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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 09:42

éolienVoilà à quoi ressemble le bilan électrique tracé par Réseau de transport d'électricité (RTE) en Champagne-Ardenne pour l'année 2011. D'un côté en effet, la consommation d'électricité a baissé de 6,3 % l'an dernier, pour s'établir à 10 139 gigawattheure. Dans le même temps, la production électrique a augmenté de 7,2 % dans la région.

Pratiquement, la puissance du parc éolien a augmenté de 21 % en Champagne-Ardenne (+ 15 % en France), qui prend ainsi la tête des régions françaises dans ce domaine. Au total, la production éolienne représente une puissance de 838 mégawatts, ce qui équivaut à la consommation électrique d'une ville comme Marseille. Même évolution pour le photovoltaïque dont la puissance a quadruplé entre 2010 et 2011 (elle a triplé en France) pour s'établir à 55 mégawatts.

Les énergies renouvelables représentent ainsi la deuxième source de production électrique dans la région, mais aussi la plus importante en volume - comparé au reste de la France - à égalité avec la Picardie. Elles n'en restent pas moins marginales, en comparaison du nucléaire, qui représente 92,5 % de la production électrique totale en Champagne-Ardenne, et qui a également augmenté de 6,1 % en 2011.

Seule la production hydraulique a diminué l'an dernier (-6,8 %) dans la région comme dans le reste de l'Hexagone. Une baisse que l'on attribue à la faiblesse des précipitations au printemps et à l'automne. D'après MétéoFrance, 2011 serait ainsi l'une des plus sèches des cinquante dernières années.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 12:42

Centrale-solaire.jpgSur le papier, ce pourrait être la première centrale photovoltaïque à grande échelle de la région.

L'entreprise belge Enfinity a jeté son dévolu sur le site d'une ancienne piste d'aviation, à Marigny-le-Grand, près de Sézanne. Après avoir conclu un accord avec la communauté de communes du Sud Marnais, à qui doit revenir le terrain, Enfinity a répondu à l'appel d'offres de la CRE (commission de régulation de l'énergie) pour la création de centrales photovoltaïques supérieures à 250 kilowatts sur le territoire français. L'idée de la CRE est d'arriver à un total de 450 mégawatts pour 2014.

L'entreprise belge est prête à investir 22,7 millions d'euros dans une centrale d'une puissance totale de 11,99 mégawatts, ce qui correspond aux besoins théoriques de 115 foyers. L'installation serait composée de 47 985 modules de 250 watts.

Évidemment, une centrale solaire dans une zone moins ensoleillée induit une production plus faible, donc plus coûteuse. Mais l'écart se négocie au niveau des tarifs de rachat de l'électricité qui doivent être contractualisés avec EDF.

La CRE a clôturé son appel d'offres le 8 février. Elle doit maintenant examiner les plis et rendre, à la fin du mois de juin, un rapport de synthèse au gouvernement. Compte tenu de l'échéance électorale qui s'annonce, il est très difficile de s'avancer sur un délai de réponse du gouvernement. Un éventuel changement de majorité peut une nouvelle fois rebattre les cartes. On se souvient qu'un premier appel d'offres lancé dans la foulée du Grenelle de l'Environnement est tombé aux oubliettes. En décembre 2010, on a même décidé un moratoire sur les grosses installations solaires.

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 10:38

La société Toreador, quatrième producteur de pétrole français, et Hess Oil France, filiale française de la compagnie pétrolière américaine Hess, confirment leur intérêt pour la prospection de pétrole «conventionnelle» dans la Marne. Après avoir décidé d'explorer prochainement un site à Ecury-sur -Coole près de Châlons, c'est sur Huiron, à quelques enclabures de Vitry-le-François, que les yeux des deux sociétés sont rivés. Précisément, leur second forage d'exploration prendra place à deux kilomètres du village, le long de la D14, en direction d'Humbauville.

Actuellement, la compagnie en charge des travaux, Hess Oil France, n'en est qu'à la première étape du projet, à savoir le «décapage» des terres en vue d'installer une plate-forme d'exploration cet été.

La direction de Toréador annonce cependant être intéressée par la prospection d'un troisième site dans la Marne dont le lieu exact est pour l'instant gardé secret. «Il n'y a rien encore de certain. Mais quand nous serons décidés, à savoir si on l'explore ou non, nous pourrions alors amener l'appareil de forage à Huiron et Ecury-sur-Coole».

A Huiron, Courdemanges et Chatelraoult, Lundin International exploite trois puits de pétrole depuis 1994, année où la société les a rachetés à Elf Aquitaine venue s'installer en 1984.

Aujourd'hui, les puits de Courdemanges et Chatelraoult produisent chacun mensuellement 150 mètres cubes d'or noir. A Huiron, la production est pour l'instant arrêtée mais les études sont toujours en cours.

De petites productions comparées à celles de Montmirail, où siège Lundin International, avec 200 mètres cubes de pétrole sortis chaque jour d'une petite centaine de puits.

La compagnie Hess Oil France sont associées pour neuf autres permis du même type délivré par l'Etat pour la Marne. C'est Toreador qui est titulaire de ce permis exclusif de recherche. Délivré en août 2007, il a été prolongé de quatre ans en 2011.

Ce permis donne un droit exclusif à Toreador de prospecter des hydrocarbures liquides ou gazeux sur 255 km2 autour de Mairy-sur-Marne. Hess Oil France est quant à elle chargée de réaliser les travaux. Quand un site est repéré, une convention d'occupation temporaire du terrain est signée avec le propriétaire.

Le propriétaire, tout comme l'exploitant de la terre sondée quand il y en a un, est indemnisé par la société afin de couvrir la perte notamment de la récolte et la gêne occasionnée. Une somme qui s'élève à une dizaine de milliers d'euros par hectare.

Si l'exploration s'avère négative, la société doit rendre le terrain remblayé. Si elle s'avère positive, la convention est alors reconduite. La commune touche alors en proportion de la production pétrolière les taxes minières. Exemple : en 2011, Courdemanges a reçu près de 2 700 euros. A Huiron, le maire estimait cette reversion à quelque 3 000 euros selon les années.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 10:25

L'Américain Hess Oil et la société française Toreador ont annoncé hier que des travaux de déblaiement débuteront au cours des prochains jours à Ecury-sur-Coole.

Les deux compagnies ont obtenu un permis exclusif de recherche le 15 août 2007 sur un vaste territoire autour de Mairy-sur-Marne. Permis qui a fait l'objet d'une prolongation de quatre années supplémentaires l'an dernier, visant une superficie de 255 km2 selon la Dreal.

Les forages d'exploration se feront de manière strictement conventionnelle ont assuré les deux sociétés.

Une première couche de terre va être ôtée, puis un tapis de pierres concassées permettra de stabiliser le sol. Cet été, l'élaboration d'une cave de puits pourrait succéder à cette phase relevant pour l'instant du génie civil. Hess Oil et Toreador indiquent que la construction de la plate-forme d'exploration durera environ un mois. Ces travaux miniers sont encadrés par un arrêté préfectoral diffusé en avril dernier. Les services de l'Etat ont insisté sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une exploration par fracturation hydraulique, «l'arrêté ne l'autorise pas et d'ailleurs cette technique n'a pas fait l'objet d'une demande dans le cas présent», rappelle la Dreal.

Une fois assemblée, la plate-forme pourra débuter ses carottages. «Selon les régions, un site d'exploration sur cinq ou sur trois débouche sur une exploitation pétrolière», rappelle l'administration.

Dans la Marne, la majorité des puits sont concentrés autour de Montmirail. Deux sont toutefois en activité près de Vatry. Hess Oil et Toreador forment les mêmes espoirs à Huiron, près de Vitry-le-François, où un projet similaire serait en cours.

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 16:32

Carmen.jpgLe Sud de l'Aisne semble une mine d'or pour les pétroliers ! Autour du premier permis accordé dit de Château-Thierry quatre autres sont actuellement en instruction et consultable sur le site du ministère de l'environnement (www.developpement-durable.gouv.fr). En voici les grandes lignes :
- Permis de Hautesvesnes déposé par Sterlint et Pétroventures, zone de 329 km2 sur trois départements (Aisne, Oise, Seine-et-Marne. Dans le sud de l'Aisne, le périmètre concerné s'étend de Bouresches à Monthiers, Bonnesvalyn, Sommelans, Priez, Chézy-en-Orxois, Montigny-l'Allier, Brumetz, Gandelu, Marigny-en-Orxois pour revenir sur Bouresches.
-Permis de l'Ourcq déposé par Toréador, Galli Coz et Concorde, zone de 197 km2 dans l'Aisne situé au Nord de Château-Thierry. Le périmètre concerné s'étend de Château-Thierry à Coincy, Cramaille (canton d'Oulchy), Fère-en-Tardenois, Séringes-et-Nesles, Ronchères, Fresnes-en-Tardenois, Beuvardes, Chartèves, Mézy-Moulins, Fossoy pour revenir sur Château-Thierry.
-Permis de Nanteuil déposé par Toréador et Galli Coz, zone de 197 km2 sur le département de l'Aisne, coincée entre le permis de Hautevesnes et celui de l'Ourcq. Le périmètre s'étend de Château-Thierry à Coincy, Oulchy-le-Château, Billy-sur-Ourcq, Chouy, Neuilly-Saint-Martin, Cointicourt, Sommelans, Etrepilly, Bouresches pour revenir sur Château-Thierry.
-Permis de Marvilliers déposé par Sterling et Petroventures, zone de 102 km2 à cheval sur trois départements Aisne, Marne et Seine-et-Marne. Le périmètre qui concerne la pointe sud du département, principalement sur la commune de Celle-sous-Montmirail.

A Rozoy-Bellevalle, la société Toréador détentrice du permis dit de Château-Thierry se prépare à implanter sa première plate-forme pétrolière malgré l'opposition farouche du collectif Carmen. En décembre et janvier, Toréador a recherché des logements. Ils se sont aussi renseignés pour acheter un bois de 45 hectares à côté du terrain qu'ils louent déjà. Les 24 et 25 janvier, le directeur de la communication et des relations publiques de la société Hess (associée à Toréador) accompagné d'une géologue sont venus recenser les puits et points d'eau du secteur sur le domaine public et privé. Ils ont fait le constat de la proximité du ru du champ de Faye de leur terrain d'action.

Carmen est «radicalement opposé à l'octroi des autorisations sollicitées». Il demande «aux ministres et aux autorités concernées de ne pas accorder les permis sollicités ou à tout le moins de surseoir à les examiner jusqu'à la modification du code minier et à la tenue d'un débat public national et local

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 16:02

éolienL'association Sauvegarde des paysages de la vallée de la Coole conteste un projet pour lequel à Cernon «l'enquête publique n'est pas cohérente».

Deux points qui figurent dans l'enquête sont dénoncés.
Premièrement : «Une délibération du conseil municipal de Cernon du 23 novembre 2009 qui paraît illégale : un membre du conseil municipal a pris part à la délibération étant intéressé financièrement dans l'opération éolienne soumise à l'enquête publique».
Deuxièmement : «Les documents présentés à l'enquête publique (13 éoliennes), ne correspondent pas à l'avis d'enquête paru dans la presse ( annonces légales portant sur 7 éoliennes) avec des incohérences dans la puissance des machines (quatre puissances évoquées selon les paragraphes)». «C'est le vrai fouillis. On nous parle par exemple d'éoliennes d'une puissance de 2 mégawatts et pourtant sur le site officiel (celui de la préfecture) on parle d'une totalité de 18,9 mégawatts. Or, si on divise ce total par 7, on obtient 2,7 mégawatts par éolienne. Ce n'est pas du tout la même chose !».

Rien à voir en effet d'autant que la ZDE (zone de développement éolien) concernée ne permet qu'une puissance maximale totale de 100 mégawatts : facile de rester en dessous de ce seuil si on divise par deux ou trois la réalité de certains chiffres !

"C'est le préfet qui décide. Mais s'il décide d'approuver les permis de construire, nous irons en justice devant le tribunal administratif".

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 10:08

Après les deux centres de stockage de déchets radioactifs et la présence de cinq éoliennes, les élus du Soulainois réfléchissent très sérieusement à l'idée d'accueillir un nouveau concept afin de recycler cette fois… les déchets méthanisables.

Les déchets méthanisables sont de plusieurs sortes : déchets d'industries agroalimentaires, déchets verts comme la tonte de gazon ou les feuilles, les boues d'épuration, les graisses tels les bacs de dégraissage de restaurant et les déjections animales.

Selon l'étude de faisabilité menée pour la Biogaz Vallée, le canton de Soulaines posséderait un gisement brut de substrats de 36 903 tonnes qui correspondrait à 809 000 m3 de méthane, soit un potentiel de 349 kWél.

250 kWél permettent de fournir 1 000 foyers en électricité et 500 en chauffage.

L'investissement pour une telle structure serait de l'ordre de 1 657 750 €.

Avec quels débouchés ? Revente d'électricité ? Développement d'un réseau de distribution de gaz naturel ? Production à usage sanitaire en brûlant soi-même le gaz ? Alimentation en gaz du parc de véhicules ? Valorisation des digestats (par la vente d'engrais) ?

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 11:40

Le volume des biocarburants ne cesse d'augmenter depuis 10 ans. Ces derniers s'inscrivent en complément de l'offre de carburant. Ils représentent 8% du volume des carburants.

L'usine-pilote de Futurol - qui élabore le biocarburant du futur - a été inaugurée sur le site de la bio-raffinerie de Pomacle-Bazancourt.

Le projet Futurol mobilise chercheurs et industriels autour de la conception d'une usine qui permettra de produire du bioéthanol tout au long de l'année grâce à la transformation de ressources qui varieront au cours des saisons : paille, pulpe de betterave, plantes, bois...

Le projet représente un investissement de 76,4 millions d'euros. Il mobilise 12 équipes de recherche publique et privée réparties dans toute la France, soit une centaine de chercheurs.

Un labo à l'échelle d'une petite usine capable de produire 180.000 litres par an de bioéthanol de deuxième génération : des carburants "verts" élaborés à partir de ressources végétales non alimentaires. Ce programme de recherche grandeur nature n'a pas vocation à être une unité de production mais bien de mettre au point une licence sur un procédé destiné à être ensuite commercialisé.

2013 verra le passage (ou non) à un prototype et 2016 la commercialisation et l'industrialisation avec une usine capable de produir 180 millions de litres par an de biocarburant de 2e génération.

Les 11 partenaires du projet sont : ARD. Agro-industrie recherche et déveoloppement ; IFP Energies nouvelles ; L'INRA. Institut national de la recherche agronomique ; L'ONF.Office national des forêts ; Champagne Céréales ; Téréos (sucre) ; Lesaffre (levures) ; Total ; Le Crédit Agricole du nord est ; CGB.La confédération générale des planteurs de betteraves ; Unigrains

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:05

La quasi-totalité des désastres écologiques, actuels ou à venir, sont des conséquences directes du mode de production qui domine la planète : il ne peut exister autrement que par un développement sans fin, l’absolue nécessité de détruire pour reconstruire ensuite avec profit.

On peut être antinucléaire et combattre les énergies dites alternatives. Le combat antinucléaire a toujours intégré une dimension de critique sociale, et ne s’est jamais limité à un «choix énergétique». Dissocier les luttes écologistes d’un combat anticapitaliste, c’est faire preuve soit d’irréalisme, soit de démagogie.

Eolien et solaire en Champagne-Ardenne

éolienLe schéma régional éolien vient clarifier les prévisions. Si l'énergie éolienne paraît vertueuse, il n'empêche qu'elle présente des inconvénients en terme de paysage, de couloirs de migrations pour les oiseaux ou encore de zones radars militaires.

Ce projet très précis définit les zones favorables dans lesquelles pourront être accordées de nouvelles zones de développement de l'éolien (ZDE). La Champagne-Ardenne compte déjà 422 éoliennes, pour une puissance de 811 mégawatts. Les projets d'ores et déjà accordés vont porter le parc éolien champardennais à 723 éoliennes, pour une puissance de 1 449 mégawatts.

Le schéma tel qu'il est proposé et soumis à concertation prévoit l'accueil de 447 éoliennes supplémentaires sur l'ensemble de la région, réparties entre les Ardennes (160), la Marne (76), l'Aube (74) et la Haute-Marne (68).

À terme, d'ici à 2020, ceci portera la production d'énergie d'origine éolienne, en Champagne-Ardenne, à 2 790 mégawatts pour 1 170 éoliennes, soit l'équivalent de la puissance de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine qui compte deux unités de production de 1 300 mégawatts chacune. Sous réserve, bien entendu, que le vent souffle…

La construction de la centrale solaire de Romilly-sur-Seine est terminée. UneCentrale solaire de Romilly période de tests s’est déroulée à partir de mi-juillet avec une mise en production en septembre 2011. La centrale s'étend sur près de 22 hectares, comporte 100 000 panneaux et devrait permettre d'alimenter en électricité l'équivalent d'une petite commune de cinq mille habitants (production annoncée : 16,5 MW). Elle est le fruit d'une collaboration entre la communauté de communes des Portes de Romilly et EDF Énergie renouvelable. Pour ce projet, la communauté de communes a passé un bail de vingt-deux ans avec EDF Énergie renouvelable (durée de vie prévisible des panneaux photovoltaïques).

Une centrale au sol d’une puissance de 9,1 MW devrait voir le jour mi-2012 sur l’ancienne base militaire de l'Otan, située à Marigny (Marne), pour une mise en exploitation l'année suivante. L'installation d'une centrale solaire rentre dans une double logique : produire une énergie propre et préserver l'environnement local (le lieu est une zone d'importance pour la conservation des oiseaux). Enfinity, une société belge qui a remporté le marché, devra développer ce projet en tenant compte de ce dernier critère.
 
Combien ça rapporte ?

Un parc éolien revient en moyenne à son investisseur (société privée principalement) à 1 200 euros par kW installé. Une ferme de 12 mégawatts coûte donc environ 15 millions d’euros. L’achat des éoliennes représente 75 % du total. L’entretien représente 3 % par an de l’investissement total.

La loi oblige EDF à acheter l’électricité produite à partir d’énergie renouvelable qui reporte les surcoûts sur la facture des consommateurs. Le Gouvernement a fixé en 2001 le tarif moyen de l’électricité éolienne (environ 8,2 centimes d’euro le kWh pendant 10 ans, puis renégociation après  et est actuellement plus avantageux qu’un achat au prix du marché (6 centimes le kWh) !). Cette «subvention» permet d’amortir l’investissement entre 8 et 12 ans, la durée de vie d’une éolienne étant d’environ 20 ans.

Le propriétaire d’un parc doit s’acquitter de la taxe foncière et de la taxe professionnelle à la Commune ou à la communauté de Communes, au Département et à la Région (soit 6 000 €/an/MW pour la communauté de communes et le département et 1 200 €/an/MW pour la région).

Un propriétaire foncier reçoit un loyer annuel de 2 000 à 3 000 €/éolienne pendant 20 ans (protocole APCAFNSEA-SER du 24 octobre 2002).

Le coût de la centrale solaire de Romilly-sur-Seine est de 25 millions d’euro. Son activité va générer 180 000 € par an à la collectivité. Celui de Marigny est estimé à 27 millions d’euro. Dans le premier cas, la communauté de commune est propriétaire du site, dans le second cas, la communauté de communes doit racheter les terrains à l’Armée. Enfinity va signer un bail emphytéotique avec la collectivité.

L’activité de la centrale de Romilly-sur-Seine va générer 180 000 € par an à la collectivité.

EDF rachète entre 27,6 et 33,12 centimes le kWh solaire (selon le lieu d’exposition. L’investissement est amorti en général en 12 ans.

 

Comme on peut le voir, le capitalisme peut se passer du nucléaire, mais pas de l’énergie. Les énergies dites "alternatives" ont de beaux jours devant eux, d’autant plus qu’une production de masse va faire baisser les coûts.

Nous ne pouvons pas envisager une révolution sociale sans envisager de transformation de notre rapport à la nature, de même une révolution écologique ne peut s’imaginer sans révolution sociale.

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 08:41

Centrale solaire de RomillyEn avril 2009, plusieurs opérateurs prenaient contact avec la communauté de communes des Portes de Romilly pour examiner la faisabilité d'un projet de centrale solaire sur l'aérodrome. Moins de deux ans plus tard, 100 000 panneaux sortaient de terre sur une surface de 22 hectares. Le 15 juillet dernier, cette installation d'une puissance de 7,5 mégawatts-crètes était alors mise en service  (production annoncée : 16,5 mW).

Pour la communauté de communes, cette implantation se traduit par des retombées économiques non négligeables : 180 000 € par an. «Nous allons utiliser ces recettes pour apporter de nouveaux services aux habitants du bassin de vie et continuer le développement économique sur l'emprise de l'aérodrome.» Et d'annoncer que dans quelques semaines devrait être déposé le permis pour la construction de dix bâtiments dans le cadre du pôle ludique prévu à côté du Parc de l'aérodrome : 80 emplois sont à la clé.

Le projet d'aménagement d'une zone économique de 37 hectares est également bien avancé.

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 11:46

Usine de méthanisation de RosièresAu printemps 2011, la SEM Énergie demande l'autorisation d'exploiter une unité de méthanisation à Rosières, le long de la rocade sud, en limite de Saint-André-les-Vergers. Comme l'exige le code de l'environnement sur les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), pouvant présenter des risques de nuisances pour les habitants et l'environnement, le préfet de l'Aube a ouvert une enquête publique qui s'est déroulée du 15 juin au 15 juillet. Trop discrètement. Car même si les règles légales d'information ont globalement été suivies par la SEM Énergie et la municipalité caillotine, les communes voisines et les riverains de la future unité ont appris tardivement l'existence du projet.

Les conclusions du commissaire-enquêteur sont sans équivoque. «Nous émettons un avis défavorable à autoriser l'exploitation de l'unité de méthanisation - cogénération sur le territoire de Rosières-près-Troyes, et (…) défavorable à autoriser le plan d'épandage des digestats de cette ICPE* sur le territoire des communes concernées». Dans ses observations, il reconnaît le «projet pertinent, fiable et approprié à l'usage destiné». Il considère aussi que «l'impact sur l'environnement est compatible avec l'urbanisation limitée dans les rayons des 300 à 400 mètres». Mais il relève aussi «des négligences et anomalies sur l'enquête publique » (…), notamment « des négligences administratives» et «un manque flagrant d'information et de concertation préalable avec la population, (…) hormis les insertions légales.» Il regrette par exemple qu'il n'y ait pas eu de présentation publique à Rosières et Saint-André. Il souligne aussi «l'absence d'information pendant la phase de l'enquête publique».

Reste à savoir maintenant ce que va décider le préfet quand il prendra le dossier en main.

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 15:38

La société Toreador France détient le permis exclusif de recherches d'huiles de schiste sur le Bassin parisien. L'autorisation a été délivrée en septembre 2009 par le ministère de l'Écologie pour une durée de 5 ans. Le périmètre de recherches s'étale sur 779 km2 autour de Château-Thierry. Le permis de recherche dit «de Château-Thierry» s'étend de Meaux à Montmirail en passant par le Sud de l'Aisne.

En adoptant la loi sur les gaz de schiste, le 30 juin dernier, la France est devenue le premier pays au monde à interdire la technique de la fracturation hydraulique employée dans la recherche et l'exploitation du gaz de schiste. Mais l'absence de définition, dans la loi, du procédé de la fracturation hydraulique ouvre la brèche à de nombreuses interprétations et rend le texte fragile et attaquable.

Dès que la loi sera publiée au Journal Officiel, les sociétés détentrices de ces précieux permis auront deux mois pour transmettre leur rapport. Ce document devra préciser les techniques employées ou envisagées dans le cadre de la prospection ou de l'exploitation. Si le recours à la technique de la fracturation hydraulique y est mentionné, les permis pourront être abrogés.

«Nous confirmons que nous ne mettrons pas en œuvre cette technique [de la fracturation hydraulique] sur nos permis», assure le PDG de Toreador. «Malgré la nouvelle loi, nous restons persuadés que les ressources pétrolières du Bassin parisien peuvent engendrer des emplois, accroître le développement économique local et générer d'importants revenus pour l'Etat».

La fracturation hydraulique combinée à celle des forages horizontaux a récemment rendu accessible des ressources autrefois soit inaccessibles, soit qui n'auraient été exploitables qu'à des coûts exorbitants et avec lenteur. Et on connaît les dégâts que cela a entraînés au Canada et aux Etats-Unis.

Toreador confirme «sa volonté de poursuivre le développement des ressources de ce bassin».

Comme on le voit ici, une loi ne résout rien. L’économique prime avant tout.

Nous devons être conscients que, malheureusement, mêmes si nous faisons reculer les multinationales de l’énergie et le gouvernement dans les régions concernées par le gaz de schiste, nous ne résoudrons pas pour autant le problème du besoin croissant d’énergie et la recherche effrénée de ressources énergétiques nécessaires aux bon déroulement de ce système industriel.

Dès le début, la question des ressources énergétiques a été un facteur crucial pour le développement du capitalisme. Ce système économique, basé sur la recherche du profit, ne peut en effet s’accroître sans «carburant». Sans énergie : pas de transports, pas d’extraction de matières premières à grande échelle, pas de machines pour les transformer ; sans machines : pas de production de marchandises, et pas de profit.

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