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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 15:17

Le21 mai 2013, la direction du centre hospitalier présente un nouveau plan de restructuration (état prévisionnel des recettes et des dépenses - EPRD) aux représentants du personnel, réunis à l'occasion d'un comité technique d'établissement.

Elle annonce un déficit de 1,7 million d'euros pour 2013 et une série de mesures choc pour le réduire :
- la suppression de 30 emplois (infirmiers, aide-soignants et agents des services hospitaliers qualifiés - ASHQ) ;
- la fermeture de 28 à 40 lits (selon l'hypothèse retenue) ;
- et par conséquent, le regroupement d'activités (l'hépato-gastro en chirurgie digestive ; l'urologie en chirurgie orthopédique ; la dermatologie en pneumologie).

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, elle leur apprend qu'un protocole de négociations a été signé avec la clinique Priollet/Courlancy. Son arrivée au centre hospitalier est programmée le 1er janvier 2015. Le temps nécessaire à la mise en conformité du quatrième étage de l'hôpital, qui accueillait autrefois son service de chirurgie orthopédique.

Le 27 mai 2013 se tient une commission médicale d'établissement, à laquelle médecins et représentants du personnel prennent part. Ils apprennent que la polyclinique Priollet/Courlancy arriverait plus tôt que prévu dans nos murs, soit au mois d'octobre 2013.

Selon l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO), «L'opération a pour but de revaloriser la clinique sur le dos de l'hôpital. Une fois la mission accomplie, elle quittera Châlons pour Bezannes avec sa nouvelle clientèle. C'est une affaire de dupes. On nous fait croire que le rapprochement des deux établissements sera favorable aux patients, mais c'est faux. Tout repose sur une notion de rentabilité à outrance. Courlancy est une pieuvre. On voit bien comment elle avance. De toutes les spécialités que nous avons actuellement, nous perdrons les plus lucratives au profit de la clinique. Il ne nous restera plus que la gériatrie et les soins de suite et de rééducation. Les hôpitaux publics se transformeront petit à petit en mouroirs».

Pas besoin de chercher très loin pour considérer la fermeture du service hépato-gastro opportune. «Ce dernier ne nécessite pas de travaux importants. Second avantage : sa proximité avec le plateau technique (imagerie, bloc opératoire, etc.)».

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