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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 15:07
A propos des pesticides

Elles s’appellent Syngenta, Monsanto, Bayer ou Dow, vous ne les connaissez peut-être pas. Ce sont des multinationales de l’agrochimie qui fabriquent les pesticides utilisés dans l’agriculture. Leurs produits se retrouvent dans les aliments, dans l’eau du robinet et même dans l’air que l'on respire. Certains sont cancérigènes ou neurotoxiques, d’autres sont des perturbateurs endocriniens particulièrement dangereux pour les enfants.

En moyenne, ce sont près de 65 000 tonnes de pesticides purs qui sont épandues chaque année sur notre territoire. Aujourd’hui, l’Hexagone est le premier consommateur de produits phytosanitaires en Europe. Chaque année, près de 100 000 tonnes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux sont utilisés en France. Les départements de la Gironde, de l’Aube, de la Marne et de la Loire-Atlantique arrivent largement en tête de classement, avec des ventes de pesticides dangereux trois fois et demie supérieures à la moyenne de l'ensemble des départements français. L'objectif du ministre de l'Agriculture est de parvenir à faire baisser de 50% l'utilisation des pesticides d'ici à 2025. Optimiste.

La suite en pièce jointe avec la situation en Champagne Ardenne.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 11:24
Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes

Journée de mobilisations sur Nantes et ailleurs, le 9 janvier 2016

Le gouvernement trahit les accords obtenus par la lutte selon lesquels ni les travaux de l'aéroport ni les expulsions ne commenceraient avant l'épuisement des recours juridiques.

En effet, les habitants et paysans dits «historiques», qui étaient propriétaires ou locataires avant la déclaration d'utilité publique (DUP), ont été assignés en référé expulsion le 10 décembre. AGO-Vinci demandait l'expulsion immédiate des habitants, avec pour contrainte une astreinte financière de 200 à 1000 € par jour. Et mise sous séquestre des biens et cheptels.

Le moment était sans doute malvenu sur le plan politique : COP21 et élections régionales. Les deux avocats ont accepté la mise en suspens de la procédure, celui d'AGO-Vinci affirmant sa volonté de la relancer en janvier.

Après que les tentatives de vider la ZAD par les forces policières ont échoué en 2012, l’État essaie maintenant de le faire sous la pression financière sans même avoir à se risquer à venir sur le terrain.

Il n'est pas question de laisser l’État expulser une partie d'entre nous, ni même de laisser peser une telle menace sur l'ensemble des habitants de la zone. Notre perspective est l'abandon du projet, cependant notre force collective doit arracher immédiatement l'engagement de l’État à renoncer à toute procédure d'expulsion jusqu'à ce que tous les recours soient menés à leur fin.

Le 30 décembre, AGO-Vinci a relancé la procédure pour une audience contradictoire le mercredi 13 janvier.

Une AG le soir même a décidé d'avancer la mobilisation au samedi précédent.

Nous appelons donc à une forte mobilisation le 9 janvier sur le périphérique de Nantes, en convois de tracteurs, vélos, marcheurs, convergeant vers Cheviré, pour un grand banquet partagé au pied du pont, victuailles tirées des sacs.

Le tout dans une ambiance enthousiaste, conviviale et sereine, celle que nous avons su conserver pendant les huit jours de notre convoi «CAP sur la COP» malgré l'état d'urgence. L'action de cette journée autour de Nantes sera assumable par tous et toutes et gérée ensemble de bout en bout. Nous nous portons collectivement garants de son succès.

Nous ne laisserons jamais disparaître les terres de la zad et tous ceux qui la font vivre.

Nous appelons donc à nous rejoindre pour une mobilisation le 9 janvier 2016, que ce soit :

- à la tracto-vélo de Notre-Dame-des-Landes à 8h30, qui ira jusqu'au périphérique de Nantes

- si vous n'avez pas de vélo : à la manifestation piétonne (les deux se rejoindront)

et si vous êtes trop loin, à des manifestations, blocages, occupations et autres formes d'actions près de chez vous en solidarité contre les expulsions, (plutôt) le 9 ou le 16 janvier, selon possibilités locales appréciées par les comités de soutien... Rennes, Toulouse, d'autres villes... ont déjà annoncé des actions.

À l'appel des composantes de la lutte contre l'aéroport :

des membres de la Coordination (ACIPA, ADECA, Agissons Pour l’Avenir, ATTAC, CANVA, CéDpa, CELA, Confédération Paysanne 44, décroissanceS-MOC, GAB44, PG44, NPA, UD44 Solidaires, EELV, ENSEMBLE !, Nature-Avenir, Natur-Action, OBSLAB, Vertou Écologie Solidarité, Sèvre Propre 2015, Solidarités Écologie), le COPAIn, Naturalistes en lutte, des habitant-e-s de la ZAD, des comités de soutien...

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 18:48
Manifestation contre le projet d'installation d'éoliennes

Alors que la Champagne-Ardenne est la région française qui compte le plus de parcs éoliens, une centaine de personnes ont manifesté ce samedi à Langres contre l'énergie éolienne.

L'association Les Vues Imprenables organisait ce samedi une manifestation contre la trentaine de projets éoliens en cours ou prévus, représentant près de 200 éoliennes de 3 MGW, hautes de 182 m en bout de pale, dans un rayon de 40 km autour de la ville de Langres.

Le but de cette initiative était de rassembler des associations locales venues de Bourgogne Franche-Comté, d'Alsace Champagne-Ardenne Lorraine. Selon elles, les éoliennes sont coupables tout à la fois de détruire la santé, de défigurer les paysages, de faire disparaître les élevages, sans parler de nombreux autres inconvénients. Outre ses nuisances supposées, l'énergie éolienne est également qualifiée de trop intermittente.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 09:33

L’écopole d’Allemant près de Pinon, 40 hectares d’un centre dédié au traitement des ordures, a été ouvert en 1996. Suez, via une filiale Sita-Dectra, l’exploite théoriquement jusqu’au 30 juin 2015, après avoir bénéficié d’une rallonge en 2012, les 1,4 millions de tonnes (capacité maximale de stockage fixée en 1996) étant atteint. Le préfet donne alors son accord pour 300 000 tonnes supplémentaires. Au rythme de 100 000 tonnes déposées chaque année, les 40 hectares du site (dont 10 pour l’enfouissement) n’y suffiront pas.

À une large majorité (38 voix pour, 2 abstentions et 2 contre), le conseil général adopte en janvier 2014 un livre blanc sur la décharge d'Allemant. Le document reconnaît des dysfonctionnements, une absence de communication, des problèmes de gestion du site et émet vingt-six propositions, dont l'arrêt de l'enfouissement des déchets fermentescibles.

Le CoDERST, commission consultative départementale, a rendu début juin son avis majoritairement favorable à la prolongation de la décharge d’Allemant pour 15 mois, jusqu’au 30 septembre 2016.

Depuis des années, la population riveraine dénonce les nuisances de la décharge, notamment olfactives après des fuites de biogaz, et réclame ni plus ni moins sa fermeture. Outre le bruit et les odeurs, un surcroît de pathologie cancéreuse aux environs d’Allemant ces dernières années a été constaté par cinq médecins.

Une manifestation aura lieu aujourd’hui à partir de 17 h à Pinon.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:45

La ministre de l’Ecologie annonce qu’il n’y aura pas d’exploitation de gaz de schiste. Dans le même temps, une douzaine de permis de recherche sont dans les tuyaux du ministère.

Le site du ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie (Medde) s’est en effet enrichi depuis le 19 septembre d’une douzaine de consultations publiques concernant l’attribution imminente de nouveaux permis d’exploration situés dans l’Aisne, les Bouches-du-Rhône, Le Loiret, Les Landes, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, le Vaucluse ou encore l’Yonne.

Les projets d’arrêtés ministériels sont prêts à être signés par les deux ministres en charge de l’énergie, Ségolène Royal et le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron comme l’attestent des documents disponibles en ligne sur le site du Medde, et «ce bien qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur le fait que les nouveaux permis proposés ont tous pour objectif des hydrocarbures non conventionnels».

Pour les permis de Gastins (Seine-et-Marne), de Dicy (Aisne), et de Montmort, Montmort et Saint-Martin d’Ablois (Aisne et Marne), 952 km2 au total, il est explicitement fait mention du gaz de schiste et de la fracturation hydraulique dans la notice d’impact mise à disposition du public en téléchargement et pour les autres permis, on trouve ces informations dans les documents envoyés aux actionnaires.

Les hydrocarbures ont mis des centaines de milliers d’années à se former, ils deviendraient «conventionnels» en quatre ans, juste parce qu’une loi interdisant la fracturation hydraulique, seule méthode permettant la récupération des hydrocarbures non conventionnels, a été votée au cours de l’été 2011 ? «L’attribution de ces permis est en totale contradiction avec les déclarations de la ministre».

L’histoire a montré que le plus difficile pour un pétrolier est d’obtenir un permis de recherche. Ensuite, il obtient généralement facilement le renouvellement de son permis (en tout trois fois la durée initiale de quatre ou cinq ans) et tout aussi facilement le droit subséquent d’exploiter.

Toutes ces raisons ont amené les collectifs "Non au pétrole et au gaz de schiste" à rédiger une lettre ouverte à Ségolène Royal, dans laquelle ils lui demandent «bien sûr de n’autoriser aucun nouveau permis de recherche mais aussi de refuser de prolonger ou de procéder à la mutation (terme légal pour signifier un transfert de titularité d’un permis de recherche d’hydrocarbure) des permis existants».

Pour consulter les projets

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/
 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 13:23

La commission de suivi de site (ancienne CLIS) s’est réunie mardi après-midi en mairie de Vendeuil pour examiner la façon dont ARF, le centre de traitement de déchets industriels, a fonctionné en 2013 et depuis le début de l’année.

L’industriel devrait commencer ses travaux d’agrandissement en fin d’année, un investissement de 5 millions d’euros. Mais des procédures sont en cours contre l’industriel pour les vices de procédures, comme le soulignait le nouveau maire de Vendeuil. «On va regarder s’il y a vraiment matière à poursuivre l’industriel. On va rester en communication avec les responsables du site, on va surveiller. Dès qu’il y aura des odeurs, on va les alerter. Il faut essayer de travailler dans l’intérêt de tout le monde».

Pour le sous-préfet, le site est sous contrôle. «Nous avons vérifié la bonne conformité du fonctionnement à l’autorisation donnée par le Préfet. Le but est de s’assurer que ARF ne porte pas préjudice aux populations alentours. L’activité de l’usine se poursuit sous contrôle de la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Picardie), des services de l’Etat et donc du préfet qui est garant du bon fonctionnement de l’installation».

Mais en mars dernier, un dépassement de dioxine a été repéré. «Ils appelent ça un écart réglementé, donc c’est toléré. La norme est de plus ou moins 35%, donc elle n’est pas fiable. Mais le plus grave, c’est que l’on ne soit prévenu que deux mois plus tard». A ce sujet, l’industriel confiait qu’il était dans les régles. «Je n’ai qu’une seule consigne au niveau de mes salariés, une ligne blanche et il est interdit de la franchir. Toutes les installations et les automatismes sont faits dans ce sens. Si on vient à être pris en dehors de cette ligne blanche, c’est l’histoire de leur emploi derrière. Ils en sont conscients».

Une prochaine réunion de la commission de suivi du site aura lieu en octobre.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 19:32

C’est un entrepreneur en travaux publics. Pendant des années il a déposé des déchets dans une décharge qui n’avait rien de légal. L’espace, large comme deux terrains de football et profond de 25 mètres est situé sur le territoire de la commune de Versigny. Mais il appartient à Anguilcourt-le-Sart. C’est d’ailleurs  l’ancien maire de cette commune du Laférois qui l'a autorisé à déposer ses gravats ici, des «déchets inertes» selon la réglementation. «Ça faisait une quinzaine d’années», assure l’entrepreneur.

En 2004, un inspecteur des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) se rend à la décharge de Versigny pour un contrôle inopiné. C’est là que se situe le véritable début de la procédure. Et là aussi qu’étrangement, elle s’interrompt pendant sept ans.

En février 2011, deuxième contrôle à la décharge. L’expert de la Direction de l’environnement constate la poursuite de l’infraction. Il note qu’environ 1000 m3 de déchets ont été déposés sur cette plate-forme en amont de La Serre, en contravention avec la législation. Aucun arrêté préfectoral n’autorise l’ouverture d’une décharge à cet endroit.

Le Parquet diligente une enquête. En mars 2013, l’ICPE dresse un nouveau P.V d’infraction tandis que l’administration demande au ministère public de contraindre l'entrepreneur à consigner la somme de 10,35 millions d’euros pour «remise en état du site».

Toute la procédure a été annulée jeudi. Première raison : il aurait dû être prévenu 48 heures minimum avant les contrôles. Deuxième élément : depuis la mise en demeure de l’administration, en juillet 2011, rien n’atteste que l'entrepreneur ait déposé de nouveaux déchets.

Depuis, la décharge a été fermée. Une nouvelle, réglementaire, a été ouverte, dans une ancienne sablière.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 18:21

centre-de-Grisolles.jpg«Ce n’est pas une surprise», «On s’y attendait»... Il n’empêche que l’annonce laisse un goût amer aux riverains, militants écologiques et élus locaux.

La préfecture l’a annoncé mardi : le centre de déchets dit «L’Écocentre La Tuilerie» à Grisolles géré par le syndicat mixte Valor’Aisne a obtenu une autorisation définitive d’exploiter le site, en dépit de la contestation des associations, des habitants de la commune et de ceux des communes voisines.

Ils critiquent, depuis que l’activité a démarré, de fortes odeurs liées au traitement des déchets. Qui empoisonnent le quotidien et inquiètent quant à la toxicité des gaz émis. Des craintes formulées dans une enquête publique menée entre 2012 et début 2013. De même que des risques liés à l’environnement : pollution des nappes phréatiques, terrain non approprié... Si le problème des odeurs fait l’objet d’un dispositif de suivi particulier, les opposants disent ne pas avoir été écoutés sur les autres points.

«J’ai du mal à comprendre. Dans le précédent arrêté, l’exploitant ne devait pas émettre de nuisances olfactives. Qui fera respecter l’arrêté suivant ? On peut mettre toutes les contraintes que l’on veut, pour nous rien ne bouge».

«Il aurait été préférable d’attendre que tous les jugements soient rendus». C’est-à-dire attendre que le Conseil d’État ait statué sur la légalité du terrain. Il y a un an presque jour pour jour, la cour d’appel de Douai a annulé le permis de construire du site. Deux raisons à cela : l’avis avait été signé par une adjointe au maire qui agissait ainsi hors de ses compétences. Deuxième problème : l’étude d’impact était insuffisante. Le Conseil d’État devrait rendre sa décision dans quelques mois.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 11:50

Allemant manif 20130117Samedi matin, sympathisants et adhérents de Vauxaillon Nature et Qualit’Aisne s’étaient donné rendez-vous devant la mairie d’Allemant pour «accueillir» le commissaire enquêteur, venu recueillir les demandes du public concernant le plan local d’urbanisme (PLU).

En mars 2012, au vu de l’opposition montante, les élus locaux avaient rejeté le «principe d’extension du centre de stockage de déchets au-delà du périmètre actuel de l’exploitation», selon la délibération prise le 14 mars. Mais en novembre 2012, le conseil municipal accède à la demande de la société pour le déclassement de zones boisées, tout en maintenant «les espaces boisés classés à l’est et au sud du site Sita Dectra sur une profondeur d’environ 30 mètres afin de maintenir une zone tampon tout autour du site d’exploitation». Puis annule sa délibération en mars. Car parmi les personnes ayant pris part au vote se trouvaient «la première adjointe salariée de la société Dectra et l’épouse de l’agriculteur dont la famille est propriétaire de la zone constituant la décharge». Qualit’Aisne a engagé une procédure devant le tribunal administratif d’Amiens le 28 janvier dernier pour «prise illégale d’intérêt». En attendant, les élus ont repris une délibération, cette fois sans les deux femmes «incriminées».

Et malgré le choix de maintenir une bande boisée de 30 mètres, les opposants au projet ne décolèrent pas, jugeant cette précaution insuffisante.

A l’origine, l’exploitation du site prévoyait 1,4 million de tonnes de déchets enfouis au 30 juin 2015, date de fermeture prévue de la décharge. Un seuil «atteint il y a deux ans». Le préfet a alors autorisé 300 000 tonnes supplémentaires.

Tous redoutent que l’exploitation du site d’enfouissement puisse se poursuivre encore quelques années. «Le conseil général a ouvert un livre blanc sur le bien-fondé de l’existence de la décharge après 2015».

Reste désormais à convaincre le commissaire enquêteur, qui a vu défiler samedi matin les opposants actuels au PLU. L’enquête publique se poursuit jusqu’au 9 juillet. Mais les mobilisés assuraient avoir déjà recueilli près de 500 coupons pétition en l’espace d’une matinée.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 18:50

Quarante-trois jours d'enquête étaient programmés à partir du 2 mars sur le projet d'usine de destruction des obus chimiques de la Première Guerre mondiale. Elle a finalement été prolongée de quelques jours. À l'issue du délai légal, 108 observations - la plupart sous forme de lettres - ont été enregistrées dont près de la moitié sur la commune de Dampierre, sur la zone «Z» du camp militaire de Mailly.

«Nous pouvons constater qu'il se dégage une petite minorité d'avis favorable au projet, et encore exprimée avec des réserves. Néanmoins, les avis défavorables marqués ne sont pas pléthore compte tenu des nombreuses observations formulées».

À l'issue de cette enquête, le commissaire enquêteur estime que le site ne peut être déplacé et que la méthode de destruction des obus est «fiable». Il rappelle combien ce projet «d'intérêt général répond à une mission de service public» pour la destruction d'un stock de 250 tonnes de munitions auquel vient s'ajouter chaque année près de 10 à 20 tonnes d'obus trouvés lors de chantiers.

Deux réserves sont toutefois apportées à l'avis favorable : la constitution d'un comité de suivi, et l'établissement d'un «point zéro» avec la conservation d'échantillons air, sol et eau.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 12:18

En principe, 3 fonctions sont dévolues à toute forêt française :

-  économique, devant assurer les besoins en bois.

-  écologique, permettant de préserver les équilibres biologiques.

-   sociale, qui doit satisfaire les aspirations du public.

Il y a encore une quinzaine d'années, ces 3 fonctions étaient plus ou moins équitablement respectées. Depuis, le passage de l'office national des forêts (ONF) en EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) et la demande croissante en bois des pays asiatiques, notamment de la Chine, on a assisté à une hausse conséquente des prix du bois.

D'après certains exploitants forestiers, entre 70 et 80% des grumes exploitées dans la région Picardie partent à l'étranger. Seulement 70 000 m3 sur les 550 000 m3 coupés sont transformés localement. Les porte-conteneurs emportent les troncs vers la Chine, le Vietnam ou l'Inde où ils sont transformés avant de nous revenir parfois sous l'appellation "parquet français". La filière bois locale ne profite donc pas de cette production. Il y a une vingtaine d'années, les marchands chinois, bénéficiant d'un pactole financier illimité, ont acheté au prix fort toutes les grumes disponibles (environ 150 euros le m3).

Les exploitants français et européens, privés de matière première, ont mis la clé sous la porte les uns après les autres. Alors en situation de monopole, les asiatiques ont donc continué à acheter les bois, mais cette fois-ci à leur prix (environ 50 euros le m3). Au passage, on rachète les entreprises moribondes afin de mettre la main sur leurs concessions en France, en Europe et aussi en Afrique. On revend ensuite l'entreprise devenue inutile, mettant en même temps pas mal d'ouvriers au chômage. 

Le "rapport GAYMARD" (alors président du conseil d’administration de l'ONF) qui date de juillet 2010, est en vigueur aujourd'hui. Or, il s'avère que ce rapport a été élaboré à partir d'estimations erronées de l'Inventaire National Forestier (colloque interne des 7 et 8 Mars 2011, par le directeur général de l'ONF, Pascal Viné). Sur ces fausses données, la France a engagé une politique forestière fondée sur une augmentation irréaliste et dangereuse des volumes de bois coupés (+ 40% d'ici 2020). L'objectif est de répondre à des équilibres réfléchis uniquement en termes financiers  et, sous prétexte d'économie verte, à fournir de, nouveaux débouchés industriels au travers de projets pharaonique industriels et énergétiques (construction d'une gigantesque centrale à biomasse au cœur de la forêt du Tronçay). “En matière de bois, on a une structure commerciale d’un pays du tiers monde, on exporte des grumes et on importe des meubles ou des planches. Donc c’est vraiment très important de structurer cette filière aval. Il faut moderniser la filière, c’est pourquoi l’ONF peut entrer au capital d’un certain nombre d’entreprises pour les aider à croître

L'Office devant s'autofinancer, il était tentant d'intensifier les coupes afin de s'assurer des revenus substantiels. Il semble actuellement que les 3 fonctions (économique, écologique, sociale) sont hiérarchisées, la fonction économique ayant pris largement le pas sur les 2 autres. Par une exploitation intensive. Elle est passée de 40 000 m3 à 80 000 m3 par an pour la forêt de Saint-Gobain.

Au niveau de la forêt de Saint-Gobain, quelques chiffres sur la période septembre 2011 juin 2012, concernant les martelages (le préalable à la mise sur le marché des bois) :

- Eclaircies : 948 ha ; 32 000 m3

-  Coupes de régénération : 117 ha ; 19 300 m3

-  Ensemencement 60 ha

-  Coupes rases 23 ha

-   Coupes secondaires 24 ha

-  Coupes irrégulières 120 ha ; 7 500 m3

-  Ventes sur pied et ventes en bord de route 6 500 m3 exploités fin 2011 début 2012 dont chênes 1 500 m3, hêtres 1 000 m3,  frênes 400 m3, merisiers 30 m3, châtaigniers 200 m3, divers grumes 900 m3, et 2 500 m3 de houppiers et taillis.

Ce massif perd tout son charme et sa richesse biologique est dramatiquement amoindrie par la multiplication des coupes rases. Une coupe rase, c'est le solde instantané du capital bois. Malheureusement, elle provoque la destruction d'investissements productifs, en faisant table rase des ressources forestières par l'abattage, sans discernement, de tous les arbres en place, quelle que soit leur qualité, leur âge et provoquant le sacrifice d'innombrables arbres d'avenir.

La coupe rase entraîne des effets pervers qui pourraient mettre en péril ce massif. Brusquement mis à nu, le sol subit la pleine lumière du soleil. Sous l'action du rayonnement, l'humus forestier, essentiel pour la fertilité des sols, est menacé de destruction par l'oxydation, entraînant une perte importante en éléments minéraux. Les jeunes plants mis en place sur ces coupes rases se retrouvent rapidement en concurrence avec les herbacées, plantes parfois très envahissantes et qui étaient jusque là contenues par le manque de lumière du sous-bois. Pour limiter cet envahissement, le sylviculteur a recours au girobroyage, extrêmement dangereux pour les insectes, les oiseaux et pour certains petits mammifères. Si le recours au girobroyage ne suffit pas, on utilisera alors des herbicides ou des pesticides dont l'impact désastreux sur l'environnement n'est plus à prouver. Les coupes rases ont aussi un effet dévastateur sur les eaux de ruissellement. En effet, un peuplement boisé en place capte l'eau de pluie pour la restituer sous forme de vapeur d'eau au niveau du feuillage (évaporation ou évapotranspiration). Les coupes à blanc diminuent cette capacité et provoquent un accroissement des eaux de ruissellement, donc de l'érosion, perturbant de manière durable le rôle régulateur des eaux de forêts et occasionnant une dérégulation des cours d'eau.

La multiplication des chemins forestiers, outre le fait qu'ils permettent une pénétration non contrôlée au cœur même du massif, a des effets nocifs sur la forêt. Le drainage, le bétonnage des fossés ont un impact négatif sur le réseau hydrographique. Le fauchage des bords des chemins et des routes ou des parcelles plantées est en totale contradiction avec l'objectif de protection des équilibres biologiques de la forêt dont l'ONF devrait être le garant.

Les débardages se font à l'aide d'engins extrêmement lourds. Le passage répété de ces engins occasionne un tassement des sols forestiers superficiels. Ce tassement est fort préjudiciable à la fertilité de ces sols, ce qui remet en cause la finalité économique de la forêt.

La moindre randonnée se rapproche du parcours du combattant. Innombrables grumes au bord des chemins, sentiers encombrés de branches et défoncés par les ornières, bruits de tronçonneuses incessants, bennes de transports omniprésentes, tout cela n'incite pas à la promenade dominicale.

Seul un changement  radical  pourra éviter la catastrophe.

Une pétition "Sauvons nos forêt" afin de tenter d'influer sur les décisions au niveau national initiée par l’association Une Forêt et Des Hommes se Saint-Gobain est en ligne, pour :

- arrêter de tout passer en bois énergie,

- arrêter de gaspiller la matière,

- arrêter de surexploiter la forêt,

- arrêter de ne rien valoriser sur les ressources de qualité au plan local,

- arrêter de pratiquer des coupes rases de superficie inégalée depuis des décennies,

- arrêter de ne pas respecter les directives Natura 2000,

- arrêter de faire pression sur les agences locales pour réviser les plans d'aménagement à la hausse en terme de volumes produits,

- arrêter de faire pression sur les rédacteurs des " documents d'objectifs " Natura 2000 confiés à l'ONF, pour réviser à la baisse les objectifs de préservation de la biodiversité,

- arrêter de demander presque systématiquement des dérogations à la réglementation " espèces protégées ", afin de pouvoir exploiter dans des zones sensibles au niveau de la biodiversité,

- arrêter de réaliser d'importants investissements en voirie forestière sans aucune étude d'impact préalable,

- arrêter de raccourcir les âges d'exploitations (pas d'arbres de plus de 50 cm de diamètre),

- arrêter de raccourcir les rotations d'exploitation,

- arrêter de favoriser une mécanisation beaucoup plus large et même généralisée à l'ensemble des travaux réalisés en forêt, sans tenir compte de la fragilité des sols.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:05

pargny-sur-saulx-orflam-plastDans un an les travaux de dépollution sur la commune de Pargny-sur-Saulx (Marne) devraient être terminés à la fin du premier semestre. La troisième phase qui consiste en la démolition des bâtiments de l'entreprise va être engagée.

L'héritage du passé industriel de Pargny-sur-Saulx pèse lourd au centre du village où l'entreprise Orflam-Plast fabriquait des pierres à briquet entre 1932 et 1997. Pendant toutes ces années, du sel de Thorium (résidus de fabrication, 2 fois plus toxique que l'uranium) a été utilisé comme remblais.

En 1997 l'entreprise a été liquidée. C'est alors que la commune hérite d'un site pollué au Thorium, sans propriétaire et sans responsable. En 2008, l'équipe municipale veut trouver une solution à cette pollution historique. C'est l'Etat qui va devoir l'assumer alors que deux sites extérieurs à l'usine sont identifiés : l'étang de la gravière et la peupleraie.

A ce jour, il reste encore un an de travaux avec la reconstruction de deux ouvrages hydrauliques et la démolition des vieux bâtiments. Le coût global des travaux est estimé à 7 millions d'euros (hors taxe).

A Pargny-sur-Saulx, sur la période de 1968 à 1994, un taux de mortalité par cancer du poumon et de la vessie plus important de 40% a été constaté chez hommes. Mais les études épidémiologiques n'ont  pas permis de faire le lien avec la pollution au Thorium.

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