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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 09:39

Manif AllemantDepuis une semaine, Les habitants d'Allemant, Pinon, Vauxaillon, Anizy-le-Château, Brancourt-en-Laonnois, Lizy et Laffaux doivent supporter des nuisances olfactives émanant du Centre d'enfouissement de déchets ménagers d'Allemant. «Avec cet épisode, nous atteignons une nouvelle fois l'insupportable, dénoncent vigoureusement les président-e-s des associations Qualit'Aisne et Vauxaillon. […] Ces odeurs ne sont pas neutres, notamment celle qui dénonce la présence d'hydrogène sulfuré (H2S) dont le taux, selon des données communiquées par Dectra elle-même, a été multiplié par dix en dix ans, c'est dire sa concentration et ses conséquences potentiellement très lourdes sur la santé. Depuis janvier, la Dréal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) lors de six incidents, a mis en avant des causes récurrentes : le gel, la surpression, le dégazage de sécurité, la cellule en cours d'exploitation… Rien ne change, les gaz continuent de polluer dangereusement notre atmosphère. Quelles solutions proposez-vous afin que cela change rapidement ?»

Les riverains, situés en contrebas et dans les villages alentours en ont ras-le-bol. Hier matin, ils ont bloqué, sans prévenir, l'accès au site de stockage des déchets. Lundi matin, l'action des manifestants doit normalement être renouvelée.

Une pollution de ce type n'est pas une première. Entre novembre 2011 et mars 2012, près de dix-huit jours de pollution de l'air ont été enregistrés à Allemant . Une situation qui en fait craquer plus d'un dans le village. D'autant qu'ils ont la loi pour eux. «L'arrêté préfectoral qui régit la décharge, au paragraphe odeur, est très clair.  L'article 3.1.2 du document, rédigé par les services de l'État, précise : Les dispositions nécessaires sont prises pour que l'établissement ne soit pas à l'origine de gaz odorants, susceptibles d'incommoder le voisinage, de nuire à la santé ou à la sécurité publique».

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 09:30

La cour d'appel d'Amiens vient de mettre un terme, peut-être définitif, au lourd dossier des terres polluées de Maissemy. Lourd car la procédure été enclenchée, il y a 18 ans, par des associations de protection de l'environnement. Lourd aussi parce que s'agissant de pyralène, ces 18 ans de tergiversations n'auront pas amélioré la qualité des sols et des ressources naturelles dans ce périmètre.

En 1994, une entreprise de BTP, Bionne à Saint-Quentin, a échangé des terres calcaires appartenant à un agriculteur de Maissemy avec des terres issues de l'ancien site de la Spedilec, site sur lequel devait être construit un supermarché. Or ces matières étaient polluées. La Spedilec stockait des fûts et des transformateurs contenant des PCB. Cela, dès janvier 1995, l'Etat via la Drire le savait.

Pendant 10 ans, l'association Aisne environnement a mené le combat. Une première expertise en 2000 a mis en évidence des concentrations de toxiques inquiétantes. En 2005, Picardie nature a repris le flambeau, contre la volonté de la préfecture, étrangement inerte sur ce dossier.

Or en 2006, des premiers faits de pollution, dans la Somme et l'Aisne notamment ont été relevés. Des arrêtés préfectoraux ont été pris qui interdisaient la commercialisation de certaines espèces de poissons. Le propriétaire des terres a refusé leur enlèvement, alors même qu'il a obtenu devant le tribunal administratif l'annulation de deux arrêtés préfectoraux, le jugement de juin 2009 du TGI de Saint-Quentin est tombé comme un coup de massue sur les écologistes… condamnés pour procédure abusive.

Il a donc fallu attendre ces derniers jours pour que la cour d'appel condamne la société Eurovia et le propriètaire à assurer l'élimination des terres polluées de Maissemy dans un délai de 10 mois assorti d'une astreinte de 1 500 euros par jour de retard. Un pourvoi en cassation de l'entreprise et du propriétaire du terrain est évidemment possible.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 12:58
Le projet Bioénergie Val de Meuse, visant à transformer des déchets de papeterie pour en faire un combustible servant à produire de la chaleur transformée en électricité, brûlerait 250 000 tonnes de papiers pour produire un nouveau combustible Apic. Cet Apic sera brûlé pour produire de l'électricité. C’est un projet givetois présenté courant 2010 par le groupement d'intérêt économique GIE Pointe EnR (créé le 1er janvier 2008 et dont l’activité déclaré est Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion) et présenté comme «L'usine Biomasse», mais qualifié par ses opposants comme un incinérateur.

Dans une réunion publique le 17 novembre, on apprend que l'entreprise, dont le dossier est soumis actuellement à enquête publique, est bel et bien un incinérateur. Il n'existe pas d'autres termes possibles dans la nomenclature des installations classées. La chef de l'unité territoriale Ardennes de la Dreal a déclaré : «Le ministère n'a jamais considéré l'Apic comme de la biomasse. L'Apic ne peut être considéré que comme co-combustible à partir de la biomasse». Elle a indiqué en outre que le service des installations classées considère ce projet comme un incinérateur. En effet, pour la Dreal, on ne peut être à la fois une «chaudière biomasse» et un «incinérateur».

Le porteur de projet déclarait alors : «Je n'ai jamais dit que l'APIC, c'était de la biomasse, puisqu'il y a du plastique dedans. Le plastique ce n'est pas de la biomasse». Et pourtant, il n'était pas aussi clair lorsqu'il a écrit sur le forum de Givet du 5 mars 2010 : «À l'issue de ces différents procédés, il restera 167 960 tonnes environ en moyenne d'un combustible solide dénommé APIC, composé principalement de biomasse (biomasse définie conforme à la loi-programme du 13 juillet 2005, art. 29)».

Dans la dernière réunion publique "officielle" dans le cadre de l’enquête publique le 29 novembre, outre les questions posées sur la confidentialité du plan d'approvisionnement, des rejets de cadmium et autres métaux lourds rejetés dans l’atmosphère, le problème des filtres, de l’emploi (une trentaine de postes directs sont évoqués), vint la question qui tue : Que faire pour valoriser la chaleur produite au sein de l'usine ? Comme le projet se veut écolo, la réponse de l’administrateur du GIE Pointe EnR ne le fut pas moins : un projet de culture de «produits issus de l'agriculture biologique» !

L’opposition à ce projet est de plus en plus vive, tant dans la pointe que chez les voisins belges. Le conseil municipal de Chooz vient de voter contre ce projet, le ministre de l’environnement wallon vient de faire savoir au préfet des Ardennes (c’est lui au final qui va délivrer ou non l’autorisation) qu’il  souhaite que «ce type d'exploitation ne puisse être autorisé s'il existe des doutes raisonnables quant aux conséquences environnementales. Or à l'analyse du dossier, ces doutes sont présents !».

Pour rappel, l’usine se trouverait dans le Parc National Régional des Ardennes (tout comme la centrale de Chooz) dont le label vient d’être délivré par l’Etat !

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 11:15

TCMS, basée à Saint-Thibault, petite usine de recyclage de tube néon et de lampes d'éclairage public a ouvert ses portes en 1998. Elle allait s'agrandir petit à petit et développer un savoir-faire reconnu.

Tant et si bien qu'en 2007, son PDG cède l'activité à un géant du reyclage, l'allemand Remondis. Depuis, Remondis, qui a massivement investi sur le site, a toutefois décidé d'abandonner les lampes fluorescentes pour se concentrer sur d'autres marchés.

L'ex-PDG décide alors de recréer une entreprise : Artemise. Créée en juillet dernier, cette jeune société a répondu à l'appel d'offres européen lancé par Récylum, l'éco-organisme à but non lucratif chargé de mettre en œuvre le recyclage des ampoules mises sur le marché.

L'activité d'Artémise va démarrer en janvier 2012 dans un local provisoire près de l'aéroport de Barberey-Saint-Sulpice, trouvé avec le concours du conseil général. La préfecture a donné les autorisations d'exploiter. Cette unité va débuter avec sept salariés, dont des anciens de TCMS. Pendant ce temps-là, une toute nouvelle usine sortira de terre à Vulaines, à la sortie de l'autoroute A5. L'usine emploiera à terme une quinzaine de personnes.

À Barberey, l'usine devrait traiter 1 200 tonnes par an. Ensuite les volumes pourraient croître considérablement. Si Récylum a collecté 4 000 tonnes en 2011 sur toute la France, le gisement est estimé à 19 000 tonnes. Un chiffre appelé à se développer constamment avec l'interdiction progressive des lampes à filament.

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 16:29

La Société pétrolière de production et d'exploitation (SPPE), qui a obtenu un permis d'exploration en juillet 2008, n'entreprendra les démarches de forage qu'en mai prochain.

Déjà implantée à Saint-Martin-de-Bossenay, SPPE souhaite en effet reprendre le gisement exploité à Romilly par Elf-Aquitaine à partir de janvier 1986 et abandonné à l'été 1989.

Un second puits devrait être foré à Saint-Just-Sauvage où là aussi des forages ont déjà été exploités dans les années 80.

En quelques années, les quatre puits de Saint-Éloi et les trois forages de Saint-Just-Sauvage avaient permis d'extraire 35 700 tonnes de pétrole soit environ 275 000 barils.

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:02

Le bruit court à Pontfaverger depuis des années. On y parle de déchets hospitaliers en provenance d'Allemagne qui auraient été enfouis ici et là illégalement, après le durcissement de la réglementation intervenue au début de la décennie 1990. La justice veut en avoir le cœur net.

Le 13 juillet 2011, le procureur de la République de Reims a donc ouvert une information judiciaire confiée au magistrat instructeur dont la commission rogatoire ordonnant une fouille des lieux s'impose au propriétaire (il doit cependant être présent et/ou assisté de témoins, ce qui fut le cas hier). Les enquêteurs sont repartis sans exhumer le moindre déchet.

Intervention insolite d'une dizaine de gendarmes hier matin route de Bétheniville, sur l'ancien site de la société de transports Amelot (fermée en 2005). Les gendarmes ont agi sur commission rogatoire d'un juge d'instruction de Reims saisi d'une information judiciaire contre X. pour «dépôt illégal de déchets» (aucune mise en examen n'a été prononcée à ce jour).

Ils ont fait venir une pelleteuse qui a creusé le vaste parking en trois endroits différents. Menée jusqu'au début de l'après-midi, l'opération s'est déroulée en présence de spécialistes de l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) dotés de tout l'équipement nécessaire pour sonder le sol afin d'y repérer cavités, traces de comblement ou modification des strates.

L'enquête se poursuit. Un retour des gendarmes pour procéder à des investigations complémentaires n'est pas à exclure.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 13:42

La mairie de Bourg-Fidèle estime que ce n'est plus à elle de payer l'eau fournie aux agriculteurs qui souffrent toujours des conséquences de l'affaire Métal-Blanc. Elle l'a fait savoir, hier, lors d'une réunion de l'Association protection défense de l'environnement de Bourg-Fidèle.

En effet, dans le village, les agriculteurs ne peuvent toujours pas abreuver leurs bêtes dans la Murée. Ce petit ruisseau privé est pollué au plomb depuis 1997 - et peut-être par d'autres métaux lourds aussi - suite aux rejets de l'usine de traitement de batteries Métal-Blanc.

Avant la pollution de 1997, les bêtes buvaient directement dans le ruisseau. Mais, au plus fort de la contamination, la préfecture avait interdit toute consommation de cette eau. Car, en effet, les bêtes qui en avaient bu tombaient malades, les vaches devenaient aveugles et perdaient leurs fœtus. La pêche y est également interdite, depuis 1999. Et pour cause… le plomb a une durée de vie de 1 000 ans !

«Au moment où l'on demande aux habitants de Bourg-Fidèle de faire un effort au niveau du prix de l'eau, nous ne trouvons plus normal de mettre l'eau gratuitement à disposition des agriculteurs», explique le maire de Bourg-Fidèle. «J'ai écrit une lettre à la préfecture pour demander qui doit payer». Pour l'association, c'est au pollueur de payer.

Mille cinq cents mètres cubes d'eau par an (soit 2 500 euros), pendant une dizaine d'années, et la facture s'élève à plus de 25 000 euros.

Par ailleurs, certains membres ont témoigné de leur inquiétude en ce qui concerne les particules de plomb que l'on respire. D'autres ont aussi tiré la sonnette d'alarme à propos du taux de rejet des sulfates, jugé trop élevé, et du manganèse présent dans les eaux souterraines du village.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:50

Peu avant 3 h 30 du matin, les sapeurs-pompiers de Châlons-en-Champagne étaient alertés qu'un wagon-citerne transportant du peroxyde d'hydrogène (appelé également eau oxygénée ou perhydrol dans l'industrie) se trouvait dans une bien mauvaise posture sur la voie ferrée de la zone industrielle de Saint-Martin-sur-le-Pré.

Le wagon en question se trouvait immobilisé depuis… 22 h 50 !

Le salarié de l'entreprise belge en charge de la traction aura donc très longtemps réfléchi avant d'informer les secours.

Ce produit dangereux pour les voies respiratoires quand il est concentré, constitue la matière première de la production de détergents industriels et autres nettoyants hospitaliers, agricoles…

Les sapeurs-pompiers de la cellule risques technologiques et leurs collègues arrivés avec un nombreux matériel, constataient que sous le poids du troisième et dernier wagon attelé, les rails datant des années 60, s'étaient écartés.

Concernant le transport du peroxyde d'hydrogène, les autorisations de la DREAL auraient été respectées, le convoi se faisant trois wagons par trois wagons à une vitesse moyenne avoisinant les 15 km/h.

Comme il n'y avait aucune fuiote, le chargement a pu enfin gagner la société Écolab.

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 13:43

Radar SomepyLe radar militaire situé sur les hauteurs de Sommepy-Tahure, au nord du département de la Marne, tout près des Ardennes, émet des ondes électromagnétiques cinq fois trop puissantes, selon un rapport rendu en début d'année.

Les ondes se diffuseraient bien au-delà de la zone militaire, à peine plus grande qu'un terrain de football.

Utilisé pour suivre les objets en orbite basse, ce radar, de type Satam, qui livre des données de trajectographie utilisées sur les champs de tir (comme celui tout proche de Suippes), a été arrêté par les autorités militaires «par mesure de précaution».

Située à plus de 3 km du village, la zone militaire ne compte pas une maison à moins de 2 km. Toutefois, les alentours du radar sont cultivés par des civils tout au long de l'année. Reste à savoir la quantité d'ondes électromagnétiques qui est diffusée à l'extérieur de l'enceinte militaire.

C'est la BA 112 de Reims qui gérait ce site avant sa fermeture, aujourd’hui, c’est la BA 113 à Saint-Dizier (Haute-Marne).

La demande de permis de construire un «pylône tripode de 50 mètres» de hauteur sur ce lieu, déposée le 28 juin dernier, est-elle liée à ces rayonnements ? Le radar Satam pourrait-il être placé au sommet de ce pylône ?

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 13:20

Le clos Saint-Lambert, qui est un domaine de chasse et de tir sportif. Une partie du clos Saint-Lambert est en zone Natura 2000, à proximité des landes de Versigny. Les landes de Versigny ont été déclarées zone spéciale de conservation fin 2010.

À l'intérieur du clos, il y a eu extraction de sable sur la zone Natura 2000, sur près de 40 000 mètres cube, ce pour réaliser les buttes de tir un peu plus loin.

De plus, des essais de tir sont pratiqués dans le même secteur, ce qui fait que l'on retrouve des morceaux de plateaux de ball-trap, sans compter les douilles en plastique et le plomb tombé au sol.

Même si c'est un site privé, le domaine du clos Saint-Lambert est dans l'illégalité.

L'association «La vie tranquille», basée à Fourdrain, compte déposer une plainte.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:02

Un incendie  a ravagé le local de stockage des ordures ménagères de Reims le 3 juillet dernier.

La préfecture a pris un arrêté à la fin de la semaine dernière afin de demander expressément aux agriculteurs et aux exploitants de Saint-Léonard et de Cormontreuil et de Taissy de stocker leurs produits pendant une durée indéterminée. Le temps que les analyses complémentaires d'un laboratoire messin parviennent sur les bureaux du préfet.

Ces mesures  conservatoires ne concernent pas l'ensemble de la filière tirant ses revenus de la terre mais plusieurs dizaines d'agriculteurs sont touchées (céréales, oléagineux, paille et luzerne).

En revanche, si vous habitez les communes de Taissy et de Cormontreuil et si une salade de tomates, de haricots verts vous tente, «il n'y a pas de danger», la préfecture ne préconise pas d'autres mesures pour les particuliers que de «bien laver ses légumes avant de les consommer». Un affichage public a toutefois été demandé par les services préfectoraux aux mairies de Taissy et de Cormontreuil.

Cet arrêté peut être déféré devant le seul tribunal administratif de Châlons. Les agriculteurs touchés ont ainsi deux mois pour déposer un recours. Cependant, effectuer ce recours n'aura «aucun effet suspensif».

Quant à la levée de cet arrêté, aucune date n'est, pour l'instant, avancé. Les mesures activées par cet arrêté ne seront levées qu'après la confirmation par les analystes des laboratoires que les relevés effectués sont conformes aux normes en vigueur.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 15:06

A deux pas du centre-ville de Reims, la zone des marais de la Vesle (une soixantaine d’hectares), zone rendue totalement inconstructible depuis le début des années 80, est classée Natura 2000.

Au travers deux directives «Oiseaux» dès 1979 et «Habitats Faune-Flore», l'objectif est de créer un réseau européen de zones à préserver et à valoriser (dans le département de la Marne, 27 sites sont encadrés par ce plan pour une zone globale de près de 50.000 hectares). Par contrat, le propriétaire d'un terrain classé Natura 2000 est contraint d'engager des travaux.

Le document d'objectifs de janvier 2005 stipule notamment «la lutte contre la fermeture des milieux», «la lutte contre l'embroussaillement», «des travaux d'entretien des formations végétales hygrophiles».

Rendues vulnérables par les rejets humains et industriels, deux espèces de poissons de plus en plus rares, sont encore très présentes sur la zone des marais de la Vesle. La lamproie de Planer fait partie de cette liste. Se caractérisant par un corps nu anguilliforme recouvert d'une peau lisse sans écaille, elle est de couleur bleu-vert, avec les flancs jaunes et le ventre blanc et mesure entre 12 et 20 centimètres pour un poids de 5 grammes. Autre espèce présente dans les marais de la Vesle, le chabot, un poisson qui se tient au fond des cours d'eaux. Disparu de certains bassins. Endémique et autochtone, le chabot de la Vesle parvient encore à se reproduire dans de bonnes conditions. Une espèce d'amphibiens vont compléter la liste des espèces à protéger dans la zone des marais de la Vesle, il s'agit du triton crête, véritable marqueur de la qualité des eaux, qui, quand la pollution se fait sentir sur un bassin disparaît purement et simplement.

Depuis 2006, plusieurs gestionnaires ont tout financé sur leurs fonds propres. L'État n'a jamais payé. Les travaux se poursuivent malgré tout. Jusque quand ?

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