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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 22:14
Reims et Châlons : Faut-il armer la police municipale ?

Depuis les tragiques événements de début janvier, «notre priorité, c’est d’assurer la sécurité de nos agents et de nos concitoyens. La mission des policiers municipaux n’a pas toujours été évidente. Il y avait un réel problème avec le rapport à l’uniforme. Nos agents étaient fréquemment importunés et parfois mis en situation délicate. Aujourd’hui, ils ont recouvré une partie de leur blason. On a retrouvé une certaine osmose avec la population, ce qui n’a pas toujours été le cas».

Les policiers municipaux ont l’obligation formelle de porter constamment leurs gilets pare-balles et de sécuriser prioritairement les bâtiments communaux. Alors, pourquoi ne pas pousser le bouchon un peu plus loin ? Faut-il armer la police municipale ?

A Châlons-en-Champagne, le pas vient d’être franchi. Chaque brigade va être équipée d’armes non létales, des taser, ces pistolets à impulsion électrique. Ils recevront également des matraques télescopiques. Enfin, les gilets pare-balles seront renouvelés. Un équipement dernier cri pour plus de confort lorsque les policiers municipaux sont en îlotage. «L’essentiel, c’est que nos agents soient à l’abri d’un acte isolé. Dans la mesure où nous avons souhaité les faire travailler de nuit, il faut qu’ils se sentent en sécurité», déclare l’adjoint à la sécurité. «On ne souhaite pas qu’ils deviennent des guerriers et remplacent la police nationale ou l’armée. Il est hors de question de faire de nos agents de «superagents». Ils sont en sécurité, la population doit se sentir en sécurité mais dans une certaine limite». Et pour compléter l’action de la police municipale, une étude est actuellement en cours pour mesurer le nombre et le lieu d’implantation de nouvelles caméras de surveillance. Quarante-trois sont déjà en place sur l’ensemble de la ville, le député-maire comptait les multiplier par deux.

A Reims, «La question est légitime. C’est le troisième policier municipal que les agents voient tomber. La question se pose. On se la pose, mais elle est complexe, car elle pose le problème de son encadrement juridique». Une étude a bien été validée sur le port d’armes non létales tels les pistolets à impulsion électrique ou les flash-ball. «Des études sont en cours», confirme l’adjoint en charge de la sécurité, «car armer des policiers impose un accompagnement psychologique, un travail technique… Et si la décision devait être prise, je précise que rien n’est tranché, elle ne serait pas généralisée en une seule fois. Elle donnerait lieu à une période de test et d’évaluation… Ce ne sera pas une décision immédiate. Elle est en cours de gestation. Les résultats seront connus avant l’été».

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