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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:40

Stockage aubeDébut 2012, la commission locale d’information (CLI) de Soulaines a souhaité réaliser des mesures dans l’environnement autour du centre de stockage de l’Aube (CSA). Elles font suite à une première étude menée en 2007. Il s’agit une nouvelle fois de mesurer la radioactivité aux abords du centre, que ce soit dans l’eau, dans la terre, les légumes ou même sur du gibier. En reproduisant les mêmes analyses qu’en 2007, cette étude devait permettre de suivre l’évolution de la radioactivité. Seule différence par rapport à 2007, les analyses ont été étendues aux abeilles et aux produits de la ruche. Pour cette dernière, les mesures se poursuivront jusqu’en 2014.

La CLI de Soulaines a confié la réalisation de l’étude à l’Association pour le contrôle de la radioactivité de l’Ouest. L’Acro est un laboratoire indépendant et associatif d’analyse de la radioactivité créé à la suite de la catastrophe de Tchernobyl en 1986.

Quatre volets de mesures ont été commandés. Des prélèvements et analyses d’échantillons dans l’eau et la terre à l’intérieur du site et dans ses environs, la mesure des niveaux d’irradiation autour du périmètre du centre un jour d’activité et un jour d’inactivité, des mesures dans les eaux de surface de la noue d’Amance grâce à des mousses et, enfin, des mesures chez les abeilles.

À l’intérieur du site nucléaire, seul du tritium est détecté dans les eaux souterraines du piézomètre DS62 situé à l’aplomb de la première ligne de stockage des déchets, avec une concentration inférieure à 10 Bq/L. La présence de cobalt 60 et de Nickel 63, mis en évidence en 2007 dans les sédiments du bassin d’orage, n’est plus observée en 2012.

À l’extérieur du site, aucune anomalie n’est notée dans les échantillons prélevés dans l’environnement que ce soit dans les eaux, dans les indicateurs inertes ou biologiques (sédiments, sols, herbe), ou bien dans les investigations menées dans la chaîne alimentaire (vignobles, légumes, poisson, etc.).

Les analyses réalisées sur les végétaux aquatiques ne révèlent la présence d’aucun apport de radioéléments artificiels émetteur gamma pouvant provenir des rejets du CSA durant leur période d’implantations dans les noues d’Amance.

Toutefois, les mesures du débit de dose réalisées le long de la clôture du centre de stockage montrent l’existence d’une exposition plus importante à l’est du site et au voisinage du bâtiment de transit. L’entreposage des déchets radioactifs explique ce constat. Cette situation reste semblable à ce qui avait été constaté il y a 5 ans. 

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