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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 10:04

L’hôpital de Chauny, son bloc opératoire, occupé à la fois par des hospitaliers et par des praticiens libéraux. Ce schéma voulu par la direction de l’établissement de l’époque et par celle de l’agence régionale de l’hospitalisation, anciennement Agence Régionale de Santé (ARS), est toujours en place aujourd’hui. Les praticiens de la clinique du Cèdre, rachetée par l’hôpital de Chauny, exploitent toujours aujourd’hui une partie des locaux du bloc opératoire du centre hospitalier. Et réalisent plus de la moitié de l’activité chirurgicale de l’établissement.

Les praticiens de la clinique du Cèdre, rachetée par l’hôpital de Chauny, exploitent toujours aujourd’hui une partie des locaux du bloc opératoire du centre hospitalier. Ces praticiens sont donc payés par le Trésor Public. Enfin, ils l’étaient. Jusque novembre 2016. Depuis la loi Bachelot, ces contrats, pour embaucher des praticiens libéraux dans un hôpital ont changé. Il a été proposé à ces praticiens de créer un Groupement de Coopération Sanitaire, une société qui permet à des praticiens libéraux d’intervenir dans un hôpital. L’ARS s’est penché sur les statuts et ne les a pas validés parce qu’une nouvelle ordonnance en date du 12 janvier est venu modifier encore les textes constitutifs des Groupements de Coopérations sanitaires.

Dans un courrier adressé au maire de Chauny, 10 d’entre eux indiquent que «Nous vous informons que si les honoraires n’étaient pas réglés avant le 10 février, nous cesserons notre activité à Chauny, à partir du 26 février et irons travailler dans d’autres établissements».

Le directeur du centre hospitalier a rencontré hier les responsables de l’ARS, qui pourrait, si l’on en croit ses propos réquisitionner le Trésor Public. L’objectif : débloquer les fonds un peu plus rapidement et dans l’attente de la création de cette société qui permettrait aux praticiens libéraux d’exercer à l’hôpital en étant en règle.

La direction de l’hôpital peut-elle se passer d’eux ? Difficile dans un secteur sinistré. On appelle cela la désertification médicale.

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