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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 11:18
Intervention du PI2G de Reims pour un pétard

L’incident en dit long sur le climat de psychose qui règne actuellement en France. Hier dimanche, peu avant 13 heures, un appel angoissant parvient au centre opérationnel de la gendarmerie de la Marne. Au bout du fil : un habitant de Ville-en-Tardenois qui déclare avoir entendu un «coup de feu».

Aussitôt, le peloton d'intervention interrégional de Gendarmerie ou PI2G (appelé à tord antenne régionale du GIGN) de Reims, opérationnel depuis avril 2016, est engagée. Trois véhicules quittent la ville sirènes hurlantes pour rejoindre les unités locales, tandis que les pompiers, eux aussi engagés, reçoivent l’ordre de n’intervenir qu’après le feu vert des gendarmes.

La rue de Ville-en-Tardenois se couvre rapidement de bleu. Tout est calme. Et pour cause ! Après une rapide prise de contact, les gendarmes se rendent compte qu’en fait de coup de feu, une famille réunie pour le repas de Noël avait innocemment jeté un pétard dans son jardin…

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:07

A Paris, la préfecture de police interdit la manif de demain. D'autres villes sont menacées de la même interdiction.

Voici un appel provenant de Nantes

VALLS A DIT : INTERDIT DE MANIFESTER !!!

Ce gouvernement est impopulaire ! Ce gouvernement est isolé ! Les Valls, Hollande et toute la clique de larbins des grandes fortunes dont ils sont, n'ont plus que la répression et le mensonge pour faire face à un mécontentement populaire qui résonne toujours plus fort !

L’État et ses laquais médiatiques ne font même plus semblant d'avoir un minimum de neutralité… C'est le mensonge médiatique et l'instrumentalisation permanente ! Ainsi tous les grands médias s'accordent unanimement pour annoncer l'échec de la mobilisation nationale du mardi 14 juin… Mais quiconque était dans les cortèges ce mardi a pu s'en rendre compte, ce ne sont pas 80 000 personnes qui défilaient mais des centaines de milliers !

L’État veut instrumentaliser la casse de quelques vitrines de l'hôpital Necker pour réprimer le mouvement en lutte contre la casse sociale. Lui qui organise la casse méthodique des hôpitaux publiques, lui qui impose aux aides-soignantes, infirmières et personnels des cadences de travail infernales et par là met en dangers la santé des patients, lui qui supprime lits après lits des différents services hospitaliers rallongeant d'autant les listes d'attente pour être pris en charge et alimentant ainsi le secteur hospitalier privé… Mais de qui se moquent-ils ?! Prétextes ! Vulgaires prétextes !

Alors ça y est, c'est dit : la promulgation d'une loi rejetée par 3 français sur 4 ne suffisait pas, le recours au 49.3 ne suffisait pas non plus, les interventions musclées des CRS pour débloquer les dépôts de carburants, violenter les manifestants ne suffisait toujours pas…

Ces messieurs du pouvoir voudraient purement et simplement : nous interdire de manifester ! C'est un nouveau cap qui est franchi dans le virage autoritaire et sécuritaire de l'Etat.

Cette démocratie n'est pas notre démocratie, c'est celle de la finance et des actionnaires ! Tant qu'il se tait, le peuple peut jouir d'un semblant de démocratie. Mais lorsqu'il s'exprime, on lui ferme sa gueule ! Trop facile !

C'est tout le mouvement et c'est tout­ le peuple que le gouvernement Valls-Hollande veut humilier. Il nous reste 2 choix : accepter le dictat gouvernemental et baisser la tête, ou relever le défi et gagner notre dignité !

JE REFUSE LE DICTAT DE VALLS

J'IRAIS MANIFESTER

Et aussi une analyse sur Paris luttes info

https://paris-luttes.info/manifestation-interdite-est-ce-que-6239

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 22:01
STOP ETAT D’URGENCE

Suite aux attentats du 13 novembre 2015, le gouvernement a déclaré l'état d'urgence pour 12 jours, l’a reconduit pour 3 mois, et envisage maintenant de le prolonger à nouveau et de le maintenir «tant que la menace est là».

Mais jusqu’où ? Pour combien de temps ? L'état d'urgence était-il nécessaire ? Les dispositifs antiterroristes déjà existants n'auraient-ils pas pu suffire ?

Le gouvernement prévient officiellement qu'il ne respectera sans doute pas la Convention des Droits de l'Homme. Et, François Hollande annonce, pour répondre à l'angoisse créée par les politiques et les médias, qu'il veut modifier la Constitution afin d'y inscrire l'état d'urgence et de permettre la déchéance de nationalité de personnes définitivement condamnées.

Comment ces mesures pourraient-elles être efficaces pour lutter contre l'engagement individuel vers l'attentat suicide, l'idéologie fanatique trouvant sa source dans la situation internationale ?

L'état d'urgence marque un grave recul de nos libertés civiles et nuit fortement aux droits humains. En portant atteinte au droit d'expression et de manifestation des organisations associatives, syndicales et politiques, en condamnant des manifestants et en multipliant les assignations à résidence, il marque aussi un grave recul de la démocratie.
Nous n'exprimons pas ici uniquement des craintes pour l'avenir.

De nombreuses perquisitions ont d'ores et déjà été perpétrées de manière extrêmement violente et arbitraire stigmatisant une population supposée musulmane. Des commerces halal et des squats militants en ont aussi fait l'amère expérience. Ont été assignés à domicile des militants écologistes afin de contrecarrer leur potentiel d'action lors de la COP21.

Paradoxalement, la liberté du commerce, elle, n'a pas été suspendue. Or en quoi est-il plus facile d'assurer la sécurité d'un marché de Noël que celle d'une manifestation ?

Intentionnelle ou pas, la logique de l'état d'urgence joue ainsi dans le sens d'un muselage du mouvement social et pose les premiers jalons du totalitarisme. A usage répété, il pourrait habituer la population à vivre sous un état d'exception permanent. Un tel régime serait un fauteuil confortable pour le Front National ou d'autres groupements autoritaires et fascistes. La répétition des logiques d'état d'exception constitue d'ailleurs une possibilité aux vues des crises économiques et écologiques, des conséquences du climat sur les dynamiques migratoires. Or face aux crises économiques et écologiques, c'est bien le mouvement social qui est porteur des vraies solutions.

Dans ce contexte, s'est constitué le Collectif 51 «Stop état d'urgence» afin d'organiser la résistance à ce qui apparaît comme un nouveau recul de nos libertés. Concrètement, le Collectif s'est donné pour objectifs, de :

- Recenser les cas d’application de l’état d’urgence dans la Marne

- Informer le grand public sur les dangers pour nos libertés

- Interpeller les médias et élus locaux.

Le Collectif est composé à ce jour de Agir ensemble contre le chômage, Alternative libertaire 51, Association citoyenne du Front de Gauche, FSU, ATTAC, CEMEA Champagne-Ardenne, Collectif de Lutte Antifasciste, Ensemble, La Ligue des Droits de l’Homme (section de Reims), Organisation communiste libertaire, Parti de Gauche, RESF, RUSF, SOS Racisme Reims, Union syndicale Solidaires…

 

Réunion publique

Jeudi 18 février 2016 à 19 h

Salle Saint-Thierry à Reims

Tract en pièce jointe

une apparition massive avec distribution du tract ci-dessus
venez le 30 janvier 2016
à partir de 14h30 place d'Erlon - fontaine de la solidarité

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 21:32

Salut à tous et toutes et merci d’être venus nous accueillir et partager un repas.

Nous sommes partis de Notre Dame des Landes samedi dernier avec 5 tracteurs, un triton, une cabane, une cantine mobile et 200 cyclistes de 1 à 70 ans. Nous roulons aujourd’hui depuis 7 jours. Nous sommes toujours ensemble et plus nombreux qu’au départ.

Notre tracto-vélo a été une entité à la fois soudée et riche de sa diversité à l’image du mouvement anti-aéroport.

Le convoi s’est construit avec les associations et organisations citoyennes, politiques et syndicales qui depuis de nombreuses années informent et agissent sur le plan juridique, militant ou celui de la contre-expertise. Autant d’associations et organisation qui ont assuré pas à pas l’ancrage du mouvement.

Le convoi s’est construit avec les paysans impactés de la Zone d’Aménagement Différé qui ont toujours continué à cultiver la zone menacée, malgré les menaces et pressions. Ils s’est construit avec tous les paysans de la région qui ont rejoint la lutte et participent pleinement à sa défense et aux projets agricoles.

Le convoi s’est construit avec les occupantes et occupants qui sont venus s’installer sur place à l’appel d’habitants historiques, qui ont participé pleinement sur le terrain à empêcher tous démarrages des travaux. Des occupants qui ont construit sur place des formes de vie, d’habitats, d’agricultures et d’organisation collective et partageuse, émancipées du diktat économique et des schémas dominants.

Le convoi s’est construit avec les comités et soutiens de toute la région et de plus loin encore toujours prêt à se mobiliser pour maintenir la pression contre le projet d’aéroport et à chaque fois que la zad a été menacée. Autant de comités et soutiens qui constituent le terreau populaire du mouvement.

Nous avons imaginé ce convoi dans un contexte lourd des menaces répétées du premier ministre et des pro-aéroport. Nous sommes venus à Paris pour y dénoncer une hypocrisie flagrante. D’une part, la volonté affichée en décembre, par le gouvernement, de lutter contre le réchauffement climatique. D’autre part, la menace de revenir quelques semaines plus tard pour expulser les habitants et paysans de la zad, détruire plus de 1600 ha de terres agricoles et de zones humides, ainsi que des dizaines de logis pour y construire… un nouvel aéroport.

Comme de nombreux habitant-e-s, paysan-ne-s, migrant-e-s d’autres parties du monde qui subissent déjà en première ligne les conséquences du réchauffement climatique, nous savons que notre salut ne viendra pas des échanges de marchés carbones entre lobbies industriels et gouvernements, encore moins du capitalisme vert. Nous voulons participer à une reprise en main, par les populations et mouvements de lutte, de l’avenir de la planète. Nous apportons depuis Notre Dame des Landes un double message d’espoir, celui qu’il soit possible d’arrêter ici et maintenant leurs projets nuisibles et imposés, celui qu’il soit possible ici et maintenant de tracer d’autres chemins.

Nous savions avant de partir que le gouvernement avait déjà prohibé toute les manifestations publiques prévues dans les rues de la capitale pendant la cop 21. Le lendemain de notre départ, un bataillon de gendarmes mobile a bloqué notre convoi pendant quelques heures pour lui signifier qu’il lui serait interdit de pénétrer en île de France. Le périmètre qui nous était prohibé a encore augmenté avec l’interdiction d’aller en Eure et loir en début de semaine. Nous avons pourtant continué à rouler et à avancer. Face à notre détermination sans faille les barrières se sont successivement levées.

Si les autorités ne voulaient visiblement pas de nous, ce n’était pas le cas des habitants des régions traversés, bien au contraire Les comités et soutien d’Ancenis, Angers, Le Mans, Préaux sur perche, la Flêche, Coulombs, Emancé entre autres, nous ont accueilli chaque soir à bras ouverts. Ils nous ont ouvert leurs maisons, leurs champs et leurs salles des fêtes. Toutes ces personnes qui refusent de se laisser abattre par la peur et la résignation, nous montrent à quel point le mouvement de solidarité avec la lutte de Notre dame des landes est plus vivant que jamais. Ces personnes ne nous ont pas accueilli dans un simple geste de soutien mais parce qu’elles se battent elles-mêmes localement contre la privatisation d’une forêt publique, pour que des migrants aient un toit sur la tête, contre l’emprise de l’agro-industrie et pour l’accès paysan à la terre ou encore pour maintenir, face à un nouvelle zone commerciale, un jardin collectif à périphérie d’une ville. Grâce à elles et eux, ce convoi a été un moment absolument magique. Nous les remercions infiniment et les assurons d’être prêt à revenir les soutenir à notre tour à chaque fois que ce sera nécessaire. Nous regrettons fortement de n’avoir pu nous rendre hier à saclay du fait du blocus policier.

Nous sommes cependant parvenu aujourd’hui à Versailles, aux portes de paris.

C’est le 16 novembre 2015, depuis Versailles, que le sénat et le parlement réuni ont décidé de prolonger de 3 mois l’Etat d’urgence sous lequel nous vivons aujourd’hui. C’est au titre de l’Etat d’urgence qu’il a multiplié les interdictions de manifestation, les perquisitions ou les assignations à résidence de personnes qui préparaient notre accueil à Paris. Mais ces mesures liberticides ne pourront étouffer les voix de tout ceux qui considèrent que les logiques économiques et politiques actuelles nous mènent droit dans le mur.

En 1871, Les versaillais avaient écrasé la commune de paris. Les zads sont aujourd’hui comme autant de nouvelles communes libres. Et nous affirmons ici que ces communes ne se laisseront plus expulser. Nous avons contenus les troupes policières à l’automne 2012, et avons mis en défaites les politiciens pro-aéroport. Nous les mettrons en défaite une nouvelle fois s’ils s’entêtaient à revenir dans le bocage de notre dame des landes. Il n’y aura pas d’aéroport, la zad continuera à fleurir.

C’est à l’été 1973 pendant le premier grand rassemblement de la lutte du Larzac que Bernard Lambert, figure des paysans-travailleurs a déclaré «les paysans ne seront plus jamais des versaillais». Avec les paysans venus de la zad nous sommes fiers aujourd’hui de faire résonner de nouveau ce message ici-même.

Ce banquet n’est que le point final des convois. Il se veux un appel à continuer les luttes de terrain, à Paris comme ailleurs, dans les semaines, mois et années à venir.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 13:23

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait rappelé jeudi que l'état d'urgence n'était "pas l'abandon de l'Etat de droit parce que l'Etat de droit le prévoit". "Il faut faire très attention à la manière dont sont mises en œuvre les conditions de l'état d'urgence".

La France a informé le Conseil de l'Europe "de sa décision de déroger à la convention européenne des droits de l'homme", du fait de l'adoption de l'état d'urgence après les attentats de Paris.

La notification de cette dérogation est prévue à l'article 15 de la convention européenne des droits de l'homme: en "cas de guerre ou d'autre danger public menaçant la vie de la nation", un Etat signataire "peut prendre des mesures dérogeant aux obligations" de la convention, sous réserve d'en informer le Conseil de l'Europe.

Les autorités françaises ont informé le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland, "d'un certain nombre de mesures prises dans le cadre de l'état d'urgence instauré à la suite des attentats terroristes de grande ampleur perpétrés à Paris". Ces mesures "sont susceptibles de nécessiter une dérogation à certains droits garantis par la convention européenne des droits de l'homme".

Cette dernière reste cependant en vigueur en France et certains de ces droits ne pourront tolérer de dérogation, a prévenu le Conseil de l'Europe, notamment le droit à la vie et l'interdiction de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants.

De même, l'interdiction de l'esclavage et le principe affirmé à l'article 7 - pas de peine sans loi - ne peuvent faire l'objet de dérogations.

Il ne revient pas à l'organisation paneuropéenne de se prononcer sur le bien-fondé de cette démarche de la part de la France. En revanche, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), garante de la convention, pourra se prononcer sur la validité de cette dérogation, lorsqu'elle sera saisie de requêtes précises, alléguant d'éventuelles atteintes, par la France, aux droits fondamentaux.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 12:57

Ce texte, daté d'hier, émane de la Marche sur la COP.

Appel à braver l’état d’urgence

Je ne doutais plus que la civilisation comme on la nomme, ne fût une barbarie savante et je résolus de devenir un sauvage.

Anatole France, Jardin d’Épicure

«Plus tard, il sera trop tard #COP21»

En matière de changement climatique, comme de menace terroriste, il semble que les gouvernements aient fait de la peur la mécanique intime de leurs mondes. En ces heures embrouillées, où la plus grande confusion règne quant aux parti pris et aux perspectives politiques qu’il est désirable de suivre, où la terreur est appliquée à tous les domaines de l’existence, de l’environnement à la fête, du chômage de masse à la circulation des personnes : un état de panique qui fait planer l’anéantissement de tout ce qui vit, sans autre voie de salut que de s’en remettre entièrement à ceux qui nous gouvernent. Il est grand temps d’affirmer que nous ne sommes pas terrorisés, et que nous n’avons pas besoin d’être sécurisés.

Le message schizophrénique qu’on ne cesse de nous rabâcher semble dire : «vous risquez de mourir à tout instant, restez calme : on va trouver une solution».

Des quartiers mis sous couvre-feu sans lien avec les attentats du 13 novembre, les manifestations interdites, la fermeture des frontières face au flot de réfugiés qui viennent questionner le sens de nations à bout de souffle, une économie malade au chevet de laquelle ne cesse de se bousculer des médecins bornés et sûrs d’eux, l’imminence annoncée des catastrophes climatiques, environnementales et humaines. Gestion martiale du cours des choses, dont les remèdes finissent par être la seule maladie.

État d’urgence et nouvelles taxes carbones. Le malade, c’est nous : contrôlons-nous, sinon c’est la mort assurée, dès demain sous les balles terroristes, ou d’ici une cinquantaine d’années celle de toute la planète.

Au fond, pour les gouvernants un attentat ou une courbe de température ne sont rien de plus que des prétextes pour nous gouverner et stimuler l’économie : interdire les manifestations et encourager le shopping ; créer une police de l’environnement et industrialiser toute la forêt.

Il nous appartient de refuser l’interminable organisation du désastre, comme il nous appartient d’anéantir la quête de gloire et le désir de mort de certains de nos semblables. L’une et l’autre de ces architectures de notre temps sont au fond parfaitement homogènes.

La vie étant désormais le lieu même de la politique, il n’y a pas à s’étonner qu’elle soit la cible en tant que telle des États contemporains – quand bien même il s’agit d’États autoproclamés – mais si la vie est directement politique, alors plus que jamais continuer à vivre intensément, veut aussi dire vivre politiquement.

On voudrait nous faire croire aujourd’hui qu’il y a la guerre, celle du libéralisme occidentale contre le terrorisme islamiste. Une guerre dans laquelle la plupart d’entre nous aurons bien du mal à choisir un camp : une guerre d’États, de l’aveu du gouvernement français lui-même qui identifie l’ennemi par une fiche «S» pour «Sûreté de l’État».

Et si ce sont nos corps qui sont touchés aujourd’hui, c’est bien parce que l’État et son armée se sont rendus intouchables, blindés dans des sommets surprotégés, envoyant des drones anéantir une «cible» et tout son quartier.

En réalité, nous sommes tous en guerre contre ce qui nous détruit. Il n’y a pas la guerre, il y a une multitude de guerres comme il y a une multitude de positions.

Nous ne sommes l’armée de personne, nous menons nos propres guerres pour construire les vies qui nous semblent désirables.

Durant la COP21, le gouvernement a annoncé que «pour des raisons de sécurité», seules les négociations entre dirigeants se tiendront, toutes les autres manifestations seront interdites. Nous refusons de remettre notre sécurité et notre avenir entre leurs mains.

Nous avons traversé en convoi des lieux où des personnes luttent concrètement contre le désastre environnemental, en cessant d’attendre qu’une décision extérieure vienne sauver leurs territoires. Nous ferons route vers Paris à la veille d’un sommet qui réunira des gouvernants du monde entier pour discuter d’aménagements économiques et de calculs environnementaux. Nous ne les laisserons pas être hégémonique, et décider de nos vies et de la texture de nos territoires, comme on joue au Monopoly.

Nous sommes en guerre contre la morbidité de notre époque et le nihilisme de notre génération, nous sommes en guerre contre le fondamentalisme religieux et la civilisation occidentale, dont l’opposition factice ne tient qu’au délai de leurs perspectives eschatologiques.

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 20:21

Dans le cadre de l'état d'urgence décrété par le Président de la République et prorogé par le Parlement, Isabelle Dilhac, préfète de l’Aube et le préfet de la région Champagne-Ardenne, préfet de la Marne, ont décidé d’interdire, par arrêté préfectoral, toutes les manifestations festives ou revendicatives de voie publique dans l’Aube et la Marne, prévues entre le samedi 28 novembre 0 heure et le lundi 30 novembre à minuit.

Les marchés de Noël dans l’Aube et la Marne ne sont pas visés par ces arrêtés. Pas plus que le match de football Reims-Rennes programmé au stade Delaune ce samedi. Cependant, toutes les marches ou défilés à cette occasion et durant cette période, sont, quant à eux, concernés par l’interdiction.

Ces arrêtés sont justifiés par les préfets par la menace à laquelle le pays est actuellement confronté et l’ouverture ce week-end à Paris-Le-Bourget de la Conférence internationale sur les changements climatiques qui sollicitent très fortement les unités de forces mobiles pour assurer la sécurisation générale du territoire, le contrôle aux frontières qui a été rétabli, la gestion de la crise migratoire et la sécurité de la conférence elle-même, à laquelle participeront 158 chefs d’État et de gouvernement dont il est indispensable d’assurer la protection.

Pour information, l’article 13 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence modifiée par la loi 2015-1501 du 20 novembre 2015 prévoit un emprisonnement de 3 ans et 7 500 € d’amende en cas de non respect des arrêtes préfectoraux (article 5, 1° et 2°) et l’article 6 prévoit que le ministre de l’intérieur peut prononcer l’assignation à résidence, dans le lieu qu’il fixe, toute personne et à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics...

Dans ce cadre, 58 personnes supposées, selon la police, avoir participé dimanche 22  au rassemblement parisien en soutien aux migrants font l'objet de convocations en vue de pousuites.

Une manière d’étouffer toute contestation sociale !

PS : Les préfets des Arsennes et de la Haute-Marne ont pris les mêmes décisions

PS 2 : Malgré de mêmes arrêtés en Eure et Loir et en Ile de France, les marches sur la COP ont été autorisées à aller jusque Saclay.

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