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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:25

Des successions d'avenants apportés aux contrats de travail de personnes embauchées à temps partiel (de 20 heures à 45 heures), et qui verront leurs durées de travail mensuelles exploser (jusqu'à 170 heures), pour certaines dès le lendemain de leur embauche.

Six auxiliaires de vie travaillant pour la SARL Aide à domicile de l'Aisne se retrouvaient devant les prud'hommes lundi pour demander la requalification de leurs contrats de travail en CDI.

«Leur amplitude de travail n'a cessé de changer. De 13 à 30 avenants ont été signés aux contrats de travail.  Sur les six dossiers, il y a eu cinq ruptures conventionnelles de contrat, qui sont toutes survenues au moment où les plaignantes avaient un litige avec leur employeur. Il a rémunéré le temps de prestation, pas le temps de trajet entre les domiciles des clients».

Leur avocate demande la nullité de ces ruptures conventionnelles car «elles ont été imposées. Il n'y a pas eu d'échange. Du coup, les salariés n'ont pas su ce qu'elles signaient».

L'ADA compte 46 salariés. Pour l'avocat de l'ADA, «Auxiliaire de vie est une activité hors-norme qui impulse le rythme de travail, et l'ADA a choisi le système d'avenant pour y répondre. Ces dames n'ont pas dû s'en plaindre puisqu'ils ont été signés sans réserves par des salariés qui ont vu leurs rémunérations augmenter. Si deux parties veulent signer 200 avenants, libres à elles de faire évoluer leurs relations de travail. Je demande donc le rejet de toutes ces demandes».

Le jugement sera prononcé le 16 septembre.

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