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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 21:22

Les Prud'hommes avaient obligé l'entreprise Emo à verser entre 11 000 et 17 000 euros à 17 salariés que l'entreprise avait licenciés il y a seize mois.

Devant une "incapacité de payer", le PDG de l'entreprise de textile troyenne (107 salariés) avait demandé à la cour d'appel de suspendre l'exécution de ce verdict. Et ce jusqu'à ce qu'intervienne le jugement au fond.

L'entreprise a été déboutée par la juridiction de Reims. Elle devra régler les indemnités que les 17 salariés ont obtenues devant les Prud'hommes de Troyes.

Car la cour d'appel a estimé, elle, que la trésorerie d'Emo peut le permettre même si elle admet que l'entreprise ne roule pas sur l'or. «Compte tenu du paiement du montant des condamnations incriminées, la trésorerie passe en juillet à 304 791 euros», écrit la cour d'appel dans son ordonnance. Elle révèle que le prévisionnel de trésorerie, laisse apparaître un retour en négatif en novembre, décembre, janvier et février. Mais ensuite, il laisse entrevoir «un solde positif durable et croissant jusqu'en octobre 2012 de 367 971 euros».

La cour d'appel note aussi que l'entreprise ne dispose pas de lignes de crédits de la part de sa banque et de certains de ses fournisseurs. Ce qui l'oblige à avoir de la trésorerie d'avance pour pouvoir travailler.
Cela dit, la cour d'appel estime que «les documents produits et analysant l'évolution de l'activité d'Émo révèlent un redressement même si l'augmentation du coût des matières premières est problématique, touchant l'ensemble des entreprises du secteur textile qui reste fragile».

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