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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:28

Implantées à Nouzonville et spécialisées dans la fabrication et la vente de produits de levage, de pièces estampées et d'articles de ferronnerie, les Usines du Paquis-FECR (Forges-Estampage de Château-Regnault) sont bel et bien sous la menace d'une disparition si leurs dirigeants ne dénichent pas un successeur. C'est une société reconnue pour son savoir-faire. Tant dans la manutention (conception et fabrication de moufles et poulies-standard ou motorisés) que dans la boulonnerie-visserie. Ce qui l'a amené à fidéliser des clients comme la SNCF, la RATP, Alsthom Transports, Poclain, Renault-Tricks, BMWmotorsport…

Depuis deux ans et demi, un industriel du Limousin s'est mis sur les rangs pour acquérir cette PME. Son objectif est d'investir 900 000 euros H.T. dans le rachat du fonds de commerce et des investissements de matériels. L'investisseur extérieur prévoit aussi de cibler un nouveau marché dans la moyenne chaudronnerie et d'associer aux deux unités nouzonnaises l'ultime embryon de Wiart-Autier (Les Hautes-Rivières) sous le même vocable «Usines du Paquis Industries». Mais l'effectif passerait de 49 à 28 personnes à moyen terme. Malgré les aides validées par la Région et le Département (un prêt de 100 000 euros à taux zéro remboursable sur sept ans avec une année différée), il n'est jamais parvenu à obtenir l'aval des banques. On lui reproche de ne pas amener suffisamment de fonds personnels.

Depuis peu, un autre porteur de projet s'est placé dans les starting-blocks, sans avoir encore entamé la phase de recherche de financement. Il s'agirait d'un industriel des Hautes-Rivières qui préserverait l'avenir du site en reprenant Usines du Paquis-FECR sous la forme d'une location-gérance.

FECR et les Usines Paquis ont depuis longtemps des liens très étroits. Bref résumé : Forge-Estampage de Château-Regnault a déposé le bilan en 1975 avant d'être reprise par les Ets Wiart-Autier. Par la suite, en 1984, les usines du Paquis, alors basées à La Grandville, et la forge Arthur-Clausse de Nouzonville ont été rachetées par FECR. Ensuite, en 1987, les activités ont été séparées en trois unités industrielles : FECR (forge), Wiart Autier (boulonnerie-visserie) et Usines du Paquis (manutention-levage). Mais en 2002, Wiart-Autier Production a été liquidée, laissant alors la place à Usines du Paquis et FECR Production.

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