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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 09:06

Des peines de quatre à six mois de prison avec sursis ont été requises ce vendredi par l'accusation contre neuf militants de Greenpeace qui avaient pénétré dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) le 5 décembre pour alerter l'opinion. Le procureur a demandé au tribunal correctionnel de Troyes (Aube) des peines d'amendes complémentaires de 1 000 à 1 500 euros pour chacun des prévenus, poursuivis pour violation de locaux professionnels, dégradations en réunion et refus de prélèvement d'empreintes génétiques.

Pour Me Jean-Pierre Mignard; avocat d'EDF, «En fait, et c'est tout le paradoxe, ils se moquent de la sûreté des centrales. Ils voudraient montrer que le nucléaire engendre un type de société policière où la démocratie n'a pas sa place. D'après eux, soit on n'assure pas assez la sécurité des centrales et on est irresponsable, soit on l'assure et on est une société sécuritaire, voire totalitaire. Nous ne nous prêterons pas à cet embrigadement.» Le procureur de la République a poursuivi avec une analyse similaire : «Montrer la vulnérabilité des centrales nucléaires n'est qu'un prétexte. Par leur action, les prévenus cherchent surtout à faire peur à la population. La sécurisation des centrales va être augmentée, mais on sait bien qu'il n'y a pas de forteresse inviolable.» Il a considéré qu'en matière «d'action militante ou de résistance civile, la ligne rouge a été franchie  :  On a basculé dans l'action délinquante». 

Le jugement a été mis en délibéré au 21 février.

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Published by lechatnoir51 - dans Infos nucléaires
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