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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 09:45

D’année en année, le budget de l’A304 augmente. Le président du conseil général évoque une facture de 450 millions d’euros. L’État parle de 430. Pour mémoire, le coût initial, le 5 juillet 2007, était de 330 millions.

La facture sétablit ainsi : 55 % pour l’État (263,5 millions), 28,33 % pour la Région (121,8 millions) et 16,67 % pour le Département (71,68 millions). Et la, on arrive à 457 millons, soit plus que les 2 estimations.

A cela, il faudrait ajouter pour le département les 20 millions qu'il versera pour construire le barreau de raccordement de Charleville, les 22 millions versés par sa collectivité pour le tronçon Rocroi – Gué-d’Hossus, et les 3,5 que devrait lui coûter la portion entre Gué-d’Hossus et la Belgique. Ce qui ferait passer la part du département à plus de 117 millions...

Pour le président du conseil général, "Dix millions d’investissements publics, c’est du travail pour 250 personnes pendant un an". Ses services ont recensé 100 personnes œuvrant sur le chantier en 2011, 340 en 2013. Les travaux mobilisent 52 sous-traitants, dont dix entreprises de la région.

L’A304 va coûter plus cher, mais il va aussi falloir s’armer de patience. Le chantier ne sera pas fini en 2016, mais «en théorie» en 2017.

Un glissement de terrain a été observé récemment dans un hameau de Remilly-lès-Pothées, sur des terres fragiles et instables, que les techniciens ont décidé de laisser reposer plusieurs mois. Des obus allemands de 1914, non explosés, ont bloqué le chantier dans le secteur d’Haudrecy. Après étude, les démineurs de Châlons ont décidé non pas de les faire exploser, mais de les enterrer profondément. La découverte, près de Charleville-Mézières, d’une tombe à char pleine de promesses, fera l’objet d’une fouille en avril.

Une facture qui risque encore d'augmenter... «Quand on lance des travaux de cette importance, on se fie d’abord à des ordres de grandeur, comme le prix au kilomètre, mais cela reste une estimation sommaire. Il a fallu ensuite tenir compte de l’évolution des réglementations environnementales, de la loi sur l’eau, de l’augmentation du prix des matières premières, etc. On s’est aperçu aussi que le tracé emprunte des sols de mauvaise qualité, des zones très humides, voire marécageuses». Qui a fait les analyses de sol dans les ètudes ?

Une étude de l'ADEME estime que le trafic automobile va diminuer de 20% dans les années à venir, entre autre à cause de l'augmentation du prix des carburants. N'aurait-il pas été plus jidicieux de mettre cet argent dans la réfection de la ligne ferroviaire entre Charleville et Givet qui drain environ 800 000 voyageurs par an ?

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