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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 12:08

Sodimédical février 2012«Faut-il faire le deuil définitif de nos emplois ?» : les représentants du personnel de Sodimédical se sont posé ouvertement la question hier soir en sortant de la réunion avec le médiateur nommé par le ministère du Redressement productif. «Il a surtout écouté. Il n'a rien dit», reconnaissent-ils mais sa lettre mission parle pour lui. «Sa mission, c'est de rapprocher les parties et de sécuriser un accord. Ça veut dire quoi sécuriser un accord. Et pour qui ?», s'inquiète l'avocate des salariés, qui les a assistés durant cette énième réunion. «On notera que le maintien de l'emploi n'est plus à l'ordre du jour. Le ministre du Redressement productif n'a pas même confié le soin au médiateur d'étudier la possibilité de la reprise de l'activité. On a le sentiment que le médiateur a pour objectif de nous faire donner notre aval à nos licenciements et que, peut-être, à ce moment-là, nous pourrions obtenir nos salaires.»

Des salaires qui sont évidemment dus, mais dont Lohmann et Rauscher a cessé le paiement en avril dernier, avant de le reprendre sous la contrainte judiciaire, puis de le cesser à nouveau en octobre dernier. Cela fait neuf mois que les 52 salariés n'ont pas touché un euro. Le médiateur n'a pas pour mission, non plus, de les secourir financièrement.

Deux jours après le coup de massue de l'arrêt de la cour de Cassation, qui, faisant fi de tout abus de droit, penchait pour la liquidation pure et simple de l'entreprise, les Sodimédical n'ont donc pas trouvé de réconfort auprès du médiateur du gouvernement. Quant à la perspective d'une loi, au vu des dernières déclarations de Michel Sapin, ministre du Travail, elle s'éloigne de plus en plus.

Une autre réunion avec le médiateur, en présence cette fois des représentants du groupe Lohmann et Rauscher, est prévue lundi à Paris. Elle ne devrait déboucher sur aucune avancée. Les salariés garde une carte dans leur manche : la décision de la cour d'appel de Reims sur le paiement des salaires par Lohmann et Rauscher Allemagne. Soit ils l'obtiennent et une vraie négociation peut reprendre. Soit ils ne l'obtiennent pas et, dans ce cas, il ne leur restera plus grand-chose à négocier. «Dans ce cas, ce sera une chambre d'enregistrement de notre mise à mort», reconnaît l'avocate. Tout est donc lié au 11 juillet et, encore une fois, à la cour d'appel de Reims.

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