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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:22

1997 : liquidation judiciaire de l'entreprise Orflam-Plast qui comptait, dans les années 1950, près de 500 salariés. Des fûts de déchets radioactifs sont découverts sur le site. À la demande de la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), des travaux de mise en sécurité sont menés. Les berges contaminées de la Saulx sont recouvertes d'un écran argileux.

Octobre 2008 : un ancien employé découvre de nouveaux sites contaminés à quelques centaines de mètres de l'usine : la Peupleraie, située route d'Heiltz-le-Maurupt, et l'étang de la Gravière, entraînant une plainte contre X de la part de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie.

Juillet 2009 : l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) dépêche un hélicoptère baptisé «Hélinuc». Celui-ci survole, pendant plusieurs jours, la commune de Pargny-sur-Saulx pour détecter la radioactivité au sol. Il ne décèle rien de suspect en dehors des zones contaminées déjà connues.

Décembre 2009 : la commission des aides dans le domaine radioactif (CNAR) donne son accord sur un programme de travaux consistant à réhabiliter l'étang de la Gravière, à mettre en sécurité le site de la Peupleraie, à démolir les bâtiments de l'usine et à confiner les gravats in situ. Budget total alloué : 4,2 millions d'euros.

De mi-juin à mi-juillet 2010 : décontamination des berges de la Gravière. Les terres polluées sont excavées autour de l'étang. Les terres les moins actives (environ 200 m3) sont déplacées sur le site de l'usine. Elles seront confinées sur place avec les gravats des bâtiments détruits.

D'août à mi-novembre 2011 : mise en sécurité du site de la Peupleraie.

Novembre 2012 : démolition du bâtiment administratif d'Orflam-Plast et installation d'une clôture tout autour du site.

Avril 2013 : c'est au tour des autres édifices d'être aujourd'hui détruits dans ce village de 1 980 habitants. Dans un premier temps, 7 000 tonnes d'argile provenant de la carrière d'Imerys toiture et 3 000 tonnes de terre végétale seront apportées et stockées à côté de la «base de vie». Une opération qui devrait démarrer le 29 avril prochain et s'achever le 10 mai.

À partir de la mi-mai, les cinq bâtiments, qui se dressent côte à côte, seront démolis à l'aide d'une pelle mécanique. «Ils seront grignotés». L'édifice central sera le premier à tomber. Ces destructions devraient s'étaler jusque vers la mi-juillet.

Les gravats contaminés seront confinés in situ, dans la partie basse du site. Selon l'Andra, ils ont été marqués comme «déchets radioactifs dits de très faible activité». Ces débris seront recouverts d'un revêtement géotextile, puis d'une couche d'argile et une autre de terre végétale comme sur le site de la Peupleraie. «Ils formeront une sorte de butte de 7-8 mètres de hauteur par rapport à la rue Basse».

À la fin des travaux, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) contrôlera la radioactivité du site «afin de s'assurer de l'atteinte de l'objectif de mise en sécurité».

Dès le mois de juin, les deux ouvrages hydrauliques de l'ancienne usine seront détruits, puis remis en état. Une opération qui ne peut être réalisée qu'en période de basse eau. «La Saulx sera détournée ponctuellement au niveau du site».

L'ensemble de ces travaux devrait durer un an et coûter 2,3 millions d'euros HT à l'État.

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