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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 12:13

«Quand elle est entrée, maman avait 84 ans, et elle était atteinte de la maladie d'Alzheimer ; il était logique qu'elle soit sur la pente descendante, mais pas qu'elle décline aussi rapidement : elle a perdu dix kilos entre avril et septembre ! Et puis, quand elle est entrée, elle était valide, elle marchait, mais elle a été considérée comme grabataire : alors, elle qui était nerveuse, agitée, elle voulait marcher, mais on l'en empêchait : au début elle était droguée ; et puis quand elle était couchée il lui était impossible de sortir de son lit, et quand elle était sur son fauteuil, on l'attachait !»

Pour cette femme, pas de doute, sa maman, finalement décédée en 2010, a été victime de maltraitance. Elle s'en est ouverte auprès de l'ARS, agence régionale de santé. Celle-ci a mené son enquête et cette dernière donne en partie raison aux suspicions de l'intéressée : dans un courrier du 22 mars 2011, le médecin inspecteur de santé publique de l'agence évoque en effet en toutes lettres «une carence de surveillance et un dysfonctionnement dans la prise en charge de votre mère, au moins entre le 23 avril et le 5 mai 2010».

Avec l'accord de la plaignante, l'ARS saisit donc le procureur de la République. Mais là, surprise, la conclusion n'est plus la même : classement sans suite, annonce, dans un courrier du 1er août dernier, le substitut du procureur. Un recours déposé auprès de la cour d'appel confirme cette conclusion en date du 11 septembre.

Le CHU, dont dépend la résidence en question, estime n'avoir rien de plus à ajouter.

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