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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 17:03

«Deux licenciements pour insuffisance professionnelle depuis janvier !». «Ce sont des licenciements abusifs» dénoncent d'une seule voix les syndicats (CGT, la CGT-UGICT, Sud-Solidaire). La pétition réclamant la «réintégration» d'au moins un de leur collègue a obtenu en quelques jours, 148 signatures (sur 270 salariés).

Certes, des licenciements, il y en a eu auparavant, mais «comme le veut la procédure» pour des personnes déclarées médicalement «inaptes», jamais pour insuffisance professionnelle. La CGT dénonce un motif fourre-tout et observe que le jeune audiencier en poste depuis un an et la fondée de pouvoir (service comptabilité), embauchée depuis 5 ans, n'ont eu aucune seconde chance.

Les syndicats comprennent d'autant moins la décision du directeur qu'il a procédé lui-même à l'embauche du jeune homme et que les états de service de la fondée de pouvoir étaient excellents jusqu'à son arrivée. «Comment a-t-elle pu devenir incompétente du jour au lendemain ? Grâce à son travail la caisse a été certifiée et le personnel (directeur compris) voit sa prime d'intéressement exploser».

Avant d'en arriver au pire, reclassement et conseil de discipline sont des étapes possibles. Dans le cas du jeune salarié de 24 ans, «des mesures d'accompagnement» auraient dû être prises pour l'aider à plaider ses dossiers. «Or ça ne lui a pas été proposé. Il n'a été qu'en période d'observation et faute d'effectifs, n'a bénéficié d'aucune formation en interne».

En quelques jours, son cas était réglé. Le 26 décembre, il était convoqué par mail pour un entretien professionnel ; quelques jours plus tard, il refusait la transaction proposée pour une rupture conventionnelle de contrat (2 500 euros) et pointait au chômage.

La fondée de pouvoir aurait vu sa situation se dégrader plus lentement, à l'arrivée du nouveau directeur en septembre 2011. Exclue de réunions de service, pointée du doigt pour des erreurs, elle s'est rapidement retrouvée en dépression et arrêtée. Un an plus tard, à son retour, on lui propose 30 000 euros pour son départ. Elle retombe immédiatement malade… ce qui est interprété comme un refus. Mi-mars, l'insuffisance professionnelle est retenue contre elle.

L'affaire se poursuivra aux Prud'hommes.

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