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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 11:38

Sur les cinq premiers mois de l'année, on compte 60 % de licenciements économiques en moins par rapport à 2010 dans l’Aube.

Autre bonne nouvelle, le nombre d'heures supplémentaires est en baisse de 67 %, toujours par rapport à 2010. Elles restent néanmoins élevées : 298 000 heures autorisées en mai, 264 730 heures en juin. Selon la direction du travail, elles concernent surtout l'industrie (les deux tiers des demandes) et plus particulièrement les métiers du bois (37 %). La baisse est néanmoins sensible.

Conséquence de ce léger mieux économique, le chômage a reculé de 1,9 % en mai (par rapport à avril). Chez les jeunes, les chiffres sont très bons, mais très mauvais pas chez les femmes et les seniors.

On constatait une augmentation des contrats aidés de + 20 % fin avril, on est à + 15,6 % en mai.

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 11:25

Michel Bernard, 52 ans, administrateur civil détaché en qualité de sous-préfet hors classe, a été nommé sous-préfet (1ère catégorie) de Reims. Il a pris officiellement ses fonctions le 4 juillet prochain.

Michel Bernard est né en 1958 à Bar-le-Duc. Diplômé de l'Ena en 1992 de la promotion Condorcet, le Meusien a successivement été chef de bureau des affaires européennes au ministère de l'Éducation nationale (1992) et aux relations internationales à la direction des sports au ministère de la Jeunesse et des Sports.

Détaché sous-préfet de 2ème classe, il a été notamment sous-préfet de Nogent-le-Rotrou (1996-1998) avant de devenir secrétaire général de la préfecture des Ardennes. Sous préfet de Saint-Dizier puis de Metz-la-Campagne, il a été affecté en 2006 auprès du secrétaire général du comité interministériel de prévention de la délinquance où il a travaillé sur la loi de prévention de la délinquance votée en mars 2007. Depuis 2007, il était directeur de cabinet du préfet du Val d'Oise.

Michel Bernard est chevalier des Palmes académiques et chevalier des Arts et des Lettres.

Pourra-t-il intervenir et peser sur le dossier de la base aérienne 112, dont on nous promet le dénouement lundi 11 juillet (sans que personne n'y croit vraiment d'ailleurs) ?

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 12:00

Le tribunal de commerce a mis hier 28 juin son jugement en délibéré. Le procureur a demandé la nomination d'un juge enquêteur. Cela afin de faire la lumière sur les liens entre Sodimédical et Lohmann & Rauscher mais aussi entre Shanghai Industries et le groupe allemand.

Après l'audience du tribunal de commerce, le directeur qui ne vient pratiquement plus à l'entreprise, a tenu une réunion. À la fin, les salariés ont décidé de le retenir dans le réfectoire de l’usine. «C'est fini. Depuis 14 mois nous avons été gentils. Personne ne pénètre dans l'usine tant que nos salaires ne seront pas versés».

Vers 21 h, le préfet a obtenu qu’une réunion se tienne lundi à la préfecture et une enveloppe de 52 000 euros. Soit 1 000 euros par salarié. Refusées par les salariés.

Vers 22h, trois camions de gendarmerie arrivent sur le site de l'usine.

Le directeur a été libéré par les forces de l’ordre ce matin vers 10h30.

Les salariés doivent se retrouver le 8 juillet devant les prud’hommes pour le versement des salaires de juin cette fois-ci.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 13:29

SodimédicalIl y a un peu plus d'un an, Sodimédical, filiale du groupe Lohmann & Rauscher, décidait de fermer son usine de Plancy-l'Abbaye et de licencier la totalité de ses 54 salariés. Sodimédical veut transférer sa production de champs opératoires en Chine (ce qui est fait) et en Tchéquie.

A la suite des décisions négatives du TGI et du tribunal de commerce de Troyes, Sodimédical avait dispensé en mai ses salariés de venir travailler. Il leur avait demandé de rester à la maison. Mais par courrier, l'entreprise s'était engagée à leur verser leur paie normalement. Toutefois, craignant qu'elle n'en profite pour déménager les machines, les salariés ont assuré des tours de garde. De jour comme de nuit.

Toujours est-il que le salaire de mai n'a pas versé au personnel. Une inspectrice du travail est venue à Plancy-l'Abbaye pour dresser un procès-verbal de carence. Une audience des Prud'hommes est prévue vendredi 17 juin. Pour que Sodimédical verse bien les salaires, l’avocat va demander aux Prud'hommes d'assortir sa décision d'une astreinte de 500 euros par jour de retard. Pour «résistance abusive», il va réclamer 1 000 euros de dommages et intérêts par salarié. S’ils ont reçu le 15 juin, leurs feuilles de paye du mois de mai, elles étaient accompagnées d'une note d'information précisant qu'une partie seulement de leur salaire leur sera versée (325 €). Un comble pour les salariés qui pour la plupart gagnent le SMIC.

Le conseil des Prud'hommes de Troyes a ordonné hier à Sodimédical de verser dans les huit jours à ses 54 salariés leur paie de mai. Et pour que cela soit le cas, il a assorti sa décision d'une astreinte financière de 100 euros par jour et par salarié. Il a aussi condamné la filiale du groupe Lohmann & Rauscher à régler 500 euros de dommages et intérêts à chacun d'entre eux. Il a aussi exigé qu'elle paie la mutuelle du personnel. Ce qui n'a pas été fait et ce qui laisse les salariés sans couverture médicale complémentaire.

A l'issu de la réunion du CE qui s’est tenu à l'hôtel Novotel de Barberey, les salariés ont «gardé un peu au chaud» leur gérant. L'envie de le retenir tant que les salaires n'étaient pas versés fut grande mais la raison l'a emporté sur l'exaspération.

Nouvelle décision de justice, nouvelle victoire pour les 54 salariés de Sodimédical. Le conseil des Prud'hommes de Troyes a ordonné  à l'entreprise de fournir du travail à son personnel. Et pour que cela soit le cas, il a assorti son jugement d'une astreinte de 1 000 euros par jour et par salarié ! Il a aussi obligé l'entreprise à réintégrer les représentants du personnel dans leurs fonctions sous une astreinte supplémentaire de 1 000 euros.

La liquidation réclamée par la grande porte revient par la fenêtre. Elle est demandée cette fois non plus par l'entreprise mais par un fournisseur chinois de Sodimédical : Shanghai Industries.

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 09:52

Il y a un peu plus d'un an, Sodimédical décidait de fermer son usine de Plancy-l'Abbaye et de licencier la totalité de ses 54 salariés. Sodimédical veut transférer sa production de champs opératoires en Chine (ce qui est fait) et en Tchéquie.

A la suite des décisions négatives du TGI et du tribunal de commerce de Troyes, Sodimédical avait dispensé en mai ses salariés de venir travailler. Il leur avait demandé de rester à la maison. Mais par courrier, l'entreprise s'était engagée à leur verser leur paie normalement. Toutefois, craignant qu'elle n'en profite pour déménager les machines, les salariés ont assuré des tours de garde. De jour comme de nuit. Toujours est-il que le salaire de mai n'a pas versé au personnel. Une inspectrice du travail est venue à Plancy-l'Abbaye pour dresser un procès-verbal de carence.

Une audience des Prud'hommes a eu lieu vendredi 17 juin. Pour que Sodimédical verse bien les salaires, l’avocat a demandé aux Prud'hommes d'assortir sa décision d'une astreinte de 500 euros par jour de retard. Pour «résistance abusive», il a réclamé 1 000 euros de dommages et intérêts par salarié.

S’ils ont reçu le 15 juin, leurs feuilles de paye du mois de mai, elles étaient accompagnées d'une note d'information précisant qu'une partie seulement de leur salaire leur sera versée (325 €). Un comble pour les salariés qui pour la plupart gagnent le SMIC.

Le conseil des Prud'hommes de Troyes a ordonné hier à Sodimédical de verser dans les huit jours à ses 54 salariés leur paie de mai. Et pour que cela soit le cas, il a assorti sa décision d'une astreinte financière de 100 euros par jour et par salarié. Il a aussi condamné la filiale du groupe Lohmann & Rauscher à régler 500 euros de dommages et intérêts à chacun d'entre eux. Il a aussi exigé qu'elle paie la mutuelle du personnel. Ce qui n'a pas été fait et ce qui laisse les salariés sans couverture médicale complémentaire.

Une nouvelle séance doit avoir lieu sur la réintégration immédiate des 54 salariés à leur poste de travail et sous astreinte.

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 12:12

Avant son départ, le sous-préfet de Reims révélait, lors de l'assemblée générale de la chambre de commerce, que les chiffres du chômage sur le bassin rémois étaient particulièrement mauvais.

Alors que le chômage baisse au plan national, il augmente à Reims. Il augmente davantage à Reims que dans l'ensemble de la Marne et même que dans l'ensemble de la région : par rapport à l'année dernière, le nombre de demandeurs d'emploi marque une progression de 2,23 %, contre 1,37 % dans la Marne et 0,59 % en Champagne-Ardenne. Pour les chômeurs de longue durée, elle est de 9,9 %. Les chiffres sont historiquement mauvais dans les quartiers HLM : le chômage atteint 40 % dans certains quartiers sensibles.

«Ce ne sont pas tellement les chiffres mais surtout la tendance qui est préoccupante. On a l'impression que Reims est en décalage par rapport au national avec peut-être un effet retard de la crise. La très prochaine fermeture de la BA112 ne va rien arranger».

Corollaire du chômage en hausse, les offres d'emplois sont en berne : les seuls qui progressent proposent des postes à temps partiel et des courtes durées.

Il faisait remarquer que «le chômage dans le quartier de la cathédrale est paradoxalement élevé. On a découvert que cette bizarrerie était liée à la présence du Centre Communale d’Action Sociale où de nombreux bénéficiaires en recherche d'emploi sont domiciliés».

Salops de pauvres qui viennent squatter le centre ville !

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 16:54

L’INSEE vient de publier les statistiques concernant l’évolution du pourcentage des salariés payés sur la base du SMIC (au 1er juillet de l’année concernée).

Secteur d'activité  

Ensemble
des salariés

Salariés à
temps partiel

 

2008

2009

2010

2008

2009

2010

Industries extractives

5,2

4,6

2,0

16,8

ns

ns

Industrie manufacturière

9,3

7,4

5,5

27,6

21,2

17,1

Production et distribution d'énergie

0,6

0,8

0,5

1,3

1,1

0,8

Production et distribution d'eau ; assainissement

5,4

2,8

3,0

25,9

6,7

7,0

Construction

10,4

8,4

7,8

25,0

17,2

17,7

Commerce ; réparation d'auto. et de motocycles

17,2

13,8

13,5

28,8

26,0

26,0

Transports et entreposage

5,1

3,9

4,2

12,0

9,0

8,3

Hébergement et restauration

45,7

39,5

37,6

67,2

57,1

58,6

Information et communication

2,2

2,4

2,2

5,9

8,9

5,8

Activités financières et d'assurance

2,7

2,2

1,9

8,3

6,3

5,4

Activités immobilières

16,5

13,7

11,5

34,7

24,6

23,3

Activités spécialisées, scientifiques, techniques

6,9

7,2

6,8

20,3

23,7

22,6

Activités de services administratifs et de soutien

36,5

13,5

11,2

59,3

15,4

13,4

Enseignement (hors enseignement public)

11,1

5,0

3,9

15,5

6,6

5,3

Santé humaine et action sociale

15,4

12,2

13,6

22,2

16,5

18,4

Arts, spectacles et activités récréatives

13,4

11,0

9,8

18,5

15,5

13,2

Autres activités de services

20,8

20,0

18,5

31,3

27,4

25,5

Ensemble

13,9

10,6

9,8

32,1

23,0

22,3

f29Si le nombre de ces salariés est en baisse depuis 3 ans, on constate que les salariés de certains secteurs ont toujours un revenu faible (plus d’un tiers en 2010 dans le secteur de l’hébergement et de la restauration - avec une augmentation de 13 % dans la restauration rapide -, alors qu’on nous avait annoncé que la baisse de la TVA allait profiter aux salaires.

Le commerce, la réparation automobile et de motocycles, les sociétés immobilières, de services administratifs et de soutien et de services emploient entre 10 et 20 % de salariés dont la base de salaire est le SMIC.

A l’intérieur d’un même secteur d’activité, les écarts peuvent être très importants : 21 % des salariés du secteur de l’habillement, du cuir et du textile et 17 % des salariés du commerce alimentaire sont sur la base du SMIC.

Dans les secteurs «banques, établissements financiers et assurances», «chimie et pharmacie», moins de 5 % de salariés sont concernés par le SMIC, car une forte proportion de salariés sont cadres ou de catégories intermédiaires.

Dans nombre de secteurs, comme «métallurgie et sidérurgie», les négociations salariales ont permis de maintenir des salaires minima au-dessus du Smic.

22 % des salariés à temps partiel ont bénéficié en 2010 de la revalorisation du Smic, contre 7 % des salariés à temps complet. Cette proportion atteint 24 % dans les entreprises de moins de dix salariés contre 3 % seulement dans celles de plus de 500 salariés.

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 13:28

Transports, services de santé, enseignement, Postes et Télécommunications, etc. L'heure est à l'économie et à la privatisation avec tout ce que cela implique pour les travailleurs du secteur public et pour les usagers. Aggravation des conditions de travail, comme dans les autres secteurs économiques, dégradation des services. On fait des économies sur ce qui ne rapporte pas, on cède au privé ce qui est susceptible d'engendrer des profits…L'affaire roule d'autant mieux si elle est menée par des progressistes qui ne cessent de proclamer leur attachement à la notion de service public.

Il est illusoire d'attendre de l'Etat qu'il soit le garant du service public. L'Etat n'est pas public et il n'est pas une abstraction. Il est constitué d'individus et d'institutions, dont le pouvoir repose en définitive sur l'usage de la force ("L'Etat, c'est une bande d'hommes armés", selon l'expression d'Engels). Le service public est donc parfaitement instrumentalisé dans ce processus, puisqu'il vise en définitive non pas à la satisfaction de la population, mais à organiser les conditions qui permettent au capitalisme de fonctionner et de dégager des profits.

(...)

Service public et utilité sociale
par lechatnoir51

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 13:18

co li1Le TGV va encore gagner quelques minutes entre Paris et Bordeaux ; nos vieilles télévisions vont être remplacées par de la haute définition ; le tableau de bord de nos voitures sera équipé d'un système de téléguidage informatique permettant de choisir la bonne route pour une bonne destination.

A t on véritablement besoin de ces nouvelles techniques ? Nous a t on proposé d'autres choix ? La vitesse ferroviaire permettra t elle une meilleure communication entre les êtres humains ? La nouvelle télévision améliorera t elle l'éthique journalistique et paralysera t elle les manipulations et la censure ? Aurons nous moins d'accidents de la route

Peu probable. Ce que nous savons, en revanche, c'est que les lignes secondaires continueront de fermer, accentuant encore les dynamiques de centralisation urbaine et de désertification rurale. Que des millions de postes en état de marche seront jetés aux ordures et que se renouvellera un formidable marché pour l'énorme machine industrielle de l'électronique. Que le lobby du BTP comme celui de l'automobile se frotteront les mains grâce à ces cadeaux qui leur seront offerts.

Au fur et à mesure que la société marchande s'étend, des secteurs entiers de l'activité humaine, qui auparavant étaient décidés plus ou moins collectivement et assumés gratuitement, entrent dans le champ de l'Economie. Ces activités, qui structuraient peu ou prou des rapports de solidarité et d'échange, sont donc détruites et remplacées par des ersatz consommables et monnayables. Il suffit de regarder la façon dont l'activité de voyage s'est transformée en industrie touristique ; comment l'industrie pornographique a pénétré la sexualité ; comment les marchés de l'art et du spectacle dominent presque exclusivement les occupations ludiques de création. Et nous pourrions ainsi citer à l'infini des exemples.

En fait, il ne s'agit là de rien de plus que de la marche forcée du capitalisme pour s'étendre et trouver de nouveaux marchés, sous forme de territoires ou de secteurs de la vie sociale. Et toujours au prix de la destruction : des peuples, des cultures, des liens sociaux, des activités assumées collectivement, de la gratuité. Pour le capitalisme, c'est reculer que d'être stationnaire !

Telle est fondamentalement l'utilité de presque tout ce qui se produit actuellement sur la terre : pouvoir se vendre. L'unique objectif de la mise en œuvre des nouvelles technologies est la sacro sainte croissance et la nécessité pour le capital d'accroître la production en diminuant les coûts. L'utilité sociale, celle de la nécessité de se nourrir, de se vêtir, de se chauffer, de jouer et de jouir, de connaître et de découvrir, ne sert que de toile de fond aux activités mercantiles. Ces dernières s'appuient sur ces nécessités non pour les satisfaire, mais pour faire miroiter une hypothétique satisfaction qui recule au fur et à mesure que les capacités de production s'étendent. L'utilité sociale est au marketing ce que la libido est au psychanalyste : son fonds de commerce.

C'est ainsi que se réalise une société de frustration qui s'articule autour de la pénurie matérielle dans certaines zones et certaines classes, et d'une abondance falsifiée et d'une vie sociale appauvrie dans d'autres zones

Nous sommes tous conscients que l'envahissement du consumérisme n'est pas le produit de décisions collectives démocratiquement prises, mais bien un impératif pour le capitalisme, qui doit faire passer le développement pour du mieux être ; que nous n'avons aucune prise ni aucun avis à donner sur ce qui devrait être produit en priorité, sur ce qu'il serait bien venu d'abandonner. En fait, nul ne maîtrise les conséquences d'une nouvelle production, d'une nouvelle technologie, sinon ceux qui les mettent en œuvre et sur le seul terrain de la rentabilité. Les conséquences sur la vie sociale et sur l'environnement seront examinées plus tard, ce qui permettra d'ouvrir un nouveau marché dont les sociologues, psychologues, travailleurs sociaux et autres “chercheurs” seront les employés, la plupart du temps serviles.

Mais alors, que serait une réelle utilité sociale, qui échapperait à un système marchand ? La question mérite d'être posée, car si tous les esprits sains conviendront qu'une tonne de blé est socialement plus utile qu'une bombe atomique, au-delà de cette évidence nous entrons sur un terrain qui peut être miné si on n'y prend garde. Qui déciderait de ce qui est utile ou inutile ? Les États ? Un gouvernement mondial ? Les intellectuels ? Les scientifiques ? Les entrepreneurs ?

Il n'en est évidemment pas question !

Tout le monde doit il consommer les mêmes choses ? E y aurait là un arrière goût de totalitarisme, une façon toute bureaucratique de dresser la liste de ce qui est utile et de ce qui ne l'est pas ; une soumission collective à un ordre moral de mauvais aloi ou à des impératifs nationaux dissimulés.

En fait, l'utilité sociale, l'utilité de ce qu'on produit est d'abord un problème politique qui devrait découler de choix de société. Autrement dit "On veut vivre comme ça et on s'en donne les moyens", et non le contraire : "On produit d'abord, on verra ensuite." Le capitalisme a sacralisé la production au point que c'est le processus productif qui détermine nos rapports sociaux, nos envies, nos désirs. Et c'est précisément cela dont nous ne voulons plus !

Mais qui, "nous" ? Nous entrons là de plain pied dans la définition de la ou des collectivités humaines. Pas cette collectivité mondiale et abstraite, celle du pseudo "village planétaire", qui n'existe qu'au travers des médias et du Capital ; mais ces collectivités, en chair et en os, faites de rapports de proximité, de connaissance de leur environnement, celles qui permettent d'envisager la démocratie directe. Des collectivités entre lesquelles peuvent se construire des rapports de solidarité, d'égalité et d'échange et non de haine, de guerre et de concurrence, comme cela se produit lorsque la collectivité a été détruite ou affaiblie. Car le problème est bien que la primauté de l'Economie sur le Politique (au sens noble) déstructure perpétuellement les communautés humaines, y compris celles que le système a lui-même créées, atomise les individus, et laisse le champ de la communication, des interactions et des décisions aux différents pouvoirs.

Parler d'utilité sociale renvoie donc au territoire, au communautaire, au collectif, au "maîtrisable", autant dire à tout ce dont ce système cherche à nous déposséder et qu’il s’agit, par les luttes, de se réapproprier.

Un travail utile le sera non pas en fonction d'une morale ou d'intérêts supérieurs ; il sera celui d'une communauté humaine donnée, dans un lieu et un temps donné, qui aura décidé, pour fonctionner comme elle l'entend, de produire telle ou telle chose. Une communauté qui saura calculer le pour et le contre de tel effort humain (le travail) en fonction des répercussions que cette production peut avoir sur l'organisation sociale et sur l'environnement, et non en fonction du marché et du prix de la production. Autrement dit, une société dans laquelle la fonction économique sera là seulement pour permettre d'approcher des choix politiques et sociaux préalablement et collectivement définis.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:22

L'Insee de Champagne-Ardenne a rendu public son bilan économique et social 2010. Le chiffre d’affaires de l’industrie augmente de 7 %, celui des transports de 5 % et le tourisme progresse (+ 1,1 % pour l’hôtellerie et + 2% pour le camping). Les revenus des agriculteurs progressent, les rendements en baisse étant compensés par une hausse des prix. Les exportations de champagne gagnent 20 % en 2010.

Malgré la reprise d’activité, les dépenses d’investissement subissent une forte contraction (- 26,5 %), dans des proportions similaires à 2009.

En ce qui concerne l'emploi, «après avoir lourdement chuté en 2008 et 2009», il s'est stabilisé à près de 300 000 salariés. Toutefois, l'intérim, qui gagne 2 300 postes (+ 22 %) en Champagne-Ardenne en 2010, est le seul secteur a tiré complètement profit de la reprise. Les pertes annuelles d’emploi industriel restent lourdes sur l’année avec 2 800 postes de moins, soit une baisse de 3,1 %. En raison de pertes importantes dans les entreprises liées à l’automobile ou au textile, l’Aube et la Marne sont les départements où l’emploi dans l’industrie est le plus en recul, respectivement de - 3,6 % (- 700 postes) et - 3,3 % (- 1 100 postes).

Le chômage s’établissait à 9,4 % fin décembre. La mise en œuvre du contrat de transition professionnelle sur le département des Ardennes et la zone d’emploi de la Marne moyenne, et des cellules de reclassement sur les autres territoires de la région, ensemble de mesures dont au total 1 600 bénéficiaires ont profité, a favorisé l’insertion des publics les plus en difficulté.

Le nombre des dossiers de surendettement déposés passe ainsi de 6 091 en 2009 à 5 960 en 2010. Le surendettement dit passif (causes liées à la perte d’emploi, la maladie, le divorce, etc.) est en augmentation. Il affecte désormais trois quarts des dossiers. Rapporté à la population champardennaise, le nombre de dossiers déposés pour 10 000 habitants est stable en 2010 ; il s’établit à 45 pour 10 000 habitants, contre 34 pour 10 000 au niveau national.

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