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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 10:22

Le communiqué de presse des services de l’État d’hier a jeté un froid polaire dans les Ardennes. Pierre Dartout, préfet de Champagne-Ardenne, et Frédéric Perissat, préfet des Ardennes, accusent réception de la décision du Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, annulant «l’arrêté préfectoral qui autorise l’engagement des travaux au titre de la loi sur l’eau». Autrement dit : le tribunal condamne l’État à interrompre le chantier pour ne pas avoir respecté la réglementation sur l’environnement.

Les motivations des juges n’étant pas connues (les notifications seront rendues la semaine prochaine), les deux préfets ont simplement annoncé que dès les notifications connues, les trois cofinanceurs se réuniront en urgence (État, Département, Région). Dès hier, les présidents du Conseil régional et du Conseil général n’ont pas caché leur inquiétude, compte tenu de l’importance du chantier de l’A304, notamment en termes d’économie et d’emplois.

Concernant le contentieux lui-même (qui a d’autant plus surpris qu’il était, du moins jusqu’à hier, passé presque complètement inaperçu), il fait suite à une plainte de l’association France Nature Environnement, déposée en septembre… 2011. FNE a contesté au tribunal le non-respect des règles de compensations des zones humides, appelées à être détruites durant le chantier.

FNE dénonce le fait que le chantier ait commencé alors que ces compensations n’avaient pas été fixées, contrairement à ce que la loi impose. Autrement dit : l’État, à travers la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, maître d’œuvre du chantier), n’a pas respecté sa propre réglementation.

Dans un communiqué adressé hier, intitulé «Transport : FNE fait reconnaître l’illégalité d’un projet d’autoroute», l’association écrit : «L’A304 n’est qu’un exemple parmi d’autres de la non-application de la réglementation par l’État. Cette autoroute, la plus chère au kilomètre, impacte fortement des zones naturelles. Le tracé retenu détruit ainsi 200 hectares de zones humides, entraîne la dérivation définitive de dix cours d’eau et le bétonnage de 17 rivières (…). Face à ces impacts conséquents sur l’eau et la biodiversité, il était attendu de la part de l’État qu’il corrige les effets délétères de cette infrastructure. Malheureusement, les mesures compensatoires ont été tout simplement oubliées de l’arrêté d’autorisation du préfet, alors qu’elles devraient en toute logique précéder les actions de destructions».

Le tribunal administratif a donc choisi de donner raison à l’association, en annulant l’arrêté préfectoral de 2011.

Deux ans et demi plus tard, nous y sommes. Alors que vient d’être célébrée, le 2 février, la Journée mondiale des zones humides, les services juridiques de l’État vont devoir sortir l’autoroute de l’impasse. Selon une source, le recours n’ayant pas d’effet suspensif, les travaux pourraient reprendre. Hier soir en préfecture, c’est l’hypothèse la plus noire qui prévalait. «Nous pensons sérieusement que la notification va bloquer le chantier».

Une décision qui devrait réjouir les opposants au futur a&roport de Notre-Danes-des-Landes.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 08:15

Ligne-Charleville-Givet.jpgMercredi s'est tenue à Revin une réunion du comité local d’animation et de développement des lignes Ter Ardennes regroupant usagers, collectivités territoriales, Réseau Ferré de France (RFF) et la SNCF.

Les débats ont porté sur les problèmes liés à la vétusté de la voie ferrée, ce qui entraîne des ralentissements et annulations de trains sur la ligne Charleville-Givet. En quelques années, le nombre d'usagers est passé de 900 000 à 800 000 usagers.

«Les trois quarts de la ligne sont utilisés par les scolaires et les salariés. Un profil atypique par rapport à d’autres régions de France, car le loisir est moins représenté. C’est la deuxième ligne en termes de fréquentation du territoire régional. La configuration de la vallée de la Meuse ne permet pas d’autre alternative que la voie ferrée, le transport routier n’étant pas pertinent».

Pour RFF, «Un montant de 140 millions d’euros est nécessaire pour rénover la ligne et des ralentissements sur la voie sont obligatoires pour assurer la sécurité des passagers. RFF doit tout payer, mais RFF n’a pas d’argent ! Les investissements et la maintenance ont été insuffisants depuis 40 ans. La ligne ferroviaire fait partie intégrante du réseau national. Chaque année, la maintenance coûte 4,5 millions d’euros».

Pour la région, «Le service ferré est vital pour notre territoire. Un budget primitif de 103,7 millions d’euros avait été programmé. Nous attendons de votre part un service de qualité, de régularité, d’investissement. Nous avons déjà investi 50 millions d’euros sur cinq ans pour renouveler le matériel. On pensait qu’avec cet investissement, le train irait plus vite, mais les rails sont dans un piteux état. Nous vous demandons un effort de service !».

«Faut-il attendre qu’un accident comme celui de Brétigny-sur-Orge arrive pour que vous fassiez quelque chose ?!» se demande le PCF.

Le maire de Givet a évoqué la centrale nucléaire de Chooz qui achemine ses combustibles usagés par voie ferrée. «Si la ligne disparaît, que se passera-t-il ? EDF ne pourra pas participer seule à ce financement».

La ligne Charleville-Givet n’est toujours pas arrivée au bout du tunnel.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 16:30

Après la signature de la déclaration d’utilité publique, Réseau ferré de France attend que les financeurs mettent la main à la poche.

Les onze financeurs engagés sur le projet d’électrification de la ligne ferroviaire entre Paris et Troyes, y compris la portion Longueville-Provins, vont désormais devoir voter des crédits de manière à ce que ce dossier évolue sans retard. «Pour le moment, nous continuons à Réseau ferré de France à travailler en sous-marin. Nous attendons la réunion de tous les financements de la part des onze financeurs que sont l’État, les deux Régions concernées, le Département de l’Aube, Troyes, le Grand Troyes, Nogent-sur-Seine, Romilly-sur-Seine et les communautés de communes de ces deux secteurs, sans oublier bien entendu RFF».

Compte tenu de la proximité des élections municipales, il est fort probable que le vote sur les crédits de paiement n’intervienne pas avant la fin du deuxième trimestre de cette année.

C’est seulement lorsque les financements seront obtenus que RFF lancera un marché global au niveau européen. En tout état de cause, les travaux ne devraient pas débuter avant 2015 pour une mise en service en 2018. Si aucun nouveau retard n’intervient…

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 21:40

Le département perd chaque année 180 hectares de terres agricoles. Il n’y a pas, en apparence, péril en la demeure : les Ardennes en comptent toujours environ 295 000 (60 % de leur superficie).

Le phénomène de «l’artificialisation des terres agricoles» semble inexorable. En cause, l’urbanisation (lotissements et réalisation de zones d’activité). Car si, de 2000 à 2009, le recul démographique a été de 9 000 habitants, 922 nouveaux logements ont été construits.

«Sur les 113 communes dotées d’un plan d’occupation des sols ou plan local d’urbanisme fin 2012, 1 600 hectares étaient prévus en urbanisation à court terme pour l’habitat. Or, la consommation effective n’a été que de 730 ha, soit une planification qui est plus du double des besoins réels», note la Direction départementale des territoires (DDT).

Idem pour les zones d’activité : «82 sont recensées pour une superficie de 1 687 hectares : 71 % sont occupés, 18 % disponibles à la vente et 11 % non viabilisés ou non commercialisables».

Une Commission départementale de la consommation des espaces agricole a été mise en place et l’an passé une charte foncière entre collectivités, organismes consulaires et État a été signée. La Commission a, à ce jour, examiné 231 dossiers dont 45 projets de PLU. Les deux tiers ont reçu son agrément. Selon la DTT, 100 hectares de terres agricoles ont échappé ainsi au classement en «zone à urbaniser».

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:24

Carte-des-lignes-menacees.jpgSera-t-il bientôt impossible d’aller de Laon à Hirson par le train ? C’est en tout cas ce que laisse entendre la liste noire de la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut) diffusée lundi.

Cette ligne axonaise figure selon elle parmi la vingtaine, au niveau national, à être menacée de disparition dans les dix prochaines années. «Nous sommes en alerte car il arrive que les liaisons se fassent par car au lieu du train, ce n’est jamais bon signe et nous estimons donc qu’elle est menacée. Il faut absolument maintenir cette ligne, elle est utile en particulier pour les jeunes. De plus, on sait pertinemment que lorsqu’une ligne est fermée, on arrive rarement à la faire rouvrir».

Selon la SNCF, quand les conseils régionaux ont pris les rênes des lignes TER dans les années 2000, celle reliant Laon à Hirson et longue de 57 kilomètres, a été l’une des premières à être rénovées en Picardie. Les voies ont été remises en état, de même que les quais et les abris, et cela dans chacune des onze gares desservies entre les deux villes. Celle de Marle draine chaque jour 150 voyageurs, 160 à Vervins et autant à Hirson. Une vingtaine de personnes montent à chaque arrêt dans les autres gares. Quelques années plus tard, du nouveau matériel roulant est entré en fonction. «Non seulement on ne peut en aucun cas dire que la ligne est vétuste mais en plus, on y mène en permanence des travaux».

Affaire à suivre.

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 11:16

L’annonce officielle de la fermeture du collège de Buzancy en juin prochain a fait l’effet d’une bombe.

«Comment Patrice Dutot, directeur académique des services de l’Education nationale (Dasen), a-t-il pu prendre cette décision de son propre chef ?, se demande le président des parents d’élèves. Ce choix n’est pas définitif. Il faut que le conseil d’administration du collège ait voté. Jusqu’à maintenant, rien n’est acté. On s’est battu pendant des années. Les gens doivent comprendre que si Buzancy ferme, le site de Grandpré suivra, comme un effet boule de neige».

Pour le maire de Bar-lès-Buzancy, qui tient une lettre du ministre Vincent Peillon pour se justifier, «On s’est fait rouler dans la farine. Les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Il devait avoir des groupes de travail. Au final, il n’y a eu aucune concertation. Le territoire est déjà excentré. Avec des services rares, personne ne viendra habiter ici. Si le collège est supprimé, ce sera la dégringolade».

Selon un commerçant, «On ressent déjà la baisse de la fréquentation. Les maisons sont à vendre et ne s’achètent pas. Les boulangeries ont disparu, les cafés et La Poste également».

Pour le seul médecin de Buzancy, «J’ai certes un devoir, j’ai certes des responsabilités, sauf qu’on nous pousse à partir. Là, je sens qu’il n’y a pas de soutien, les services meurent, les élus ne se mobilisent pas. Donc le moment venu, je tirerai les conséquences qui s’imposent».

Le collectif Sauvons les écoles 08 doit se réunir pour interpeller le ministère de l’Éducation nationale et le Dasen.

Tous s’en remettent à la réunion du conseil d’administration qui devra bientôt se tenir. Aucune date n’a été avancée. Il faudra que les vingt-trois  votants, parents, élèves, élus, représentants du conseil général, soient sur la même longueur d’onde, pour éventuellement pouvoir bloquer l’inspection académique.


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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 12:11

Si la Champagne-Ardenne perd des habitants sur 5 ans, la Picardie, elle, présente un solde positif de population entre 2006 et 2011. Ils étaient ainsi 1 918 155 Picards en 2011 contre 1 894 355 en 2006 soit une évolution annuelle de 0,25 %.

L’Aisne progresse sur 5 ans de 0,16 % en moyenne par an pour passer de 537 061 habitants en 2006 à 541 302 en 2011.

On remarquera que si Laon perd régulièrement des habitants (25 745 au dernier recensement), une ville comme Soissons reste stable (28 551 habitants en 2011 contre 28 442 cinq ans avant). Avec 14 413 habitants, Château-Thierry reste relativement stable également tandis que Saint-Quentin progresse un petit peu d’une année sur l’autre pour atteindre 56 278 habitants en 2011 contre 55 978 en 2010.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 11:15

L’Insee vient de publier les populations légales des 36 664 communes françaises, des cantons, arrondissements, départements et régions. Des chiffres établis au 1er janvier 2011, après recensement. Ces données prennent effet ce 1er janvier 2014 et serviront notamment de base pour l’organisation des prochaines élections municipales. La comparaison est faite avec le recensement de 2006. 

Avec 1 336 053 habitants en Champagne-Ardenne au 1er janvier 2011, la région accueille 2 797 habitants de moins qu’en 2006, soit une baisse de 0,04 % en moyenne par an. A noter tout de même une petite embellie sur un an, la Champagne-Ardenne ayant gagné 130 habitants entre les chiffres 2010 et 2011.

La population des Ardennes s’établit à 283 110 habitants au 1er janvier 2011. En cinq ans, la population ardennaise recule au total de 2 543 personnes, soit à un rythme moyen annuel de - 0,2 %. Le solde naturel contribue favorablement à l’évolution de la population (+ 0,2 % par an en moyenne), sans pouvoir compenser les pertes de population dues aux départs plus nombreux que les arrivées (- 0,4 %).

La population de l'Aube s'établit à 303 997 habitants. En cinq ans, elle augmente de 4 293 personnes.

La population de la Marne est quasiment stable depuis 2006, passant de 565 841 habitants à 566 571 en 2011, soit une augmentation de 730 personnes. Cette stabilité fait suite à un ralentissement de la croissance démographique observé depuis les années 80. Sur la période récente, la contribution positive du mouvement naturel (+ 0,4 % par an), compense le déficit migratoire (- 0,4 % par an). Elle enregistre une forte hausse sur un an (+ 1 264 habitants).

La population de la Haute-Marne s'établit à 182 375 habitants. En cinq ans, c'est un des départements français qui perd le plus d'habitants, avec une baisse de 5 277 personnes.

Le détail par ville montre que depuis 5 ans toutes les grosses communes ont perdu des habitants et cela même dans les départements en progression. Un «exode» qui se fait souvent au profit de communes proches de ces agglos mais moins chères d’un point de vue du logement. On remarquera tout de même que pour la première fois depuis 2006, la ville de Reims a enregistré entre 2010 et 2011 une progression de sa population : 760 habitants de plus qui ne compensent tout de même pas la forte érosion des dernières années puisque l’on est passé de 183 837 habitants en 2006 (population municipale) à 180 752 en 2011. Charleville-Mézières passe en dessous de la barre des 50 000 hbitants (49 433). Chaumont et Saint-Dizier perdent respectivement 1 652 et 2 147 habitants.

L'Aube semble le département le plus attractif de la région, en attirant surtout des habitants venant de l'Ile de France proche. Les Ardennes et la Haute-Marne souffrent du déclin de  l'industrie traditionnelle, en particulier la métallurgie.

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 09:38

Hier, une délégation composée d’élus aubois et haut-marnais a été reçue par le ministre des Transports.

Celui-ci évoque ce qu’il nomme «l’enclenchement de la procédure de l’électrification». Dès le mois de janvier, la déclaration d’utilité publique sera notifiée. Mais cela ne permettra pas d’inaugurer l’électrification en 2017.

Le ministre entend en tout cas «confirmer les engagements de l’État». Mais justement, quid du financement côté État ? Le ministre rappelle à cet égard l’importance que devait prendre l’écotaxe dans le financement des grands projets ferroviaires. Et de rappeler les recommandations du Premier ministre et du ministre des Finances : «travailler en 2014 à périmètre financier constant».

Echéance : prochain contrat de plan État-Région 2014-2020 ?

Quant au rétablissement des deux allers-retours supprimés au printemps dernier, pas de réponse. Le ministre estime que Guillaume Pépy «devrait être plus précis dans ses explications. La SNCF dit qu’il existe des raisons techniques liées aux travaux et à l’obsolescence du matériel. Et la SNCF me dit qu’au-delà de treize allers-retours, on ne sait pas faire. Je ne peux dire plus».

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 11:24

En 2015, lanciens-cantons-des-Ardennes.pnges conseils généraux vont disparaître pour s'appeler conseils départementaux. Il y aura 2 conseillers par cantons, obligatoirement un homme et une femme. Mais cela implique une diminution des cantons...  Ainsi, dans les Ardennes, le nombre de cantons va passer de 37 à 19, mais le nomnbre de conseillers de 37 à 38.

Jusqu'à aujourd'hui, le nombre moyen de communes par canton dans les Ardennes était de 13, il va passer à 25. Normal puisque le nombre de cantons est divisé par 2.

Mais il y avait de très fortes disparités au niveau des populations de ces cantons : ainsi le canton le moins peuplé comptait 1 232 habitants (Tourteron) et le canton le plus peuplé 19  311 habitants (Mézières Est) pour une moyenne par canton de 7 832 habitants. Dans la nouvelle découpe, le canton le moins peuplé aura 12nouveaux-cantons-et-EPCI-Ardennes.png 223 habitants (Attigny) et le plus peuplé 17 004 habitants (Charleville-Mézières 4) pour une moyenne de 14 908 habitants. Ce qui apparaît plus juste.

Jusqu'à aujourd'hui, un canton regroupait de 2 à 26 communes (ou partie de commune), demain cela va varier de 2 à 78.

Charleville-Mézières et Sedan vont représenter, en gardant le même nombre de cantons (4 et 3) vont représenter 36,84 % des cantons et 37,51 % de la population  contre 18,32 % et 35,47 % auparavant.

Il s'agit d'un rééquilibre entre villes et campagnes.

Les chefs-lieux de canton vont désormais être celui du boug le plus peuplé.

Ce redécoupage ne fait pas que des heureux : les principaux responsables (le président du conseil général en tête) étaient des élus de cantons qui n'existeront plus... Un président de conseil général qui a laissé exploser sa colère : «C’est une carte partisane, politicienne et ruralicide, qui va créer des conseillers généraux, pardon départementaux, complètement hors-sol. Comme d’autres conseils généraux, dont trcharlevillecarte.JPGois de gauche, nous allons déposer un recours contre le Conseil d’État. Contrairement à la carte intercommunale, il n’y a eu aucune concertation, aucun débat, aucun vote. Tout a été écrit à Paris, d’où ces incohérences. Ce n’est pas dans l’intérêt des Ardennais d’avoir un territoire découpé au gré d’aléas partisans et de tripatouillages électoraux.»

A peine cette redécoupe cantonale connue, le directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen) des Ardennes en profite pour annoncer la fermeture du collège de Buzancy à la rentrée prochaine et les 80 élèves iront à Grandpré. «Ce qui nous fait très peur, c’est que Grandpré suive une tendance identique». Car ni Buzancy, ni Grndpré ne seront chef-lieu de canton...


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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 19:35

En visite en Haute-Marne et dans L'Aube, le président de la SNCF était très attendu.

Il promet un plan d’urgence de 8 millions d’euros d’ici l’année prochaine pour rénover la ligne 4. Cette somme représente dix nouvelles rames, à savoir 1/3 du parc déjà existant. De quoi normalement résorber les multiples dysfonctionnements qui sont à déplorer sur la ligne Paris-Troyes.

Les élus et les usagers restent déçus concernant les problèmes d’électrification et de suppression de dessertes. Le président de la SNCF s'est déclaré dépendant des engagements de l’Etat.

D’importants travaux sont ausis annoncés sur les infrastructures pour un montant de 25 millions d’euros répartis sur 2014 et 2015: remplacement de traverses et de rails entre Langres et Belfort, remplacement de tabliers métalliques à Vallant-Saint-Georges et Montiéramey, renouvellement de la voie et du ballast du côté de Belfort.

Autre proposition  : un contrat qualité lié au respect de la régularité sera mis en place avec les voyageurs quotidiens.

En fin de matinée, accompagné d'une délégation d'élus locaux, il s'est rendu à Chalindrey. Il a rencontré et signé une convention avec  l'entreprise Géo Waste. Cette société va s'occuper du démantèlement des wagons SNCF arrivés en fin de vie. Le futur centre de démantèlement, unique en son genre, devrait être opérationnel dans un peu plus d'un  mois. Après 3 ans de travaux et 8,5 millions d'euros d'investissement, cette activité permet la création de 50 emplois.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 09:45

D’année en année, le budget de l’A304 augmente. Le président du conseil général évoque une facture de 450 millions d’euros. L’État parle de 430. Pour mémoire, le coût initial, le 5 juillet 2007, était de 330 millions.

La facture sétablit ainsi : 55 % pour l’État (263,5 millions), 28,33 % pour la Région (121,8 millions) et 16,67 % pour le Département (71,68 millions). Et la, on arrive à 457 millons, soit plus que les 2 estimations.

A cela, il faudrait ajouter pour le département les 20 millions qu'il versera pour construire le barreau de raccordement de Charleville, les 22 millions versés par sa collectivité pour le tronçon Rocroi – Gué-d’Hossus, et les 3,5 que devrait lui coûter la portion entre Gué-d’Hossus et la Belgique. Ce qui ferait passer la part du département à plus de 117 millions...

Pour le président du conseil général, "Dix millions d’investissements publics, c’est du travail pour 250 personnes pendant un an". Ses services ont recensé 100 personnes œuvrant sur le chantier en 2011, 340 en 2013. Les travaux mobilisent 52 sous-traitants, dont dix entreprises de la région.

L’A304 va coûter plus cher, mais il va aussi falloir s’armer de patience. Le chantier ne sera pas fini en 2016, mais «en théorie» en 2017.

Un glissement de terrain a été observé récemment dans un hameau de Remilly-lès-Pothées, sur des terres fragiles et instables, que les techniciens ont décidé de laisser reposer plusieurs mois. Des obus allemands de 1914, non explosés, ont bloqué le chantier dans le secteur d’Haudrecy. Après étude, les démineurs de Châlons ont décidé non pas de les faire exploser, mais de les enterrer profondément. La découverte, près de Charleville-Mézières, d’une tombe à char pleine de promesses, fera l’objet d’une fouille en avril.

Une facture qui risque encore d'augmenter... «Quand on lance des travaux de cette importance, on se fie d’abord à des ordres de grandeur, comme le prix au kilomètre, mais cela reste une estimation sommaire. Il a fallu ensuite tenir compte de l’évolution des réglementations environnementales, de la loi sur l’eau, de l’augmentation du prix des matières premières, etc. On s’est aperçu aussi que le tracé emprunte des sols de mauvaise qualité, des zones très humides, voire marécageuses». Qui a fait les analyses de sol dans les ètudes ?

Une étude de l'ADEME estime que le trafic automobile va diminuer de 20% dans les années à venir, entre autre à cause de l'augmentation du prix des carburants. N'aurait-il pas été plus jidicieux de mettre cet argent dans la réfection de la ligne ferroviaire entre Charleville et Givet qui drain environ 800 000 voyageurs par an ?

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