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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 09:37

Des contrôles ont été organisés dans le cadre d'une action nationale d'envergure qui s'est déroulée la semaine dernière partout en France. Pour rappel, un plan de lutte antifraudes a été mis en place pour 2013, décliné sur le plan local par le Codaf, comité réunissant plusieurs services de l'État qui travaillent en commun. Une des priorités : le travail illégal et les fausses sous-traitances. Deux secteurs sous haute surveillance : le BTP et l'hôtellerie-restauration.

Dans l'Aube, ils ont eu lieu mercredi 26 juin et lundi 1er juillet dans le secteur du BTP. Autre secteur dans la ligne de mire des services de l'État : l'hôtellerie-restauration. Douze établissements ont été visités par les organismes de contrôles vendredi soir, en pleine activité, à Troyes et à Dienville.

Des équipes de la direction du travail (DIRECCTE) sont intervenues sur deux chantiers de construction d'importance à Troyes et sur un chantier de constructions de pavillons, dans les environs de Romilly-sur-Seine. Environ 30 entreprises ont été contrôlées. Le statut d'une centaine de salariés a ainsi été regardé à la loupe. Selon le procureur de la République à Troyes, «Pour l'heure, toutes les vérifications sont en cours et aucune infraction ne peut être annoncée».

Une demi-douzaine d'infractions ont été relevées principalement sur le plan de l'hygiène dans l'hôtellerie restauration. Un établissement troyen cumulait de nombreuses infractions, qui devraient entraîner sa fermeture temporaire prochainement.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 11:28

La fraude aux prestations d'aide sociale (RSA, APL, allocation adulte handicapé...) n'est pas une escroquerie. C'est ce qui ressort d'une décision rendue, vendredi 28 juin, par le Conseil constitutionnel.

Les Sages étaient saisis de l'article L.135-1 du code de l'action sociale et des familles, selon lequel «le fait de percevoir frauduleusement ou de tenter de percevoir frauduleusement des prestations au titre de l'aide sociale est puni des peines prévues par les articles 313-1, 313-7 et 313-8 du code pénal», qui répriment l'escroquerie : cinq ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende.

Or, l'article 114-13 du code de la sécurité sociale punit lui la fraude ou la fausse déclaration aux prestations sociales d'une «simple» amende de 5 000 euros. Le Conseil constitutionnel a donc considéré que l'existence de deux peines aussi différentes pour des faits qualifiés de manière identique méconnaissait le principe d'égalité devant la loi et était contraire à la Constitution.

Le Conseil constititutionnel a rendu une décision qui risque d'être très mal comprise en abrogeant le délit de fraude aux prestations sociales.

Dans le commentaire de la décision, le Conseil constitutionnel rappelle que «la fraude aux prestations sociales […] est évaluée à 2 à 3 milliards d’euros» par an et «fait l’objet d’une attention constante de la part du législateur, en particulier depuis une dizaine d’années».

En dehors de la restitution des sommes indûment perçues et d’une éventuelle amende, le fraudeur peut faire l’objet d’une pénalité décidée par l’organisme de sécurité sociale. Les amendes sont rares: le Conseil constitutionnel note qu’en 2009, seulement un peu plus de 7 500 plaintes ont été déposées sur le sujet, avec un taux de condamnations compris entre 40 % et 50 %.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 10:29

2 faits récents dans l'actualité marnaise et axonaise posent le problème de l'hébergemet des personnes en difficultés. Celui de l'hébergement des demandeurs d'asile et celui des jeunes travailleurs entre autres.

A Châlons-en-Champagne, c'est le problème des demandeurs d'asile qui arrivent pour une première demande de protection. Depuis quelques années, les demandeurs d'asile doivent se préseter à la préfecture de région pour obtenir le dossier qui leur permettra de faire une demande en vue de l'obtention statut de réfugié. La législation prévoit que ces personnes soient hébergées. Mais l'attribution d'un hébegement ne se fait qu'une fois être enregistré à la préfecture et cela peut prendre du temps, vu que les structures censées les héberger (CADA) sont pleines.

Des dizaines de demandeurs d'asile se retrouvent à la rue, comme des centaines de sas abris qui ne trouvent pas de solutions dans les CHRS ou par le 115.

Le gouvernemet vient de décider d'augmenter le nombre de places en CADA, mais au détriment de qui ?

Prenons le cas de Laon où une association gère à la fois un CHRS, un CADA, un foyer maternel, un foyer de jeunes travalleurs (FJT) et des logements pour étudiants. Le gouvrnement vient de lui attribuer 30 places supplémentaires en CADA (qui en avait déjà 50), sans qu'il y ait de locaux supplémentaires. 

La solution trouvée : on demande à 12 personnes hébergées au FJT de quitter les lieux avant un mois, les personnes dépendat du foyer maternel vont se retrouver dans les studios du FJT, ...

Des jeunes qui ne comprennent pas : «Quand on cherche du travail comme moi ou quand on est ici pour repartir du bon pied dans la vie, ça fout les boules de se faire virer comme des malpropres alors qu'on n'a rien à se reprocher. On a déjà bien galéré dans la vie alors on encaisse beaucoup de choses mais là, c'est trop !».

Attention à ce que cela ne dégénère en racisme et xénophobie !

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 11:40

La région est l'une des régions les plus affectées par la pauvreté. Elle était la 5ème région de France la plus défavorisée en 2010 avec 15.4% de sa population vivant sous le seuil de pauvreté (revenu inférieur à 1 000 euros).

Dans ce contexte, le nombre de demandeurs du RSA est en augmentation. En Champagne-Ardenne, c'est le département des Ardennes qui est le plus touché par la pauvreté. Un habitant sur 5 est considéré comme pauvre.

D'après les derniers chiffres (mars) de la Caisse d'Allocation Familiale de Champagne Ardenne, la région compterait 43 739 allocataires du Revenu de Solidarité Active est donc l'une des régions de France les plus touchées. Plus d'un tiers des plus défavorisés auraient moins de 20 ans.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 10:06

Quasiment sans débat, les élus de la communauté de commune de la région de Bar-sur-Aube ont confirmé, hier soir, leur soutien au groupe Cauval Industries. Afin de maintenir une centaine d'emplois à Bar-sur-Aube après la liquidation d'Atmosphères interiors, les élus ont réitéré l'engagement pris devant le tribunal de commerce d'acheter les actifs de quatre sociétés du groupe Cauval pour les mettre ensuite à disposition du fabricant de canapés baralbin.

Pour se conformer au Code du commerce, les élus ont voté un allongement du crédit-bail de 3 à 5 ans. Quant au montant de l'opération, il demeure inchangé : 100 000 €.

Ce montage rarissime est justifié par la sauvegarde des emplois. Le vice-pdg du groupe s'est donc engagé à maintenir les 100 emplois à Bar-sur-Aube pendant 5 ans.

L'engagement sera-t-il tenu ? Pourra-t-il être tenu ? L'avenir le dira mais les clés du maintien des emplois ne sont pas exclusivement détenues par l'entreprise. Dans un contexte économique où tout le secteur du meuble souffre, qui peut assurer que ces emplois seront maintenus pendant cinq ans ? D'autant que l'établissement secondaire de DIVA à Bar-sur-Aube créé à la faveur de ce montage connaît des débuts difficiles. Les délégués CGT, présents hier dans l'assistance, évoquent des difficultés récurrentes d'approvisionnement en matière première et un retard dans le lancement de la nouvelle activité, la fabrication de canapés plus haut de gamme auparavant effectuée à Sévérac-le-Château.

«Jeudi et vendredi, les salariés des services de production de DIVA ont été priés de rester chez eux. Lundi une quinzaine d'entre eux rejoindra Latfoam (fabrication de banquettes) qui au contraire doit faire face à une forte activité et CIPAL.  Aujourd'hui nos fournisseurs nous livrent au compte-gouttes, on prend du retard dans les livraisons de nos clients qui légitimement se plaignent. On n'a même pas une date pour le démarrage de la nouvelle activité. Et une fois que les machines seront en place, l'entreprise pourra-t-elle payer la matière première qui est coûteuse sur ce type de produit ?».

Hier et aujourd'hui, des salariés de DIVA ont été priés de rester chez eux

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 09:19

Au lendemain de la forte mobilisation des contrôleurs aériens, la grève des cheminots à l'appel des syndicats, a commencé mercredi à 19H00 et doit prendre fin vendredi à 08H00.

A l'origine du mouvement, la réforme du ferroviaire. Les syndicats estiment qu'une "réforme est nécessaire" mais celle du gouvernement est "plus faite pour répondre aux exigences libérales de Bruxelles que pour réunifier".

Les syndicats s'inquiètent aussi du projet de créer trois établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) qui, selon eux, laisse la porte ouverte à un éclatement du système ferroviaire.

Outre la réforme, les syndicats protestent aussi contre les suppressions d'emplois. La SNCF a perdu "10 000 cheminots en cinq ans". "Guillaume Pepy disait qu'il allait stabiliser les effectifs, mais dans les faits, il supprime encore 2 000 cheminots en 2013".

Le mouvement porte aussi sur les salaires. "Alors que les négociations salariales commencent vendredi, on nous prévient déjà que cela va être un gel"

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 09:11

Le fascisme est une dictature qui s’appuie sur une doctrine de réconciliation des classes au service d’un Etat-nation, articulant une organisation corporatiste et verticale des travailleurs et des travailleuses à un Etat militarisé tout puissant. Il professe un anticapitalisme qui est seulement de façade puisque, en réalité, il ne parvient au pouvoir qu’avec l’aide et l’aval d’une grande partie de la bourgeoisie, et souvent le plus légalement du monde c’est-à-dire grâce aux élections.

Le fascisme est donc une forme particulière de l’Etat, un mode de gestion du rapport entre les citoyen-ne-s et cet Etat qui peut, parfois, s’appuyer sur une théorie des races. Mais c’est une forme délimitée dans l’Histoire, une forme particulière de totalitarisme. Le racisme, quant à lui, parcourt l’histoire des relations humaines à travers de multiples formes d’organisation sociale. Autrement dit, un Etat fasciste peut être, en plus, raciste ; mais toute société raciste n’est pas obligatoirement fasciste.

Les causes historiques du fascisme ont été, dans les années 20 et 30, la crise du capitalisme et l’absence de dynamique révolutionnaire. Le fascisme consomme autant la défaite du mouvement ouvrier que la victoire de ses propres idées.

La démocratie parlementaire n’est donc nullement un rempart contre le fascisme, ni contre une quelconque autre forme de totalitarisme susceptible d’apparaître. L’Histoire nous a appris que, lorsque l’alternative est entre révolution sociale et fascisme, la social-démocratie elle-même (et les staliniens !) n’hésite pas à combattre la révolution au risque avéré de faire triompher le fascisme (union sacrée en 14, Allemagne en 1920, Espagne en 37, pleins pouvoirs de Pétain en France, etc.).

Depuis 1945, les démocraties occidentales nées de la victoire militaire sur le régime nazi légitiment leur existence par un caractère antifasciste «originel». Ces mêmes démocraties se sont fort bien accommodées des régimes fascistes en Espagne, au Portugal, et ensuite au Chili et en Argentine… lorsque ces derniers offraient des garanties d’ordre et de stabilité pour le capital.

La gauche et l’extrême-gauche hurlent au fascisme à la moindre occasion : contre De Gaulle ou les généraux putschistes, contre les CRS et la police, contre Le Pen, bref contre tout ce qui semble s’opposer aux valeurs de gauche. Ce faisant, on banalise le vrai fascisme, celui qui est apparu dans les années 30, et on reste aveugle par rapport à d’autres formes de dictature qui apparaissent dans d’autres contextes. On évite tout simplement de voir que 1984 d’Orwell n’est ni une description de la barbarie nazie ni une caricature de l’ordre stalinien, mais décrit bel et bien la pente banale et obligée de nos belles démocraties occidentales.

L’«antifascisme», non seulement n’a pas permis de battre en brèche le fascisme (ni en France, ni en Espagne, ni en Allemagne), mais encore a favorisé l’écrasement de la révolution sociale, seule possibilité de triompher du fascisme. L’extrême droite représente le recours ultime des dirigeants politiques et économiques pour qui la “démocratie”, la “défense des libertés”, les “droits de l’Homme” ne valent que si chacun-e accepte sans rechigner de rester à sa place dans la hiérarchie sociale.

L’antifascisme comme plus petit dénominateur commun à des regroupements militants conduit inévitablement à placer l’alternative centrale de la société entre totalitarisme et démocratie parlementaire, alors que nous la situons entre capitalisme et révolution sociale. La caricature a été atteinte avec l’appel à voter Chirac au 2ème tour des présidentielles de 2002, appel auquel se sont joints jusqu’à des groupes libertaires.

OCL

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:40

La commission européenne a proposé de plafonner à 5 % le taux d'incorporation de biodiésel de première génération dans les carburants fossiles, soit moitié moins que le taux d'incorporation défini précédemment par l'Union européenne. L'objectif est actuellement d'en fixer la part à 10 % d'ici 2020.

Or, c'est dans cette perspective des 10 % que le groupe Sofiprotéol a construit sept usines en France, dont celle du Mériot qui existe depuis 2006. D'où l'inquiétude aujourd'hui des salariés de Saipol (trituration et raffinage d'huile) et Diester industrie (biodiésel) qui ont décidé d'alerter les politiques et l'opinion publique sur la menace qui pèse sur leur filière.

«Actuellement, le taux est à 7 % et on n'arrive pas à fonctionner à plein. Il y a déjà des unités qui fonctionnent quinze jours dans le mois. On est 81 ici, on est prêt à tourner plein pot (pour atteindre les 10 %). Si on passe à 5 %, il y aura trois à quatre fermetures de sites sur les sept unités qui produisent du biocarburant». Sachant que la baisse du plafond concerne les biocarburants de première génération, produits à partir d'huile végétale, comme à Nogent.

L'intersyndicale évalue à 12 000 emplois directs et indirects qui pourraient être impactés par une décision en faveur de cette proposition de directive, dont 600 emplois au sein du groupe Sofiprotéol.

Répondant à l'appel national de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO-SUD-CFTC du groupe, les délégués syndicaux CGT et CFDT de l'usine du Mériot invitent les quelques 80 salariés du site à cesser le travail et à se rassembler mercredi à 12 h.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:28

Implantées à Nouzonville et spécialisées dans la fabrication et la vente de produits de levage, de pièces estampées et d'articles de ferronnerie, les Usines du Paquis-FECR (Forges-Estampage de Château-Regnault) sont bel et bien sous la menace d'une disparition si leurs dirigeants ne dénichent pas un successeur. C'est une société reconnue pour son savoir-faire. Tant dans la manutention (conception et fabrication de moufles et poulies-standard ou motorisés) que dans la boulonnerie-visserie. Ce qui l'a amené à fidéliser des clients comme la SNCF, la RATP, Alsthom Transports, Poclain, Renault-Tricks, BMWmotorsport…

Depuis deux ans et demi, un industriel du Limousin s'est mis sur les rangs pour acquérir cette PME. Son objectif est d'investir 900 000 euros H.T. dans le rachat du fonds de commerce et des investissements de matériels. L'investisseur extérieur prévoit aussi de cibler un nouveau marché dans la moyenne chaudronnerie et d'associer aux deux unités nouzonnaises l'ultime embryon de Wiart-Autier (Les Hautes-Rivières) sous le même vocable «Usines du Paquis Industries». Mais l'effectif passerait de 49 à 28 personnes à moyen terme. Malgré les aides validées par la Région et le Département (un prêt de 100 000 euros à taux zéro remboursable sur sept ans avec une année différée), il n'est jamais parvenu à obtenir l'aval des banques. On lui reproche de ne pas amener suffisamment de fonds personnels.

Depuis peu, un autre porteur de projet s'est placé dans les starting-blocks, sans avoir encore entamé la phase de recherche de financement. Il s'agirait d'un industriel des Hautes-Rivières qui préserverait l'avenir du site en reprenant Usines du Paquis-FECR sous la forme d'une location-gérance.

FECR et les Usines Paquis ont depuis longtemps des liens très étroits. Bref résumé : Forge-Estampage de Château-Regnault a déposé le bilan en 1975 avant d'être reprise par les Ets Wiart-Autier. Par la suite, en 1984, les usines du Paquis, alors basées à La Grandville, et la forge Arthur-Clausse de Nouzonville ont été rachetées par FECR. Ensuite, en 1987, les activités ont été séparées en trois unités industrielles : FECR (forge), Wiart Autier (boulonnerie-visserie) et Usines du Paquis (manutention-levage). Mais en 2002, Wiart-Autier Production a été liquidée, laissant alors la place à Usines du Paquis et FECR Production.

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 09:23

Fin octobre, la barre symbolique des 4 000 demandeurs d'emploi était dépassée. Un record désormais largement battu avec les chiffres de mars qui explosent atteignant les 4 300. Soit une augmentation de 7,5 % en cinq mois. Sur un an, l'évolution est de 8,2 %.

Comme toujours, les jeunes, les seniors et les femmes sont les plus touchés. 18 % des inscrits ont moins de 25 ans. 23 % plus de 50 ans. Quant aux femmes, elles représentent 47 % des candidats. C'est trois points de moins qu'il y a cinq mois.

Bien loin des idées reçues et des discours sur l'assistanat, seuls 53 % des chômeurs touchent une allocation. Le reste doit se débrouiller avec les maigres aides de la CAF.

Les offres d'emploi ont grimpé de 8 % par rapport à février. Par contre, les besoins en intérim ne représentent que 12 % des annonces.

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:59

Les assistants pédagogiques étaient recrutés pour une durée de trois ans dans les collèges et lycées relevant du dispositif Eclair pour travailler auprès d’élèves en difficulté pour des missions d’aides et de soutien en coordination avec les enseignants.

Pour ces personnels en majorité des étudiants employés à mi-temps, ce sera la perte de leur emploi avec de faibles chances de se voir proposer un reclassement comme assistant d’éducation ou éventuellement un emploi d’avenir professeur.

Cette décision serait la conséquence de la loi de finances 2013, donc du Ministre et non pas du recteur. En effet cela semble entrer dans le cadre de l’application des économies décidées par Bercy dans le cadre de la loi de finances.

"Le budget de l’Education nationale est divisé en 2, celui des personnels enseignants et administratifs, et le budget de fonctionnement. Si le premier budget est sanctuarisé, le second, plus réduit, doit faire comme tous les autres budgets des différents ministères, diminués de 5 %. Et les assistants pédagogiques font partie du second budget. Mais la loi de finances 2013 qui a été votée a entériné une création, les EAP (Emploi Avenir Professeur) et nous avons pour mission de faire en sorte que ces nouveaux emplois prennent le relais des assistants pédagogiques", déclare le recteur de l'académie d'Amiens.

Quelles conséquences ? "Trois hypothèses, ils entrent dans les conditions de recrutement des EAP et dans ce cas le deviendront, soit, ils ne le peuvent pas et on leur proposera alors de devenir des assistants d’éducation ce qui est encore une autre catégorie et qui correspondant en grande partie à ce qu’on appelait autrefois les surveillants, soit en leur proposera sans doute autre chose. En tout cas nous allons, nous rectorat, étudier tous les cas. Nous allons mettre en place une bourse à l’emploi de telle manière que tout le monde puisse trouver une porte de transition vers un autre système".

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:49

Carte-chomage-Picardie-fin-2012.jpgL'Insee régionale a présenté le bilan économique de la Picardie pour 2012. Sans surprise, celui-ci fait apparaître une importante chute de l'emploi industriel et un taux de chômage historiquement haut.

L'emploi salarié marchand non agricole s'est fortement détérioré avec la disparition de 6 000 emplois. 2012 a aussi été marquée par une chute de l'emploi intérimaire, puisque 2 600 emplois ont été détruits dont les trois quarts dans l'industrie. Logiquement le recours à l'activité partielle a progressé avec 1,8 millions d'heures contre 1,4 million l'année précédente. Quand au nombre d'heures chômées, il a été multiplié par deux !

Par voie de conséquence, le taux de chômage est historiquement haut. Taux qui n'a cessé de se détériorer au cours des quatre trimestres de 2012 pour s'élever fin décembre pour la Picardie à 12,3 % de la population active, une hausse de 1,1 % par rapport à fin 2011.

Si tous les territoires sont concernés par cette aggravation du chômage, l'Aisne déjà très touché, devient le 2e département de France derrière les Pyrénées Orientales avec un taux de 15 %. Les niveaux de ce taux varient dans ce département selon les zones d'emploi 17,9 % pour la Thièrache, 16,3 % pour le Saint-Quentinois et Tergnier.

Dans l'Aisne sur un an les évolutions sont particulièrement importantes dans les zones les plus fragiles, + 1,7 % pour Tergnier, + 1,6 % pour la Thièrache. On note que les zones limitrophes du département subissent elles aussi de fortes progressions + 1,6 % pour Cambrai, + 1,3 % pour Maubeuge et + 1,5 % pour Charleville-Mézières. Le taux de chômage progresse au même rythme dans les régions voisines, + 1,2 % dans le Nord-Pas-de-Calais (14 %), + 1,1 pt en Champagne-Ardenne (11,2 %) et + 1 pt en Haute-Normandie (11,6 %).

Cette situation engendre une aggravation du chômage pour particulièrement les seniors, + 17,3 % ! Dans ce contexte les contrats aidés destinés aux personnes en difficulté sociales et professionnelles ont été fortement mobilisés + 15 % et le nombre de bénéficiaires du RSA socle a progressé de 7 %. C'est dans l'Aisne que l'on observe la plus forte hausse des bénéficiaires avec + 8,6 % contre 6,3 % pour la Somme et 5,9 pour l'Oise.

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