Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 10:32

Un appel d’offres avait été lancé par Cités-en-Champagne afin de sélectionner un opérateur compétent dans l’organisation du transport de fret et dans la traction ferroviaire de proximité.

Un potentiel de report modal de 84 000 équivalents wagons a été identifié (vrac, palettes, conteneurs...) auprès de 400 chargeurs, comme on les appelle (industries, coopératives...) des quatre départements.

Pour que le ferroviaire contribue au développement économique de la région, la communauté d’agglomération s’est alliée à la CCI de Champagne-Ardenne, aux conseils régional et général, à certaines communautés de communes et à RFF (Réseau ferré de France) au sein d’un accord cadre.

Déjà opérateur en Languedoc-Roussillon et en Lorraine, RégioRail a raflé la mise.  RégioRail, filiale du logisticien belge Eurorail international, et de la société américaine «Rail Development corporation» spécialisée dans le «short line», est associée à plusieurs entreprises champardennaises  : Véolog, filiale du groupe de transport et de logistique Labatut installé à Vatry et Recy  ; aux transports Clément Fabrice de Juniville (Ardennes) et à Barré logistique services de Reims.

RégioRail s’implantera dans un premier temps au centre Jacquesson à Chalons et devrait débuter son activité au premier trimestre 2014.

Partager cet article

Repost0
5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 10:10

Ce qui est extraordinaire avec le dossier d’électrification de la ligne 4 Paris-Troyes, c’est que chaque jour apporte son lot d’inquiétude.

«On nous annonce de nouveaux matériels pour 2016 avec l’arrivée des trains Regiolis. C’est une bonne nouvelle. Le problème, c’est que les crédits sont insuffisants ». L’enveloppe permettrait tout juste d’acheter dix rames Regiolis. «Et avec dix rames, on peut juste assurer cinq ou six allers-retours dont deux jusqu’à Belfort !». Cinq ou six, alors que le service actuel propose 13 allers-retours dans la mesure où il a déjà été amputé de deux allers-retours au printemps dernier.
Hier, lors de la réunion du Comité national de suivi des trains d’équilibre du territoire, il y a eu confirmation que l’État reste sur 13 allers-retours et non plus quinze.

Plus grave, la ministre déléguée chargée de la décentralisation, répond que les crédits prévus par l’État permettent «d’assurer le maintien d’un service substantiel à hauteur de neuf allers-retours entre Paris et Troyes, dont deux prolongés jusqu’à Mulhouse ». Quel matériel pour le reste du service, sinon les Bombardier déjà vieillissants et peu confortables ?

Seule bonne nouvelle dans tout cela, le rétablissement du terminus à Mulhouse pour deux allers-retours.

Partager cet article

Repost0
9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 11:33

Les secteurs du Vouzinois, de la Thiérache et du Porcien étaient jusqu'à présent les plus menacés par la fermeture de collèges, ainsi que les collèges Lafontaine et Rouget de Lisle, à Charleville, jugés trop proches l'un de l'autre.

«Nous sommes la seule région de France à perdre des habitants. De nouvelles fermetures de collèges ne feraient qu'accentuer cette fuite en avant. Il est indispensable de maintenir un service public de l'éducation dans ces zones rurales mais aussi urbaines, zones qui connaissent des difficultés sociales croissantes. Le contexte local et national n'était pas propice à une telle réforme. Les Ardennais sont exaspérés des fermetures d'entreprises, de la détresse sociale, du dépeuplement de certaines communes, un mécontentement profond est en train de se généraliser», déclarait jeudi le maire de Neufmanil et vice-président du Département.

La réunion extraordinaire du conseil départemental de l'éducation nationale (CDEN) de jeudi allait-elle remettre le feu aux poudres ? Car un seul point était à l'ordre du jour : l'évolution de la carte des collèges.

La surprise est venu du directeur académique des services de l'Education nationale (Dasen, ex-inspecteur d'Académie), qui a pris soin de ne pas rouvrir les plaies du printemps dernier. «Une réflexion est nécessaire, dans un climat apaisé. Il faut établir un diagnostic en prenant en compte les données démographiques mais aussi la spécificité du territoire des Ardennes, en matière de transport par exemple. Il n'est pas prévu, dans un premier temps, de complètement bouleverser le schéma du département. Les premières mesures ne seront pas prises avant la rentrée 2016».

Trois années d'analyses poussées seront nécessaires, trois années au cours desquelles aucune suppression d'établissement ne sera annoncée.  L'académie compte faire appel à l'expertise d'un laboratoire de recherche de l'université de Reims afin d'élaborer un calendrier pertinent.

De quoi écarter cette épineuse question des prochaines échéances électorales.

Partager cet article

Repost0
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 16:56

Les registres destinés à recueillir les déclarations des habitants de Vert-Toulon et de Val-des-Marais, à vingt kilomètres au sud d’Épernay, étaient à peine noircis, jeudi, dernier jour d’enquête publique sur la demande d’autorisation de travaux miniers par Lundin international.

Pourtant, le projet est d’envergure. L’exploitant souhaite investir 35 millions d’euros, en partie pour réaliser dix nouveaux puits de développement et trois plateformes supplémentaires sur le gisement pétrolier de Vert-la-Gravelle, dont il détient la concession par décret depuis1985. Son but : tripler sa production d’hydrocarbures.

L’extension du gisement pétrolier est une manne financière. «Je ne serai peut-être plus maire demain, mais ça va mettre du beurre dans les épinards de la commune». «L’État n’est pas généreux en ce moment, et être indemnisé par Lundin est plus intéressant pour les propriétaires des terres que la culture des betteraves». Sans doute, mais l’indemnisation reste un sujet confidentiel pour les agriculteurs interrogés. «Selon le type de cultures produit, ce n’est pas le même investissement, donc l’indemnisation est différente. Ensuite, il faut savoir bien négocier».

«Il n’est pas question de fracturation hydraulique, l’exploitation sera réalisée de manière conventionnelle». Mais une interrogation subsiste sur l’évolution des marais de Saint-Gond, classés zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. 

Partager cet article

Repost0
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 11:05

Un gros contrat de partenariat public-privé de 312 millions d’euros a été signé, jeudi dernier, entre Voies navigables de France (VNF) et la société Baméo pour la reconstruction, la maintenance et l’exploitation de barrages sur l’Aisne et la Meuse, situés dans les départements de l’Aisne, des Ardennes, de l’Oise et de la Meuse.

Ce budget étalé sur trente ans va permettre d’intervenir sur 29 ouvrages d’ici à 2020. Jusqu’à présent ces barrages étaient manuels, demain ils seront tous automatisés. À ces 29 reconstructions, s’ajoutent deux remises à niveau au bénéfice de Villers-devant-Mouzon (Ardennes) et Carandeau (Oise).

Le contrat prévoit aussi la réalisation de trois centrales hydroélectriques, sur la Meuse, à Saint-Joseph, Ham-sur-Meuse et Givet ainsi que la remise en exploitation de celle de Revin.

Des passes pour les poissons seront améagées sur chaque ouvrage.

Que deviendront les agents ? Compte tenu de la pyramide des âges, une partie d’entre eux prendront leur retraite. Pour les autres, un dialogue sera engagé. « Certains ont déjà anticipé en s’inscrivant dans des formations pour changer de métier».

Partager cet article

Repost0
27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 10:40

L'assemblée générale de l'association des communes forestières des Ardennes vient d'avoir lieu à Renwez. C'est l'avenir même de la gestion des forêts communales qui a fait l'objet des débats.

Le réseau des communes forestières s'est battu pour le maintien du service public forestier. L'enjeu était de taille, la situation de l'Office national des forêts étant si grave que sa survie même en était menacée. Fin juin, communes et Etat ont adopté avec l'ONF une résolution, qui assure la survie de l'établissement, moyennant un effort financier supplémentaire des communes et de l'Etat, mais également une restructuration accompagnée de suppressions d'emplois dans toute la France. 

Pour ouvrir le débat à l'ensemble des intéressés, la parole a été donnée aux représentants syndicaux de l'ONF, très inquiets pour leur avenir.

La forêt communale représente 42 600 hectares, soit 27 % de la forêt ardennaise (150 000 ha). En moyenne, 140 000 m3 de bois y sont «mobilisés», dont 96 000 m3 vendus et 44 000 m3 destinés à l'affouage. 50 % des communes ardennaises, soit 230, sont propriétaires de forêts. Parmi elles, 132 adhèrent à l'association, représentant près de 35 000 hectares, soit 81 % de la surface forestière communale. Ce qui lui donne toute sa représentativité.

Partager cet article

Repost0
17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 15:29

Le mouvement de protestation des usagers de la ligne 4 qui dure depuis déjà de nombreuses années semble sur le point de prendre une nouvelle forme. En témoignent les affiches qui commencent à circuler parmi les usagers.

poingok-copie-1.jpg

Ces affiches traduisent une forme de radicalisation que le président du conseil régional évoque dans le courrier qu’il a fait parvenir au président de la SNCF. Il s’étonne, malgré de multiples interventions, de l’absence de toute réaction de la SNCF. De son côté, l’évêque de Troyes, «habitué des rendez-vous manqués à cause de notre société nationale de transport», a rédigé une lettre ouverte dans laquelle il dénonce «un manque total de respect des personnes .

Partager cet article

Repost0
12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 10:02

Après la forêt de Retz (Villers-Cotterêts), la forêt de Saint-Gobain constitue le second massif forestier de l'Aisne avec 9 000 ha gérés par l'Office national des forêts et 4 000 ha par des propriétaires privés.

La façon de la gérer inquiète depuis 20 ans les associations locales (Une forêt et des hommes, Gaïa), des propriétaires privés, des agents ONF et les amoureux de la nature...

La politique forestière s'est orientée vers une augmentation «irréaliste et dangereuse» des volumes de bois coupé (+ 40 % d'ici 2020) avec en toile de fond l'attrait financier des énergies vertes et de nouveaux projets industriels (centrale à biomasse).

Sur le massif gobanais, cela s'est traduit par un doublement des volumes enlevés. «Entre septembre 2011 et juin 2012, entre 70 000 et 80 000 m3 ont été prélevés sur notre massif». Par le passé, les volumes retirés étaient en moyenne de l'ordre de 40 000 m3. La multiplication des parcelles à blanc est visible avec une longue chaîne de conséquences négatives. Sols fragilisés par le ruissellement, faune et flore en souffrance, entraînant une biodiversité moindre, les impacts sont nombreux. Conjugués à la volonté de ne pas laisser d'arbres au-delà de 50/60 cm de diamètre, le tableau se noircit encore un peu plus.

La suprématie asiatique déstabilise la filière locale. «La scierie de Folembray a fermé et les entreprises qui restent (un ou deux ateliers de menuiserie) ont des soucis. Ils ont de grosses difficultés à trouver du bois localement». Les grumes gobanaises sont achetées longtemps à l'avance par des marchands chinois qui ont organisé une situation de monopole. Après avoir obtenu des volumes au prix le plus fort (150 €/m3), ils pratiquent désormais leurs tarifs (50 €/m3). Dans le même temps, les entreprises moribondes ont été rachetées pour mieux les revendre. Mercredi, 15 containers sont partis. Du bois qui reviendra sous l'appellation «parquet de France».

La mobilisation gobanaise s'est accentuée avec la création fin septembre du collectif Forêt vivra. Le travail du collectif va consister à apporter des solutions pour une gestion plus raisonnée du massif, à partir des retours d'expériences. Cela devrait passer par la mise en place, sur des parcelles privées ou rachetées, d'une sylviculture irrégulière avec des prélèvements à l'hectare de 4 à 5 m3 par an au lieu 8 à 10 actuellement, le bannissement des coupes rases, la recherche de la diversité des essences, le maintien des arbres morts, vieux et remarquables… Pour relocaliser l'économie du bois ramenant les étapes de transformation et de valorisation sur le massif, l'idée d'une Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) du bois ou d'un village bois a été avancée.

Partager cet article

Repost0
4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 14:57

La ligne entre Châlons et Verdun pourrait être remplacée par des bus, voire supprimée.

Vingt voyageurs en moyenne par train pour un besoin global de remise en état de la ligne estimé à plus de 60 millions d’euros. C’est à partir de ce constat que la fermeture de la ligne ferroviaire numéro 5 pourrait être justifiée.

AUTEROVAC, l’association des usagers du TER Chalons-Verdun, se bat pour que les voyageurs soient plus nombreux sur cette ligne. Et pour cela, il prône la réactivation d’un raccordement ferré à Saint-Hilaire-au-Temple qui permet de se rendre à Reims directement sans avoir à changer à Châlons. Sans ce raccordement, les usagers de ce train passent par Châlons pour se rendre à Reims depuis Saint-Hilaire-au-Temple, Suippes ou encore Sainte-Ménehould. Ce détour allonge leur temps de trajet de 30 minutes et de 34 km leur parcours.

«C’est simple, si ce raccordement avait été réhabilité comme nous le demandons depuis douze ans, nous gagnerions du temps et nous arrêterions de prendre notre voiture. Le train ne se viderait pas. A se demander s’il n’y a pas une volonté délibérée de supprimer la ligne à cet endroit. Car ce type de travaux a été réalisé ailleurs sans souci.Et comme ce raccordement traverse une départementale, les travaux se compliquent concernant le passage à niveau. Mais ils restent possibles à un budget raisonnable  : 9 millions d’euros. L’équivalent de l’aide publique pour le centre Pompidou de Metz. Et surtout bien moins cher que le Skylander qui a coûté 21 millions d’euros pour du vent... Tout dépend ensuite des priorités politiques».

Partager cet article

Repost0
14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:14

Dernière décision en date : la suppression - décidée unilatéralement de six allers-retours par jour - et annoncée sans aucune autre forme de procès par voie de presse et ce alors que la décision d'électrification de cette ligne vient d'être prise...

«Ce n'est pas acceptable ! Alors que l'électrification est en cours et que nous avons tous fait des efforts, on dégrade encore plus le service public en supprimant des trains». «C'est déjà la galère aujourd'hui, je n'ose imaginer demain ! La suppression des trains est intolérable et entraînera une cascade de soucis matériels pour les usagers. ça ne concerne pas une dizaine de personnes mais des centaines et mêmes des milliers. Des gens ont dû démissionner parce qu'ils vivent à Romilly et que ce n'est plus possible pour eux !».

Les maires de Troyes, Nogent-sur-Seine et Romilly ont laissé éclater leur colère. Ils ont décidé d'adresser conjointement un courrier à Guillaume Pepy, président de la SNCF. Et si, malgré tout, leur démarche devait rester sans retour, ils ont déjà prévenu qu'ils ne comptaient pas en rester là. «On n'acceptera pas que la situation reste ainsi. Si cette suppression est maintenue, on ira plus loin !».

Partager cet article

Repost0
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 09:28

BA-112.jpg11 projets retenus. Mais parmi cet ensemble, seul un aménagement récemment retenu est en passe de se concrétiser assez rapidement. Il s'agit du transfert de certaines réserves archéologiques de la ville vers des hangars de l'ancienne base aérienne fermée depuis le 30 juin 2012.

Lors de la dernière réunion qui a validé les différents projets, le vote était presque unanime (3 abstentions). Quant aux projets en eux-mêmes, rien ne pouvait avancer sans les accords des communes de Bimont et de Courcy.

Après cinq années de tergiversations autour de la reconversion de la base, le syndicat mixte du Nord Rémois a donc enfin signé un contrat de site scellant l'avenir des centaines d'hectares des lieux.

"Au niveau des financements, on isque de perdre un million d'euros avec la présentation d'un nouveau montage financier". En clair, les trois millions d'euros promis par le fonds de revitalisation risque de se transformer en une enveloppe de deux milieux via d'autres structures de financements notamment le schéma national d'aménagement et de développement du territoire (SNADT).

Pour Vacarmes, «l'opacité continue» autour de la BA 112.

Partager cet article

Repost0
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 10:34

Ce sera la démolition plutôt que la réhabilitation. Tel est le choix des habitants de l'îlot Beethoven du quartier Wilson à Reims, sinistré par une dramatique explosion le 28 avril dernier.

Ils avaient été invités à se prononcer mercredi par la municipalité rémoise, à l'occasion d'une réunion. Trois propositions leur étaient soumises : réhabilitation des trois immeubles de l'îlot, démolition et reconstruction des mêmes trois, ou panachage des deux formules, avec démolition-reconstruction du seul immeuble sinistré et réhabilitation des deux autres attenants.

Et hier la maire, accompagnée par le président du directoire du bailleur social concerné, le Foyer rémois, donnait le «résultat des courses» : «Une majorité s'est dégagée nettement en faveur de la démolition reconstruction intégrale».

Tout n'est pas encore totalement arrêté : avant de décider fermement de l'avenir des trois immeubles en question, ce qui doit être fait le 15 juillet, Ville et bailleur vont affiner la concertation d'ici cette date, conscients que «tout le monde ne s'est pas exprimé à la réunion», et désireux de mieux cerner les attentes des habitants. Ce qui devrait aboutir à un projet définitif après les grandes vacances, dont le conseil de quartier aura la primeur le 30 septembre.

Partager cet article

Repost0