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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 16:32

Les salariés et le CE avaient déposé plainte quand il fut mis au jour qu’en mai 2009, le PDG emprunta plus d’un million et demi auprès d’Arcelor Mittal et de trois banques, et que six mois plus tard, en janvier 2010, Oxame à Revin était placée en redressement par le tribunal de commerce.

«Une forme de manœuvre alors qu’il y avait déjà cessation de paiement virtuelle pour passer le cap de septembre». À cette date en effet, tombait la garantie de deux millions censée indemniser d’éventuels salariés licenciés économiques (avec d’importantes primes extra-légales). Cette disposition avait été négociée lors de la création d’Oxame par Ideal Standard et sa cession immédiate, une façon «d’acheter la paix sociale».

Pour l'avocat de l'ex-PDG, «Les pouvoirs publics, préfet en tête, faisaient tout pour éviter les dépôts de bilan. Avec deux millions en caisse, au printemps 2009, jamais le tribunal de commerce n’aurait ouvert de procédure. C’est lors d’une réunion avec les services de l’État que fut décidé cet emprunt».

L’ex-PDG, toujours dirigeant de société (dans les Landes), a argué avoir vainement attendu une sortie de crise, les principaux débouchés (Russie et Grèce) ayant disparu dès 2008. Le parquet a requis 30 000 euros d’amende, reprochant d’avoir artificiellement prolongé Oxame.

Le jugement a été mis en délibéré au 5 février.

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