Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 14:56

Avec 55 millions de dette, le groupe Cauval Industries, fabricant de meubles, qui compte 22 sociétés filiales dont 4 à Bar-sur-Aube et 1 500 salariés en France, avait été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Meaux le 29 février dernier. Trois entreprises de Bar-sur-Aube avaient été placés en redressement judiciaire pour six mois renouvelables, tandis que la quatrième, il s’agit de Cipal, était liquidée. Les 460 salariés de Bar-sur-Aube avaient pourtant cru à une sortie de crise avec l'annonce, fin janvier, de l'entrée du portugais Aquinos dans le capital du groupe. Mais l’accord avait été remis en cause.

La bataille pour s’adjuger Cauval a commencé. Hier lundi, date butoir pour déposer les offres de reprise devant le tribunal de commerce de Meaux, les repreneurs intéressés ont été forcés de se dévoiler. Au total, une dizaine d’offres ont été déposées pour reprendre le groupe en redressement judiciaire qui emploie 460 salariés à Bar-sur-Aube.

Sans surprise, les principaux acteurs du secteur du meuble sont sur les rangs. Parmi eux, Aquinos (fabricant de canapés portugais), Steinhoff (sud-africain possédant Conforama, peut-être bientôt Darty), Cofel (marques Bultex, Epeda, Merinos), Hilding Anders (géant suédois du marché présent en France via la marque André Renault) sont montés sur le ring.

 

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 12:23

On le connaît pour ses marques de sucre Daddy, Truvia et Erstein. Le groupe coopératif français Cristal Union (1,8 milliard d’euros de chiffre d’affaires) est le 4ème transformateur de betteraves de l´Union Européenne, 2ème groupe sucrier français. Il possède 10 sites en France et emploie 2 000 salariés. Son siège vient d’être transféré de Bazancourt à Reims.

Tereos est un groupe coopératif sucrier français de dimension internationale, né en 2002 de la fusion de Béghin-Say et de l’Union des sucreries et distilleries agricoles (Union SDA). Tereos réalise 4,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Sa dette atteint 2 milliards d’euros. C’est le 3ème groupe sucrier mondial, 1er groupe sucrier français et 2ème groupe sucrier brésilien. Il possède une quarantaine de sites dans le monde et emploie 24 000 salariés. Son siège vient d’être transféré d’Origny-Sainte-Benoite à Lille.

Face à la chute du prix mondial du sucre et la fin programmée des quotas en Europe, Tereos a tenté en ce début d’année une fusion avec Cristal Union, fusion rejetée par cette dernière.

Toutes 2 s’intéressent aux bioplastiques. Un secteur dont le potentiel est estimé à 100 milliards de dollars (91 milliards d’euros) par les experts.

Après avoir créé BN-One avec Global Bioenergies pour la création d’une usine d’une capacité de 50 000 tonnes produisant de l’isobutène, usine dont le coût n’est pas encore chiffré et qui pourrait être opérationnelle dès 2018, Cristal Union va investir 70 millions d’euros aux côtés de la société de recherche italienne Bio-on S.p.A pour construire en France la première usine au monde dédiée à la production de polyhydroxyalcanoates (PHA). Issus des déchets de produits agricoles, en l’occurrence la betterave, ces biopolymères seraient capables de se substituer aux polymères traditionnels, obtenus actuellement avec des procédés pétrochimiques à base d’hydrocarbures. Ils présentent «les mêmes propriétés thermomécaniques, et présentent l’avantage d’être entièrement biodégradables de façon naturelle», assure Bio-on S.p.A, qui les a mis au point. La future usine devrait être construite sur le site d’une distillerie de Cristal Union, employer 50 opérateurs et produire 5 000 à 10 000 tonnes de PHA par an. 5 000 tonnes de bioplastiques correspondent à 20 000 tonnes de sucre ou 150 000 tonnes de betteraves, soit la production d’environ 1 500 hectares. La nouvelle unité se situera sur le site d’une sucrerie distillerie : Toury, Arcis-sur-Aube ou Bazancourt. Elle emploiera 50 personnes.

Tereos convoite lui aussi le marché des bioplastiques. Le groupe sucrier a signé un accord de partenariat exclusif avec la biotech néerlandaise Avantium qui devrait aboutir à la création d’une usine sur le site de biocarburants de Lillebonne (Seine Maritime) dont la mise en service est prévue à l’horizon 2017-2018. Avantium a breveté une technologie unique, baptisée «YXY», concernant la fabrication de polyéthylène-furanoate (PEF), un bioplastique issu des résidus agricoles, de grains ou de plantes.

Partager cet article
Repost0
23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 17:00

En 2013, la Champagne-Ardenne a exporté 33 % de sa récolte de bois, soit plus de 500 000 m3  de grumes, pour une valeur de près de 41 M€. Officiellement, seulement 2 % de ces volumes sont partis en direction de la Chine qui subventionne ses scieurs pour qu’ils se fournissent en bois à l’étranger, en France en particulier. Mais quelle était la destination finale des 70 % ?

L’export des grumes prive aujourd’hui les scieurs locaux d’approvisionnements, mais prive également les usines de trituration ou les chaufferies du gisement de matières premières que constituent les sciures et les copeaux.

La filière bois représente en région 60 entreprises, 752 salariés et 120 M€ de chiffre d’affaires. L’Aube compte aujourd’hui une quinzaine de scieries chêne. En Champagne-Ardenne, plus de trois scieries sur quatre sont des scieries de feuillus.

 

Partager cet article
Repost0
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:30

Saint-Gobain a fini par vendre sa filiale Verallia, comme prévu en juin. L’acquéreur est l’Américain Apollo Global Management, un fonds d’investissement qui a mis près de 3 milliards d’euros sur la table. La cession est attendue pour la fin de l’année, après consultation des organisations syndicales et vérification des autorités de la concurrence. Verallia, numéro trois mondial des emballages en verre, compte six usines en France dont celle de Vauxrot, à Cuffies, près de Soissons, qui emploie environ 150 personnes et celle d’Oiry, près d’Epernay, dans la Marne.

Partager cet article
Repost0
11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 19:54

Revaloriser les prix ou bien ce sera la mort de l'élevage. Cette maxime est peut-être un peu excessive, mais c'est le message que les éleveurs bovins de Champagne-Ardenne entendent faire passer avec leur action. Aucun salarié des abattoirs de Vitry-le-François, qui appartiennent (45% du marché de l'abattage en France) n'a pu pénétré sur le site ce matin.

Les agriculteurs expliquent qu'ils perdent de l'argent avec un prix de vente de leur viande de 3,65€ par kilo. Leur souhait : que ce montant passe au dessus de 4 euros.

Les manifestants ont obtenu du Ministère de l'Agriculture l'organisation d'une table ronde avec tous les représentants de la filière dès ce mardi à Paris.

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 21:01

Le groupe Verallia, autrefois Saint-Gobain Emballage, est en vente depuis plusieurs années. La baisse du marché du verre d’emballage, amorcée depuis plusieurs années, avait conduit la maison-mère à engager deux plans sociaux successifs. Depuis 2011, les nouvelles se sont faites plus rassurantes ; on a même fait appel à des intérimaires. Le gros orage était passé.

Lundi 8 décembre, le groupe Saint-Gobain a annoncé la vente de sa filiale spécialisée dans le verre d’emballage Verallia, dont fait partie l’usine de Vauxrot qui emploie encore 154 personnes. Le groupe aurait besoin de fonds car il entend prendre le contrôle de la société suisse Sika, qui fabrique des matériaux de construction.

La verrerie de Crouy fabrique du verre teinté pour Grand Marnier et Cointreau. C’est la dernière usine historique du bassin soissonnais, après la fermeture récente de Baxi (chaudières) et Focast (fonderie). Et c’est aussi la plus ancienne, fondée en 1827 par Paul Deviolaine. Quant à Saint-Gobain, le groupe célébrera en 2015 ses 350 ans d’existence. Une belle longévité.

Les syndicats demandent trois choses, selon eux indispensables : que Saint-Gobain reste majoritaire dans le capital de sa filiale, que l’activité ne soit pas vendue à la découpe et que le siège social soit maintenu en France. Ils invoquent ainsi le «patriotisme économique» et interpellent l’État, afin qu’il prenne  ses responsabilités auprès de partenaires sociaux et des salariés». L’intersyndicale doit rassembler les salariés de Vauxrot en milieu de semaine afin de faire le point sur la situation.

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 20:53

L’agriculteur axonais qui possédait un élevage de cinq poulaillers (250 000 poules pondeuses) et de 400 taurillons à Bertaignemont, va désormais se consacrer exclusivement à l’élevage de taurillons. Et un arrêté préfectoral l’autorise à en élever jusqu’à 1 430. Un taurillon est un jeune bovin mâle non castré élevé pour produire de la viande.

Il va transformer l’espace occupé par les poules pondeuses, afin de l’utiliser pour les taurillons. Ils arriveront âgés d’environ 10 mois, pour repartir à l’abattoir vers 18 ou 24 mois.

Le fumier produit par les taurillons servira aussi à amender le sol de craie et éviter son appauvrissement. L’agriculteur est ainsi passé de 800 à plus de 1000 hectares en sa possession.

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 13:12

L’idée de réaliser un centre de tri unique des déchets ménagers recyclables dans les Ardennes a été lancée en 2007. Achevé depuis le mois de septembre, il a coûté près de 16 millions d’euros, dont un peu plus de 3 millions de subventions. Le nouveau centre, inauguré jeudi, se substitue aux anciens sites de Charleville et Fumay, lesquels étaient devenus obsolètes et dispendieux.

Le président du syndicat mixte de traitement des déchets ardennais Valodea espère pouvoir faire des économies. «Le coût du tri devrait être entre 10 et 15 % moins cher». Une baisse qui sera notamment renforcée par la réduction du personnel. «Il y avait 45 personnes sur les deux sites. La société chargée de l’exploitation du nouveau centre devrait en conserver entre 20 et 25».

Mais ce nouvel équipement ne va pas faire baisser la note pour les Carolomacériens. Selon le maire, «À Charleville, entre 2001 et 2014, le coût du traitement des ordures ménagères a pris plus de 250 % !». Il s’engage, à défaut de mieux, à «prendre, dès l’année prochaine, des décisions pour, au moins, maîtriser le coût de la collecte des ordures ménagères».

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 14:53

La "guerre de l’eau" à Aubigny repose sur une histoire de sous. Certains villageois n’acceptent pas que leur eau ne leur rapporte pas plus d’argent. Sur ce point, la justice leur a donné tort pendant dix ans, en se basant sur une convention de 1935, autorisant Charleville à puiser son eau à Aubigny. Chaque jour, c'est 5 000 m3 qui prennent la direction de l'agglomération de Charleville-Mézières.

Cette guerre de l’eau qui n’en finit pas d’éclabousser les Ardennes pourrait faire une nouvelle "victime" : l’entreprise Canélia, filiale de Lactalis, à Rouvroy-sur-Audry. Son projet d’extension à 6,5 millions d’euros, très gourmand en eau, a besoin de 1 000 m3 par jour. Si les 5,5 kilomètres de canalisation entre Rouvroy et la source ne sont pas livrés comme convenu, Boris Ravignon dit déjà craindre que le leader mondial du lait «file voir ailleurs».

Ils ont mis leur menace à exécution. Ils sont passés à l’action hier aux aurores. Avec comme armes une poignée d’engins agricoles (une vachère, une benne, etc.), quelques habitants ont bloqué les accès au site de la Grande fontaine, source souterraine qui alimente près d’un tiers des foyers ardennais. En arrivant sur place, les employés de l’entreprise Colas ont constaté qu’ils ne pouvaient poser aucun de leurs tuyaux en fonte.

Les membres de l’association de défense de la Grande fontaine d’Aubigny-les-Pothées, qui se font appeler les «bonnets verts» en référence aux bonnets rouges bretons, estiment qu’ils sont «pris pour des idiots. On prend notre patrimoine sans rien nous donner en échange !». La vice-présidente du collectif a fait part de ses revendications. «On exige une table ronde avec le préfet des Ardennes et Boris Ravignon, pour trouver un arrangement à l’amiable et avoir une enveloppe, une indemnité financière».

À la demande de l’entreprise, un huissier a constaté les faits et une procédure judiciaire a été engagée. Le préfet des Ardennes  tout comme le responsable du chantier font planer la menace d’une intervention des forces de l’ordre, tout en appelant au calme et au dialogue. Pour le préfet, «le droit doit s’appliquer. La justice a été saisie pour obtenir le concours de la force publique. Mais je préfère en appeler à la raison. Ma porte est ouverte pour recevoir ceux qui bloquent le chantier. À ce jour, je n’ai aucune demande de leur part». Président de la Grande agglo, Boris Ravignon «regrette qu’on prenne en otage un projet économique, au détriment d’une entreprise et des éleveurs, dont certains vivent même à Aubigny. Le danger, c’est que Lactalis renonce et file voir ailleurs. La situation est en train de devenir préoccupante. La justice a toujours débouté le village, et ça lui a coûté déjà très cher en procédures. Je mets en garde les personnes qui enfreignent la loi : leur blocage est illégal. La justice a été saisie. J’appelle chacun à la raison. J’ai écrit au maire la semaine dernière pour qu’on se voie. Je n’ai pas eu de réponse».

Guerre de l'eau : chantier bloqué
Partager cet article
Repost0
11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 15:16

Dans ses ambitions pour 2014, NLMK coating (Novolipetsk) avait annoncé mi-décembre vouloir «retrouver [sa] rentabilité en augmentant [ses] performances, en s’appuyant sur [ses] compétences, en diminuant [ses] dépenses et en produisant plus en augmentant [ses] volumes». Pour ce qui est de la réduction des coûts, l’entreprise spécialisée de laminage à froid et l’électrozingage de l’acier, a notamment choisi de réduire sa masse salariale en se séparant de plusieurs employés.

Depuis le début de la semaine, huit salariés de Beautor ont reçu une lettre de licenciement. «Il s’agit de licenciements pour des raisons économiques et non de licenciements secs».

Quasiment tous les secteurs administratifs sont concernés. «On les déplore fortement, mais on est sur huit personnes et pas sur quatre-vingt-dix». Sur le site de Clabeq en Belgique, en début d’année la direction avait l’intention de supprimer 90 postes, selon une source syndicale. Pour le site beautorois, si depuis 2009, l’entreprise a pu principalement compter sur les non-remplacements des départs à la retraite et sur du chômage partiel en 2012, «aujourd’hui on est arrivé à des licenciements».

Malgré un regain d’activité en 2011, pas vraiment profitable en termes de rentrées directes du fait de la hausse du coût des matières premières, l’usine continue de perdre des emplois. Des 1 500 dans les plus belles heures, l’entreprise est passée à 280 salariés en 2013, à 260 aujourd’hui. La crise structurelle de la sidérurgie et de l’acier, cumulée à une production encore forte malgré des demandes en baisse, affecte la charge de travail du site.

D’ici 2015, le plan mis en place prévoit une diminution de 40 employés, cette fois-ci dans tous les secteurs (administratif et production), selon la CFDT.

Partager cet article
Repost0
10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 16:17

Au terme d’un long feuilleton à rebondissements, la nouvelle est enfin tombée  : l’ancienne librairie Chapitre de reims va rouvrir ses portes. Le dossier présenté par Cédric Thirel, libraire à Rouen, a reçu le feu vert, vendredi soir, du tribunal de commerce de Paris.

Une dizaine d’anciens salariés devraient reprendre le travail dès la mi-juillet. Parmi eux, l’ancien directeur, qui codirigera cette nouvelle librairie indépendante avec Franck Thirel.

Partager cet article
Repost0
27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 16:09

Après une première audience jeudi dernier, le tribunal de commerce de Sedan a finalement annoncé ce mardi sa décision dans le dossier Tecsom.

L'entreprise de Glaire (Ardennes) sera bien reprise par la holding "G Groupe X" de Christophe Février. L'offre de celui qui a déjà repris l'entreprise Plysorol à Magenta (Marne) prévoit le maintien de 67 emplois sur 180. 

Peu après que l'offre de reprise de G Groupe X a été validée par le tribunal de commerce de Sedan, le représentant du gérant a invité les salariés présents à venir discuter avec lui. Une proposition suivie, même si les échanges ont été plutôt vifs. 

"A partir de maintenant, nous sommes les nouveaux propriétaires. J'ai l'argent, la priorité est de redémarrer l'outil de travail, mais ne me demandez pas la luneOn n'est quand même pas responsable des conneries qui ont été faites par le passé. S'il y en a qui n'ont pas envie de travailler avec nous, ils peuvent partir, ça fera de la place pour les autres". 

L'un des employés a déclaré suite à ce discours : "c'est folklorique, de tout façon depuis le début c'est folklorique".

Partager cet article
Repost0