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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 08:10

Les travaux pour améliorer l’accès aux quais de la gare de Bar-sur-Aube devaient débuter l’hiver dernier. Les élus avaient à l’époque validé un projet d’amélioration de l’accessibilité de la gare pour les personnes à mobilité réduite. Afin de faciliter leurs déplacements, il avait été décidé d’aménager un accès direct au quai nº 2. Devaient être créés un accès carrossable depuis la voie et une aire de dépose-minute avec éclairage.

Six mois plus tard, aucun chantier n’a été entamé. Les personnes âgées sont toujours obligées d’emprunter la passerelle abrupte ou de traverser les voies de chemin de fer. Les membres de Réseau ferré de France sont pourtant intervenus sur place pour commencer l’opération. Qu’ils ont dû stopper brutalement : «Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, nous avons constaté que le site était complément inondé. Quand il pleut beaucoup, le cours d’eau à proximité monte. Pour protéger le parking de Leclerc, on a redirigé l’eau derrière les voies de chemin de fer, là où nous sommes censés construire la petite route d’accès au quai», explique le chargé de projet chez RFF.

Un problème technique qui change tout. Car RFF estime désormais que les travaux à effectuer impliquent la Ville et/ou la communauté de communes. Il faut donc reprendre le dossier à zéro afin de déterminer qui doit faire quoi et combien cela va coûter.

Le plan de financement du chantier qui intégrait l’État et la Région est, lui aussi, caduc : «Nous avions indiqué à l’ancienne municipalité que nous souhaitions entamer une étude hydrologique suite aux inondations. Mais celle-ci voulait juste voir les travaux effectués». La municipalité et RFF étant en désaccord, l’étude hydrologique n’a jamais été lancée.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 22:18

Les péripéties autour de l’autoroute obligent le préfet des Ardennes à signer des arrêtés à la chaîne. Le 9 mai, il a paraphé le troisième en trois mois, ouvrant la voie à une nouvelle enquête publique, quatre ans après la première.

«La décision du tribunal administratif est claire : le chantier doit être arrêté. Notre seule marge de manœuvre, c’est que tous les travaux démarrés qui présentent un risque pour l’environnement, les biens ou les personnes, peuvent être terminés. Ce qui était reproché, à savoir la description des surfaces naturelles impactées par le chantier, et la description des mesures compensatoires, a été précisé».

La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) de Champagne-Ardenne, maître d’ouvrage, a déposé le 21 mars un nouveau dossier de demande d’autorisation des travaux, complété le 28 avril. Les aspects environnementaux épinglés par la justice ont été «bétonnés».

L’enquête publique va se dérouler du 10 juin au 9 juillet. Les membres de la commission d’enquête, désignés par le tribunal administratif, tiendront des permanences dans les vingt communes traversées par les 31 kilomètres de l’A304.

L’État espère obtenir un nouvel arrêté d’autorisation fin septembre, début octobre. Cet automne, si tout va bien, le chantier dans son ensemble pourrait donc reprendre. Avec un retard d’environ sept mois, au cours desquels de nombreux travaux auront cependant pu être menés (ceux déjà entamés qui sont poursuivis, pour des raisons de sécurité - des ponts commencés, des cours d’eau déviés, des berges à stabiliser...-).

Mais qui indemnisera les entreprises mises au chômage forcé, total ou partiel ? Aucune décision n’est prise à ce jour. La Région et le Département renvoient la balle à l’État, qui envisage d’évoquer ce sujet sensible lors de la prochaine réunion des cofinanceurs, prévue durant la deuxième quinzaine de juin.

Achever les travaux en 2017 reste donc d’actualité.

Enquête publique relancée sur l’A304

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 16:41

L'Agence Régionale de santé (ARS) a décidé de fermer le service de réanimation de l'hôpital de Chaumont à partir de ce mercredi 21 mai jusqu'au 30 juin minimum.

Elle a suspendu l'autorisation de l'activité de réanimation afin de "garantir la sécurité des patients". Elle pointe des ressources médicales insuffisantes pour permettre la survie du service de réanimation. L'ARS avait déja émis des inquiétudes en 2013 et incité l'hôpital de Chaumont à mettre à niveau le fonctionnement de son unité de réanimation au plus tard en juin 2014.

Afin d'assurer la continuité des soins, tous les patients devront donc être transférés  vers les hôpitaux de Saint-Dizier, Troyes, Dijon et Nancy.

Au delà de la fermeture du service, c'est tout l'hôpital qui est touché par cette décision et en particulier les services chirurgicaux et la maternité. En effet, sans réanimation, impossible d'effectuer bon nombre d'interventions chirurgicales.

Le 30 juin prochain, c'est le laboratoire d'anatomopathologie, chargé d'analyser les cellules cancéreuses, qui fermera ses portes, suite à la décision de la Selarl Bio-Santé pour des raisons principalement économiques.

Ces deux décisions successives réduisent donc considérablement l'offre de soins médicaux à Chaumont.

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 12:17

À défaut de subventions de l’Union européenne (l’Europe ne finance pas les routes, rappelle la Région), le président de région a trouvé une autre source de financement de la branche ouest du Y ardennais. Il a signé jeudi, à Châlons, un contrat de financement avec la Banque européenne d’investissement. Autrement dit : un emprunt, d’un montant aussi élevé que la participation de la Région à ce tronçon de 31 kilomètres, soit 100 millions d’euros (28 % du coût du chantier).

Le contrat signé avec le vice-président de la BEI court sur 30 ans, à des taux qui ne sont pas établis en amont, mais fixés au plus bas à chaque versement.

Rappelant que les fonds de la BEI servent à financer des projets d’aménagement structurants pour l’Europe, son vice-président a vanté «ce projet d’autoroute profondément européenne, puisqu’il reliera les Ardennes belges aux Ardennes françaises, et améliorera le quotidien de grandes villes des deux côtés de la frontière».

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 09:52

«On a des confirmations sur les gares concernées. Mais ils ne veulent pas nous donner de détails...»

Ces «confirmations» concernent des «évolutions de vente» sur différentes gares, notamment La Fère, Bohain-en-Vermandois ou encore Anizy-Pinon, soit «une vingtaine» Et pour les syndicalistes CGT, pas de doute, les «expérimentations» menées conduiront à «la fermeture de guichets le week-end, voire la fermeture définitive de certaines gares». Ils en veulent pour preuve ce qui se passe actuellement à La Fère. «Une personne, qui s’est fait opérer des dents, devait être remplacée. Elle ne l’a pas été».

Pour la CGT, la question se pose en termes de «sécurité». Réduire l’amplitude horaire d’ouverture des guichets va conduire à moins de présence en gare. Et donc moins de surveillance. Citant toujours l’exemple de La Fère, elle signale que de nombreux lycéens y prennent le train. Et traversent les voies… «Et on ne peut pas laisser les gens devant un automate. Il y a des personnes qui ne savent pas l’utiliser ou qui n’ont pas de carte bancaire».

Enfin, la question du technicentre ternois n’est pas réglée. «Ils continuent à faire appel à l’intérim». Pour 14 départs à la retraite, le site n’a enregistré que deux embauches.

Deux «réorganisations» sont en cours au sein de la SNCF. La première est nationale et un appel a été lancé pour un mouvement de grève le 22 mai prochain. La seconde vient de la convention signée avec la Région. La Région, en 2013, a donné «170 millions d’euros pour faire rouler les trains». Sur la question d’éventuelles fermetures, la gare de Saint-Erme est tout de même évoquée pour d’ici la fin de l’année.

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 10:11

Lors de l'assemblée générale de la chambre de commerce et d'industrie des Ardennes, le chargé de mission à Voies navigables de France (VNF), et le directeur du projet, ont fait le point sur la future reconstruction de 19 barrages sur la Meuse entre Mouzon et Givet sur le territoire des Ardennes.

Peu adaptés aux normes actuelles, les 19 équipements manuels à aiguilles seront progressivement remplacés par des systèmes automatisés dernier cri.

Voies navigables de France a confié la réalisation et l'exploitation de ces 19 barrages automatisés sur la Meuse (Ardennes) à un groupement privé constitué par Balmeo, filiale de Vinci Concessions, et Shema, entité à 100 % d'EDF. Ce marché de l'ordre de 200 millions d'euros donnera lieu à l'ouverture d'un colossal chantier qui s'échelonnera entre 2015 et 2020. Vingt emplois de techniciens seront par ailleurs créés avec l'implantation d'un centre d'exploitation à Lumes (Ardennes).

Ce nouveau concept aura l'avantage de sécuriser les agents, fiabiliser et optimiser la gestion actuelle du fleuve tout en assurant la conformité des ouvrages aux législations récentes. Il augmentera aussi la production hydroélectrique sur le bassin de la Meuse.

19 barrages reconstruits dans les Ardennes

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 19:16

Alors que le tribunal administratif de Châlons a condamné le chantier le mois dernier, le préfet vient de prendre un arrêté à titre conservatoire, qui va permettre d’achever de nombreux travaux par mesure de sécurité.

L’essentiel des chantiers de terrassement entamés, comme les ouvrages d’art en cours, vont être achevés. Une obligation pour éviter des risques d’éboulement, de pollution de rivières, de glissement de terrains, etc.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 10:41

L'exemple Ardennais (Y ardennais, TGV)

‘‘Désenclavement’’ et grands projets inutiles


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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 14:47

Quelque 674 logements devraient être démolis au Hamois, soit près de 50 % du patrimoine de Vitry Habitat dans le quartier. C’est ce qu’annonce le protocole d’engagement qui liera la ville de Vitry, Vitry Habitat et le Foyer rémois.

Ces démolitions devraient précéder la construction de 168 nouveaux logements sociaux, la réhabilitation de 514 appartements et de l’implantation de la caserne de gendarmerie. Un nouveau centre commercial sera, lui, édifié avant ces opérations.

D’autres programmes immobiliers, plus ou moins avancés, permettraient d’accueillir les habitants qui quitteraient le Hamois.

Selon ce protocole d’engagement, l’opération est évaluée à 100 millions d’euros. Une somme faramineuse pour Vitry Habitat, qui se trouve dans une situation financière «compliquée».  Pour en sortir, le bailleur doit bénéficier d’une aide de 33 millions d’euros de la Caisse de garantie du logement locatif social, un établissement public chargé de soutenir les sociétés HLM.

Afin de concrétiser ce projet d’envergure, la Ville, Vitry habitat et le Foyer rémois comptent sur le Programme national de rénovation urbaine 2, dont les 230 quartiers bénéficiaires ne seront connus qu’en septembre 2014.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 15:54

A-304-Zone-humide.jpegLe tribunal administratif de Châlons en Champagne, par son jugement en date du 11 février 2014, a annulé l’arrêté préfectoral du 28 mars 2011 autorisant les travaux de l’autoroute A 304 au titre de la loi sur l’Eau.

La motivation de la décision repose sur l’insuffisance de l’information du public, lors de l’enquête publique conduite en 2010, concernant les mesures proposées en compensation de l’impact du projet routier sur les zones humides. L’impact sur les zones humides, s’il est inévitable pour un projet, ne peut être autorisé que si le maître d’ouvrage s’engage à prendre des mesures compensatoires.

Le préfet des Ardennes avait évoqué la possibilité de faire appel de cette décision. Il n'en sera finalement rien. Le préfet de région, celui des Ardennes et les présidents du conseil général et du conseil régional ont en revanche décidé mercredi de lancer une enquête publique, ce qui prendra de 9 à 10 mois.

Depuis 2011, la DREAL, les experts des services de police de l’eau et du conseil scientifique régional de protection de la nature (CSRPN) de Champagne-Ardenne a activement participé à ce travail. Sur cette base, l’engagement chiffré de compensation des zones humides est précisément établi ; il a fondé les recherches de sites compensatoires qui ont été menées entre 2011 et 2013.

La DREAL serait donc en mesure, d’ici au 15 mars 2014, de déposer un nouveau dossier de demande d’autorisation au titre de la loi sur l’eau pour régulariser la situation et répondre aux attentes exprimées dans le jugement du tribunal.

Le préfet des Ardennes a engagé la préparation d’un arrêté mettant en oeuvre la décision du tribunal administratif et prescrivant, à titre conservatoire, des travaux imposés par les enjeux de préservation de la sécurité des biens, des personnes, et de l’environnement, compte tenu de l’état d’avancement des différents lots de l’opération. 

Les travaux de l’autoroute détruirait environ 200 hectares de zones humides, or depuis 2008, la loi Grenelle prévoit qu’en cas de destruction de zones humides, il faut en recréer 2 à 5 fois plus ailleurs pour compenser les pertes. Cette compensation était prévue dans le projet d’A304, mais a été jugée insuffisante.

600 personnes travaillent sur ce chantier de l'A 304.


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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 18:39

«Il s’agit d’un enjeu majeur pour le développement économique, le fonctionnement des services publics, la modernisation de l’éducation et la facilitation de la vie quotidienne de tous les Ardennais. L’objectif est d’apporter le très haut débit partout grâce à un bouquet de technologies. Nous sommes volontaires dans ce combat, nous ne sommes pas en retard par rapport à nos voisins de la région. C’est un défi essentiel. On estime que 80 % des emplois de demain seront liés aux nouveaux modes de communication, à commencer par internet».

Réunis en assemblée, les élus du conseil général des Ardennes ont adopté le Schéma directeur territorial d’aménagement numérique. Ces SDTAN sont issus de la loi du 17 décembre 2009, relative à la lutte contre la fracture numérique et à l’aménagement numérique du territoire.

Après avoir écarté un scénario très coûteux (189 millions d’euros), qui prévoyait d’installer de la fibre optique partout, les élus ont retenu une solution intermédiaire dite «multitechnologies». Elle est estimée à 56 millions d’euros et concernera des zones non couvertes par les opérateurs privés.

Ce plan prévoit la participation financière, à hauteur de 17 millions, du Fonds national pour la société numérique, ainsi que des «revenus du réseau», à hauteur de 14 millions. Sur les 25 millions restants, des subventions seront sollicitées auprès de la Région et de l’Europe (5 % chacun).

Dans un premier temps, le conseil général sera maître d’ouvrage du SDTAN. L’objectif à terme est de constituer un Syndicat mixte ouvert, rassemblant les collectivités intéressées (notamment les communautés de communes ou d’agglomération), qui prendra alors la relève.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 17:10

Présent lors de l’assemblée générale de la chambre de commerce et d’industrie, Frédéric Perissat, nouveau préfet des Ardennes, a fait un point d’étape hier matin.

«Selon le juge, les répercussions environnementales du chantier étant insuffisamment qualifiées, le chantier doit être suspendu. Il nous faut donc trouver les mesures à prendre pour redémarrer les travaux (qui à ce jour ne sont pas arrêtés)».

Le préfet des Ardennes a esquissé les deux scénarios sur lesquels planchent les services de l’État. «Nous privilégions deux hypothèses : d’une part faire un recours. Nous travaillons juridiquement sur cette hypothèse. D’autre part, déposer un nouveau dossier concernant la loi sur l’eau, qui doit nous permettre de sécuriser définitivement cet aspect du chantier».

«Tous les grands dossiers en cours font l’objet de ce type de recours». Quitte à aller à l’encontre du jugement du tribunal, le préfet insiste sur un point : «On ne peut pas arrêter ce chantier du jour au lendemain, compte tenu de son importance, des mesures de sécurité à prendre ou d’opérations complexes en cours».

La réunion des cofinanceurs (État Région, Département) abordera ces deux points cruciaux mercredi soir à la préfecture de Région (Châlons-en-Champagne).

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