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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 20:20

Valodéa (syndicat mixte de traitement des déchets ardennais) construit un nouveau centre de tri dans la zone industrielle de Mohon.

Devenant l’unique site de traitement de ces déchets dans les Ardennes en 2015, les centres actuels localisés à Fumay et Charleville-Mézières devraient ainsi fermer leurs portes. «Du fait de l’automatisation des tâches, on sait qu’on aura besoin de moins de salariés. Mais cela est vraiment nécessaire au vu des normes actuelles, de l’état dans lequel sont nos chaînes de tri et des conditions de travail qui en découlent. Ce sera à l’exploitant de mettre en service ce site et de définir les moyens humains nécessaires, il s’agit de sa responsabilité propre».

Actuellement assurée par Arcavi, l’exploitation pourrait bien changer de main à la suite du lancement prochain d’un appel d’offres.

Quant aux sites actuels, ils devraient être vendus ou loués. Une des pistes évoquées serait d’implanter sur le site de Fumay une ressourcerie donnant une seconde vie aux objets et produits inutilisés. Peut-être une reconversion possible pour les employés ?

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 15:51

Deux frères et sœurs, une fille de 9 ans et un petit garçon de 7 ans, scolarisés à l’école de Neuflize, dans les Ardennes, se sont vu refuser l’accès à la cantine vendredi dernier. La mère avait pourtant envoyé une demande d’inscription le mercredi précédent.

La procédure veut qu'un mail confirmnt la présence des enfants à la antine soit envoyé 2 jours avant. Donc, en principe, de mercredi à vendredi, c'est bon... sauf que mercredi, personne ne travaille...

Les enfants ont été sortis des rangs menant à la cantine et ont été amenés dans le bureau du directeur de l’école qui a réussi à leur obtenir de la cantine un peu de pain, du fromage et une banane. Les parents 'étant pas à Neuflize à l'heure de la cantine, c’est finalement leur tante qui habite à 50 km de Neuflize qui est venue les chercher vers 13 heures pour les faire déjeuner.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 10:32

La France accueille sur son sol plusieurs milliers de jeunes étrangers isolés, mineurs et jeunes majeurs. Ils seraient environ 8 000 fin mai 2013; issus majoritairement d'Afrique noire (40 % - Mali en tête), d'Asie (30 % - principalement Afghanistan, Inde et Chine), mais aussi d'Europe (15 % - Ukraine et Roumanie, surtout) et du Maghreb (14 %).

Les mineurs isolés étrangers - et dans certains cas les jeunes majeurs isolés - relèvent de la compétence des départements dès lors qu'ils entrent dans le droit commun de la protection de l'enfance, comme le précise l'article L.112-3 du code de l'action sociale et des familles, s'agissant de jeunes «privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille».

Les flux des arrivées de ces jeunes se concentrent sur quelques territoires. Ainsi, plus de la moitié d'entre eux sont recensés en Ile-de-France. Une douzaine de départements compte plus de 200 jeunes pris en charge. La charge qui en résulte est de plus en plus lourde à assumer pour les départements les plus impactés, qui ont atteint les limites de leurs capacités de prise en charge, tant sur le plan financier que sur celui de l'accueil physique.

Devant cette situation, un protocole d’accord a été signé entre les ministres de la justice, des affaires sociales, de l’intérieur et le président de l’assemblée des territoires de France visant à répartir de façon plus équitable ces mineurs étrangers isolés sur l’ensemble des départements.

Une circulaire de la garde des sceaux du 31 mai 2013, avec effet immédiat, indique la procédure à suivre pour la reconnaissance et la prise en charge de ces mineurs (ou jeunes majeurs) isolés étrangers.

Depuis plusieurs mois, des départements (où la majorité est de droite) refusent d’appliquer ce protocole, justifiant ce refus par le coût à supporter par le département (certains l’estiment à 60 000 € par an et par mineur isolé, mais on peut faire tout et son contraire aux chiffres).

Il existe un protocole d’évaluation destinée à s'assurer de la minorité du jeune et de sa situation d'isolement sur le territoire français. En cas de doute sur la minorité du jeune, il peut y avoir un examen médical très contreversé basé sur des données cliniques, des données dentaires, des données radiologiques de maturité osseuse. Le jeune doit être consentant à l'examen et informé de ses modalités et de ses conséquences en termes de prise en charge, dans une langue dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend.

Le 30  décembre, trois jeunes de 15 et 16 ans (foi d’un vrai passeport pour l’un) originaires du Mali, du Nigeria et du Bangladesh, qui étaient hébergés jusqu’alors au Foyer de l’enfance de Châlons-en-Champagne où ils étaient placés sous l’autorité de l’ASE (Aide sociale à l’enfance), ont été conduits «en moins d’une heure» à l’unité médico-judiciaire de Reims afin que soient évalués leur âge et leur situation respective.

Vendredi dernier, ils ont été «sortis» de la structure, ont vécu deux jours dans un hôtel rémois. Depuis dimanche, ils se retrouvent à la rue (ou presque). Le 115 aurait pu trouver un hébergement aux trois jeunes. Mais décidément, la chance ne leur sourit pas puisque les hébergements d’urgence n’acceptent pas les collégiens, statut de deux d’entre eux.

Selon RESF, «Dans cette affaire, le protocole n’a pas été respecté. Pourquoi eux ont-ils été débarqués comme ça. Une histoire de faciès ? On leur a dit que les juges les avaient sélectionnés, et l’examen a été fait sans consentement, sans explication sur les objectifs et les enjeux de cette évaluation. Leurs pièces d’identité n’ont pas été authentifiées».

Un premier levier a été actionné en sollicitant la Défenseur des enfants. Trois courriers relatifs à ces trois situations ont été adressés au juge des enfants et au juge des tutelles. Un avocat a été saisi du dossier afin de déposer un référé devant la juridiction compétente afin qu’un hébergement soit très rapidement trouvé à ces trois jeunes gens. Une véritable transparence et un respect de la procédure sont également sollicités.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:34

Dans la nuit du 5 au 6 décembre, les députés avaient voté, dans le cadre du Projet de loi de finances rectificative 2013, une prolongation du BER (Bassin d’emploi à redynamiser) dans les Ardennes. Un dispositif initié par Jean-Luc Warsmann le 1er janvier 2007, reconduit entre 2011 et 2013, et qui concernerait selon ses défenseurs 2 800 salariés dans le département. Cette prorogation était cependant accompagnée de deux coups de rabot : elle ne portait que sur un an et deux exonérations de charges disparaissaient.

Afin d’éviter des «effets d’aubaine» et ne pas léser les collectivités locales, les impôts qui leur reviennent avaient été supprimés du dispositif (taxe foncière sur les propriétés bâties et cotisation foncière des entreprises). Ces deux mesures avaient provoqué un «sentiment mitigé».

En seconde lecture cependant, ces deux exonérations ont été réintroduites dans le dispositif, suite à un amendement en ce sens du député-maire de Douzy et de deux députés de l’Ariège (qui bénéficie aussi d’un BER). Il a été voté à une quasi-unanimité et s’applique depuis le 1er janvier. Reste, pour le député, à «convaincre aussi rapidement que possible de valider une nouvelle prolongation sur plusieurs années». Et pour les collectivités locales, à faire le deuil des recettes fiscales dont elles ne verront finalement pas la couleur.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 10:28

Selon l'INSEE, en 2011, 202 800 Champardennais vivent sous le seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec un niveau de vie inférieur à 977 euros par mois. Le taux de pauvreté s'élève ainsi à 15,5 % de la population. Il est supérieur d'un peu plus d'un point à celui de France métropolitaine (14,3 %) et situe la Champagne-Ardenne au 6ème rang des régions les plus défavorisées, derrière le Nord-Pas-de-Calais, le Languedoc-Roussillon, la Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Picardie.

Entre 2008 et 2011, la part des personnes pauvres au sein de la population a augmenté plus fortement dans la région (+ 1,5 point) qu'en France métropolitaine (+1,2 point). Cette évolution est la 5ème plus forte hausse après celles des régions industrielles du Nord et de l'Est de la France : Nord-Pas-de-Calais (+ 2,1 points), Picardie (+ 1,8), Alsace (+ 1,6) et Lorraine (+ 1,5).

Entre le début de l'année 2008 et la fin de l'année 2011, 14 300 emplois salariés ont été supprimés dans les secteurs marchands non agricoles (dont 13 300 dans l'industrie). Sur la même période, le taux de chômage est passé de 7,7 % à 10,0 %. Il s'élève à 11,5 % au 2ème trimestre 2013.

Entre 2009 et 2012, le nombre d'allocataires du revenu de solidarité active (RSA) augmente de 12,8 % en Champagne-Ardenne, soit à un rythme comparable à celui de France métropolitaine (+ 13,1 %). En 2012, 7,3 % des Champardennais vivent du RSA comme allocataires, conjoints ou personnes à charges (6,6 % au niveau de la France métropolitaine). La dégradation du marché du travail a aussi entraîné une augmentation du chômage de longue durée : le nombre de bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), destinée, sous certaines conditions, aux chômeurs ayant épuisé leurs droits à l'assurance chômage, progresse de 17,2 % entre 2007 et 2012. En 2012, 1,0 % de la population active de 15 à 64 ans est concernée (0,8 % pour la France métropolitaine). Enfin, le nombre d'allocataires du minimum vieillesse augmente fortement en Champagne-Ardenne (+ 7,7 % entre 2007 et 2012), contrairement à la tendance nationale (- 0,4 %), mais le taux de recours des personnes de 60 ans et plus, de 2,6 %, reste inférieur à la moyenne nationale (3,3 %).

La crise a aussi plus durement frappé les territoires les plus vulnérables. Le département des Ardennes, où les situations de précarité monétaire sont les plus fréquentes dans la région, est aussi celui où la pauvreté augmente le plus entre 2008 et 2011. Avec un taux de pauvreté de 19,2 %, il se situe au 8ème rang des départements métropolitains les plus défavorisés. La part de personnes pauvres a encore fortement augmenté entre 2008 et 2011 : + 1,8 point contre + 1,2 point pour l'ensemble des départements métropolitains. L'Aube et la Haute-Marne présentent des taux de pauvreté proches de la moyenne régionale mais plus élevés que la moyenne nationale : 15,4 % et 15,6 %. Cependant la dégradation des conditions de vie a été plus sensible dans l'Aube que dans la Haute-Marne, avec une hausse respective du taux de pauvreté de 1,7  point et de 1,0 point. La Marne est le seul département de la région dont le taux de pauvreté est inférieur à la moyenne nationale : 13,5 % mais ce taux a progressé plus rapidement, entre 2008 et 2011 (+ 1,5 point), que le taux national.

L'analyse à un niveau territorial plus fin, celui des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), met en évidence une plus grande fragilité des territoires urbains. En effet, les EPCI constitués autour des grandes villes sont ceux qui rassemblent les plus grandes parts de personnes en situation de pauvreté. Ainsi, en 2012, plus du quart de la population de la communauté d'agglomération de Charleville-Mézières Cœur d'Ardenne et des communautés de communes des Portes de Romilly-sur-Seine et du pays Sedanais appartient à des ménages à bas revenus. Dans les communautés d'agglomération du Grand Troyes et de Reims Métropole, de même que dans la communauté de communes de Saint-Dizier, Der et Blaise, plus d'un cinquième de la population est dans cette situation. Dans certains de ces EPCI, la baisse des ressources financières des habitants a été importante. Ainsi, entre 2008 et 2012, la part des personnes vivant dans des ménages à bas revenus a progressé de 4,9 points dans la communauté de communes des Portes de Romilly-sur-Seine, de 3,1 points dans la communauté d'agglomération du Grand Troyes et de 2,9 points dans celle de Reims Métropole.

L'espace rural est de fait plus épargné par la pauvreté : en 2011, en Champagne-Ardenne, la proportion des personnes pauvres est de 19,1 % dans les unités urbaines alors qu'il est de 10,4 % dans les communes rurales, soit un écart de 8,7 points. Cet écart ne cesse de s'agrandir puisqu'il n'était que de 0,9 point en 2008, avec des taux de pauvreté de 14,2 % dans l'urbain et de 13,3 % dans le rural. En 2011, au niveau national, l'écart est nettement moins marqué : le taux de pauvreté de l'espace urbain est de 15,0 % et celui du rural de 11,7 %.

La plus faible fréquence des situations de précarité dans l’espace rural s’explique par le niveau de vie des personnes y résidant : en Champagne-Ardenne, le niveau de vie médian des ménages des communes rurales est de 2 150 euros supérieur à celui des ménages résidant dans une unité urbaine (19 870 et 17 720 euros). Quel que soit le décile considéré, l’écart demeure important et est toujours supérieur à 2 000 euros.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 10:51

Le BER, c'est quoi ? Un bassins d'emploi à redynamiser (BER) est constitué de territoires présentant un taux de chômage supérieur de 3 points au taux national,une variation annuelle négative de la population supérieure à 0,15 % entre les 2 derniers recensements, une variation annuelle négative de l'emploi supérieure à 0,75 % entre 2000 et 2004.

  • Il exisye 3 BER : un dans les Ardennes, 2 en Ariège. Ils ont été créés en 2006 avec une application au 1er janvier 2007, ce pour une durée de 4 ans, reconduite pour 2 ans en 2011. Dans les Ardennes, le BER concerne 362  communes sur 463 (celles des arrondissements de Charleville-Mézières, de Sedan et une partie de celui de Vouziers.
  • Les entreprises exerçant une activité industrielle, artisanale, commerciale ou non commerciale peuvent bénéficier de l'exonération sociale pendant 7 ans. L'exonération concerne les salariés ayant une activité réelle, régulière et indispensable à l'exécution du contrat de travail, uniquement ou en partie de l'établissement situé dans un BER. Les entreprises installées dans un BER, quels que soient leur forme juridique et leur régime fiscal, sont totalement exonérées d'impôt sur le revenu ou sur les sociétés pendant 7 ans. Les immeubles des entreprises installées dans les BER entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2013 sont exonérés de taxe foncière et de cotisation foncière des entreprises (CFE) pendant 5 ans à partir de l'année suivant celle de la création de l'activité, ou à partir de la 2e année suivant l'extension de l'activité dans le BER.

  • Un amendement  vient d'être voté dans le cadre du Projet de loi de finances rectificative 2013. le BER ne sera prolongé que d’un an. Les exonérations de charges sociales et fiscales seront ramenées de sept à cinq ans, et pour satisfaire les collectivités locales, les exonérations d’impôts locaux vont disparaître.  
  • LE BER des Ardennes aurait permis de créer ou sauver à ce jour 2 800 emplois.
  •  
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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 18:33

Dans un tract que le syndicat a distribué dans les boîtes aux lettres de la commune de la Francheville, la CGT dénonce pêle-mêle des directives floues, un flicage des agents et une sérieuse méconnaissance du droit régissant la fonction publique.

Horaires changeants, fiches de poste périmées, voire inexistantes, agents travaillant sur des postes qui ne correspondent pas à leur grade… La liste des griefs supposés est longue.

Une employée revenue de congé maternité «s’est retrouveé seule dans son bureau, les collègues ayant intégré un autre lieu, sans accès à ses logiciels et dont l’essentiel du travail lui a été retiré. Ils ont été donnés à la personne qui la remplaçait en CDD». Une mise au placard présumée qu’a voulu dénoncer le syndicat en comité technique paritaire du centre de gestion (qui gère les agents des petites communes).

Reste le cas de cet agent qui aurait reçu des ordres suivis de contre-ordres, invectives, colères spectaculaires, emails incessants, humiliation publique lors de réunion. En accident du travail, elle a déposé plainte pour harcèlement moral et violences psychologiques auprès du procureur qui a ouvert une instruction.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 20:16

Le rapport Bailly, du nom de l’ancien président de La Poste, remis hier à Jean-Marc Ayrault, sur l’ouverture dominicale des commerces, estime que l’équilibre est «satisfaisant» pour les commerces alimentaires qui peuvent ouvrir jusqu’à 13 heures, proposant un statu quo en la matière.

La préconisation qui hérisse les organisations de salariés tient dans la possibilité qui serait accordée aux commerces pouvant déjà ouvrir cinq dimanches par an de le faire à douze reprises. Sept fois le maire accorderait cette autorisation, les commerçants disposant de cinq dimanches sans avoir à se justifier.

L’autre mesure présentée comme une avancée tient dans la fin du classement de certains lieux en «zone commerciale et touristique» ou en «périmètre d’usages de consommations exceptionnels» (PUCE). À la place, il est proposé de créer des «périmètres d’animation concertés commerciaux» (PACC) ou «touristiques» (PACT) au sein desquels les conditions sociales seraient harmonisées le dimanche. Les commerces indépendants de moins de 11 salariés situés dans ces nouveaux périmètres seraient exclus des obligations sociales, (re)créant deux mesures différentes dans le même lieu.

Néanmoins, le volet social n’est pas totalement oublié par le rapport. Il souhaite que les salariés établissent une déclaration pour travailler le dimanche et bénéficient de conditions de rémunérations et de repos compensateur.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 14:01

Le plombier polonais est une expression popularisée en France au printemps 2005 lors du débat sur le projet de traité constitutionnel européen, par référence à un projet de directive européenne, très impopulaire en France, présenté par l'ex-commissaire Frits Bolkestein.

La directive détachement des travailleurs européens de 1996 prévoit que les salaires et le temps de travail sont ceux du pays d’accueil. Mais les charges sociales sont celles du pays d’origine.

"Vous recherchez souplesse, faibles coûts, qualité et légalité ? La solution pour vos recrutements : les travailleurs polonais et roumains en intérim." Tel est le contenu d'un fax qu'ont reçu la semaine dernière des chefs d’entreprise rémois.

L’agence en question propose la mise à disposition de travailleurs intérimaires étrangers sans rien avoir à gérer. «Nous nous chargeons de toutes les formalités, dont la déclaration de détachement auprès de l’inspection du travail. Vous n’avez aucune formalité à accomplir, pas de bulletin de salaire, pas de déclaration Urssaf, pas de cotisation sociale».

En période de crise, une main-d’œuvre low cost peut tenter certaines entreprises, y compris les plus importantes. «Les plus gros consommateurs de main-d’œuvre étrangère sont les chantiers de l’Etat».

La Fédération du bâtiment a lancé une pétition à destination du gouvernement français et de l’Union européenne pour dénoncer cette concurrence qui fragilise le secteur. Elle y rappelle que le recours à ces sociétés étrangères de travail temporaire signifie souvent «des salaires tirés vers le bas, une durée de travail non respectée, des consignes de sécurité bafouées, des charges sociales payées dans d’autres pays, une absence de contrôles sérieux».

Le procédé semble fréquent dans les entreprises de transport. Ce serait le cas notamment à Tinqueux où une entreprise (sous-traitante) emploierait beaucoup de personnes venues de Roumanie et d’Arménie.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:52

L’an passé, sur les 7 500 personnes rencontrées par le Secours catholique dans l’Aube et la Haute-Marne, 92 % se trouvaient en situation de pauvreté, et 71 % en situation de très grande pauvreté, soit trois points de plus qu’en 2011.

En 2012, 77,5 % des personnes qui ont poussé la porte de l’une des antennes de l’association présentes dans le département ont demandé une aide matérielle. Pour le Secours catholique, «ces chiffres signifient que la situation des personnes se durcit et que la demande matérielle prévaut sur toutes les autres attentes des personnes en précarité».

L’autre enseignement de cette étude, c’est l’augmentation importante de la part des personnes vivant en milieu rural. De 18,3 %, en 2011, elles sont aujourd’hui 30,6 % à vivre en zone rurale. «Jusqu’à présent, la pauvreté sur ces territoires était cachée».

Comme en 2011, seulement 20 % des personnes rencontrées ont un travail. Pour le Secours catholique, cette difficulté récurrente de l’accès des plus démunis à l’emploi est le signe qu’il est désormais plus que temps de redéfinir les valeurs d’une société fondée sur le plein-emploi, à l’image des Trente glorieuses. «La part de l’emploi précaire augmente, tandis que celle des personnes bénéficiant d’un emploi aidé n’est que de 1 %. Ces chiffres révèlent l’inadaptation du système pour les personnes les plus pauvres».

Les personnes en situation de pauvreté perçoivent l’équivalent de moins de 60 % du revenu médian (estimé à 1 600 € par unité de consommation), soit 960 € par mois. Les personnes en situation de très grande pauvreté perçoivent moins de 40 % du revenu médian, soit moins de 640 €.

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 13:59

Une nouvelle mouture pour la maison de quartier du Lac à Sedan, et voici ce dossier sensible de nouveau sur la table. Depuis trois ans, le projet fait l'objet d'un conflit entre le personnel du centre social, qui devrait occuper la totalité ou quasi-totalité du lieu. Il s'agit de remplacer le bâtiment actuel, devenu vétuste.

Cette fois, les 25 salariés ont voté à la majorité une demande de révision du plan voté lors du dernier conseil municipal. Une demande entérinée par le conseil d'administration le 29 octobre dernier. Parmi les points sensibles, l'espace qui était consacré au service de la Protection maternelle infantile (PMI). «Nous étions farouchement opposés à cette cohabitation». Opposés parce que l'espace de 90 m2 et les 70 m2 du patio (devait séparer la PMI et les activités du centre) venaient grignoter le leur, déjà amoindri de moitié dans la nouvelle construction, par rapport à leurs locaux actuels (1 000 m2 au lieu de 2 000 actuellement).

Mais surprise : le conseil général décide finalement de se retirer du projet, comme annoncé le 2 octobre au cours d'une réunion entre les élus, le directeur du centre, et l'architecte. Pourquoi ? «La réorganisation de nos services sociaux sur Sedan n'a pu intégrer la mise en place d'un bureau dans le centre social». Pas de changement quant au montage financier, une éventuelle subvention du Département n'était pas encore actée.

À la place est aussitôt évoquée la possibilité d'y implanter une régie de quartier, un lieu multi-services. L'idée, reproduire l'expérience menée à Torcy. «Sans aucune concertation ! Les habitants du quartier du lac ont-ils été réellement consultés pour la création de cette future structure ou s'agit-il d'un projet municipal qui permettrait de faire des économies pour la ville et les organismes HLM ?»

Les salariés veulent cette surface pour y installer leur local de rangement ou agrandir la salle polyvalente. La régie, «c'est une simple proposition», tempère le maire. Concernant la superficie attribuée aux services du centre, rien de définitif non plus. Le premier magistrat l'affirme, il se tiendra à «un engagement préalable» : trouver des locaux supplémentaires pour compléter les 1 000 m² à bâtir.

Quoi qu'il arrive : les travaux débuteront au premier trimestre 2014.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 17:55

En 2011, le revenu salarial a stagné dans le secteur privé et diminué de 0,7% dans la fonction publique, selon l'Insee dans l'édition 2013 de son étude "France, portrait social", qui précise que le revenu salarial est la somme de tous les salaires perçus par une personne au cours d'une année. Ainsi, en 2011, avec une moyenne de 20 050 euros - 19 530 euros pour le secteur privé, 21 970 euros pour le secteur public - le revenu salarial retrouve son niveau de 2009.

La baisse des salaires s'est amorcée en 2008. En revanche, entre 1995 et 2011, l'Insee constate une très légère augmentation. Sur cette période, plus longue, le revenu salarial moyen augmente de 0,7% en moyenne par an en euros constants.

En 2011, le revenu salarial moyen sur l’ensemble de la population salariée s’établit à 20 050 euros annuels. Cette moyenne recouvre des situations très hétérogènes. Ainsi, au cours de l’année 2011, un quart des salariés a perçu moins de 9 792 euros de revenu salarial net par an (1er quart, soit 0,76 Smic dans l’année). Le revenu salarial moyen de ces 25 % de salariés les moins payés est de 4 056 euros par an. Un 2e quart de salariés a perçu un revenu salarial compris entre 9 792 euros et 17 951 euros. Un 3e quart de salariés a perçu un revenu salarial compris entre la médiane et 25 237 euros. Le revenu salarial moyen du dernier quart (les 25 % de salariés les mieux payés) s’élève à 40 350 euros, soit 10 fois plus que le revenu salarial moyen des 25 % de salariés les moins payés.

En 2011, le revenu salarial moyen atteint 19 530 euros annuels pour les personnes travaillant principalement dans le secteur privé et les entreprises publiques, contre 21 970 euros dans les trois versants de la fonction publique. L’écart de revenu salarial de 12 % entre public et privé vient principalement d’une plus grande stabilité des emplois (la durée d’emploi sur l’année dans la fonction publique est en effet supérieure de 10 % à celle du privé) et, dans une moindre mesure, d’un salaire horaire plus élevé de 2 %. Les écarts de salaire horaire entre public et privé s’expliquent pour l’essentiel par des différences de qualification des emplois.

En 2011, les disparités de revenu salarial sur l’ensemble de la population s’expliquent pour 15 % par des disparités de salaire horaire et pour 85 % par des disparités de durée d’emploi dans l’année. La durée d’emploi en EQTP des salariés du 1er quart (les 25 % de revenus salariaux les plus bas) atteint environ un trimestre sur l’année en moyenne  : soit ils n’ont été en emploi qu’une partie de l’année, parce qu’ils alternent périodes d’emploi et périodes de chômage, ou bien parce qu’ils sont entrés ou sortis du marché du travail en cours d’année (cas des étudiants et des retraités) ; soit ils ont un emploi stable mais à temps partiel. Ainsi, entre les salariés du 1er quart et ceux du 2e quart, les différences de durée d’emploi expliquent presque l’intégralité des écarts de revenu salarial moyen. Les seconds perçoivent en moyenne un salaire horaire seulement 4 % plus élevé que les premiers (1,29 fois le Smic contre 1,24 fois le Smic), mais ils ont une durée d’emploi trois fois supérieure (315 jours EQTP en moyenne sur l’année contre 92). À l’inverse, les différences de revenu salarial entre les salariés des 3e et 4e quarts proviennent pour la majeure partie de différences de salaire horaire. Les salariés du 4e quart perçoivent en moyenne un salaire horaire près de deux fois plus élevé que ceux du 3e quart : 3,2 fois le Smic contre 1,7.

Dans le secteur privé, c’est pour les plus jeunes (moins de 35 ans) et surtout les 55 ans ou plus que le revenu salarial est orienté à la baisse (- 1,1 % pour les seniors). Il continue à croître pour les catégories d’âges intermédiaires (35-54 ans). Avec une baisse de revenu salarial plus prononcée pour les seniors à la fois dans la fonction publique et dans le secteur privé, le revenu salarial moyen des 55 ans ou plus redevient inférieur à celui des 45-54 ans en 2011, pour la première fois depuis 2001.

En 2011, les femmes perçoivent un revenu salarial inférieur de 24 % à celui des hommes. Cette différence est imputable à un temps de travail moindre et à des écarts de salaire horaire. Ces écarts de salaire horaire peuvent eux-mêmes s’expliquer par les caractéristiques des emplois occupés, par celles des personnes concernées ou d’autres facteurs non pris en compte dans le modèle (parmi lesquels la «pure» discrimination salariale. En 2011, les différences de durée d’emploi en EQTP sur l’année expliquent 52 % de l’écart de revenu salarial. Les écarts de salaire horaire moyen sur l’année en expliquent 48 %.

Sources : INSEE, France, portrait social

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