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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:13

L’isobutène fait partie des briques de la pétrochimie. Il sert à la production de carburants, de plastique et de caoutchoucs. On en produit 15 millions de tonnes chaque année dans le monde. Le travail de recherche de Global Bioenergie est de remplacer, dans cette production, le pétrole par du sucre, des céréales ou des déchets agricoles. La start-up a stabilisé pour cela un procédé de fermentation en utilisant notamment une usine pilote installée à Pomacle. La société ARD, affiliée à Cristal Union, est en charge de l’exploitation du pilote industriel mis en service par Global Bioenergies en novembre 2014.

Le  premier lot  d'isobutène produit  à partir  de ressources  renouvelables (du glucose issu de maïs) avait été livré à Arkema début mai 2015. Les lots  d'isobutène  suivants  ont  été  convertis  en  isooctane  par  l'Institut Fraunhofer sur le site de la raffinerie de Leuna, près de Leipzig en Allemagne, où Global Bioenergies construit actuellement son démonstrateur industriel qui pourra produire 100 tonnes d’isobutène par an. Le site devrait être opérationnel en 2016.

Global Bioénergies annonçait avoir produit la première essence issue d'une chimie verte début mai 2015. Une essence pure que l'on met directement dans le réservoir d'une voiture et qui se comporte comme de l'essence tirée du pétrole.

Dans le même temps, Global Bioénergies a développé en 2014 un partenariat avec le constructeur allemand Audi qui va réaliser les premiers tests de ce supercarburant bio produit à partir de matières végétales comme le glucose de blé, la paille de blé, les tiges de maïs ou les copeaux de bois. Le procédé étant de convertir des ressources renouvelables en hydrocarbures par fermentation.

L'entreprise créée en 2008 vise désormais la commercialisation à grande échelle de cette essence renouvelable et la construction de la première usine de fabrication. L’investissement est évalué à 100 millions d’euros. Cristal Union en apportera une partie, et devrait être à terme le principal actionnaire de l’usine.

Le groupe coopératif sucrier Cristal Union et Global Bioenergies, annoncent ce jeudi l’existence d’une filiale commune, IBN-One, dont le but est de construire en France la première usine de conversion de «ressources renouvelables en isobutène».

Les deux sites en concurrence sont Pomacle-Bazancourt, près de Reims où est née une bioraffinerie végétale d’envergure internationale, et Arcis-sur-Aube, où Cristal Union a une grande sucrerie-distillerie.

Global Bioenergies et Cristal Union font savoir qu’elles ont déjà réalisé une étude d’implantation («avant-projet sommaire») «sur plusieurs sites industriels potentiels». Dans un premier temps, IBN-One mènera à bien un «avant-projet détaillé», qui combinera des «analyses techniques, réglementaires, commerciales, et financières, qui permettront de préciser le projet d’implantation en France».

Global Bioenergies a concédé à IBN-One une «licence d’exploitation» non exclusive de son procédé isobutène pour une capacité de 50 000 tonnes à installer en France.

Comment le programme sera-t-il financé ? «Il est attendu qu’IBN-One finance l’ingénierie de l’usine par un tour de table qui pourrait avoir lieu dès 2016», précisent Cristal Union et Global Bioenergies. Des marques d’intérêt auraient déjà été reçues auprès «d’investisseurs publics et privés». La construction et le démarrage de l’usine «nécessiteront un financement ultérieur».

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:45

La ministre de l’Ecologie annonce qu’il n’y aura pas d’exploitation de gaz de schiste. Dans le même temps, une douzaine de permis de recherche sont dans les tuyaux du ministère.

Le site du ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie (Medde) s’est en effet enrichi depuis le 19 septembre d’une douzaine de consultations publiques concernant l’attribution imminente de nouveaux permis d’exploration situés dans l’Aisne, les Bouches-du-Rhône, Le Loiret, Les Landes, la Marne, la Meurthe-et-Moselle, le Vaucluse ou encore l’Yonne.

Les projets d’arrêtés ministériels sont prêts à être signés par les deux ministres en charge de l’énergie, Ségolène Royal et le Ministre de l’Economie Emmanuel Macron comme l’attestent des documents disponibles en ligne sur le site du Medde, et «ce bien qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur le fait que les nouveaux permis proposés ont tous pour objectif des hydrocarbures non conventionnels».

Pour les permis de Gastins (Seine-et-Marne), de Dicy (Aisne), et de Montmort, Montmort et Saint-Martin d’Ablois (Aisne et Marne), 952 km2 au total, il est explicitement fait mention du gaz de schiste et de la fracturation hydraulique dans la notice d’impact mise à disposition du public en téléchargement et pour les autres permis, on trouve ces informations dans les documents envoyés aux actionnaires.

Les hydrocarbures ont mis des centaines de milliers d’années à se former, ils deviendraient «conventionnels» en quatre ans, juste parce qu’une loi interdisant la fracturation hydraulique, seule méthode permettant la récupération des hydrocarbures non conventionnels, a été votée au cours de l’été 2011 ? «L’attribution de ces permis est en totale contradiction avec les déclarations de la ministre».

L’histoire a montré que le plus difficile pour un pétrolier est d’obtenir un permis de recherche. Ensuite, il obtient généralement facilement le renouvellement de son permis (en tout trois fois la durée initiale de quatre ou cinq ans) et tout aussi facilement le droit subséquent d’exploiter.

Toutes ces raisons ont amené les collectifs "Non au pétrole et au gaz de schiste" à rédiger une lettre ouverte à Ségolène Royal, dans laquelle ils lui demandent «bien sûr de n’autoriser aucun nouveau permis de recherche mais aussi de refuser de prolonger ou de procéder à la mutation (terme légal pour signifier un transfert de titularité d’un permis de recherche d’hydrocarbure) des permis existants».

Pour consulter les projets

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/
 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 09:36

Avec sept cents installations fournissant près de 1 400 Mégawatts, la Champagne-Ardenne est aujourd’hui la première région éolienne de France. Les deux plus puissants parcs du groupe GDF-Suez sont également en région avec le parc de Germinon dans la Marne (75 MW) et celui des Hauts Pays en Haute-Marne (80 MW). «Le parc éolien régional concentre 15 % de l’énergie éolienne produite en France. L’an passé, la moitié des puissances nouvellement installées l’ont été en région. Nous pesons sur ce marché grâce à des conditions naturelles favorables et grâce à l’engagement de tous. Maintenant, il s’agit de traduire cette dynamique en filière et en emplois industriels».

De nouveaux projets sont déjà prévus, notamment sur l’Aube et la Marne, qui font déjà partie des cinq départements les plus éoliens de France.

A noter la présence sur le territoire champardennais des principaux exploitants français. Devant Quadran (107 MW) et Eole RES (100 MW) ou Enercon France, GDF Suez reste, 230 MW en exploitation, le plus gros opérateur en région. L’entreprise qui emploie une vingtaine de personnes en Champagne-Ardenne a créé en 2011 à Chalons un Centre européen de conduite des Énergies renouvelables.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 19:49

Quand on arrive de Sommelans, les éoliennes dominent déjà le village de Priez. Elles ont été installées là il y a quelques années, sur le village voisin de Hautevesnes. Alors, à l’idée d’en accueillir sept nouvelles, non merci !

Jeudi soir, une réunion du collectif Remontvoisin-Priez-Breuil (Remontvoisin et Breuil sont des hameaux de Neuilly-Saint-Front) a eu lieu. Et cela à l’occasion des remarques déposées lors de l’enquête publique concernant la «centrale éolienne» de l’Osière.

«L’impact sur le paysage sera absolument déplorable.  Les parcs éoliens industriels qui se multiplient apparaissent de ce fait comme un véritable saccage. Et nos villages sont sacrifiés».

«Cela prouve l’appropriation par le privé, ou ce qui le deviendra, de l’espace public, avec les gaz de schiste, le TGV, le centre d’enfouissement, les antennes téléphoniques. Résultat : on aura des villes propres, mais avec en effet des campagnes sacrifiées».

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 09:34

La centrale hydraulique de Revin, mise en service en 1976, va procéder à d’importants travaux de rénovation jusqu’en 2019 afin de se moderniser et d’améliorer son rendement. Un investissement financier total de 100 millions d’euros répartis sur 6 ans à compter de 2014 jusqu’en 2019 et visant à prolonger l’aménagement hydroélectrique de Revin pour 40 ans de fonctionnement supplémentaires.

Avec une puissance de 800 MW grâce à 4 groupes de turbines-pompes de 200 MW chacune et mobilisables en 2 minutes, la production annuelle de la station de Saint-Nicolas est équivalente à la consommation d’une ville moyenne comme Reims par exemple.

«2014 est une étape de préparation logistique avant tout, on commencera par des travaux sur les bases de vie, comme le parking par exemple, qui se trouve principalement de l’autre côté de la route ! C’est prioritaire car nous sommes 35 personnes en permanence sur le site».

Pour la première partie des travaux, 6 entreprises ardennaises ont été présélectionnées pour un appel d’offres de 800 000 euros.

Mais c’est le renouvellement des turbines-pompes qui constituera le gros des travaux. Au nombre de 4, celles-ci incarnent le noyau névralgique de la centrale. Chaque année entre 2015 et 2019, un des 4 groupes réversibles turbines-pompes sera démonté puis reconstruit afin de prolonger sa durée de vie et sa performance. D’une durée de 9 mois, chaque chantier permettra aussi de remplacer et moderniser les équipements annexes.

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 10:05

Avec 650 mâts, la Champagne-Ardenne est la première région de France productrice d’électricité d’origine éolienne. Dans une volonté de développer cette transition énergétique en France, le distributeur d’électricité ERDF a lancé une expérimentation à taille réelle dans l’Aube.

Nom de code : Venteea, comme «Voir l’énergie naturelle transformer l’exploitation de l’électricité dans l’Aube». Plus précisément à Vendeuvre-sur-Barse où le poste source est désormais dédié à une expérimentation dont les résultats sont scrutés de près au niveau national. Venteea est un partenariat de 8 industriels : ERDF qui assure la coordination du projet, Général Electric, Schneider, EDF, ENEL Green Power France, SAFT, RTE, MADE et 2 universitaires l'Université Technologique de Troyes et le L2EP (Centrale Lille). Son coût s’élève à 23,4 millions d’euros, dont 8,7 millions financés par l’Ademe. Déployé depuis le 6 décembre 2012, il doit durer 3 ans.

L’enjeu est de taille : comment convertir une énergie renouvelable (éolien, photovoltaïque…), avec tout ce qu’elle comporte comme intermittence, en courant continu chez le particulier. Le réseau électrique n’a pas été conçu pour être adapté à la production éolienne, intermittente et aléatoire. L’éolien pose une problématique de raccordement, sachant que la production éolienne est très diffuse sur le territoire, alors que la production des centrales électriques est reliée au réseau via de grandes artères.

«Aujourd’hui, personne ne se pose la question de savoir quelle est la tension dans la prise de courant avant de brancher son smartphone ou sa télévision. Si on ne se pose pas la question, c’est que nous, distributeur, on fait un certain travail pour réguler cette tension en permanence. L’enjeu aujourd’hui est de faire en sorte qu’il n’y ait pas plus de tension lorsqu’il y a des éoliennes qui envoient du courant dans le réseau».

Il s’agit donc de réguler la tension en cas de forte production, mais aussi de remonter la tension lorsque le vent tombe. Et le tout, sans que le client ne s’en aperçoive.

Depuis avril 2013, «une couche intelligente» a été posée à Vendeuvre pour traiter toutes les informations des différents points du réseau afin d’avoir une meilleure gestion en temps réel. De nouveaux capteurs seront posés dans les prochaines semaines.

Et d’ici la fin de l’année, un équipement censé stocker physiquement l’énergie électrique - une capacité de 2 mégawatts, soit 30 minutes de consommation - sera installé au pied des éoliennes.

Grâce à Venteea, à la fin 2015, transporteurs, distributeurs et producteurs d’énergie seront en mesure d’apporter des nouveaux outils pour mieux gérer les flux électriques dans l’avenir.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 09:26

La semaine dernière, une partie des habitants du village d’Any-Martin-Rieux et des environs ont fait part de leur opposition à l’implantation du parc éolien.

Le directeur de Quadran (secteur Nord et Est) s’explique. «Le projet ne vient pas de nulle part. Cette zone est définie comme propice à l’éolien dans différents documents depuis 2007». Les machines seront installées le long de la Nationale, près des lignes à haute tension et sur une zone de grandes cultures. «Cette zone a été choisie, parce qu’au sein de la communauté de communes des Trois-Rivières, elle est celle qui est gêne le moins. Elle est aussi celle qui implique un impact minimum pour l’environnement et la préservation du paysage». Le site bénéficie d’«un bon gisement de vent». Ces zones de cultures sont «inscrites dans le schéma défini par la com de com et dans les zones favorables du schéma régional éolien».

Quadran se dit prête à «négocier» avec les anti-éoliens

Depuis que l’«opérateur multi-énergie» Quadran réfléchit à ce projet d’implantation, il a dû renoncer à plusieurs éoliennes. «Un tiers des éoliennes envisagées a sauté en raison de la protection des oiseaux et des chauves-souris. Des réflexions avec un environnementaliste sont en cours pour avoir le moins d’impact sur les oiseaux. Il nous faut aussi penser à ajuster le gabarit et le foncier, afin de créer le moins d’infrastructures. Nous sommes toujours dans l’optique de causer un impact minimal sur le territoire de la com de com des Trois-Rivières et pour ses habitants».

«La loi réclame une distance de 500 mètres entre les machines et les habitations. Notre projet prévoit une distance de 700 mètres avec les premières maisons. La majorité des habitations limitrophes seraient situées à plus d’un kilomètre des machines».

«Notre groupe cherche à prendre les avis de tous. Nous sommes prêts à négocier avec les contestataires afin de trouver des compensations». Il faut dire que le projet d’une dizaine d’éoliennes à Any-Martin-Rieux représente un investissement d’environ 55  millions d’euros.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 16:45

L’association A Contrevent, qui se bat depuis dix ans contre la multiplication des parcs éoliens dans le Laonnois est vent debout contre le projet de parc éolien de «La Champagne Picarde» composé de 23 éoliennes sur le territoire des communes de Bucy-les-Pierrepont, Chivres-en-Laonnois et Mâchecourt. C’est EDF qui est promoteur de ce parc.
S’ils sont construits, ce seront les plus grands aérogénérateurs du département avec une hauteur totale en bout de pales de 184 mètres, contre 145 mètres actuellement. Cette hauteur fait déjà bondir Francis Bellier. «On nous avait assuré qu’il n’y aurait pas d’éoliennes à moins de 20 km de Laon. Là, on est à 15 km. On aura des éoliennes qui seront plus hautes que la butte de Laon et la cathédrale ! C’est monstrueux de détruire nos paysages».

Ces parcs éoliens constituent également une «ineptie économique», même s’ils constituent une ressource financière non négligeable pour les propriétaires des terrains et communes qui les accueillent. «On cède à un lobby très puissant et on nous leurre avec les créations d’emplois en France. La plupart des éoliennes sont fabriquées en Allemagne, au Danemark ou en Espagne».

Dans l’étude d’impact qui sera mise à disposition de la population lors de l’enquête publique qui débutera mercredi prochain, EDF justifie évidemment le choix du territoire et du site.

Le promoteur y met en avant une «acceptation locale favorable», un «accompagnement des élus», mais aussi une «surface suffisamment vaste pour le développement d’un projet éolien acceptable sur le territoire, et techniquement et économiquement viable».

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 18:01

éolienL’implantation d’éoliennes exige maintenant une procédure en deux temps, permis de construire et autorisation d’exploiter (qui dépend désormais de l’avis de la préfecture). Les opposants y voient là une volonté de freiner leurs capacités juridiques.

L’association Thiérache à contrevents, créée au départ pour protester contre le projet d’implantation d’éoliennes autour des communes de Voulpaix, La-Vallée-au-Blé, Laigny et Haution, regroupe désormais aussi les opposants au projet de Saint-Gobert.

Pour Saint-Gobert le permis de construire est actuellement contesté devant le tribunal administratif, à travers 9 recours émanant des habitants (297 habitants auraient fait part de leur opposition, contre ... trois qui y seraient favorables).

Pour le projet de Voulpaix (société H2 R Nordex), il y a aussi plusieurs recours contre le permis de construire ; l’association s’apprête également à contester l’autorisation d’exploiter.

Un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 19 décembre 2013 procure cette fois quelques espoirs aux «antis». Dans cette décision, la CJUE remet en cause le mécanisme de soutien actuel de la France à la production d'électricité d'origine éolienne. Concrètement, l’Etat achète trop cher la production d’électricité. Et surtout, cela n’avait pas été notiifé à la commission européenne.

La bataille n’est donc pas terminée.

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 12:11

Forage-e-Huiron-2013.jpgLe ministre de l’Écologie vient d’annoncer sa décision de refuser d’autoriser la mutation au profit de la compagnie pétrolière Hess Oil de sept permis de recherches d’hydrocarbures situés dans le Bassin parisien. Ces permis avaient été délivrés par le précédent gouvernement à une compagnie pétrolière et la mutation est en quelque sorte une reprise d’un permis par une autre compagnie.

Deux de ces permis concernent le Sud-Ouest marnais. Celui dit de «Château-Thierry», qui englobe dans son périmètre les territoires de Verdon, Corrobert et le Vézier. Et celui dit de «Leudon-en-Brie», qui concerne Villeneuve-la-Lionne.

Ce qui a motivé le ministre de l’Écologie : «Certains permis, comme celui dit de Château-Thierry, posent la question de savoir si l’on peut aujourd’hui, compte tenu de l’interdiction générale et absolue de recourir à la fracturation hydraulique posée par la loi, autoriser la mutation d’un permis dont les objectifs initiaux étaient incontestablement et exclusivement d’explorer des huiles et gaz de schiste. Même si la société Hess Oil a déclaré, afin de se conformer à cette loi, qu’elle ne l’utiliserait pas (…)».

Les permis dont la mutation a été refusée restent valables. Seulement, la compagnie Hess Oil ne pourra pas reprendre ces permis qui ont été accordés initialement à une autre compagnie. Ce refus de mutation des permis ne signe pas l’arrêt de mort de la recherche et de l’exploitation du pétrole, qu’il soit de schiste ou non, dans le Sud-Ouest marnais. De très nombreuses demandes de permis de recherches d’hydrocarbures qui concernent l’ensemble Sud-Ouest marnais sont encore en instruction.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 17:30

gaz de shiste 1Le ministre de l'Ecologie et de l'Energie a annoncé son refus de valider une demande de mutation de sept permis de recherche de gaz de schiste dans le bassin parisien déposée par la société américaine Hess Oil.

Ces permis avaient été attribués en 2010 par le gouvernement précédent à la société Toreador. Rachetés par Hess Oil, ils n'avaient pas été clairement annulés après la loi de 2011 interdisant la fracturation hydraulique, en raison du flou qui entourait le recours ou non à cette technique.

En l'absence de réponse du ministère de la Justice à sa demande de mutation, Hess Oil a saisi la justice.

"Pouvais-je valider ces mutations de permis alors que leur objectif initial était exclusivement d'explorer des gaz de schiste et que la société américaine qui les a rachetés est spécialisée dans l'extraction de gaz de schiste ? Vu les couches géologiques visées par ces forages, cela implique forcément d'avoir recours à la fracturation hydraulique".

"Sur ces permis d'exploration, dont la validité a été confirmée suite à la loi Jacob, seules des techniques conventionnelles d'exploration ont été utilisées par Hess Oil sans dommage sur l'environnement", déclare Hess Oil.

Hess Oil réclame environ 30.000 euros par permis annulé.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 16:04

Carmen 2Le ministre de l’Écologie a annoncé le 8 novembre dernier aux collectifs anti gaz de schiste et aux élus des territoires concernés qu’il était obligé, suite à la condamnation du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, de signer des arrêtés de mutation en faveur du pétrolier Hess oil, nouveau détenteur de sept permis de recherches d’hydrocarbure présentés aujourd’hui «comme conventionnel» en Seine-et-Marne et dans l’Aisne.

«Signer les arrêtés de mutation, c’est signer à nouveau ces permis, comme en 2008, 2009, 2010», peste le collectif Carmen, toujours aussi opposé à un forage pétrolier.

Les anti-schiste ont obtenu une semaine de délais auprès des services de l’Etat pour «travailler sur les différents éléments pouvant permettre d’étayer un refus de mutation».

Les anti-schiste martèlent que l’État n’est pas condamné à signer mais à examiner les demandes de mutation et «donc de les refuser».

Une nuance que le ministère n’a pas évoquée préférant pointer du doigt le coût des 14 000 euros d’astreinte journalière depuis le 17 octobre pour les sept demandes de mutation de permis, non octroyées aux pétroliers.

Un document administratif qui n’empêcherait pourtant pas la société Hess oil d’entreprendre des forages comme elle a pu le faire ces derniers mois à Jouarre, Chartronges ou encore à Huiron.

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