Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:39

«Le marché permanent , l'enseigne de prêt-à-porter féminin fait partie du paysage saint-quentinois depuis des lustres.

Le directeur, qui a 3 autres magasins, se sépare le 28 septembre 2010 de la responsable de boutique. Une jeune femme, qui depuis son entrée dans la structure, a su gravir les échelons, passant de vendeuse à première vendeuse, puis responsable de magasin qualification agent de maîtrise.

Deux incidents vont cependant émailler cette relation sociale idyllique. Le 27 janvier 2010, elle reçoit un avertissement pour avoir quitté son poste sans justification une heure avant la fermeture (elle a dû s'absenter pour emmener sa fille malade chez le médecin), et aurait laissé la boutique vide, en attendant le retour du gérant alors sur un salon à Paris. La caisse n'a pas été clôturée, ce qui a expliqué le déclenchement de la procédure. Puis le 9 avril 2010, l'inspecteur régional du franchiseur rappelle à l'ordre le gérant qui est son franchisé, sur certaines choses ne fonctionnant pas dans le magasin, notamment en matière de stock. Des griefs effectués alors que la situation économique et financière du magasin est au plus mal.

Pour le défenseur de la plaignante, ce licenciement n'a rien d'économique. Surtout depuis que le directeur a appris que sa salariée est enceinte. «Le gérant a voulu s'affranchir de toutes les règles de base en matière de licenciement économique, car dans cette affaire, il n'y a pas de cause réelle et sérieuse pour licencier ma cliente. Manifestement, les difficultés économiques n'existent pas, et aucun reclassement ne lui a été proposé. Si elle a été licenciée, ce sont pour des motifs personnels, et parce qu'il ne sait pas gérer son stock». Il ajoute également à son argumentaire des dépenses personnelles faites par le gérant au titre de la SARL, comme des frais de voyage ou l'achat d'un véhicule pour demander sa condamnation pour licenciement abusif. Il réclame près de 15 000 €.

Le Conseil de Prud'hommes rendra sa décision le 17 septembre prochain.

Partager cet article

Repost0

commentaires