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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 20:46

Au risque de perdre leur emploi, les assistantes et auxiliaires de vie de la MDF prennent leur courage à deux mains pour dénoncer les dérives engendrées par le sauve-qui-peut du système d’aide à domicile.

À l’heure où se dessine une fusion avec l’ACAP de Châlons-en-Champagne, après la création d’un groupement de coopération sociale médico-sociale avec l’Aradopa de Reims, elles mettent les points sur les «i» : «L’ACAP a un déficit de 126 000 € avec 35 salariées et 37 000 heures par an, la MDF, un déficit structurel de 177 000 € avec 180 salariées et 165 000 heures. Où trouver des heures sachant que des aidés ont quitté la MDF pour l’ACAP et ne reviendront pas ?»

En dépit des centaines de milliers d’euros injectés par le Fonds de restructuration de l’État dans les caisses des associations, l’aide à domicile est au bord du gouffre.

Le 30 octobre, 56 salariées ont signé un courrier envoyé au conseil général, à la médecine du travail, à l’inspection du travail… pour demander le respect de leur champ de compétences. «Qu’ils arrêtent de se voiler la face. On leur demande d’être cohérents car nous sommes le dernier maillon de la chaîne avant le placement en établissements spécialisés. Au quotidien, on voit la souffrance de personnes qui n’ont pas assez d’heures, qui se débattent…»

Une autre lettre, envoyée en décembre, «s’apparente à un droit d’alerte et de retrait» pour l’inspection du travail qui a demandé, à la mi-janvier, force documents au président de la MDF.

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