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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 10:15

Fragilisée depuis juillet 2011 et la liquidation de la société SEB-Cerf de Saint-Dizier, qui lui avait alors laissé un impayé de 180 000 €, la Sobevir surnage malgré ses problèmes de trésorerie. «Nous ne sommes jamais parvenus à remonter la pente. Nous avons été contraints de faire des sacrifices, en nous séparant notamment de plusieurs employés en septembre dernier, mais le compte n'y est pas».

«Nos bâtiments datent de 1978. Ils doivent être réaménagés et ces travaux induisent des mises aux normes. Or, nous ne sommes pas en mesure d'assurer ces investissements».

Seules deux options s'offrent donc désormais au patron : la reprise de la société par un nouvel entrepreneur ou le dépôt de bilan et la procédure collective. «Nous sommes en discussion pour voir quelle est la meilleure option. Rien n'est tranché, mais les choses risquent d'aller très vite, peut-être même avant la fin de semaine».

Le patron assure qu'en cas de cession de l'entreprise familiale, créée en 1968 et employant actuellement 59 personnes, aucune facture ne resterait impayée.

A l'heure actuelle, l'incertitude subsiste sur la poursuite de l'activité de la Sobevir, mais la mobilisation s'organise du côté des éleveurs, de la chambre d'agriculture et des élus locaux. L'idée d'une reprise collective a même été envisagée en cas de dépôt de bilan.

Pour un conseiller régional, «Les abattoirs de proximité sont essentiels pour la traçabilité des produits. Ils amènent une réelle valeur ajoutée et sont porteurs d'emplois. Une fermeture de la structure rethéloise serait un mauvais coup porté au monde paysan. Il faut continuer à faire des efforts pour conserver les circuits courts et éviter que des bêtes aillent se faire abattre dans l'ouest ou à l'étranger pour revenir ici, ce qui engendre des coûts, de la pollution et des dérives».

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