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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 10:38

«Il ne fait pas bon vivre chez Aunde. On peut même dire qu'il y a une sale ambiance». Le fabricant de textile automobile mettrait les nerfs de ses 86 employés - répartis à Saint-Quentin et à Buire-Courcelles - à rude épreuve si l'on en croît la CFDT.

Réuni avec la direction lors des négociations annuelles obligatoires (NAO) jusqu'à la semaine dernière, le syndicat majoritaire de la société n'a obtenu que «2 % d'augmentation salariale» alors qu'il en demandait «5 %». A l'inverse de ses homologues (FO et CFE-CGC), il a donc refusé de signer cet accord.

«On fait des efforts : il y a eu le PSE en 2011, l'entreprise s'est séparée d'une quarantaine de salariés pour raisons économiques, on subit le chômage partiel depuis cinq ans, on est devenu polyvalent… Mais lors des NAO, la direction ne fait aucun effort, il n'y a rien. Et, là, on en a marre !»

D'autant que face à cette «revalorisation minimale» des salaires des ouvriers, les syndicalistes ont découvert «des salaires et des coefficients indécents chez les cadres dirigeants. A qui cela profite-t-il le plus ? Aunde du haut ou Aunde du bas ?»

Les syndicalistes de l'ex-Delcar affirment ainsi que la direction de Aunde «joue avec le chômage partiel grâce aux failles du système. Elle demande tous les trimestres l'autorisation d'utiliser 13 000 heures de chômage partiel alors qu'elle n'en a usé que 5 200 cette année. Elle en veut un maximum comme cela, dès qu'il y a une baisse d'activité, elle s'en sert. ça lui a permis d'économiser 50 000 euros en 2013 !»

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