Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 12:31

En 1959, JAEGER SA crée une usine à Ste Ménéhould. Sa principale activité est la fabrication de transmetteurs électriques de température d’eau, d’éclaireurs, de bobines et de cadrans téléphoniques.

En 1986 - Prise de contrôle de JAEGER SA par le groupe MAGNETI MARELLI (FIAT). MAGNETI MARELLI transfert la production de connecteurs à JAEGER Châlons en Champagne puis à Sainte Ménéhould en 90/91.

En 1992, le directeur général de JAEGER UK et du Centre Industriel d’Amiens prend également la direction du site de Sainte Menehould (150 personnes) et transfert à Ste Ménéhould de la Direction Commerciale, de la R&D Connectique.

En 1993, celui-ci crée JPS Connectic SA qui rachète le fond de commerce et la marque JAEGER Connecteurs.

En 2009, JPS ne peut plus payer les salaires.

A ce jour, la société ne compte plus que 67 employés et la moyenne d'âge, au niveau de la production, est de 56 ans. Depuis 2009, afin de conserver leur emploi et d'aider l'entreprise à traverser une mauvaise passe, le personnel a accepté que les salaires soient versés en trois fois. La commune, qui est propriétaire des murs, avait également fait un geste conséquent. Elle avait reversé les loyers perçus, soit une aide de 400 000 euros. Depuis, elle ferme les yeux sur les mensualités suivantes.

Malgré les sacrifices des salariés et le soutien de la collectivité, JPS Connectic n'est jamais parvenu à sortir de la zone rouge. Les carnets de commandes se vident et l'activité s'en ressent inévitablement.

D'où un nouveau recours au chômage partiel en fin d'année dernière et une rumeur persistante dans l'entreprise qui veut que le PDG ait annoncé qu'elle ne fonctionnerait plus au-delà du mois de juillet.

Le délégué FO est intervenu auprès de la Direction du travail (Direccte) afin que, contrairement à ce qu'il souhaitait, le patron de JPS s'engage sur un chômage partiel de longue durée. Dans ce cas, le contrat avec l'Etat, qui finance en partie les salaires des employés, oblige l'entreprise à garantir les emplois pendant deux fois le temps du chômage.

Pour l'heure, la convention est conclue jusqu'à fin mars, ce qui implique un maintien des emplois jusqu'à fin mai. «On vit au jour le jour».

Partager cet article

Repost 0
Published by lechatnoir51 - dans Social
commenter cet article

commentaires