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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 10:14

Gagner du temps. Un temps précieux qui permet de maintenir l'activité sur le site de Villeneuve-Saint-Germain et de contrecarrer, au moins temporairement, les projets de fermeture de l'usine de montage de chaudières par le groupe hollandais BDR Thermea.

Le cabinet Sofred, mandaté par le ministère du Redressement productif en novembre dernier, a rendu son rapport. Parallèlement, le cabinet d'experts-comptables Syncea, mandaté par les élus du personnel, a, lui aussi, rendu le sien.

Les chiffres exposés dans les deux documents sont sensiblement les mêmes mais les interprétations qui en sont faites sont radicalement différentes.
Le cabinet Sofred s'était vu confier une étude par la direction de Baxi avant même celle du ministère d'Arnaud Montebourg ! Il avait été choisi en connaissance de cause par les services de l'État.

Un expert-comptable, par ailleurs commissaire aux comptes, travaillait depuis longtemps pour la direction de Baxi France. Il aurait disposé d'informations inaccessibles au cabinet Syncea, qui travaillait pourtant dans le cadre d'un droit d'alerte du comité d'entreprise.

Les élus du personnel ont donc demandé un complément de mission pour une étude comparative des trois rapports. Ce levier devrait permettre de gagner quelques mois.

Parmi les alternatives présentées dans les trois rapports et toutes écartées par la direction du groupe BDR Thermea, l'une attire particulièrement l'attention des élus du personnel : la restructuration et la réorganisation du site de Soissons pour une production optimisée. Elle permettrait de garder une petite centaine de personnes sur le site de Villeneuve-Saint-Germain, sur 140 emplois actuellement.

En tout état de cause, même si Syncea et les représentants du personnel parviennent à démontrer que le site de Villeneuve-Saint-Germain est viable et que le motif économique et/ou de sauvegarde de compétitivité ne tient pas, le droit privé continuera à s'appliquer. Aucune loi existante n'interdit au groupe BDR Thermea de supprimer 140 postes et de fermer l'usine pour ce motif. Les salariés pourraient faire valoir cet argument après coup, aux prud'hommes. Ils n'en sont pas encore là. Les syndicats ont promis de se battre.

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