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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 13:03

«On ne nous écoute pas, on ne nous lit pas non plus». Le décor est planté, les mots et les maux sont posés : «dépressions, harcèlements, climats dégradés». Un agent municipal qualifie de «cocotte-minute» certains services où les personnels seraient atteints de «dépression mordante».

Les deux divisions les plus touchées seraient la propreté urbaine et la police municipale d’après la CGT des communaux. D’autres services, comme l’état civil, ne passeraient pas au travers de ce mal des temps modernes qui gagnerait du terrain à la mairie. Après les premiers mails, qui datent de 2012, pour interpeller les élus, quelques cas individuels ont pu être gérés au mieux. Depuis le sentiment que rien ne bouge, malgré les alertes, prédomine.

Certains encadrants monteraient les agents les uns contre les autres en demandant, des témoignages écrits par exemple. La tactique du «diviser pour mieux régner» ? Des employés se sentent surveillés sur leurs lieux de travail. Des contrôles, par des assurances privées, pendant les arrêts de travail sont aussi évoqués.

Le mardi 11 février, le bureau de la police municipale a fermé ses portes à 14 heures. Sur quinze agents, onze étaient en arrêt. Le malaise d’un cadre a été reconnu comme accident de travail pour cause de stress professionnel.

Les employés communaux souhaiteraient que soit mis en place «une cellule d’écoute neutre et former les encadrants à la gestion des personnels. Guérir c’est bien, prévenir c’est mieux». Les méthodes de management sont remises en cause.

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