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Coup d’envoi des travaux de la centrale solaire de l’Aube

Pendant un peu moins de trois mois, une cinquantaine d'ouvriers ont été à pied d'œuvre. La construction de la centrale solaire de Romilly-sur-Seine est terminée. Une période de tests va commencer avec une mise en production prévue à l’automne 2011. La centrale s'étend sur près de 22 hectares et devrait permettre d'alimenter en électricité l'équivalent d'une petite commune de cinq mille habitants (production annoncée : 16,5 mW). Elle est le fruit d'une collaboration entre la communauté de communes des Portes de Romilly et EDF Énergie renouvelable. Pour ce projet, la communauté de communes a passé un bail de vingt-deux ans avec EDF Énergie renouvelable (durée de vie prévisible des panneaux photovoltaïques). Son coût est de 25 millions d’euro. Son activité va générer 180 000 € par an à la collectivité. Cette centrale solaire sera gérée essentiellement à partir d'un centre de conduite situé dans le sud de la France, chargé d'analyser non seulement les données de production mais aussi de veiller à la sécurité des lieux grâce à un système de vidéosurveillance. 


Par ailleurs, un permis de construire pour une ferme solaire a été déposé par le porteur du projet, la société Belge Enfinity, début février dans les communes de Marigny et Gaye dans la Marne. Ces deux communes sont concernées par ce projet d'une puissance totale de 17 MW. Le tarif de rachat de l'électricité produite par la centrale photovoltaïque de Marigny devra donc être fixé par appel d'offres. Cet appel d'offres aura lieu dans les semaines à venir. 

 

 

L’éolien en Champagne-Ardenne

Il y a quinze ans, à La Chaussée-sur-Marne, entre Châlons-en-Champagne et Vitry-le-François, un agriculteur du coin, montait la première éolienne de la Marne, qui culmine à 125 mètres de haut sur la côte de l'Épinette. Aujourd'hui, le département en compte 93, et 112 autres ont été autorisées mais ne sont pas encore construites. Au niveau régional, 309 machines produisent environ 620 MW. La Champagne-Ardenne est la deuxième région de France productrice d'électricité d'origine éolienne, derrière le Centre. Compte tenu du nombre de permis accordés, on considère que le nombre d'éoliennes aura doublé d'ici deux à trois ans. La région Champagne-Ardenne aurait le potentiel d'accueillir une puissance éolienne de 2 500 MW, soit entre 800 et 1 250 machines d'ici 2020. Un nombre équivalent à l'objectif fixé par la loi Grenelle 2 pour augmenter la part des énergies renouvelables.

 

Schéma éolien régional

D'ci 2020, la région devrait produire 2 800 MW d'énergie éolienne. Le président du conseil régional et le préfet de la Marne et de la région Champagne-Ardenne, ont présenté officiellement le schéma éolien régional dont la phase d'élaboration technique vient de se terminer. De nouvelles règles du jeu (élaborées en commun) permettront de savoir s'il est possible ou non de lancer des procédures et d'implanter de nouvelles éoliennes sur des territoires précis. Si l'énergie éolienne paraît vertueuse, il n'empêche qu'elle présente des inconvénients en terme de paysage, de couloirs de migrations pour les oiseaux ou encore de zones radars militaires. Ce projet très précis définit les zones favorables dans lesquelles pourront être accordées de nouvelles zones de développement de l'éolien (ZDE). La phase préalable à la phase de consultation officielle prévue par les textes pour la fin de l'année 2011, permettra de poursuivre le dialogue avec les acteurs concernés.

 

Une nouvelle ligne 400 000 volts entre les Ardennes et la Marne

Pour faire face à l'augmentation de la consommation d'électricité en Champagne-Ardenne, le réseau de transport d'électricité (RTE) s'apprête à remplacer la ligne électrique de 400 000 volts entre les postes de Lonny (Charleville-Mézières), Seuil (Rethel) et Vesle à l'est de Reims à l'horizon 2016 par une nouvelle ligne à deux circuits. Les travaux qui dureront deux ans s'élèvent à 105 millions d'euros et devraient faire travailler près de 120 personnes. 8 millions d'euros seront consacrés à des actions locales (biodiversité, patrimoines, etc.). L'ancienne ligne, quant à elle, sera détruite pour un coût de 7 millions.

 

L'affaire «Metal Blanc» devant la cour européenne des droits de l'homme.

Le combat n'est pas terminé. L'association de protection et de défense de l'environnement de Bourg-Fidèle s'apprête à porter l'affaire «Metal Blanc» devant la cour européenne des droits de l'homme. Pour l'association, il y a en effet, bel et bien déni de justice envers les victimes non prises en compte par l'arrêt de cassation. «La justice ignore définitivement les taux de cadnium évacués par l'organisme de plusieurs parties civiles dont un enfant. La mise en danger pour toutes les parties civiles avait été pourtant reconnue selon un arrêt antérieur. Les autres métaux comme le nickel, l'arsenic, le zinc, le mercure… rejetés par Métal Blanc sont oubliés par la justice». Un déni également, d'après l'association, envers le fonctionnement en «vase clos» de l'usine qui «d'après une étude du cabinet d'expertises Antea employé par Metal Blanc, les particules fines les plus dangereuses ne sont pas filtrées». L’association évoque évidemment le déni face à l'impact des pollutions sur l'environnement. L'accès à la Murée est interdit aux bovins comme aux humains. Et depuis 1999, la pêche l'est également. La Murée ne peut être curée selon plusieurs rapports officiels car la mobilisation des métaux toxiques dans l'eau serait dangereuse.

 

Avenir du site de la BA 112

Plusieurs projets sont à l’étude :

  • - La CCI de Reims et d'Epernay propose la création d'un parc à thème sur les grandes épopées européennes, Eurostories.
    - Le syndicat d'aménagement mixte du Nord rémois a pour volonté de créer une cité du patrimoine. En parallèle, de ce projet d'aménagement, est prévu un parc de loisirs et surtout l'arrivée d'une aviation d'affaires.
    - Association Closterman. Ce collectif souhaite la venue d'une aviation d'affaires et l'implantation d'industries en profitant des sites déjà existants. L'association tient aussi à conserver la mémoire de la base
    - FDSEA et JA. Ces deux syndicats agricoles se sont associés au projet de reconversion de la base. Ils militent pour le maintien de l'exploitation de 200 hectares de terres arables sur les 540 que comptent les terrains de la BA 112, commandant Marin-La-Meslée.
    - Courcy et Brimont. Les maires, résistent. Membres du comité de site, ils refusent de faire partie du syndicat d'aménagement mixte du Nord rémois. Courcy a rencontré des cabinets d'experts privés afin d'avancer une autre idée, qui pourrait générer des centaines d'emplois pour 100 millions d'investissements privés.
  • - Hippodrome et centre de formation du stade de Reims. Ce dossier a été évoqué lors du comité de site. Il s'agirait de transférer l'hippodrome de Reims ainsi que de construire des écuries modernes sur le site. Par ailleurs, les responsables du stade de Reims songeraient également à implanter leur centre de formation sur une partie de la base. Ce projet sur 140 ha laisse toute leur place aux autres projets, comme la cité du patrimoine, l'agriculture (avec un partenariat pour la paille, le foin et le fumier) ou encore l'aviation d'affaires.
  • - Un parc éolien est envisagé par certains élus, mais la grande muette ayant fait savoir qu'elle envisageait d'installer un radar, ce projet tomberait à l'eau.

Qui va décider ? Un groupe de travail de 15 personnes se réunit régulièrement. La prochaine réunion est prévue le 20 juin 2011. Et le 27 juin, le «comité de site» plénier, un G15 élargi comptant une soixantaine de membres, aura à trancher. Selon la maire de Courcy, il y a un gros déséquilibre dans le temps de parole au bénéfice des projets aéroportuaires, sur lesquels on s'est longuement étendu, par rapport aux projets sans avions, évoqués bien plus succinctement.

 

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