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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 14:01

Une récente note , destinée à son président, fait le point des interventions économiques de la région Champagne Ardenne... La note en question révèle le montant de certaines aides économiques versées quasiment à perte. Elles seraient réparties en deux catégories : les exonérations fiscales et les avances remboursables.

Les premières concernent essentiellement la Zone franche ardennaise. Or elles ne sont pas compensées par l'État. Le mémo révèle que le manque à gagner pour le budget régional s'élève en 2012 à 436 370 euros. La perte de produit fiscal CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, ex-taxe professionnelle) serait en 2013 de 568 911 euros.

Au chapitre des avances remboursables… «non remboursées», cette fameuse note révèle qu'elles vont en augmentant de manière vertigineuse. Elles s'élevaient à 900 000 euros en 2010, à 1,8 million en 2011, et sont passées en 2012 à 2,4 millions. La direction des finances du conseil régional aurait bien inscrit dans la colonne «perte attendue» pour l'année 2012 au chapitre des sommes dues par une cinquantaine d'entreprises de la région (dont une douzaine de Marnaises).

A titre d'exemple pour les Ardennes, la mise en redressement de la SA Drumel outillage devrait coûter 230 000 euros aux contribuables champardennais. Jeantils-Gillet a coûté 70 313 euros, Ardenn metal 40 000 euros, ASCOTT'S 98 500 euros.

Pour la Marne, Plysorol, l'entreprise de contreplaqué de Magenta, près d'Epernay, a bénéficié en 2011 d'une enveloppe de plusieurs centaines de milliers d'euros, moyennant le maintien de plus de 90 emplois et la perspective d'une vingtaine de créations sur trois ans. Le conseil régional reverra-t-il un jour cette somme ? En effet , en tant que créancier non privilégié , la Région a très peu de chances de récupérer ses créances en cas de défaillance de l'entreprise emprunteuse.

Ces infos viennent d'être révélées par le blog d'un ancien élu de Charleville-Mézières qui en tire plusieurs questions : «La Région a-t-elle les compétences pour se substituer aux banques et est-ce sa fonction ? Pourquoi et sur quels critères les fonds régionaux sont-ils engagés sans garantie réelle dans des entreprises privées ? Quel est le contrôle en amont des risques encourus ? Alors que la région connaît le taux de faillite le plus élevé de France (hélas !), pourquoi le conseil régional continue-t-il à distribuer des cadeaux aux entreprises qui ne créent aucun emploi ?».

Des questions pertinantes pour ces prêts et avances, plusieurs millions ont encore été attribués pour l'année 2013.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 16:47

La compagnie pétrolière Lundin a une antenne à Montmirail et plusieurs puits dans la Marne, l'Aube et la Seine-et-Marne.

Lundin prévoit une augmentation de sa production de plus de 10 % en 2013. Soit, selon la société, un peu plus d'un million de barils produits.

A Grandville (Aube) ce sont 8 puits qui ont été forés (2 en 2011 et 6 en 2012). Sur Écury-le-Repos (Marne), un puits d'exploration a été réalisé en septembre 2012 et a montré des indices significatifs d'hydrocarbures. A Velye (Marne) un ancien puits d'exploration a été rouvert en novembre 2012, il va être mis en production test pour connaître son potentiel.

Lundin travaille également à la valorisation d'énergie associée à sa production pétrolière. A Sancy-lès-Provins (Seine-et-Marne), la société produit 1 000 m3 d'eau chaude par jour à une température de 80°C.

Cette année, Lundin compte étudier les possibilités de production de chaleur et d'électricité à partir de ces gaz à Vert-Toulon (Marne) ou Granville. «Il serait possible de produire plus de 1 000 kW électriques et plus de 3 000 kW calorifiques. A Soudron et à Dommartin-Lettrée, l'estimation est d'environ 250 kW électriques et 700 kW calorifiques».

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 11:12

A & R Carton avait été liquidé en 2002, laissant près de 200 salariés sur le carreau. Après une occupation des locaux pendant 350 jours par le personnel pour sauver l’outil de travail, un repreneur avait repris l’entreprise, en bénéficiant d’aides publiques. Saint-Germain Emballages déposait le bilan en février 2006.

Après une nouvelle occupation du site durant 150 jours et une médiatisation nationale de l’engagement du personnel, Fellmann Cartonnages démarrait à Villeneuve-Saint-Germain fin octobre 2006, sans aides publiques.

«On était vingt-six. Aujourd’hui, on approche de la cinquantaine». Tout irait bien si ...

«En raison de la nature et du volume de son activité, la société Fellmann Cartonnages Picardie est soumise au régime de l'autorisation au titre de la réglementation applicable aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Le 19 mai 2011, l'exploitant a transmis aux services de l'État un dossier de demande de régularisation administrative en réponse aux sollicitations répétées de l'administration, ceci afin de disposer de l'autorisation d'exploiter le site. Au regard du Code de l'Environnement, ce dossier présente un certain nombre de lacunes en matière de prévention des incendies que Fellmann Cartonnages Picardie a été invitée à combler : soit en mettant en place des mesures de maîtrise des risques supplémentaires, soit en modifiant ses stockages de papier carton».

Coût estimé des travaux : 1,5 million d’euros ! À ce prix-là, «mieux vaut construire un bâtiment neuf !»

Les conséquences directes de la difficile communication entre le patron et les services de l’État ont, en tout cas, déjà eu un impact pour Villeneuve-Saint-Germain: des investissements, initialement prévus sur le site picard l’été dernier, ont été effectués sur le site alsacien.

Le président du groupe Fellmann Cartonnages n’a pas «envie de céder à un chantage malsain à l’emploi mais si je dois déménager, ça ne sera pas dans l’Aisne».

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 13:29

Après l'arrêt de la liaison avec Oslo (Norvège) à l'automne 2011, c'est au tour de la ligne avec Stockholm (Suède) de ne finalement pas être intégrée dans le programme estival au départ de l'aéroport de Vatry.

L'ouverture de la ligne avec Marrakech, une rotation hebdomadaire supplémentaire avec Porto, et une enveloppe financière contrainte pour l'association Paris Vatry Project (APVP), chargée de financer les opérations de marketing et de communication des lignes au départ de l'aéroport marnais, tous ces éléments indiquaient qu'une ligne serait arrêtée. C'est donc Stockholm qui disparaît du programme de vols estival proposé par Vatry (à partir de fin mars). Ryanair, en plus de Porto et Marseille comme en 2012, va donc se tourner totalement vers le sud, assurant des liaisons estivales avec Marrakech. Enfin, Nice sera à nouveau desservi au départ de Vatry par la compagnie Jetairfly à partir du 29 mars.

Les passagers qui avaient réservé un vol pour Stockholm devraient recevoir une notification par Ryanair qui va leur proposer, soit de changer leur vol vers une autre destination au départ de Vatry, soit d'être remboursé.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 18:38

Le nouveau commissaire au redressement productif Champagne-Ardenne a du pain sur la planche. Sur 80 entreprises de la région figurant au tableau de bord de la préfecture, une dizaine d'entre elles font l'objet d'un suivi particulier.

Il a toute latitude pour mobiliser les administrations compétentes en matière environnementale (Dreal, Ademe), sociale (UT Direccte, OPCA), financière (DRFIP, Oséo, CDC, etc.) ou économique (ministère du Redressement productif). Il pourra aussi travailler avec la Banque publique d'investissement qui se met en place.

Le commissaire au redressement peut s'appuyer sur le conseil régional, qui s'est doté d'une cellule de veille économique et d'un délégué à l'économie.

Ingénieur des Mines, il a déjà l'avantage de bien connaître la région. Chef du service appui au développement et aux mutations économiques de la Direccte Champagne-Ardenne, il fut adjoint au chef de la division développement industriel-Drire de la région.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 18:21

Les notes de conjoncture se suivent et se ressemblent. Après celle de la Banque de France, la CCI Champagne-Ardenne vient, à son tour, confirmer de sombres perspectives pour le premier semestre 2013.

L'emploi est globalement un talon d'Achille plus fragile encore dans la région qu'au plan national. Et les créations d'entreprises ont connu un tassement significatif au deuxième semestre. Seul point permettant à la Champagne-Ardenne de se démarquer positivement, ses exportations. Sa balance commerciale est excédentaire, même sans prendre en compte le champagne.

Mais si les autres industries agro-alimentaires connaissent une progression de leur chiffre d'affaires, c'est essentiellement grâce à la hausse des cours des matières premières. Tous les autres secteurs ont connu un tassement de leur chiffre d'affaires en 2012, avec «une orientation défavorable en vue pour début 2013». Du même coup, les investissements sont «en berne», les entreprises adaptant ou reportant ces dépenses. Et les quatre départements de la région affichent les mêmes tendances. Même la Marne et l'Aube sont «dans le rouge». Dans l'industrie, personne ne s'attend à une reprise d'activité au premier semestre.

Les services aux entreprises «passent pour la première fois sous la barre zéro». Qu'il s'agisse des transports, du nettoyage, du gardiennage ou d'autres activités liées à de la production. Pour le président de l'Observatoire économique, c'est un démenti pour ceux qui voyaient dans le tertiaire le secteur qui allait sauver notre économie…

L'un des gros points noirs touche en particulier le commerce de détail. Dans le commerce de gros, «c'est moins pire». Il y a même des intentions d'embauches, mais qui portent principalement sur des remplacements.

Le bâtiment est l'un des secteurs les plus affectés par la crise. Avec pour horizon aucune perspective de reprise au cours de ce premier semestre.

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 13:52

Hier, le juge de l'expropriation a fixé à 130 000 euros l'indemnité à verser au liquidateur d'APM, à la suite de son expropriation pour cause d'utilité publique.

Pour rappel, pour acquérir les locaux d'AMI (Ardennes Machining industries), et ainsi permettre au premier employeur privé de Vouziers de maintenir son activité localement, la municipalité s'était lancée dans une procédure d'expropriation à l'encontre du mandataire-liquidateur d'APM pour cause d'utilité publique.

Le liquidateur, qui souhaitait vendre les locaux à un prix de 820 000 euros (jugé exorbitant par le repreneur) avait refusé l'offre de rachat de la municipalité fixée à 500 000 euros, alors que les domaines estimaient la valeur du bien à 130 000 euros.

Le liquidateur va se voir notifier la décision et il aura un mois pour faire appel. Une procédure parallèle est encore en cours puisque la déclaration d'utilité publique ayant justifié l'expropriation est par ailleurs attaquée devant le tribunal administratif. Si elle aboutissait remettrait en cause le bien fondé même de l'expropriation.

«Si l'expropriation n'est pas prononcée, inévitablement la Société AMI ne pourra maintenir son activité sur le site de Vouziers. Ce qui engendrera de graves conséquences sur le plan démographique, économique et social pour la ville de Vouziers et ses cantons environnants où la situation de l'emploi est déjà fort affectée et très préoccupante

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 12:08

Le concept du Tri'Ode (Tri pour trois roues et Ode en référence au composant électronique) est né à Véléance, basée à Meyreuil, dans les Bouches-du-Rhône.
C'est en cherchant un partenaire industriel que la société provençale de recherche a été mise en relation avec Godart à Fumay. Avec aussi l'appui conséquent des services préfectoraux et de la communauté de communes, Vel-Ardennes a vu le jour grâce à un investissement initial d'1,5 à 2 millions d'euros.

C'est dans cette entreprise, qui compte pour l'instant six personnes, que débute la production de ce scooter électrique industriel à trois roues. Plusieurs commandes sont enregistrées et une série spéciale de 50 exemplaires numérotés sortira dès le mois de mars. La centrale nucléaire de Chooz s'est portée acquéreur du numéro 1.

Ce drôle de véhicule passe-partout grâce à sa faible largeur bénéficie d'une homologation valable sur l'ensemble du territoire européen.

Selon son cofondateur et président, Vel-Ardennes mise sur un développement rapide : 200 machines au prix unitaire de 7 490 euros TTC sont prévues pour 2013, 500 pour 2014, et 4 000 par an en rythme de croisière à partir de 2016-2017.

L'effectif de l'entreprise devrait rapidement croître autour de 40, voire 50 personnes. Une version à quatre roues, pour environ 8 500 € TTC, est annoncée pour 2014.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 19:21

Les nouvelles ne sont pas très bonnes pour le nouvel hôpital d'enfants de Reims. L'établissement tout neuf qui devait ouvrir en mai 2011 pourrait rester fermé encore deux ans.

L'expert nommé depuis un an par le tribunal n'a toujours pas rendu de rapport définitif. Il a toutefois délivré des pré-conclusions.

Sa mission était de vérifier le réseau d'eau froide du nouveau bâtiment sur lequel plusieurs fuites ont été détectées à quelques jours de l'inauguration. L'enjeu est de définir l'ampleur des réparations nécessaires. Quelques travaux suffiront-ils ou faudra-t-il refaire les 7 000 mètres de tuyauterie du bâtiment de 12 000 m2 ?

L'hôpital d'enfants a coûté 40 millions d'euros. Inutilisé, il commence à se détériorer.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 13:30

À Reims, les dépôts de bilan ont augmenté de 30 % en 2012. Des PME d'une vingtaine de salariés, jusqu'alors inconnues, défilent maintenant à la barre. Exsangues après quatre années de crise quasiment discontinue, des sociétés sans fonds propres ne peuvent plus tenir face au manque d'activité.

La sous-traitance automobile, le second œuvre du bâtiment, les travaux publics et les services aux entreprises sont des secteurs particulièrement touchés. Dans les Ardennes notamment, mais aussi dans la Marne, où un négociant du champagne vient même de déposer le bilan.

Le tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne a rendu 83 jugements pour le contentieux général en 2012 (dont 7 «seulement» ont été frappés d'appel). Les jugements d'ouverture de procédures collectives sont en augmentation avec notamment 4 procédures de sauvegarde, 57 redressements judiciaires et 64 liquidations judiciaires directes. 64 liquidations ? Ce chiffre évolue positivement dans le temps puisqu'il n'a concerné «que» 47 % des ouvertures de procédures en 2012, le taux grimpant à 59 % en 2010, et 63 % en 2006.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 13:13

Marina-Hoylder.jpgNeuf ans que Marina Holyder faisait le bonheur des vacanciers amoureux du lac du Der. Neuf petites années avant que la résidence de tourisme ne mette la clef sous la porte.

Depuis le 6 décembre dernier, l'établissement est en liquidation judiciaire. La fin d'une aventure pour son gérant, qui avait repris l'affaire en 2010. Mais, rien n'y a fait. La piscine, le sauna, le hammam, le restaurant et les cinquante-cinq pavillons tentaient apparemment, de moins en moins.

Seulement 30 % des pavillons étaient occupés. Forcément pas suffisant pour couvrir les charges. Le loyer dépassait les 30 000 euros. 27 000 pour les propriétaires des maisonnettes, 5 000 pour le syndicat du Der, responsable du bâtiment principal.

Le gérant est désormais à la recherche d'un emploi. Idem pour ses cinq salariés.

Même si Marina Holyder se noie, le projet de construction d'une seconde résidence pour touristes est maintenu. D'ici 2014, 84 chalets verront le jour.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 10:20

KME vit actuellement des heures difficiles. Que ce soit en Italie, où le groupe N° 1 mondial dans la transformation du cuivre vient d'annoncer la suppression de 275 postes, en Allemagne (100 salariés y sont menacés) ou encore en France, où au moins 72 emplois sont sur la sellette.

Et malheureusement, le site de Givet-Fromelennes n'est pas épargné. Il y a quelques jours à peine, deux procédures y étaient ainsi en cours : l'une destinée à liquider douze postes administratifs, et une seconde visant «à mettre en veille» la fonderie, où sont employés 68 des 290 salariés.

L'arrêt de l'installation - présenté comme un «gel» temporaire (?) et non «une fermeture définitive» - ne devrait toutefois générer aucun licenciement sec, mais plutôt entraîner des réaffectations au sein même de l'usine.

Il y a à peine un an, KME annonçait un investissement de 10 millions d'euros, afin - entre autres - d'y installer un four flambant neuf. Avant, finalement, de renoncer. Lors des dernières vacances de Noël - soit quelques jours seulement avant l'annonce de l'arrêt de l'équipement - du nouveau matériel y a été livré.

Le jeudi 24 janvier sera organisé un comité européen extraordinaire à Munich (Allemagne), en présence des responsables financiers et industriels de KME.

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