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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 11:07

De plus en plus de communes ou intercommunalités ardennaises se plaignent de la révision à la baisse des aides accordées par le Département pour soutenir telle manifestation ou aider à la concrétisation de tel projet. Il est vrai que certaines de ces récriminations ne sont pas exemptes d'arrière-pensées politiques, mais il n'en reste pas moins que depuis des mois, le conseil général a mis un gros coup de vis budgétaire.

Pourquoi ce serrage de boulons ? Tout simplement parce que les finances départementales sont d'un rouge écarlate, plombées par des dépenses sociales chaque jour plus lourdes à supporter. Des dépenses consenties jusqu'alors par l'État, transférées par ce dernier vers les conseils généraux… mais en oubliant de faire redescendre les sommes nécessaires pour les couvrir. En 2010, les aides du Département sous forme de subventions ou d'avances remboursables pour des projets communaux ont atteint 45 euros par habitant dans la Meuse, 48 euros dans l'Aisne, 53 euros dans la Marne et 67 euros dans les Ardennes…
Le conseil général doit planifier des investissements incontournables : 50 millions d'ici 2017 pour l'A 304, 20 millions d'euros pour l'Anru (renouvellement urbain), 5 millions pour le TGV Est vers Starsbourg, 11 millions pour le pôle scolaire d'Attigny, autant pour les nouveaux bâtiments de la Madef (maison départementale de l'enfance et de la famille) ou encore 10 millions pour la continuité de la voie verte.

«Le problème, c'est que l'adoption de nouvelles législations a fait exploser les dépenses, sans que les compensations versées par l'État n'évoluent. On a tiré un premier signal d'alarme en 2008 : seuls 27 % de nos dépenses totales en matière de dépendance étaient compensées par l'État. Autre exemple, entre 2005 et 2011, il nous a fallu débourser 50 millions d'euros sur nos fonds propres pour faire face à ces nouvelles dépenses. Aujourd'hui, c'est difficilement tenable».

D'autant plus qu'en matière d'aide sociale, les Ardennes sont malheureusement pénalisées. Le pourcentage de bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) est supérieur à la moyenne nationale et la population locale vieillit. A titre d'exemple, en 2006, le poste «dépenses sociales» du budget du conseil général dépassait à peine les 100 millions d'euros. Cette année, il frise les 150 millions…

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