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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 13:44

Plus de 77 000 procédures en 2011, une «activité soutenue» qui place les 4 parquets du ressort de la cour d'appel «en haut du tableau au niveau national».

L'année 2011 aura été marquée par une augmentation modérée de la délinquance et quelques bons résultats : une baisse de 3 % des atteintes à l'intégrité physique, une stabilisation au même niveau que la moyenne nationale des violences crapuleuses, une baisse de 4 % des atteintes aux biens, une diminution significative de 12 % des cambriolages dans les locaux commerciaux ou professionnels et surtout, une baisse de 8 % des violences induites contre les dépositaires de l'autorité publique, un chiffre qui sert d'indicateur de la délinquance en général. Mauvaise note en revanche avec une augmentation constante de la délinquance des mineurs et une hausse de 14 % des cambriolages dans les résidences principales ou secondaires.

En matière civile, le Premier président a évoqué de son côté une «activité juridictionnelle globalement stable en dépit d'une légère augmentation du stock des affaires restant à juger en fin d'année, liée à des vacances de postes». C'est ainsi que la chambre de la famille affiche une diminution de son stock d'affaires en cours (516 par rapport à 562), en raison principalement d'une baisse du nombre des appels. La chambre civile et commerciale affiche, elle, une augmentation de 224 affaires de plus.

Mais, c'est surtout en matière sociale que la cour d'appel a vu les effets de la crise. Il est question d'une augmentation de 47 % des affaires nouvelles, soit 500 affaires de plus d'enrôlées par rapport à 2010. Ces affaires concernent principalement des contestations de plans sociaux importants. «Pratiquement, à elle seule, cette chambre rend compte de la dégradation annuelle du stock des affaires civiles qui, en fin d'année, augmente de 794 dossiers, passant de 2908 à 3702». Toujours en 2011, 3364 décisions ont été rendues… Reste donc un peu plus d'un an de rôle d'affaires à évacuer.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 22:08

En février 2011 apparaissait sur la toile un blog "l'onion" (Journal indépendant et satirique s'inspirant d'un célèbre journal rémois issu de la résistance). (loniondereims.over-blog.com)

Ce n'est pas la première qu'apparaît sur Reims une parodie de notre grand quotidien d'information (sic).

Quelques jours après sa mise en service, l'onion recevait ce courriel de l'Union :

"La ressemblance entre votre logo et celui de l'union est plus que gênante.
Non autorisée, elle confine à la copie illégale.
Nous vous demandons de modifier dès maintenant le logo de l'onion et de le différencier totalement du nôtre.

Nous ne vous autorisons pas - et ne vous avons jamais autorisé à reproduire les articles de l'union. Merci donc de vous en abstenir à l'avenir et d'effacer tous les articles déjà parus sur votre site".

L'onion retire ses liens avec l'Union, et rappelle par ailleurs que son PDG est en autre un ancien de la DST qui a fait la chasse aux agents soviétiques

(www.revue-médias.com/jacques-tillier-quand-mesrine,663.html).

Une plainte est déposée et il y a quelques jours, la gendarmerie débarque chez le directeur de publication de l'onion et lui confisque son ordinateur.

Samedi, c'est un article incendiaire d'une bassesse terrible à son encontre.

Pour plus d'infos :

http://loniondereims.over-blog.fr/article-jacques-thillier-nous-ecrit-pas-le-biais-de-son-journal-93005209.html

http://loniondereims.over-blog.fr/article-creation-d-une-association-l-onion-93008889.html



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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:06

Françoise Debaisieux a été condamnée jeudi à six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Mende pour vols et détournements de biens appartenant à la préfecture entre 2007 et 2009.

La justice lui reprochait d'avoir soustrait meubles, tableaux et linge de maison appartenant à la Préfecture. Une partie des objets disparus de Lozère avaient été retrouvés à leur domicile de Haybes (Ardennes). Son époux, médecin à Fumay dans les Ardennes, a été relaxé.

Absente au rendu du délibéré, l'ex-préfète de Lozère s'est vu également signifier deux ans d'interdiction d'exercer une fonction publique. Poursuivie pour "détournements et vols de biens remis en raison de sa fonction par personne dépositaire de l'autorité publique", elle avait été révoquée dès juillet 2010 en raison de cette affaire qui avait fait grand bruit. Son époux, Hervé Debaisieux, un médecin généraliste de 58 ans, jugé pour "recel", a été relaxé.

Cette Laonnoise de 57 ans, est diplômée de médecine à Reims en 1981, ex-directrice de la Ddass de l'Aisne et ex-directrice régionale et départementale des affaires sanitaires et sociales de Champagne-Ardenne (Drass) à Châlons entre 2005 et 2007.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 11:03

Après plus d'un mois de grève des avocats commis d'office du barreau de Chalons, dont les interventions en garde à vue n'étaient plus payées depuis le mois de juillet, l'issue du conflit a enfin été annoncée lundi.

La grève a pris fin dès que la somme de 35 000 euros leur a été versée, et le parquet a été avisé sur le champ. Le montant versé devrait permettre de payer les interventions réalisées depuis cet été, ainsi que celles à venir jusqu'en janvier. Le mouvement bloquait une grande partie des rouages de la justice, en matière pénale, car, outre la garde à vue, la grève s'étendait également devant le juge des libertés, lors d'une présentation devant un juge d'instruction, ou pour des comparutions immédiates.

Les cinquante avocats du barreau ont toujours conservé, depuis le début du mouvement, la liberté individuelle d'analyser au cas par cas les situations d'urgence.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 16:53

Le Conseil constitutionnel a validé vendredi toutes les dispositions du nouveau régime de garde à vue, n'émettant qu'une simple réserve sur l'"audition libre".

Estimant que les droits de la défense restent insuffisants en dépit de la réforme de la garde à vue instaurée au printemps 2011, les avocats avaient demandé aux "Sages" de contraindre le gouvernement à revoir une nouvelle fois sa copie. En juillet 2010, le Conseil constitutionnel avait censuré l'ancienne loi sur la garde à vue, qui ne prévoyait qu'une présence très limitée de l'avocat.

Les avocats avaient contesté par le biais de questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) le fait de ne pas avoir accès aux dossiers de leurs clients, de ne pas pouvoir poser librement des questions ou encore de ne pas être présents lors de tous les actes de procédure (perquisitions, saisies, etc.).

Mais le conseil a jugé leurs griefs hors sujet, les déclarant "inopérants" dans une décision publiée sur son site internet. Il a jugé que "la garde à vue demeure une mesure de police judiciaire qui n'a pas pour objet de permettre un débat contradictoire sur sa légalité ou le bien-fondé des éléments de preuve""Un tel débat aura sa place devant la juridiction d'instruction ou de jugement", a-t-il fait valoir.

Il a en revanche émis une réserve sur la mesure dite d'"audition libre" d'une personne par des enquêteurs. Les enquêteurs pourront continuer d'entendre en dehors du régime de garde à vue, et sans avocat, une personne soupçonnée d'avoir commis une infraction, si elle y consent. Mais ils devront l'informer de son droit de quitter les locaux de police ou de gendarmerie à tout moment, et de la nature et de la date de l'infraction dont elle est soupçonnée.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:24

Il  a été condamné à 24 mois de prison avec sursis, 15 000 euros d'amende et dix ans d'interdiction de gérer une société par le tribunal correctionnel de Charleville.

Il était poursuivi pour abus de biens sociaux, banqueroute, faux et usage de faux, alors qu'il dirigeait l'entreprise Artis (Monthermé dans les Ardennes), liquidée en juin 2002, laissant une cinquantaine de salariés "sur le carreau". La société était spécialisée dans le trraitement des surfaces métalliques.

La constitution de partie civile des salariés pour préjudice moral n'a pas en revanche été reçue par le tribunal.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 14:03

Désormais, les avocats commis d'office en matière pénale ne se déplaceront plus, qu'il s'agisse d'assister un justiciable au cours d'une garde à vue, devant le juge des libertés, lors d'une présentation devant un juge d'instruction, ou pour des comparutions immédiates. L'action est lancée pour une durée illimitée.

Au pénal, le tribunal risque d'être rapidement bloqué. Même si chaque avocat reste bien entendu libre d'agir comme il lui semble bon de le faire, au cas par cas.

Les permanences, qui durent deux jours pour chacun d'entre eux, feront l'objet d'une attention soutenue.

Si le problème vécu par le barreau de Châlons depuis le milieu de l'été n'était pas encore connu de tous, il devrait en être rapidement autrement.

Sur le fond, consulter :

http://www.lechatnoir51.fr/article-les-avocats-commis-d-office-ne-sont-toujours-pas-payes-86471883.html


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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 13:54

La cour d'appel de Reims a confirmé hier une ordonnance rendue en juin par le tribunal de grande instance de Charleville-Mézières qui reconnaît le rapport rendu sur l'amiante par le cabinet Technologia dans l'ex-usine Porcher de Revin.

Ce rapport avait été demandé par le comité d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l'usine.

Pour l'heure, la sécurité sociale aurait reconnu six cas de salariés ou anciens salariés comme victimes de pathologie due à l'amiante, donnant lieu à une indemnisation par le fonds national d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fiva).

Selon le CHSCT, les salariés ont travaillé durant des années avec des protections inadaptées ou carrément sans protection à Porcher.

Les plaques d'amiante sont encore présentes dans les fours, les joints de brûleurs, des gaines d'aération...

«Grâce à ce verdit, le cabinet va pouvoir faire la restitution du rapport final lors d'une réunion extraordinaire du CHSCT en novembre à la direction. On va pouvoir traiter les zones amiantées avec les précautions d'usage lors du démantèlement de l'usine. Par ailleurs, nous pourrons aussi établir des fiches d'exposition des travailleurs à l'amiante»

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 11:56

L'application de la loi du 14 avril dernier connaît quelques couacs. Et pas des moindres.

Les avocats commis d'office intervenant en garde à vue (il s'agissait d'un point essentiel de la réforme) doivent normalement être indemnisés. Or, le versement des dotations annoncées par les représentants de l'État tarde cruellement à venir.

Aucune mission d'intervention en garde à vue des avocats commis d'office n'a pu être payée depuis le 28 juillet et certaines missions accomplies entre le 15 avril et le 28 juillet restent encore impayées, faute de fonds disponibles.

Au 7 octobre, le montant total des impayés s'élevait déjà à 24 370 euros pour barreau de Châlons.

En réponse à cette impasse, le barreau de Châlons a décidé d'attendre jusqu'à mercredi les versements attendus. Si mercredi aucune somme n'est débloquée, le bâtonnier suspendra toutes les désignations au titre de la commission d'office en matière pénale.

Autrement dit, les avocats ne se déplaceront plus lorsqu'ils seront commis d'office pour assister un justiciable pendant une garde à vue, devant le juge des Libertés, lors d'une présentation devant un juge d'instruction ou encore lors des comparutions immédiates et ce pour une durée illimitée.

La décision, qui ressemble à une première sommation, peut avoir des conséquences lourdes sur le fonctionnement de la justice dans le ressort du tribunal de Châlons. Celui-ci couvre en effet l'ensemble du département, excepté Reims.

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