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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 14:51

À l'issue d'une enquête préliminaire longue de plusieurs mois, le chef d'entreprise de la société DRI construction, implantée à Sainte-Maure, a été placé en garde à vue.

Tout démarre dans le courant de l'année 2011 par un contrôle inopiné des agents de l'inspection du travail. Quatre chantiers sont directement ciblés à Troyes et dans l'agglomération troyenne. À l'issue des constatations, quatre procès-verbaux sont dressés et transmis au parquet. Et c'est dans le cadre du comité opérationnel départemental anti-fraude que les investigations sont menées. Au fil de mois, il apparaît qu'il a installé un système particulièrement bien rodé. Un système qui lui permet de contourner tranquillement, mais sûrement, l'ensemble des réglementations sociales par le biais de fausses sous-traitances.

«Il a recours à des prestataires de services alors qu'en réalité, ils n'ont aucune indépendance ni autonomie». En fait, des «tâcherons» souvent sous-payés assument des tâches inhérentes à la société. Des pseudo-salariés qu'il évite ainsi d'embaucher. Selon ce mode opératoire : pas de charges salariales et pas plus de charges patronales. Adieu le SMIC ou les horaires de travail, «les prestataires sont censés travailler pour eux tandis que le chef d'entreprise augmente sa marge».

À l'issue de son audition, le chef d'entreprise est ressorti libre. Le 20 novembre prochain, il aura à répondre en son nom propre et au nom de sa société de prêt illicite de main-d'œuvre, de marchandage et de travail dissimulé.

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