Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 07:51

À l’appel de la CGT/CFDT, les salariés de Moët et Chandon ont cessé le travail hier mercredi vers 7 heures avec un piquet de grève organisé avenue de Champagne. La mise en service du nouveau site de Oiry inquiète les salariés. Une délégation a été reçue en fin de journée par  le président de la marque.

Partager cet article
Repost0
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 09:45

Toute l'affaire est partie d'une vaste opération de contrôles de la MSA et de l'inspection du travail dans les vignes pendant les vendanges 2003. Les enquêteurs qui vont d'abord travailler sur des infractions à la législation du travail (embauche de vendangeurs au noir, dissimulation des heures travaillées…) vont très vite s'intéresser à la gestion de 3 SARL à Epernay. Ils vont alors mettre au jour une série d'infractions économiques, notamment du recel et des abus de biens sociaux. Les prévenus auraient tout simplement vidé les caisses des sociétés à des fins personnelles, en détournant des chèques et du liquide. Ils auraient eu tendance à confondre portefeuille personnel et portefeuille de la société.

Au cours de l'enquête, une SARL sera ainsi mise en liquidation judiciaire avec un passif de 544 000 euros et une dette fiscale de 172 000 euros. De cette liquidation vont d'ailleurs naître deux autres sociétés, ce qui valait aux gérants de l'époque de comparaître également pour des faits de banqueroute. Le parquet leur a ainsi reproché d'avoir vidé la SARL, en détournant sa clientèle et son argent, au profit de leurs autres sociétés.

Au cœur de l'histoire, 7 membres de fratries ont été mis en cause pour des infractions à la législation du travail, mais également des abus de biens sociaux, courant 2002 à 2004.

Hier, à l'audience correctionnelle qui s'est tenue tout au long de la journée, il leur était ainsi reproché d'avoir monté et vidé plusieurs sociétés de prestations viticoles à Epernay, en étant soit gérant de fait, soit gérant de droit.

Après plus de 7 heures d'audience, le parquet a requis de lourdes peines avec sursis pour les prévenus : de deux ans dont 21 mois avec sursis, 10 000 euros d'amende et une interdiction définitive de gérer à 6 mois avec sursis et 4 000 euros d'amende.

Leur avocat a plaidé le «délai raisonnable», mettant en cause le délai d'instruction dans ce dossier. Jurisprudence à l'appui, il a démonté une procédure trop longue, évoquant un «procès désastreux», un «dossier mal géré». Et de demander la relaxe pure et simple.

L'affaire a été mise en délibéré au 30 mai.

Partager cet article
Repost0
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 10:39

Les chiffres des expéditions champenoises 2011 sont enfin tombés. 323 millions de bouteilles (322 965 580 exactement), selon le CIVC. C’est 3,7 millions de cols en plus par rapport à 2010. Un chiffre honorable compte-tenu du contexte économique mondial. Le chiffre d’affaires a carrément fait un bond de 7 % à 4,4 milliards d’euros.

Si on regarde de plus près les expéditions selon les familles, les maisons gagnent 1,6 % par rapport à l’année dernière avec 22,8 % mais font monter le prix de la bouteille de 7 % à 14,56 € HT. Les vignerons font une croissance de 1, 2 % avec 71,6 % de bouteilles et un prix moyen de 11, 39 € HT. (+2,7 %) et les coopératives gagnent 2,2 % en croissance avec 28,6 millions de bouteilles et un prix moyen de 12, 22 €HT. (+5,6 %). On peut noter également que la France reste le marché principal avec 181 millions de bouteilles, suivie de la zone euro avec 82,3 millions (85,5 en 2010) et le grand export monte à 59 millions (55,7 en 2010).

Partager cet article
Repost0
14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:57

Le chiffre d’affaires du groupe Laurent-Perrier a progressé de 8,2% à 91,1 millions d’euros au troisième trimestre de son exercice, clos le 31 décembre 2011. Sur les 9 premiers mois de l’exercice, la croissance du chiffre d’affaires s’établit à 10,7%. Sur les neuf premiers mois de l’année, les deux indicateurs de valeur de la marque Laurent-Perrier s’améliorent à nouveau : le taux d’export gagne deux points de pourcentage à 72,1% et le taux de haut de gamme 0,8 point de pourcentage à 37%.

Selon des observations de Natixis, cette publication contraste avec celle de Vranken Pommery dont le trimestre de Noël montraient une baisse d’activité, mais aussi avec la tonalité de celle de Lanson (qui parlait d’une dégradation de la consommation au 2ème semestre). Ceci est lié à la part de l’exposition export chez LP, qui, comme LVMH, a bénéficié de la dynamique des marchés hors France.

LANSON-BCC enregistre pour l’exercice 2011 un chiffre d’affaires consolidé de 310,15 M€, en progression de 1,6 %. Les expéditions totales de l’ensemble de la profession champenoise se seront élevées en 2011 à environ 324 millions de bouteilles, soit + 1,4 % (chiffre à confirmer fin février). Dans ce contexte, LANSON-BCC a diminué ses volumes de ventes de 7,7 %, mais il est rappelé qu’elles avaient augmenté de 6 % en 2010.

Les ventes de LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton progressent de 16 % en 2011 et atteignent 23,7 milliards d’euros. Ce chiffre tient compte de l’intégration de Bulgari à compter du 30 juin 2011. La croissance organique des ventes ressort à 14 %. Ainsi le secteur champagne et vins a réalisé 3, 5 milliards de chiffre d’affaires (+8%) et réalisé un résultat net de 531 millions (+17%).

Vigoble-de-Nappa-Valley.jpgUne petite devinette : où se situe ce vignoble dont l'image a été choisie pour promouvoir le champagne de l'Aisne par l'Office du tourisme de Picardie ?

Partager cet article
Repost0
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 12:36

Hier, en fin de soirée, après 5 heures d'instruction des faits, les vendangeurs des saisons 2002, 2003 et 2004 ont défilé à la barre du tribunal correctionnel pour témoigner d'une même situation : l'absence de salaires pour dix jours de vendanges.

Pendant près de trois ans, la SARL Sefa d'Epernay a abusé de la crédulité de centaines de vendangeurs qu'elle mettait à la disposition d'une quinzaine de viticulteurs autour d'Epernay sans véritablement offrir de prestations de services et sans pour autant les déclarer.

Créée en 2002, la SARL Sefa - issue de la liquidation judiciaire d'une précédente société avec un passif de plus de 370 000 euros - n'avait en fait de «prestataire viticole» que le nom. Les patrons n'avaient aucune qualification en la matière. Ils n'apportaient ni savoir-faire, ni matériels. Ils se contentaient d'apporter de la main-d'œuvre, illicite, aux viticulteurs de la région. Une main-d'œuvre qui n'était que partiellement ou tout simplement pas déclarée.

Les salaires ont ainsi été minorés de 30 à… 70 % sur l'ensemble des saisons 2002 et 2003. Il n'y avait, en outre, aucune déclaration aux services fiscaux…

L'affaire a été mise en délibéré au 14 mars.

Le dossier n'est pas clos pour autant. Une autre famille d'Epernay comparaîtra devant ce même tribunal le 28 mars prochain, pour des faits de même nature commis à la même époque.

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 11:42

Le projet de ce pôle Champagne sur le site de l'ex PTPM concerne 22 000 m2 en surface dont 15 000 m2 de bâti. «4 500 m2 sont réservés à Giraud Distribution. Pour le reste, nous travaillons avec quatre partenaires. Il y a un transporteur (TCE), un prestataire de service champagne (CVCS) et une agence de communication (Cidéo). On peut également noter la participation d'un vigneron pour une partie stockage

«Nous avons également recruté deux ex-PTPM qui sont désormais en contrat de professionnalisation.» En tout quinze salariés travaillent donc pour les deux entreprises (Champagne Henri Giraud et Giraud istribution) pour un chiffre d'affaires de 7 millions d'euros.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 13:15

Selon le directeur général du CIVC : «A fin novembre nous avons écoulé 326,8 millions de bouteilles avec de belles performances notamment vers les USA ou le Japon». En cette période de crise, le chiffre d'affaire (valeur hors taxe) du champagne a progressé de 5 à 6 % avec un total de 4 milliards et 400 millions d'euros. Ce qui place la Champagne au premier rang de toutes les régions viticoles au monde.

«Il y a 100 ans, 80 % de la production quittait la France. Aujourd'hui, 75 % de nos vins sont destinés à la France et à ses voisins proches. Ce sont des marchés saturés. Il faut trouver une meilleure répartition et aller sur d'autres marchés : en Asie, aux Amérique et aussi en Afrique».

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 10:34
  • L'affaire du champagne Esterlin devrait enfin connaître son épilogue. Dans quelques mois, l'ensemble des acteurs de cet épineux dossier de fraude, sur fond de falsifications et de trucages en tous genres, devrait pouvoir être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Reims.

  • Le fond de l'histoire devrait donc enfin être abordé, plus de six ans et demi après la révélation des faits, et deux ans après la fin de l'instruction.

  • En juillet 2005, une armada d'enquêteurs débarque sur le site de la coopérative de Mancy. Au fil des investigations et des interrogatoires menés, les faits dénoncés au départ par deux salariés se confirment.

  • Il y a d'un côté ces flacons ordinaires vendus comme des millésimes, les documents falsifiés, puis détruits. Ou encore l'achat illicite de sucre.

  • Ce qui est reproché à l'ancien président de la coopérative de Mancy, à l'ex-directrice administrative et l'ex-chef de cave, et à la société Esterlin elle-même :
  • - Entre mars 2002 et mars 2005, d'avoir usé de manœuvres frauduleuses en falsifiant les cahiers de dégorgement et l'habillage des bouteilles, opération destinée à faire passer du champagne ordinaire pour une cuvée millésimée, et à tromper les clients, notamment la société Ed, pour les déterminer à acheter du champagne ordinaire au prix du champagne millésimé.
  • - De n'avoir pas respecté les mesures législatives et réglementaires prises pour l'amélioration de la qualité des vins, en revendiquant de faux millésimes et en faisant des opérations de transvasage interdites.
  • - Entre juin 2002 et juin 2005, d'avoir produit de fausses déclarations de récoltes.
  • - Entre mars 2002 et juin 2005, d'avoir produit de fausses déclarations de stocks de vin pour les années 2002, 2003, et 2004.
  • - Dans le courant des années 2004 et 2005, d'avoir enrichi une vendange par l'adjonction de sucre sans déclaration.
  • - Entre mars 2002 et juin 2005, d'avoir présenté des omissions ou des inexactitudes dans la « comptabilité matière » par entrepositaire agréé.
  • - Dans le courant de l'année 2005, on reproche également, à Lysiane Geraudel uniquement, d'avoir fait obstacle à la manifestation de la vérité par la destruction de documents publics ou privés, en l'occurrence des cahiers de tirage et d'habillage, après le contrôle des douanes.
Partager cet article
Repost0
27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 10:49

À Epernay, l'empreinte des grandes maisons de champagne se voit jusque dans les noms des bâtiments publics. Baptisé Auban-Moët, l'hôpital ne peut cacher le lien qui l'unit à une famille prestigieuse qui a fondé la plus célèbre marque de champagne, Moët & Chandon. Un nom hérité d'un legs, et un legs qui aujourd'hui refait parler de lui.

Car dans le don de la famille Auban-Moët, figuraient notamment des terres, dont certaines plantées de vignes. Pendant trente ans, 6 hectares ont été loués à des vignerons. Mais le bail concernant 3,6 ha de ces terres à Chouilly, arrive à échéance au 31 octobre. En 2007, l'hôpital ayant décidé de dénoncer le bail, a signifié aux 25 vignerons qui les exploitaient, la fin de la coopération. C'est Moët & Chandon qui travaillera désormais sur ces parcelles.

Le contrat passé avec Moët & Chandon comprend deux volets. Dans un premier temps, et pour une durée de six années, l'hôpital va céder l'usufruit de ces terres. Cela implique que Moët & Chandon va exploiter les terres, replanter des vignes et qu'à la fin de ces six années, tous les travaux réalisés sur les 3,6 ha, deviendront la propriété de l'hôpital.

En plus clair encore : dans six ans, l'hôpital sera toujours propriétaire des terres, mais également des vignes. Moët & Chandon qui veut du raisin, en aura grâce à cet accord. L'hôpital qui veut de l'argent sera également servi : l'accord a été signé pour un million d'euros, payable intégralement au 28 novembre.

25 vignerons sont aujourd'hui présents sur ces vignes. Quatre  ont accepté le deal. À l'issue des vendanges, le raisin sera à nouveau vendu à Moët & Chandon.

«Alors qu'aujourd'hui, la location annuelle rapporte entre 40 000 et 50 000 € pour les 3,6 ha, lorsque nous produirons, nous triplerons ce rendement» déclare le directeur de l'hôpital.

Pour les autres baux dont les échéances sont programmées à partir de 2015, les mêmes contrats devraient être signés au fur et à mesure.

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 14:20

Le champagne en chiffres

Plus de 15 000 familles de Vignerons exploitent 90% de l'aire d'AOC Champagne. Certains d'entre eux élaborent (eux-mêmes ou en coopératives) les vins de leurs vignes avec plus de 6 000 salariés permanents et l'appoint des saisonniers (plus de 50 000 pour les vendanges par exemple). L’Union des Maisons de Champagne emploie 4 000 salariés (bénéficiaires d'un statut social particulier à travers le Convention Collective Champagne).

Plus de 30 000 familles gagnent leur vie grâce au champagne tandis que des milliers d'autres y trouvent une appréciable activité complémentaire.

5 567 exploitants dont 144 négociants et 3 524 sociétés (61 % des surfaces),

273 329 parcelles, soit une surface moyenne d'exploitation de 2,18 ha,

23,1 % de la surface plantée est exploitée en propriété, 44,3 % en fermage, 15,5 % en métayage espèce et 17,1 % en métayage nature,

4 776 récoltants expéditeurs

66 coopératives

293 négociants

Superficie : 33 344  hectares dont : 23 897 dans la Marne, 7 025 dans l’Aube et la Haute-Marne, 2 422 dans l’Aisne et la Seine-et-Marne

Récolte : 315 millions de bouteilles

Rendement : 10 903 kg/hectare (AOC),

Stocks : 1 384 millions de bouteilles (réserve individuelle incluse) (au 31/07/2010)

Ventes : 319 613 186 bouteilles dont 219 100 890 par les Maisons de Champagne (69 %) et 100 512 296 par les récoltants et coopératives (31 %) soit pour la France : 185 098 656 bouteilles (58 %) dont 103 059 579 par les Maisons de Champagne (56 %) et 82 039 077 par les récoltants et coopératives (44 %) et pour l’Etranger : 134 514 530 bouteilles (42 %) dont 116 041 311 par les Maisons de Champagne (86 %)

 

L’organisation professionnelle du champagne

Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (Comité Champagne - CIVC) est une organisation créée par le législateur français pour gérer les intérêts communs des vignerons et des négociants producteurs du vin de Champagne.

Dès 1882, les Maisons de Champagne créent le Syndicat du commerce des vins de Champagne (devenu l’Union des Maisons de Champagne). Ce syndicat se préoccupe en particulier d'assurer la défense du mot «Champagne». Il a diligenté en France et à l’étranger des actions judiciaires, couronnées de succès, pour lutter contre les usurpations du mot «Champagne».

Le Syndicat Général des Vignerons de la Champagne (SGVC) a été créé en 1904. Il représente tous les vignerons et coopératives de Champagne. Ses missions sont les suivantes :  Défense de l’appellation, Organisation économique du vignoble, Assistance aux exploitants, Promotion des champagnes élaborés au vignoble à travers la bannière «Les Champagnes de Vignerons» (5 000 vignerons et sociétés de vignerons)

Les Vignerons et leurs Coopératives exploitent 28 000 ha et vendent leurs raisins et/ou les champagnes provenant de leurs vignes. (1/3 des ventes, 10 % des export.)

La Commission Mixte Paritaire du Champagne (depuis 1969) regroupe les vignerons employeurs de 6.000 salariés permanents (+ saisonniers) et les syndicats de salariés d’entreprises viticoles.

Les Maisons (une centaine) et leurs Grandes Marques  gèrent 4 000 ha et achètent des raisins pour élaborer et commercialiser les champagnes de leur Marque. (2/3 des ventes, 90 % des export.). Les 10 premiers groupes représentent 85 % du Chiffre d’affaires, 82 % des bouteilles et 86 % des volumes exportés)

Plus d’une centaine de Négociants ne répondent pas aux critères requis pour pouvoir adhérer à l’Union des Maisons de Champagne, mais ces entreprises peuvent néanmoins, (si elles le souhaitent) participer aux négociations Tripartites qui définissent le niveau des salaires et avantages sociaux dont doivent bénéficier leurs salariés comme tous ceux des entreprises dont l’activité principale est l’élaboration et commercialisation de champagne.

 

L’extension de l’appellation

Selon un ancien syndicaliste, «En 1955, pour 50 millions de bouteilles, il y avait 7 500 cavistes. Le négoce représente aujourd'hui 170 millions de bouteilles et moins de 4 500 salariés toutes catégories confondues. Les coopératives ont moins de 1 000 salariés. Le champagne est devenu un produit de luxe super-industrialisé au niveau du négoce. Le rêve de nos dirigeants, vignerons, coopératives et grandes maisons, c'est qu'il n'y ait plus de salariés dans les caves. On voit la fin du système. La volonté aujourd'hui est de privilégier uniquement la rentabilité».

Il propose de taxer chaque bouteille de champagne et qu'il soit versé dans un tronc commun régional, 1 euro par bouteille. «Ce fonds permettrait de maintenir une activité économique et d'alimenter les industries annexes et connexes du champagne, parmi lesquelles je place le tourisme.» (sic) «Il y a des gens qui voudraient se développer et installer leurs enfants. Mais ce n'est plus possible, il n'y a plus de foncier disponible. Et on assiste aussi à une hausse énorme du prix de la terre à vignes, les négociations vont de 700 000 euros à 1,2 million d'euros l'hectare. Sensiblement le même prix que les vignes, de 900 000 à 1,2 million d'euros. Ma génération travaillait dans les maisons et le reste du temps, travaillait un lopin de vignes. La possibilité d'extension de l'appellation est toujours reportée. Quelle est l'échéance exacte ?».

«C'est le plus gros dossier que le SGV a entre les mains, depuis sa création, pour l'avenir de la Champagne : ça ne souffre pas la légèreté. Un dossier de cette importance ne se traite jamais dans l'urgence. Il y a en première phase toutes les communes à visiter, va-t-on mettre 4,5, 6 ans pour cette première partie ? (…) Je constate comme tout le monde et je suis désolé que prix de la terre en appellation champagne soit si élevé, car c'est une valeur spéculative et non pas économique. Et cela empêche nombre de viticulteurs d'investir, puisqu'ils ne trouveront pas de rentabilité à terme.» lui répond le président du SGV.

L'aire d'appellation est sous la responsabilité de l'OGV. Il n'y a pas de classement de zones, mais de parcelles, selon des critères qualitatifs, d'usage, structurels ou historiques. En 2015, les droits seront actés, votés au niveau européen. Ils seront applicables en 2018. «2018 est la date butoir : la révision de l'aire finale sera postérieure.»


Les nouvelles communes de l’AOC

Aisne : Marchais-en-Brie.

Aube : Arrelles, Balnot-la-Grange, Bossancourt, Bouilly, Etourvy, Fontvannes, Javernant, Laines-au-Bois, Macey, Messon, Prugny, Saint-Germain-l'Epine, Souligny, Torvilliers, Villery.

Marne : Baslieux-les-Fismes, Blacy, Boissy-le-Repos, Bouvancourt, Breuil-sur-Vesle, Bussy-le-Repos, Champfleury, Courcy, Courdemanges, Courlandon, Fismes, Huiron, La-Ville-sous-Orbais, Le-Thoult-Trosnay, Loivre, Montmirail, Mont-sur-Courville, Péas, Romain, Saint-Loup, Soulanges, Ventelay.

Haute-Marne : Colombey-les-deus-Eglises en partie (Champcourt, Harricourt).

Les communes qui sortent

Marne : Germaine et Orbay l’Abbaye.

 

 

Partager cet article
Repost0
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 15:17

f27Parmi les 510 plus gros patrimoines professionnels français du classement Challenges, le site challenge.fr a recensé 13 Marnais (entre 51 et 450 millions d’euros, une goutte d’eau comparée aux 22 760 M€ de Bernard Arnault ou les 14 449 M€ de Liliane Bettencourt). Onze d'entre elles sont étroitement liées au champagne. Pour les très riches, pas de doute, c'est la sortie de crise. Si un seul a vu son patrimoine diminuer de 6,4%, les autres ont augmenté de 6,8% à 92,9%. La Fortune minimale d'insertion au classement de Challenges est cette année de 53 millions d'euros, alors que l'an dernier à pareille époque le 500e du classement avait une fortune professionnelle de tout juste 40 millions. Le poids du pactole des 500 de Challenges est passé en trois ans de 17% à 12,4% du PIB français.

Voici un extrait du classement prenant en compte le fait que le patrimoine soit lié tout ou partie au champagne en 2010 :

  • 1er) Bernard Arnault avec 22,7 milliards d'euros, en hausse de 56,6 % par rapport à 2009. Il possède Veuve Clicquot, Moët & Chandon, Krug, Ruinart, Mercier et Montaudon.
  • 16e) Patrick Ricard avec 2,4 milliards d'euros en hausse de 38, 96 %. Le groupe possède Perrier-Jouët et Mumm.
  • 38e) La famille Hennessy, Moët, Chandon 1,118 milliard d'euros en hausse de 58, 13 %.
  • 40e) Dominique Hériard-Dubreuil et sa famille (Groupe Rémy-Cointreau) avec 1, 090 milliard d'euros en hausse de 101, 85 %.
  • 86e) La famille Rouzaud, champagnes Roederer et Deutz, avec 450 millions d'euros en hausse de 50 %.
  • 101e) Jean-Jacques Frey (possède une participation dans la maison Billecart-Salmon) avec 330 millions en hausse de 6, 82 %.
  • 156e) La famille de Nonancourt, propriétaire à 56 % des marques Laurent-Perrier, Delamotte et Salon avec 227 millions d'euros en hausse de 51, 33 %.
  • 162e) Paul-François Vranken et sa famille (champagnes Pommery, Vranken, Heidsieck-Monopole) avec 205 millions d'euros en hausse de 44, 37 %.
  • 175e) Pierre-Emmanuel Taittinger, avec 200 millions d'euros en hausse de 5, 26 %.
  • 200e) La famille Bollinger (Bollinger et Ayala) avec 160 millions d'euros en hausse de 33,3 %.
  • 209e) Pierre Cointreau et sa famille (Gosset) avec 157 millions d'euros en hausse de 78, 41 %.
  • 224e) Alain Thiénot, (Canard-Duchêne, Thiénot en Champagne) avec 150 millions d'euros en hausse de 15 %
  • 231e) Bruno Paillard, groupe Lanson BCC (Champagnes Boizel, Lanson, De Venoge, Philipponnat) et le champagne Bruno Paillard… avec 144 millions d'euros en hausse de 94, 59 %.
  • 322e) Carol Duval-Leroy et sa famille (Duval-Leroy) avec 90 millions d'euros en hausse de 32, 25 %.
  • 502e) Philippe Baijot et sa famille (groupe Lanson BCC) avec 52 millions d'euros en hausse de 40, 54 %.
  • 503e) Famille Pol-Roger et Billy, Champagne Pol-Roger avec 51 millions d'euros en hausse de 18, 6 %.

 

Ce qui donne pour le champagne uniquement le classement suivant (2011) :

  • 1) Bernard Arnault : 1 300 millions d’euros avec Moët & Chandon, Krug, Dom Pérignon, Mercier, Veuve-Cliquot et Ruinart
  • 2) Frédéric Rouzaud et sa famille : 650 millions d’euros avec Louis Roederer ainsi que deux vignobles bordelais Pichon Comtesse de Lalande et le domaine provençal de Ott.
  • 3) Jean-Louis et Christopher Descours : 420 millions d’euros avec leur nouvel acquisition Piper et Charles Heidsieck.
  • 4) Famille de Nonancourt : 288 millions d’euros avec la marque Laurent-Perrier.
  • 5) Paul-François Vranken : 226 millions d’euros avec le domaine Vranken-Pommery.
  • 6) Patrick Ricard et famille : 200 millions d’euros avec dans le groupe Pernod-Ricard les deux marques Mumm et Perrier-Jouët
  • 7) Alain Thienot et sa famille : 200 millions d’euros (Groupe Thienot - Joseph Perrier, Canard-Duchêne -)
  • 8) Famille Bollinger : 200 millions d’euros avec le champagne Bollinger et Ayala
  • 9) Bruno Paillard : 182 millions d’euros avec les marques Lanson et De Venoge… Il possède également sa propre maison, Champagne Bruno Paillard.
  • 10) Pierre-Emmanuel Taittinger et sa famille : 110 millions d’euros avec la marque de Champagne Taittinger.

 


Partager cet article
Repost0