse continuer : l’exploitation capitaliste des travailleurs/euses et des précaires, le profit, le pouvoir, la domination, le pillage des ressources, la dévastation du monde… et «après nous, le déluge»… Nous ne nous faisons aucune illusion sur les élections, les partis, la gauche, la gauche de la gauche, la «démocratie» capitaliste, les inoffensives «insurrections civiques» et les «révolutions citoyennes» policées.

Pour nous l’essentiel n’est pas de voter mais de lutter. À celles et ceux qui vont entrer dans l’isoloir, nous disons qu’il faudra bien réussir à sortir de notre isolement pour lutter collectivement dans les rues, les entreprises, les services publics, les facs, les quartiers...

La crise et les tentatives de minimiser sa visibilité

Car la «crise» est là, certainEs la subissent, d’autres en tirent d’immenses profits. Son rythme, son impact, son ampleur et sa profondeur sont différents dans chaque pays. La Grèce n’est pas l’Italie ou l’Espagne. Mais partout les résistances sociales émergent et les luttes se durcissent (tout comme la répression), même si les médias n’en parlent guère (ne nous dites pas que ça vous étonne…). En France, un certain nombre d’indicateurs économiques et sociaux passent au rouge, lentement mais sûrement : l’intérim est en baisse (environ – 5 % en un an), le chômage en hausse (environ + 5 % en un an, avec des chiffres sûrement trafiqués pour être amoindris), des entreprises ferment ou licencient de ci de là, un peu partout, sans que la plupart du temps on en entende parler au delà de la région (surtout pas de vision d’ensemble), les restos du coeur connaissent une affluence record, le nombre de personnes touchant les minima sociaux augmente aussi. Les effets sociaux de la «crise» vont se faire sentir ici progressivement, dans la durée… Des couches sociales importantes, déjà précarisées, plongent ou vont plonger dans la pauvreté. Et il va devenir de plus en plus difficile pour le pouvoir, les médias et certainEs politicienNEs de minimiser ses manifestations…

Combattre l’isolement, se préparer pour les luttes futures

Les effets de la crise vont s’étaler dans le temps, dans l’espace et toucher les gens de manière dispersée. Le problème de l’isolement des individus et des luttes (lorsqu’il s’en produit/produira) doit être réfléchi. Des tas de chômeurs/euses, de précaires sont ou vont être confrontéEs individuellement à des radiations, des expulsions locatives, des baisses de leurs droits. Dans les entreprises ou les services publics, des luttes contre les licenciements, les restructurations et/ou les restrictions budgétaires ont ou auront lieu, là encore de manière dispersée.

Des réseaux ou des assemblées d’entraide et de lutte, locales, à caractère interprofessionnel, intercatégoriel pourraient aider ces personnes ou ces luttes à sortir de leur isolement, à trouver des appuis, à construire de manière horizontale une solidarité concrète, une capacité d’action collective. L’ouverture de lieux, servant de points d’information, de rencontre et de convergence, et de base pour des activités alternatives et d’entraide renforçant notre autonomie vis à vis du système constitue également une perspective intéressante en terme de résistance sociale.

Nous comptons bien travailler sur ces perspectives dans les mois qui viennent, dans la mesure de nos modestes moyens… avec, toujours à l’esprit, la volonté d’en finir avec ce système d’exploitation et d’oppression.

NI DIEU, NI CÉSAR, NI TRIBUN… NE COMPTONS QUE SUR NOUS MÊMES.

LA LIBERTÉ COMME BUT, L’ÉGALITÉ COMME MOYEN, LA SOLIDARITÉ COMME BASE !

 

Texte de l'Assemblée Libertaire de Caen

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